:storygreen: :s3: đŸ‡šđŸ‡± :cobreloa: Quand le cuivre part en quĂȘte de l'argent

Cet enchaĂźnement de victoire a quand mĂȘme fait du bien :grin:

Y a des rĂ©sultats qui donnent le smile ! D’autres, un peu moins


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Réponse aux lecteurs

Mentalement c’est sur que ça doit faire du bien mais c’est un peu l’arbre qui cache la forĂȘt :sweat_smile:

en résumé ça manque de régularité :sweat_smile:

:orange_square: CHAPITRE — AoĂ»t 2023 : Entre soulagement et fatigue

:red_circle: 5 aoĂ»t — FernĂĄndez Vial (0–1)

Le match se termine sous quelques sifflets.

Pas énormes.
Mais assez pour ĂȘtre entendus.

SeptiĂšme match de championnat sans victoire.

Encore une fois, Cobreloa a eu le ballon.
Encore une fois, ça a manqué de vitesse prÚs de la surface.

FernĂĄndez Vial marque sur une action simple.
Centre, second ballon, reprise.

0–1.

Le genre de but qui Ă©nerve encore plus parce qu’il paraĂźt Ă©vitable.

Au coup de sifflet final, certains joueurs restent quelques secondes immobiles.

Paredes serre quelques mains rapidement puis rentre directement au vestiaire.

Cette fois, mĂȘme les journalistes proches du club commencent Ă  parler ouvertement d’un possible changement d’entraĂźneur.


:newspaper: La semaine des rumeurs

Les Ă©missions sportives tournent presque toutes autour du mĂȘme sujet.

« Peut-il encore relancer ce groupe ? »
« Est-ce qu’on ne vit pas simplement la fin logique du cycle ? »

Dans un quotidien de Santiago, un Ă©ditorial titre mĂȘme :

“Le champion fatiguĂ©.”

À Calama, les avis sont partagĂ©s.

Au bar de Don Hugo, un habitué hausse le ton :

« Vous oubliez vite ce qu’il a fait ici. »

Un autre répond immédiatement :

« Personne oublie. Mais là, on regarde les matchs aussi. »

Don Hugo laisse le débat tourner un moment avant de souffler :

« Le problĂšme, c’est pas qu’ils perdent. C’est qu’on sent plus trop oĂč ils vont. »

MĂȘme Doña Fumilda paraĂźt inquiĂšte.

« L’annĂ©e passĂ©e, mĂȘme dans les mauvais matchs, ils dĂ©gageaient quelque chose. Là
 ça doute vite. »


:green_circle: 12 aoĂ»t — UniĂłn Española (1–2)

Et puis, enfin, une victoire.

Pas un grand match.
Mais une vraie réaction.

À Santiago, Cobreloa joue plus simple.
Moins de possession stérile.
Plus de transitions rapides.

Escalante retrouve des espaces.
Ballini touche davantage le jeu.

Quand le deuxiĂšme but rentre, le banc explose presque de soulagement.

Paredes, lui, reste calme.

Mais en rejoignant les vestiaires, il tape plus fort que d’habitude dans la main de son adjoint.

Le message est clair :

on respire un peu.


:globe_showing_americas: Copa Sudamericana — Gimnasia LP

:red_circle: 15 aoĂ»t — Gimnasia (1–2)

L’aller à Calama attire du monde.

Pas autant qu’en 2022.
Mais suffisamment pour rappeler que les soirées continentales gardent une saveur particuliÚre ici.

L’adversaire impressionne par sa maütrise.

Les Argentins cassent le rythme quand il faut.
AccélÚrent quand il faut.

Cobreloa s’accroche pourtant.

Escalante égalise et le stade pousse fort pendant quelques minutes.

Puis Gimnasia reprend le contrĂŽle.

DĂ©faite 1–2.

À la sortie, un journaliste argentin glisse :

« Votre équipe est courageuse. »

Un supporter répond du tac au tac :

« Courageuse, ça suffit pas toujours. »


:orange_circle: 19 aoĂ»t — Universidad de Chile (2–2)

Retour au championnat.

Encore un match étrange.

Par moments, Cobreloa joue trĂšs bien.
Puis l’équipe recule d’un coup sans raison apparente.

À 2–2, personne ne semble satisfait.

Ni vraiment frustré non plus.

Juste usé.

Dans le vestiaire, Velazco enlĂšve ses gants et lĂąche :

« On prend toujours des buts Ă©vitables
 »

Personne ne répond.

Parce que tout le monde le sait déjà.


:red_circle: 23 aoĂ»t — Gimnasia LP (1–0)

Le retour en Argentine est tendu jusqu’au bout.

Cobreloa défend bien pendant longtemps.
TrĂšs bien mĂȘme.

Mais offensivement, il manque quelque chose.

Un peu de vitesse.
Un peu de justesse.

Le but encaissé en seconde période fait trÚs mal.

Paredes effectue ses changements rapidement.
L’équipe pousse sur la fin.

Sans réussir à revenir.

Élimination.

Pas honteuse.
Pas ridicule.

Mais frustrante.

Dans les couloirs du stade, un journaliste demande Ă  Escalante :

« Vous avez le niveau continental ? »

L’attaquant rĂ©flĂ©chit deux secondes.

« Par moments oui. Tout le temps, pas encore. »


:green_circle: 27 aoĂ»t — Palestino (0–2)

Quatre jours plus tard, belle réaction.

À l’extĂ©rieur, Cobreloa joue libĂ©rĂ©.

Le premier but arrive tĂŽt.
Le deuxiĂšme en contre.

Cette fois, l’équipe ne tremble pas derriĂšre.

Paredes parle beaucoup plus pendant le match que ces derniĂšres semaines.

Il replace.
Il encourage.

Comme si la pression l’avait rĂ©veillĂ©.

Dans le bus du retour, les joueurs remettent enfin de la musique.

Ça paraüt anodin.

Mais ça ne l’est pas vraiment.


:trophy: 30 aoĂ»t — Coupe du Chili : Universidad de Chile (1–1)

Nouvelle demi-finale.

Encore eux.

Le match est fermé.
TrĂšs tactique.

Cobreloa ouvre le score, puis recule progressivement.

L’égalisation finit par tomber.

1–1.

Rien n’est jouĂ©.

Mais au coup de sifflet final, l’impression est diffĂ©rente de celle du dĂ©but du mois.

L’équipe paraĂźt plus stable.
Moins nerveuse.

Pas brillante.
Mais plus cohérente.


:balance_scale: Fin aoĂ»t — Le sursis continue

Début août, Paredes était trÚs proche de perdre son poste.

Tout le monde le savait.

La victoire contre Unión Española, le parcours en coupe et la demi-finale encore ouverte ont calmé les choses.

Pour l’instant.

Car personne n’est dupe.

Une nouvelle mauvaise série suffirait à relancer immédiatement les rumeurs.

Au centre d’entraĂźnement, un journaliste demande Ă  Don Hugo, venu livrer des cafĂ©s :

« Vous pensez qu’il va rester ? »

Le vieux serveur regarde les joueurs s’entraüner quelques secondes.

« Ici, les entraĂźneurs restent tant qu’ils donnent de l’espoir. »

Petit silence.

« Et là
 il joue au yoyo avec nos espoirs. »

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Il y a un peu du mieux mais ça reste quand mĂȘme trĂšs faible :confused:

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Le couperet se situe au-dessus de sa tĂȘte au coach
 Le discours ne passe plus ? Serait-il lassĂ© ou arrivĂ© au bout avec ce groupe ?

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Réponses aux lecteurs

Oui plus adaptĂ© Ă  un promu en mĂȘme temps, l’annĂ©e derniĂšre semble ĂȘtre une exception, le club rentre dans le rang

La menace plane, c’est le problĂšme des coachs appartenant Ă  un club qui progresse trop vite, on a connu ça rĂ©cemment en Belgique, Ă  la RAAL, Fred Taquin licenciĂ© aprĂšs 9 ans au club et 4 montĂ©es malgrĂ© un maintien in extremis

:orange_square: CHAPITRE — Septembre 2023 : Les survivants

Septembre commence avec une drîle d’ambiance à Calama.

Il y a encore quelques semaines, on parlait de crise.
De fin de cycle.
De licenciement.

Maintenant, sans que personne ne sache vraiment comment, Cobreloa se retrouve à jouer des matchs qui peuvent transformer une saison moyenne en saison réussie.

Personne ne parle de titre.

Mais tout le monde regarde Ă  nouveau les calendriers.


:green_circle: 2 septembre — Colo Colo (1–0)

Le stade Zorros del Desierto affiche sa meilleure affluence de la saison.

11 188 spectateurs.

Un chiffre important.

Et pourtant, plus de mille personnes de moins que pour la rĂ©ception de Colo Colo l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente.

Les tribunes se remplissent lentement.

Les supporters sont lĂ .

Mais moins nombreux.
Moins insouciants aussi.

Au bar de Don Hugo avant le match, un habitué fait remarquer :

« Champion en titre et on attire moins de monde. »

Don Hugo hausse les épaules.

« Les gens reviennent quand ils rĂȘvent. Cette annĂ©e, ils rĂ©flĂ©chissent davantage. »

Sur le terrain, le match ressemble Ă  un combat.

Peu d’occasions.

Beaucoup de duels.

Chaque ballon est disputé.

Quand Cobreloa ouvre le score, le stade explose comme s’il attendait ce moment depuis des mois.

Les vingt derniĂšres minutes paraissent interminables.

Velazco capte un dernier centre.

L’arbitre siffle.

Victoire.

Contre le leader.

Contre Colo Colo.

Et soudain, les conversations changent.


:trophy: 6 septembre — Universidad de Chile (2–1)

Trois jours plus tard.

Retour Ă  Santiago.

Demi-finale retour de Coupe du Chili.

L’aller avait laissĂ© les deux Ă©quipes Ă  Ă©galitĂ©.

Cette fois, il faut choisir un finaliste.

Le match est tendu dĂšs les premiĂšres minutes.

Les duels sont rugueux.

Les protestations nombreuses.

Quand Cobreloa marque son deuxiĂšme but, le banc entier se lĂšve.

MĂȘme Paredes.

Quelques secondes seulement.

Mais suffisamment pour que les photographes le remarquent.

À la fin du match, les joueurs se regroupent au milieu du terrain.

TroisiÚme finale de Coupe du Chili consécutive.

Trois saisons.

Trois finales.

MĂȘme les journalistes qui critiquaient encore l’équipe un mois plus tĂŽt peinent Ă  trouver cela normal.


:beer_mug: Don Hugo

Le soir mĂȘme, le bar est plein.

Comme aux grandes heures.

Quelqu’un demande :

« Trois finales de suite
 ça existe souvent ça ? »

« Pas chez nous », répond un autre.

Doña Fumilda sourit discrÚtement.

« Finalement, ils ont peut-ĂȘtre oubliĂ© comment gagner en championnat. Mais pas en coupe. »

Tout le monde rit.

MĂȘme Don Hugo.


:trophy: 9 septembre — Finale : Magallanes (4–0)

La finale ne dure mĂȘme pas une minute.

51 secondes exactement.

Ballini récupÚre un ballon mal repoussé.

ContrĂŽle.

Frappe.

But.

Le plus rapide de la saison.

Sur le banc, plusieurs joueurs éclatent de rire tant le scénario paraßt irréel.

« On n’a mĂȘme pas eu le temps de stresser », lance un remplaçant.

Magallanes ne s’en remet jamais vraiment.

Cobreloa joue libéré.

Les passes s’enchaünent.

Les espaces apparaissent.

Escalante fait souffrir la défense adverse.

Maturana distribue.

Ballini continue son récital.

4–0.

La plus large victoire officielle de la saison.

Et probablement le match le plus maßtrisé depuis trÚs longtemps.

Quand l’arbitre met fin Ă  la rencontre, personne ne se prĂ©cipite.

Les joueurs se cherchent du regard.

Comme pour vĂ©rifier que c’est bien rĂ©el.

TroisiÚme Coupe du Chili consécutive.

TroisiÚme trophée dans cette compétition en trois saisons.


:trophy: Dans le vestiaire

Les chants résonnent.

La musique aussi.

Mais au milieu du bruit, Escalante aperçoit Paredes assis seul quelques instants.

Le coach regarde simplement les joueurs célébrer.

Puis il se lĂšve.

Quelqu’un lui tend le trophĂ©e.

Les joueurs réclament un discours.

Paredes secoue la tĂȘte.

« Vous savez dĂ©jĂ  tout ce que j’aurais Ă  dire. »

Les applaudissements couvrent le reste.


:soccer_ball: Retour au quotidien

Et comme souvent dans le football, la fĂȘte ne dure pas longtemps.

Quelques jours plus tard, le championnat reprend.


:orange_circle: 23 septembre — La Serena (0–0)

Match fermé.

Peu d’occasions.

Les jambes paraissent lourdes.

L’émotion de la coupe est encore prĂ©sente.

Le nul est logique.

Pas enthousiasmant.

Mais logique.

Dans la tribune de presse, un journaliste note :

« Cobreloa semble toujours mieux jouer lorsqu’un trophĂ©e est en jeu. Â»


:green_circle: 30 septembre — Cobresal (1–0)

Le dernier match du mois emmÚne les Zorros dans le désert.

Encore un derby du Cobre.

Encore un match serré.

Cette fois, un but suffit.

Puis beaucoup de défense.

Beaucoup de concentration.

Quand l’arbitre siffle la fin, les joueurs lùvent simplement les bras.

Pas de célébration excessive.

Juste la satisfaction du travail accompli.

@Groot car mĂȘme dans une saison compliquĂ©e, tout le monde sait qui est la vrai Ă©quipe du Cobre


:brain: Fin septembre — Une saison relancĂ©e

Un mois plus tĂŽt, tout semblait fragile.

Aujourd’hui, le regard a changĂ©.

Le championnat reste irrégulier.

Le classement est encore loin des ambitions de 2022.

Mais la Coupe du Chili est de nouveau dans l’armoire Ă  trophĂ©es.

Et les victoires contre Colo Colo, Universidad de Chile et Cobresal ont redonné de la crédibilité à une équipe qui semblait en manquer.

Les rumeurs de licenciement n’ont pas totalement disparu.

Mais elles se sont éloignées.

Pour l’instant.

Au centre d’entraĂźnement, aprĂšs une sĂ©ance matinale, un journaliste demande Ă  Paredes s’il se sent enfin tranquille.

Le coach referme son carnet.

Puis répond avec un sourire :

« Dans ce métier ? Jamais. »

Et pour la premiĂšre fois depuis longtemps, tout le monde autour de lui se met Ă  rire.

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Le Cobresal de Giovanni evidemment

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Une belle réussite, ta compétition fétiche!

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Réponse aux lecteurs

Parce que imiter Giovanni c’est NOTRE PROJEEEET

Oui ça sauve la saison de Paredes, le comitĂ© a Ă©tĂ© patient, l’équipe s’est mĂȘme retrouvĂ© 15eme dĂ©but aout avec seulement 3 victoires en championnat, 7 nuls et 3 courtes dĂ©faites qui aurait pu/du basculĂ© en notre faveur, il y a quand mĂȘme eu des dĂ©faites plus larges et logiques (5)

:orange_square: CHAPITRE 10 — Octobre 2023 : Entre spectacle et inquiĂ©tude

Le mois d’octobre commence avec une Ă©trange sensation.

Depuis le début septembre, Cobreloa ne perd plus.

La victoire contre Colo Colo.
L’exploit à l’Universidad de Chile.
La finale remportée contre Magallanes.
Puis les résultats solides à La Serena et à Cobresal.

Sans faire de bruit, l’équipe a retrouvĂ© quelque chose qu’elle avait perdu pendant une grande partie de la saison : de la confiance.

Mais au classement, rien n’est acquis.

Le titre est déjà hors de portée.
Les places continentales restent accessibles.
Et surtout, aprùs les turbulences du premier semestre de championnat, personne n’a envie de gñcher les efforts des derniùres semaines.


:performing_arts: 8 octobre — Union La Calera (5–5)

Personne ne sait encore que ce match deviendra le plus fou de la saison.

DĂšs l’échauffement, quelque chose paraĂźt Ă©trange.

Les joueurs plaisantent.

Escalante frappe des centres improbables.
Ballini tente des reprises de volée pour amuser les remplaçants.
MĂȘme Paredes paraĂźt moins tendu qu’à l’accoutumĂ©e.

Personne n’imagine ce qui va suivre.


Le match démarre.

Puis les buts s’enchaünent.

Encore.
Et encore.

À la demi-heure de jeu, les journalistes dans la tribune de presse ont dĂ©jĂ  abandonnĂ© l’idĂ©e de rĂ©diger leurs articles Ă  l’avance.

Un reporter de Santiago souffle :

« On est sĂ»r qu’ils ont alignĂ©s des dĂ©fenseurs aujourd’hui ? »

Son voisin éclate de rire.


À chaque fois que Cobreloa prend l’avantage, La Calera revient.

À chaque fois que La Calera croit avoir fait le plus dur, Cobreloa rĂ©pond.

Les supporters passent leur temps debout.

Puis assis.

Puis debout Ă  nouveau.

Don Hugo, devant sa télévision, finit par abandonner toute analyse tactique.

« Bon
 aujourd’hui on regarde juste ce qui se passe. »


À quelques minutes de la fin, le tableau d’affichage indique dĂ©jĂ  dix buts.

Personne ne comprend vraiment comment on en est arrivé là.

Quand l’arbitre siffle enfin la fin du match, les deux Ă©quipes semblent Ă©puisĂ©es.

5–5.

Le match le plus prolifique de toute la saison.

Dans le vestiaire, les réactions oscillent entre amusement et frustration.

« On en marque cinq et on ne gagne pas
 »

« Oui, mais on en prend cinq aussi. »

Escalante secoue la tĂȘte.

« Si quelqu’un m’avait annoncĂ© ce score ce matin, je lui aurais demandĂ© combien il avait bu. »

MĂȘme Paredes sourit.

Pas longtemps.

Mais suffisamment pour que tout le monde le remarque.


:television: Une semaine de débats

Les émissions sportives adorent ce genre de rencontre.

Pendant plusieurs jours, les résumés tournent en boucle.

Les consultants se divisent.

Certains parlent d’un spectacle exceptionnel.

D’autres d’un dĂ©sastre dĂ©fensif.

À Calama, les supporters ont surtout retenu une chose :

L’équipe continue d’attaquer.

MĂȘme quand tout devient chaotique.


:warning: 20 octobre — Ñublense (2–3)

AprÚs le spectacle vient le retour à la réalité.

À domicile.

Contre Ñublense.

Et cette fois, les buts encaissés coûtent cher.

Le match est disputé.

Cobreloa répond présent.

Mais chaque erreur est sanctionnée.

Comme souvent cette saison.


À la fin de la rencontre, les tribunes quittent le stade dans un calme inhabituel.

Pas de colĂšre.

Pas de sifflets.

Simplement de la déception.

Un supporter rĂ©sume assez bien l’état d’esprit gĂ©nĂ©ral :

« Quand ça va mieux, on recommence Ă  croire. C’est pour ça que les dĂ©faites font plus mal. »


Dans la salle de presse, un journaliste pose la question que beaucoup se posent.

« Les problĂšmes dĂ©fensifs vous inquiĂštent-ils Ă  l’approche du sprint final ? »

Paredes réfléchit quelques secondes.

« Ils m’inquiĂštent depuis fĂ©vrier. »

Quelques rires dans la salle.

Puis il ajoute :

« La diffĂ©rence, c’est qu’aujourd’hui on trouve aussi plus facilement le chemin du but. »


:oncoming_bus: 29 octobre — Curicó Unido (1–2)

Le déplacement à Curicó ressemble à un test.

AprĂšs la dĂ©faite contre Ñublense, il faut rĂ©pondre.

Rapidement.

Sous peine de voir revenir les doutes.


Le match est fermé.

Accroché.

Par moments mĂȘme nerveux.

Les fautes s’accumulent.

Les espaces sont rares.

Mais cette fois, Cobreloa montre un visage plus mature.

Moins spectaculaire.

Plus pragmatique.


Quand le coup de sifflet final retentit, les joueurs cĂ©lĂšbrent davantage qu’on pourrait l’imaginer pour une simple victoire de championnat.

Parce qu’ils savent ce qu’elle reprĂ©sente.

Une réaction.

Peut-ĂȘtre mĂȘme une preuve de caractĂšre.


Dans le bus du retour, l’ambiance est dĂ©tendue.

Pas euphorique.

Simplement soulagée.

Ballini discute avec les plus jeunes.

Velasco regarde les autres jouer aux cartes.

Escalante Ă©coute de la musique prĂšs de la fenĂȘtre.

À l’avant du vĂ©hicule, Paredes relit quelques notes dans son carnet.

Puis il le referme.

Sans écrire davantage.


:desert: Fin octobre : toujours debout

Le classement reste serré.

Cobreloa n’a jamais retrouvĂ© le niveau exceptionnel de 2022.

Mais il n’a jamais complĂštement sombrĂ© non plus.

L’équipe a traversĂ© les blessures.
Les critiques.
Les rumeurs de licenciement.
Les longues séries sans victoire.

Et pourtant, à deux journées de la fin, elle est toujours en course pour une qualification continentale.

Au bar de Don Hugo, quelqu’un rĂ©sume la saison :

« L’an dernier, on avait l’impression que tout Ă©tait facile. »

Don Hugo secoue la tĂȘte.

« Non. On avait juste oubliĂ© les difficultĂ©s parce qu’on gagnait. »

Il sert un café à un habitué, sarcastique.

« Cette année, on les voit mieux. »

Il regarde le classement affichĂ© sur l’écran.

« Et pourtant, on est encore là. »

À Calama, ce n’est plus une saison historique.

Mais ce n’est pas un Ă©chec non plus.

C’est simplement une Ă©quipe qui apprend ce qu’il en coĂ»te de rester au sommet quand on n’était pas censĂ© y arriver une premiĂšre fois.

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Au moins, il y a du spectacle avec toi

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Incroyable l’enchainement des matchs lĂ  ! Il y a du but de tous les cĂŽtĂ©s !
Mais oui, ce qu’il en ressort ce sont les errements dĂ©fensifs Ă  coup sĂ»r !

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