24 ans, câest jeune. Il peut faire les beaux jours du club pendant trĂšs longtemps. Ou se servir de ce retour comme dâun tremplin pour retrouver Ă lâavenir un projet qui le placera au centre de lâĂ©chiquier
On est parti sur une bonne Dream Team All-Time de Viana. Va-t-on avoir Adjei ?
Oh, celui lĂ aussi il fait plaisir ![]()
Répnoses aux lecteurs
@Rhino je sais pas trop ce que lâavenir le rĂ©serve mais Ă terme je le vois bien prendre la suite de Victor quand il rejoindra un plus grand club.
@alexgavi câest ça. Peu probable il est parti lâan passĂ©.
@CaptainAmericka tu tâen souvenais de lui ?
Ă ce stade de lâĂ©tĂ©, le mercato ressemblait davantage Ă une tempĂȘte quâĂ une pĂ©riode de construction. Les tĂ©lĂ©phones vibraient sans cesse, les agents dĂ©filaient, les rumeurs se contredisaient. Vianense, pourtant, avançait Ă contre-courant. AnĂbal ne cherchait ni un nom clinquant ni un pari spĂ©culatif. Il cherchait un soldat. Un joueur capable dâentrer, de sortir, de se taire, dâaccepter son rĂŽle sans jamais rĂ©clamer plus que ce que le collectif pouvait offrir.
Ilaix Moriba et JoĂŁo Infante lui proposĂšrent des profils cohĂ©rents, des joueurs fiables, parfois prometteurs. AnĂbal Ă©couta, nota, mais resta distant. Ce nâĂ©tait pas seulement une question de niveau. Il voulait quelquâun qui connaissait ses principes sans avoir besoin quâon les lui explique. Quelquâun qui savait ce que signifiaient le silence du vestiaire aprĂšs une dĂ©faite, la patience sur le banc, lâexigence quotidienne. Or, aprĂšs presque dix ans Ă Vianense, il ne restait plus beaucoup dâoffensifs encore en activitĂ© ayant connu Anibal capables de cocher cette case.
Puis le tĂ©lĂ©phone sonna. Ă lâautre bout du fil, Javi SĂĄnchez.
Sa voix Ă©tait reconnaissable entre mille. Lâadjoint lĂ©gendaire dâAnĂbal, devenu entraĂźneur principal de Valladolid, hĂ©sita un instant avant de parler. Il y avait dans son ton quelque chose de gĂȘnĂ©, presque pudique.
« AnĂbal⊠jâai un problĂšme. Et peut-ĂȘtre que câest aussi une solution pour toi. »
Il nâeut pas besoin dâen dire plus longtemps. Le nom tomba naturellement, presque comme une Ă©vidence que lâon nâosait plus prononcer Ă voix haute.
Joaquin FernĂĄndez.
Ă Valladolid, la situation Ă©tait devenue dĂ©licate. Joaquin restait respectĂ©, admirĂ©, presque sacralisĂ©. Mais le football avançait, et lâarrivĂ©e dâEmmanuel Adjei un an plus tĂŽt avait rĂ©duit son temps de jeu Ă peau de chagrin. Le club ne voulait pas lâĂ©carter brutalement. Lui ne voulait pas raccrocher. Et Javi, pris entre deux loyautĂ©s, chercha une issue digne.
« Sâil doit partir, je prĂ©fĂšre que ce soit vers toi » souffla-t-il.
« Libre » ajouta-t-il aprĂšs une courte pause. « Je ferai en sorte que Valladolid ne sây oppose pas »
Quelques jours plus tard, AnĂbal se rendit Ă Valladolid. Sans camĂ©ras. Sans communiquĂ©. Dans un bureau qui sentait encore les souvenirs dâune autre Ă©poque. Lorsquâils se retrouvĂšrent, le temps sembla se replier sur lui-mĂȘme. Ils reparlĂšrent de tout : de lâarrivĂ©e en Europe de Joaquin, de ce pari fou fait par AnĂbal Ă lâĂ©poque, de la pression, des doutes, des nuits blanches. De ces saisons oĂč tout avait commencĂ©.
« Tu te rappelles » dit Joaquin avec un sourire fatiguĂ©, « quand tu mâas dit que lâEurope allait me dĂ©tester avant de mâaimer ? »
AnĂbal hocha la tĂȘte.
« Elle tâa adorĂ©. Trop mĂȘme. »
Puis le ton changea. AnĂbal ne tourna pas autour du sujet.
Il lui parla de cette derniĂšre saison. De ce groupe quâil voulait former comme un commando. Des jeunes qui avaient tout gagnĂ© trop vite. De la nĂ©cessitĂ© de leaders silencieux, capables de transmettre sans Ă©craser. Il lui expliqua quâil nây aurait aucune promesse de titularisation, aucun traitement de faveur.
« Tu prendras le temps que je te donnerai. Et parfois, tu nâen auras pas. »
Joaquin ne sourcilla pas.
« Je suis venu te voir pour ça. Pas pour autre chose. »
Il accepta immĂ©diatement. Une saison. Un dernier run. Sans plainte, sans exigence. Avec la simple envie de jouer, dâaider, de transmettre. Et lâenvie sincĂšre de cĂŽtoyer MamadĂș, ce buteur de Viana devenu outsider crĂ©dible au Ballon dâOr, quâil suivait avec une curiositĂ© presque paternelle.
Ă 35 ans, Joaquin FernĂĄndez nâĂ©tait plus un pari. Il Ă©tait une lĂ©gende vivante.
140 sĂ©lections, 43 buts, 37 passes avec lâItalie.707 apparitions en club avec Valladolid, 377 buts, 111 passes dĂ©cisives.8 Liga, 5 Copa del Rey, 4 Supercopa, 4 Ligue des Champions, 3 Supercoupes de lâUEFA, 1 Ligue des Nations, 1 Championnat dâEurope.
Et surtout : 5 Ballons dâOr. 3 trophĂ©es The Best.
Lorsque Vianense annonça officiellement son arrivĂ©e, le monde du football vacilla. Les rĂ©seaux sâenflammĂšrent. Les plateaux tĂ©lĂ© interrompirent leurs dĂ©bats. On parla de coup de théùtre, de folie, de romantisme absolu. Certains Ă©voquĂšrent un dernier caprice. Dâautres comprirent immĂ©diatement.
Ce nâĂ©tait pas un recrutement. CâĂ©tait un symbole. Vianense ne cherchait pas Ă survivre. Vianense prĂ©parait sa derniĂšre charge.
- - - |
- - - |
|---|---|
- - - JoaquĂn |
FernĂĄndez - - - |
| Ăge | 35 |
| Nationalité | |
| Apparitions | 847 |
| Buts | 460 |
| Assists | 80 |
| ANNEES | CLUB | |||||||
| 2029 | [U19] | Velez Sarsfield | 37 | 26 | 3 | |||
| 2030 | [U19] | Velez Sarsfield | 58 | 35 | 3 | |||
| 2030 | [PRO] | Velez Sarsfield | 1 | 0 | 0 | |||
| 2031 | [PRO] | Velez Sarsfield | 8 | 1 | 0 | |||
| 31/32 | [PRO] | Real Valladolid | 34 | 6 | 2 | |||
| 32/33 | [PRO] | Real Valladolid | 37 | 11 | 2 | |||
| 33/34 | [PRO] | Real Valladolid | 38 | 13 | 2 | |||
| 34/35 | [PRO] | Real Valladolid | 43 | 14 | 1 | |||
| 35/36 | [PRO] | Real Valladolid | 43 | 18 | 3 | |||
| 36/37 | [PRO] | Real Valladolid | 46 | 26 | 5 | |||
| 37/38 | [PRO] | Real Valladolid | 42 | 30 | 5 | |||
| 38/39 | [PRO] | Real Valladolid | 28 | 17 | 3 | |||
| 39/40 | [PRO] | Real Valladolid | 45 | 22 | 14 | |||
| 40/41 | [PRO] | Real Valladolid | 46 | 25 | 3 | |||
| 41/42 | [PRO] | Real Valladolid | 47 | 28 | 17 | |||
| 42/43 | [PRO] | Real Valladolid | 39 | 24 | 7 | |||
| 43/44 | [PRO] | Real Valladolid | 41 | 30 | 12 | |||
| 44/45 | [PRO] | Real Valladolid | 46 | 31 | 8 | |||
| 45/46 | [PRO] | Real Valladolid | 45 | 32 | 12 | |||
| 46/47 | [PRO] | Real Valladolid | 45 | 26 | 6 | |||
| 47/48 | [PRO] | Real Valladolid | 42 | 24 | 9 | |||
| 44/48 | [A] | Italie | 140 | 83 | 37 | |||
| 29-48 | TOTAL - - - - - | 847 | 460 | 80 |
Pour encadrer les marmots de Vianense, il nây a pas mieux

Alors jâavais pas le souvenir tout de suite mais en lisant le nom du chapitre, je mâen suis souvenu de suite ![]()
Et lâarrivĂ©e de Joaquin, câest royal ! Il est lâhomme parfait pour ce dernier run ![]()
Réponses aux lecteurs
@Rhino câest clairement un recrutement masterclass mĂȘme si câest que pour une saison.
@gwendil35 coquinou
@CaptainAmericka la prochaine recrue devrait te plaire aussi.
Certains dĂ©parts laissaient des traces. Dâautres laissaient des cicatrices. Celui de Diogo Vieitas appartenait Ă cette seconde catĂ©gorie.
Ă Vianense, son nom restait gravĂ© dans les couloirs du centre dâentraĂźnement, dans les chants Ă©touffĂ©s des tribunes les soirs de pluie, dans les souvenirs dâarrĂȘts impossibles qui avaient sauvĂ© des saisons entiĂšres. 251 apparitions sous le maillot bleu et blanc. Des annĂ©es de loyautĂ©, de sacrifice, de silence aussi. Diogo Vieitas avait Ă©tĂ© un rempart, un mur, parfois mĂȘme un capitaine sans brassard.
Puis vint le temps du doute. Ă son apogĂ©e, lorsque la Premier League sâĂ©tait mise Ă frapper Ă la porte, Diogo se sentait intouchable. Et câest prĂ©cisĂ©ment Ă ce moment-lĂ que Bruno Santana Ă©mergea. Plus jeune. Plus vif. Plus moderne dans son jeu au pied. Au dĂ©but, Diogo sourit. Puis il observa. Puis il sâinquiĂ©ta. Et enfin, il craqua. Lâego nâavait pas supportĂ© lâidĂ©e dâun hĂ©ritier.
Lâhiver fut lourd. Une altercation Ă lâentraĂźnement, dâabord minimisĂ©e. Puis ce coup de sang, violent, incontrĂŽlable, Ă la veille de la finale dâEuropa League. Ce jour-lĂ , tout bascula. Bruno Santana prit sa place. Il ne la lĂącha plus jamais. Et Diogo, lui, quitta le club sans un regard en arriĂšre, laissant derriĂšre lui une relation presque filiale brisĂ©e avec AnĂbal.
Lâinternational portugais quâil Ă©tait nâa plus jamais retrouvĂ© la Seleção. CourtisĂ© autrefois par Liverpool et Manchester United, il termina Ă Crystal Palace, dans un anonymat relatif. Deux saisons correctes. Puis une troisiĂšme plus compliquĂ©e. Soixante-quatre matchs en trois ans. Plus rien Ă voir avec le Diogo Vieitas qui faisait trembler lâEurope.
Le temps passa. Et avec lui, la colĂšre se mua en regrets.
Ce fut Tiago EstevĂŁo qui ralluma la mĂšche. LĂ©gende de Vianense lors du premier passage dâAnĂbal, devenu entraĂźneur des gardiens depuis une dĂ©cennie, il connaissait les silences, les fiertĂ©s mal placĂ©es, les blessures invisibles. Il appela Diogo. Une fois. Deux fois. Puis ils parlĂšrent vraiment. Diogo sâexcusa.
Il parla avec Bruno Santana. Longuement. Sans caméras. Sans témoins.
Il assista aux funĂ©railles de la famille dâAnĂbal, discret, presque effacĂ©, comme sâil nâosait pas exister dans ce moment de douleur absolue. Ce jour-lĂ , il comprit que certaines querelles nâavaient plus de sens.
Quelques jours plus tard, il appela Ilaix Moriba. Il ne demanda rien. Il proposa seulement de revenir.
Le dossier remonta naturellement jusquâĂ AnĂbal. Le coach ne parla pas tout de suite. Il observa. Ăcouta. Puis finit par accepter. Non sans conditions. Diogo ne serait plus le numĂ©ro un. Bruno Santana restait lâhomme fort. Mais Diogo aurait sa place. Les coupes nationales. Quelques matchs de championnat et surtout il serait un soutien dans la campagne europĂ©enne, oĂč lâexpĂ©rience pĂšse parfois plus lourd que les rĂ©flexes.
Ă Crystal Palace, personne ne sâopposa rĂ©ellement au dĂ©part. Onze millions dâeuros suffirent. Comme si le destin avait lui aussi dĂ©cidĂ© dâallĂ©ger la transaction.
Lorsque Diogo Vieitas franchit de nouveau les portes du centre dâentraĂźnement de Vianense, il ne leva pas les bras. Il ne sourit pas. Il posa simplement son sac. Puis alla saluer Tiago EstevĂŁo. Bruno Santana. Et enfin AnĂbal.
Ils ne se dirent presque rien. Mais parfois, le silence suffit. Vianense venait de rĂ©cupĂ©rer un gardien. AnĂbal venait de refermer une plaie ancienne. Et dans lâombre, un rempart se relevait.
- - - Diogo |
Vieitas - - - |
| Ăge | 27 |
| Nationalité | |
| Apparitions | 315 |
| Buts Encaissés | 337 |
| Clean Sheets | 122 |
| ANNEES | CLUB | |||||||
| 36/39 | [U19] | SC Vianense | 19 | 11 | 12 | |||
| 36/39 | [B] | SC Vianense B | 1 | 2 | 0 | |||
| 38/39 | [PRO] | SC Vianense | 33 | 45 | 9 | |||
| 39/40 | [PRO] | SC Vianense | 37 | 43 | 13 | |||
| 40/41 | [PRO] | SC Vianense | 36 | 50 | 11 | |||
| 41/42 | [PRO] | SC Vianense | 31 | 40 | 9 | |||
| 42/43 | [PRO] | SC Vianense | 45 | 47 | 16 | |||
| 43/44 | [PRO] | SC Vianense | 36 | 41 | 13 | |||
| 44/45 | [PRO] | SC Vianense | 33 | 21 | 18 | |||
| 45/46 | [PRO] | Crystal Palace | 41 | 52 | 12 | |||
| 46/47 | [PRO] | Crystal Palace | 22 | 40 | 2 | |||
| 47/48 | [PRO] | Crystal Palace | 1 | 3 | 0 | |||
| 40/43 | [U21] | Portugal U21 | 9 | 0 | 0 | |||
| 43/48 | [A] | Portugal | 2 | 2 | 1 | |||
| 36-48 | TOTAL - - - - - | 315 | 337 | 122 |
Un beau profil pour une doublure
Câest vrai quâil Ă©tait parti en claquant la porte. Manifestement, lâĂ©go lui a coĂ»tĂ© une bien plus grande carriĂšre. Mais il a lâair dâavoir mĂ»ri, donc il devrait ĂȘtre un trĂšs bon renfort ![]()
Résumé
@Rhino oui il a toujours eu un super profil je trouvais.
@alexgavi oui son départ avait été compliqué mais au final il reviens un peu la queue entre les jambes ![]()
Le mercato de Vianense avançait Ă contre-courant de ce que lâEurope connaissait alors. LĂ oĂč dâautres empilaient des noms, des chiffres et des promesses, AnĂbal construisait une armĂ©e de souvenirs, de fidĂ©litĂ©s et de trajectoires cabossĂ©es. AprĂšs le fracas mĂ©diatique provoquĂ© par lâarrivĂ©e de Joaquin, les retours lourds de symboles de Gabriel, de Pedro Tiba et de Diogo Vieitas, le club annonça, presque discrĂštement, une autre signature. Moins clinquante, moins spectaculaire, mais profondĂ©ment signifiante.
Lamine Dos Santos rentrait Ă la maison.
Il y avait sept ans, son dĂ©part avait Ă©tĂ© vĂ©cu comme une Ă©vidence. Ă lâĂ©poque, Vianense nâĂ©tait encore quâun outsider brillant, un club sĂ©duisant mais fragile, capable dâĂ©clairs sans ĂȘtre installĂ© au sommet. Lamine avait vingt ans, les jambes lĂ©gĂšres et la tĂȘte pleine dâAngleterre. Middlesbrough avait frappĂ© Ă la porte avec douze millions dâeuros et un projet clair : le faire grandir loin, trĂšs loin de Viana do Castelo. Personne ne lâavait retenu. Pas mĂȘme AnĂbal, qui savait dĂ©jĂ que certains dĂ©parts Ă©taient nĂ©cessaires pour que les hommes deviennent ce que les joueurs ne pouvaient encore ĂȘtre.
FormĂ© Ă Vianense, Lamine avait connu ses premiers combats sous le maillot bleu et blanc. Piston gauche moderne, capable de coulisser dans lâaxe, il avait accumulĂ© 141 apparitions pour sept buts et douze passes dĂ©cisives en quatre saisons professionnelles. Suffisant pour attirer lâAngleterre, pas assez pour rĂ©sister Ă son appel. En Championship, il avait dâabord appris la patience. Trois longues annĂ©es Ă entrer, sortir, observer, encaisser. Puis la rĂ©vĂ©lation, tardive mais Ă©clatante, Ă 24 ans, lorsque Middlesbrough avait retrouvĂ© la Premier League.
Cette saison-lĂ , Lamine avait touchĂ© du doigt ce quâil croyait dĂ©finitif. Un football plus rapide, plus brutal, mais aussi plus exposĂ©. Il avait enchaĂźnĂ© les prestations solides, attirĂ© lâattention dâArsenal, et cru, enfin, que sa trajectoire prenait un tournant irrĂ©versible. La blessure Ă©tait venue tout briser. Une rechute mal placĂ©e, au pire moment, alors que tout Ă©tait rĂ©glĂ©, que les valises Ă©taient prĂȘtes. Middlesbrough Ă©tait redescendu. Lui aussi.
Mais Lamine nâavait pas sombrĂ©. Il avait travaillĂ©, encore. Trois saisons pleines en Championship, Ă un niveau constant, sans bruit, sans Ă©clat mĂ©diatique. Ă force de rĂ©gularitĂ©, il Ă©tait devenu un pilier du vestiaire, un cadre respectĂ©, un joueur fiable. Il avait aussi trouvĂ© une nouvelle identitĂ© internationale en choisissant de reprĂ©senter la GuinĂ©e-Bissau, devenant rapidement un homme fort de la sĂ©lection. Et câest lĂ que le fil invisible sâĂ©tait renouĂ©.
Mamadu, capitaine de la sĂ©lection bissau-guinĂ©enne et figure centrale de Vianense, avait glissĂ© son nom Ă AnĂbal. Sans insister. Juste une phrase.
« Coach, Lamine est prĂȘt Ă rentrer. »
AnĂbal nâavait pas hĂ©sitĂ© longtemps. Middlesbrough non plus. Huit millions dâeuros, une clause de rachat Ă seize, presque une formalitĂ©. Ă vingt-huit ans, Lamine savait exactement ce quâil venait chercher. Il ne serait ni une star, ni un titulaire indiscutable. Il serait un homme de rotation, un soldat capable de couvrir plusieurs postes, un garant de lâĂ©quilibre dans une saison qui sâannonçait interminable et totale.
Mais au fond, ce nâĂ©tait pas pour cela quâil revenait. Il revenait parce que tout avait commencĂ© lĂ . Parce que Vianense Ă©tait devenu ce quâil avait toujours rĂȘvĂ© dâĂȘtre sans jamais croire y revenir. Parce que, dans cette saison de deuil et de feu sacrĂ©, chaque retour Ă©tait une promesse silencieuse. Celle de ne pas laisser AnĂbal seul. Celle de se tenir debout, mĂȘme Ă lâombre.
Avec prĂšs de 243 apparitions sous le maillot de Middlesbrough, une carriĂšre respectable et des cicatrices bien visibles, Lamine Dos Santos retrouvait Viana sans illusions, mais avec une certitude profonde : il nâĂ©tait pas lĂ pour briller. Il Ă©tait lĂ pour tenir.
Et dans la derniĂšre croisade dâAnĂbal GuimarĂŁes, ce genre dâhommes comptait parfois plus que tous les talents du monde.
- - - Lamine |
Dos Santos - - - |
| Ăge | 27 |
| Nationalité | |
| Apparitions | 384 |
| Buts | 11 |
| Assists | 20 |
| ANNEES | CLUB | |||||||
| 36/37 | [U19] | SC Vianense | 10 | 1 | 2 | |||
| 36/37 | [B] | SC Vianense B | 11 | 0 | 1 | |||
| 37/38 | [PRO] | SC Vianense | 26 | 1 | 0 | |||
| 38/39 | [PRO] | SC Vianense | 34 | 1 | 0 | |||
| 39/40 | [PRO] | SC Vianense | 41 | 3 | 5 | |||
| 40/41 | [PRO] | SC Vianense | 38 | 2 | 7 | |||
| 41/42 | [PRO] | SC Vianense | 2 | 0 | 0 | |||
| 41/42 | [PRO] | Middlesbrough | 23 | 0 | 1 | |||
| 42/43 | [PRO] | Middlesbrough | 19 | 0 | 0 | |||
| 43/44 | [PRO] | Middlesbrough | 12 | 1 | 1 | |||
| 44/45 | [PRO] | Middlesbrough | 40 | 0 | 0 | |||
| 45/46 | [PRO] | Middlesbrough | 35 | 0 | 2 | |||
| 46/47 | [PRO] | Middlesbrough | 37 | 0 | 1 | |||
| 47/48 | [PRO] | Middlesbrough | 43 | 0 | 1 | |||
| 39/41 | [U21] | Portugal U21 | 11 | 0 | 2 | |||
| 43/46 | [A] | Guinée Bissau | 34 | 3 | 0 | |||
| 37-48 | TOTAL - - - - - | 384 | 11 | 20 |
Oh oui le retour de Vieitas jâadore !!
Lâhistoire est belle aussi ! Il revient et reste en concurrence avec la cause de son altercation mais il fait table rase du passĂ© et tant mieux ! Il va faire du bien Ă coup sĂ»r !!
LAMINE DOS SANTOS !! Le dĂ©voreur dâespace !!
Jây pensais plus Ă lui putain !! Jâadore aussi ![]()
Encore un retour qui fait plaisir
Câest lâannĂ©e des retours Ă la maison!
Tu vas finir avec combien de joueur dans lâeffectif, avec tous ces retours ? ![]()
Réponses aux lecteurs
@CaptainAmericka câest un retour la queue entre les jambes pour Vieitas. Lamine Dos Santos ça rappelle les bons souvenirs ![]()
@Rhino et il va encore y en avoir quelques uns.
@toopil tout Ă fait monsieur
@alexgavi jâai vendu quelques joueurs et jâai prĂȘtĂ© beaucoup de jeunes pour concentrer le groupe !
Il y eut des retours qui faisaient trembler lâEurope, et dâautres qui se murmuraient presque Ă voix basse. Celui dâElton Duarte appartenait Ă la seconde catĂ©gorie. Pas de bande-annonce mondiale, pas de breaking news en continu, mais une signature lourde de sens pour ceux qui connaissaient lâhistoire intime de Vianense et les cicatrices laissĂ©es par les chemins mal empruntĂ©s.
Elton Duarte avait toujours Ă©tĂ© de cette gĂ©nĂ©ration Ă part. Celle que le passage dâAnĂbal au Sporting avait profondĂ©ment marquĂ©e. Ă lâĂ©poque, ils Ă©taient trois Ă avoir quittĂ© Alcochete pour rejoindre Viana do Castelo : Gabriel, Belarmino Raimundo et lui. Trois adolescents convaincus que le football se construisait ailleurs que sous les projecteurs prĂ©maturĂ©s. Trois paris sur lâavenir. Trois trajectoires qui, trĂšs tĂŽt, avaient pris des directions opposĂ©es.
Lorsque Gabriel Ă©tait revenu Ă la maison quelques jours plus tĂŽt, Elton sâĂ©tait mis Ă douter. Non pas par jalousie, mais par luciditĂ©. Lui aussi Ă©tait parti de Vianense le mĂȘme Ă©tĂ© que Lamine Dos Santos, laissant derriĂšre lui un club quâil nâavait pas encore pleinement marquĂ©, mais auquel il devait tout. Ă ce moment-lĂ , il nâavait que 89 apparitions sous le maillot de Viana, 12 buts et 25 passes dĂ©cisives, dĂ©jĂ une vraie carte de visite pour un piston droit aussi offensif quâinstinctif.
Son choix avait Ă©tĂ© dictĂ© par le cĆur. Revenir au Sporting Portugal. Boucler la boucle. RĂ©aliser ce rĂȘve dâenfant quâil avait laissĂ© derriĂšre lui en quittant Alcochete. Mais ce rĂȘve-lĂ sâĂ©tait fissurĂ© presque aussitĂŽt. Trop de pression, trop dâattentes, trop peu de patience. Quelques apparitions sans continuitĂ©, des descentes en rĂ©serve, puis lâexil en prĂȘt Ă Feirense. Deux saisons pour se reconstruire, dont une pleine, Ă©clatante, Ă dix buts en Liga, rappelant Ă tous que le talent nâavait jamais disparu.
Le Sporting lui avait offert une derniĂšre demi-saison de rotation, sans rĂ©el avenir, juste assez pour honorer un contrat devenu pesant. Alors Elton avait choisi de partir encore plus loin. La Croatie. Le Dinamo Zagreb. Un environnement diffĂ©rent, plus brut, moins mĂ©diatique. LĂ -bas, il sâĂ©tait rĂ©inventĂ©. Moins ailier, plus dĂ©fenseur excentrĂ©. Plus calculateur, plus solide. Deux titres de champion de Croatie, deux coupes nationales, et surtout une reconnaissance retrouvĂ©e. Elton nâĂ©tait plus un espoir perdu, il Ă©tait redevenu un joueur fiable.
ParallĂšlement, il sâĂ©tait imposĂ© comme une figure majeure de la sĂ©lection capverdienne. Leader discret, rĂ©gulier, respectĂ©. Ilaix Moriba, fin observateur du football africain, nâavait jamais cessĂ© de le suivre. La CAN avait fini de le convaincre. Elton nâĂ©tait pas un joueur Ă empiler dans un effectif, câĂ©tait un profil de complĂ©ment parfait, un homme capable dâabsorber les absences, de sĂ©curiser un couloir, de comprendre les exigences dâun projet total.
Avant de trancher, Ilaix avait pris le temps. Il avait Ă©changĂ© avec Luis Almeida, capitaine du Cap-Vert, avec Gilson Silva aussi. Tous disaient la mĂȘme chose.
Elton Ă©tait mĂ»r. Calme. AlignĂ©. Il savait ce quâil voulait, et surtout ce quâil ne voulait plus.
AnĂbal nâavait pas hĂ©sitĂ© longtemps. Ce recrutement nâĂ©tait pas un pari sportif, câĂ©tait un choix dâĂ©quilibre. Couvrir le cĂŽtĂ© droit, offrir de la rotation sans fragiliser lâĂ©difice, intĂ©grer un homme qui connaissait la maison et acceptait son rĂŽle sans illusions ni frustrations. Vianense dĂ©boursa 6,5 millions dâeuros pour racheter les deux annĂ©es de contrat restantes Ă Zagreb. Une somme presque dĂ©risoire au regard du marchĂ©, mais immense en cohĂ©rence.
Elton Duarte revenait sans fanfare, sans promesse de titularisation, sans discours grandiloquent. Il revenait comme on revient chez soi aprĂšs avoir longtemps errĂ©. Avec la certitude que, dans cette saison particuliĂšre, chaque homme comptait autant pour ce quâil Ă©tait que pour ce quâil acceptait de ne plus ĂȘtre.
Et dans lâarmĂ©e silencieuse quâAnĂbal bĂątissait pour son dernier combat, les revenants de lâombre allaient, eux aussi, Ă©crire une part essentielle de la lĂ©gende.
- - - Elton |
Duarte - - - |
| Ăge | 28 |
| Nationalité | |
| Apparitions | 322 |
| Buts | 27 |
| Assists | 59 |
| ANNEES | CLUB | |||||||
| 35/37 | [U19] | Sporting CP | 6 | 0 | 2 | |||
| 35/37 | [B] | Sporting CP B | 24 | 2 | 3 | |||
| 37/38 | [U19] | SC Vianense | 62 | 3 | 28 | |||
| 37/38 | [B] | SC Vianense B | 16 | 1 | 1 | |||
| 37/38 | [PRO] | SC Vianense | 1 | 0 | 0 | |||
| 38/39 | [PRO] | SC Vianense | 22 | 4 | 3 | |||
| 39/40 | [PRO] | SC Vianense | 30 | 3 | 12 | |||
| 40/41 | [PRO] | SC Vianense | 34 | 5 | 8 | |||
| 41/42 | [PRO] | SC Vianense | 2 | 0 | 2 | |||
| 41/42 | [B] | Sporting CP B | 1 | 0 | 0 | |||
| 41/42 | [PRO] | Sporting CP | 12 | 1 | 1 | |||
| 42/43 | [PRO] | Sporting CP | 7 | 1 | 1 | |||
| 43/44 | [PRO] | Farense | 22 | 1 | 2 | |||
| 44/45 | [PRO] | Farense | 27 | 10 | 3 | |||
| 45/46 | [PRO] | Sporting CP | 10 | 0 | 0 | |||
| 46/47 | [PRO] | Dinamo Zagreb | 38 | 0 | 5 | |||
| 47/48 | [PRO] | Dinamo Zagreb | 41 | 0 | 4 | |||
| 32/48 | [A] | Cap Vert | 75 | 2 | 18 | |||
| 35-48 | TOTAL - - - - - | 322 | 27 | 59 |
Moins bling bling mais tellement fort ce retour ![]()
Câest vrai quâil Ă©tait lâun de ceux qui ont suivi Anibal Ă Viana ![]()













