:storygold: :s26: 🇵🇹 :vianense: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes

@volatil on savait que ça finirait mal.

@CaptainAmericka CHEH comme on dit :sac:

@volatil mdr bah le truc c’est que le père est mort déjà en soit :hoho:

@celiavalencia en effet ça fait mal.

@toopil sortez les briquets

@gwendil35 ou pas :hoho:

@alexgavi c’est un peu l’idée après il a du retard Anibal, le Clan Lamar mène 6-1 au moins :hoho:

- La fin d’une ère -

La question ne pouvait plus être évitée.

Depuis des semaines, elle circulait partout : dans les journaux, les plateaux, les couloirs du centre, les tribunes de Viana. Aníbal Guimarães irait-il vraiment au bout de la saison ? Et surtout, que resterait-il après ? Le club était encore lancé vers tout : le titre de champion du Portugal, la Taça, la Champions League, puis cette Coupe du monde des clubs qui ressemblait de plus en plus à un ultime sommet. Mais autour de cette course folle, une évidence grandissait.

Aníbal n’était plus le même. S’il y avait eu un rebond en début d’année, depuis la trêve internationale il avait de nouveau sombré.

Il accepta donc de parler.

La salle de presse était pleine, mais l’ambiance n’avait rien d’agressif. Les journalistes savaient. Tous comprenaient que ce n’était pas une conférence comme les autres. Tous les joueurs de Vianense étaient présent dans le fond de la salle de conférence. Aníbal entra lentement, s’assit, posa ses mains devant lui, puis prit la parole avant même la première question.

« Je vais vous Ă©viter de tourner autour du sujet. Â»

Le silence tomba aussitĂ´t.

« Oui, j’ai rĂ©flĂ©chi Ă  mon avenir. Beaucoup. Trop, peut-ĂŞtre. Â»

Il baissa légèrement les yeux, cherchant ses mots sans vouloir les maquiller.

« Après ce qui s’est passĂ©, je me suis donnĂ© des derniers objectifs. Pas pour mon ego. Pas pour les records. Pour continuer ce que Yessica aurait voulu que je termine. Elle m’aurait dit de ne pas abandonner au milieu du chemin. Alors j’ai continuĂ©. Â»

Sa voix resta calme, mais chacun sentit l’effort derrière chaque phrase.

« Mais cette annĂ©e a Ă©tĂ© très difficile. Mentalement, humainement… elle m’a vidĂ©. Quelque chose s’est bris酠»

Il marqua une pause. Cette fois, personne ne relança. Personne n’osa.

AnĂ­bal releva alors la tĂŞte.

« Avant de dire la suite, je veux remercier les gens qui m’ont portĂ© quand je n’étais plus capable de le faire seul. Â»

Il cita d’abord Ruben Amorim et Hugo Viana, revenus dans l’ombre pour l’aider à tenir. Puis il parla de ceux qui, après leurs carrières de joueurs, avaient rejoint son histoire autrement : Ilaix Moriba, João Infante, Hiroto Hiraoka, Diego Mauricio, Tiago Estevão, Deivid Washington, Zeljko Markovic, Tiago Sousa.

À chaque nom, il ajouta un mot. Une fidélité. Une dette. Un souvenir.

« Ils n’ont pas seulement travaillĂ© pour le club. Ils ont travaillĂ© pour moi. Ils ont acceptĂ© mes silences, mes absences, mes colères. Et je ne l’oublierai jamais. Â»

Puis il parla des joueurs.

« Je veux aussi remercier mon groupe. Ceux qui sont restĂ©s. Ceux qui sont revenus. Ceux qui ne m’ont jamais lâchĂ© alors qu’ils auraient pu penser Ă  eux, Ă  leur carrière, Ă  leur confort. Â»

L’émotion monta alors plus nettement. Aníbal serra la mâchoire, tenta de rester droit, mais sa voix se brisa légèrement.

« Je leur dois beaucoup. Plus qu’ils ne le pensent. Â»

Un journaliste, très doucement, demanda :

« Coach… est-ce que cela veut dire que vous partez ? Â»

AnĂ­bal ferma les yeux une seconde.

Puis il répondit.

« Oui. Â»

Le mot suffit à changer l’air dans la pièce.

« Après la Coupe du monde des clubs, je prendrai ma retraite. Â»

Un murmure traversa la salle. Pas un choc bruyant. Plutôt une onde triste, comme si tout le monde s’y attendait sans vouloir l’entendre vraiment.

« C’est ma vingt-sixième saison au plus haut niveau. J’ai donnĂ© tout ce que j’avais au football. Parfois mĂŞme ce que je n’avais plus. Â»

Il esquissa un sourire fatigué.

« Je veux finir debout. Avec Vianense. Avec ceux qui sont lĂ . Et ensuite… ensuite il faudra que j’apprenne Ă  vivre autrement. Â»

Cette dernière phrase resta suspendue.

Personne ne sut vraiment si AnĂ­bal y croyait.

Mais ce jour-là, il avait officiellement ouvert la dernière ligne droite. Le reste de la saison n’était plus seulement une course aux trophées. C’était un compte à rebours.

La fin d’une carrière. La fin d’une époque. Le dernier horizon d’Aníbal Guimarães.

- Chapitre 1055 -
- Et soudain la rupture -
- Chapitre 1057 -
Coming SOON - 09/06
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