:storygold: :s26: 🇵🇹 :vianense: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes

@Rhino un titre reste un titre.

@Tilo82 Tant qu’on finis par prendre le titre ça me va.

@CaptainAmericka On retrouve en effet un Anibal déchainé. Mais qu’est ce que ça cache.

@alexgavi J’ai arrêté de compter :hoho:

@celiavalencia c’est vrai qu’il va falloir ouvrir un musée bientôt :hoho:

- Un capitaine légendaire -

Il y avait des records qui se battaient dans le bruit, les communiqués, les images d’archive montées trop vite et les slogans faciles. Et puis il y avait ceux qui semblaient simplement confirmer une évidence ancienne, comme si tout le monde savait depuis longtemps qu’un jour, le nom de Carlos Simões finirait par s’installer au-dessus des autres dans l’histoire de Vianense.

À 26 ans seulement, le capitaine venait de battre le record d’apparitions en championnat avec le club. 311 matchs de Liga sous le maillot de Viana. Il dépassait ainsi Tiago Estevão, l’ancien gardien formé au Borussia Dortmund, recruté en 2026 par Aníbal Guimarães lors de son premier passage au club, et devenu l’un des grands visages de la décennie 2020. Ce record-là n’était pas anodin. Estevão avait été un pilier d’un Vianense encore fragile, un gardien venu d’ailleurs pour protéger un projet naissant. Carlos, lui, représentait l’étape suivante : l’enfant du club devenu colonne vertébrale d’un empire.

Tout avait commencé en août 2038.

Carlos n’avait que 16 ans lorsqu’Aníbal l’avait lancé contre Vizela, lors du premier match de son retour sur le banc de Vianense. À l’époque, beaucoup y avaient vu une audace, presque une provocation. Un défenseur central aussi jeune, dans une équipe en reconstruction, sous les ordres d’un entraîneur qui revenait déjà chargé d’histoire. Mais Aníbal avait vu autre chose. Il avait vu le calme. La lecture. Cette manière rare, chez un adolescent, de ne pas confondre agressivité et autorité.

Depuis, Carlos n’était presque plus sorti de l’histoire.

Il avait tout gagné. 6 Allianz Cup, 1 Liga Meu Super, 4 Liga Betclic, 6 Taça, 6 SuperTaça, 3 Supercoupes d’Europe, 3 Champions League, 1 Coupe UEFA-Comnebol, 1 Europa League. Et ce palmarès, déjà presque absurde, n’était même pas terminé. Toutes compétitions confondues, il comptait désormais 481 apparitions, 46 buts et 36 passes décisives avec Vianense. Des chiffres d’ancien. Des chiffres de légende. Sauf que Carlos n’avait que vingt-six ans.

Ce qui frappait le plus, pourtant, ce n’était pas seulement la longévité. C’était la maturité précoce de son règne. Capitaine depuis ses 18 ans, il avait grandi en portant déjà les responsabilités d’un homme fait. Il avait appris à parler aux anciens, à guider les jeunes, à calmer les ego, à absorber les crises. Dans cette saison si particulière, où Aníbal semblait souvent plus loin du terrain que jamais, Carlos avait été l’un des relais les plus précieux du vestiaire. Pas le plus bruyant. Pas le plus démonstratif. Mais celui que tout le monde écoutait quand il fallait revenir au simple : travailler, gagner, respecter le maillot.

Le club lui rendit hommage avec sobriété, mais avec une émotion réelle. Une vidéo retraça ses débuts contre Vizela, ses premiers buts, ses brassards successifs, ses finales, ses blessures, ses retours. Dans les tribunes, les supporters déployèrent une banderole simple : “Carlos, o nosso capitão.” Rien de plus. Cela suffisait.

Aníbal, lui, prit exceptionnellement la parole dans les médias.

Depuis des mois, chacune de ses interventions publiques était scrutée, pesée, interprétée. Mais cette fois, il parla avec une tendresse rare. Une tendresse presque paternelle.

« Carlos, c’est l’une des plus grandes rĂ©ussites de ma vie d’entraĂ®neur Â» dĂ©clara-t-il. « Pas seulement parce qu’il joue bien. Pas seulement parce qu’il a gagnĂ©. Mais parce qu’il est devenu exactement l’homme que j’espĂ©rais voir grandir ici. Â»

Il marqua une pause, comme souvent lorsqu’un souvenir revenait trop fort.

« Je l’ai lancĂ© Ă  16 ans. Ă€ cet âge-lĂ , on peut apprendre beaucoup de choses. Mais on ne peut pas inventer la personnalitĂ©. Lui, il l’avait dĂ©jĂ . Il avait dĂ©jĂ  ce calme, cette fiertĂ©, cette manière de protĂ©ger les autres. Â»

Puis il ajouta une phrase qui toucha profondément le club :

« J’ai eu beaucoup de capitaines dans ma carrière. Carlos est de ceux qui n’ont jamais eu besoin du brassard pour l’être. Â»

Le principal intéressé, fidèle à lui-même, reçut l’hommage avec pudeur. Il remercia le club, ses coéquipiers, les staffs successifs, Tiago Estevão lui-même, qu’il cita avec respect. Puis il eut un mot pour Aníbal, sans chercher l’effet.

« Le coach m’a donnĂ© ma vie de footballeur. Tout ce que j’ai fait ici a commencĂ© avec sa confiance. Â»

Dans une saison saturée de records collectifs, de retours mythiques et de douleurs intimes, cet hommage à Carlos Simões avait quelque chose de stabilisant. Il rappelait que l’histoire de Vianense ne tenait pas seulement aux grands coups de mercato ou aux trophées européens. Elle tenait aussi à ces trajectoires longues, à ces enfants du club devenus des hommes sous le même maillot.

Carlos Simões venait de battre un record. Mais surtout, il rappelait au monde que les dynasties ne se construisent jamais seulement avec des étoiles. Elles se construisent avec des capitaines.

- Chapitre 1051 -
- La passe de quatre -
- Chapitre 1053 -
Coming SOON - 31/05
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