Résumé
@Rhino oui il a toujours eu un super profil je trouvais.
@alexgavi oui son départ avait été compliqué mais au final il reviens un peu la queue entre les jambes ![]()
Le mercato de Vianense avançait Ă contre-courant de ce que l’Europe connaissait alors. LĂ oĂą d’autres empilaient des noms, des chiffres et des promesses, AnĂbal construisait une armĂ©e de souvenirs, de fidĂ©litĂ©s et de trajectoires cabossĂ©es. Après le fracas mĂ©diatique provoquĂ© par l’arrivĂ©e de Joaquin, les retours lourds de symboles de Gabriel, de Pedro Tiba et de Diogo Vieitas, le club annonça, presque discrètement, une autre signature. Moins clinquante, moins spectaculaire, mais profondĂ©ment signifiante.
Lamine Dos Santos rentrait Ă la maison.
Il y avait sept ans, son dĂ©part avait Ă©tĂ© vĂ©cu comme une Ă©vidence. Ă€ l’époque, Vianense n’était encore qu’un outsider brillant, un club sĂ©duisant mais fragile, capable d’éclairs sans ĂŞtre installĂ© au sommet. Lamine avait vingt ans, les jambes lĂ©gères et la tĂŞte pleine d’Angleterre. Middlesbrough avait frappĂ© Ă la porte avec douze millions d’euros et un projet clair : le faire grandir loin, très loin de Viana do Castelo. Personne ne l’avait retenu. Pas mĂŞme AnĂbal, qui savait dĂ©jĂ que certains dĂ©parts Ă©taient nĂ©cessaires pour que les hommes deviennent ce que les joueurs ne pouvaient encore ĂŞtre.
Formé à Vianense, Lamine avait connu ses premiers combats sous le maillot bleu et blanc. Piston gauche moderne, capable de coulisser dans l’axe, il avait accumulé 141 apparitions pour sept buts et douze passes décisives en quatre saisons professionnelles. Suffisant pour attirer l’Angleterre, pas assez pour résister à son appel. En Championship, il avait d’abord appris la patience. Trois longues années à entrer, sortir, observer, encaisser. Puis la révélation, tardive mais éclatante, à 24 ans, lorsque Middlesbrough avait retrouvé la Premier League.
Cette saison-là , Lamine avait touché du doigt ce qu’il croyait définitif. Un football plus rapide, plus brutal, mais aussi plus exposé. Il avait enchaîné les prestations solides, attiré l’attention d’Arsenal, et cru, enfin, que sa trajectoire prenait un tournant irréversible. La blessure était venue tout briser. Une rechute mal placée, au pire moment, alors que tout était réglé, que les valises étaient prêtes. Middlesbrough était redescendu. Lui aussi.
Mais Lamine n’avait pas sombré. Il avait travaillé, encore. Trois saisons pleines en Championship, à un niveau constant, sans bruit, sans éclat médiatique. À force de régularité, il était devenu un pilier du vestiaire, un cadre respecté, un joueur fiable. Il avait aussi trouvé une nouvelle identité internationale en choisissant de représenter la Guinée-Bissau, devenant rapidement un homme fort de la sélection. Et c’est là que le fil invisible s’était renoué.
Mamadu, capitaine de la sĂ©lection bissau-guinĂ©enne et figure centrale de Vianense, avait glissĂ© son nom Ă AnĂbal. Sans insister. Juste une phrase.
« Coach, Lamine est prêt à rentrer. »
AnĂbal n’avait pas hĂ©sitĂ© longtemps. Middlesbrough non plus. Huit millions d’euros, une clause de rachat Ă seize, presque une formalitĂ©. Ă€ vingt-huit ans, Lamine savait exactement ce qu’il venait chercher. Il ne serait ni une star, ni un titulaire indiscutable. Il serait un homme de rotation, un soldat capable de couvrir plusieurs postes, un garant de l’équilibre dans une saison qui s’annonçait interminable et totale.
Mais au fond, ce n’était pas pour cela qu’il revenait. Il revenait parce que tout avait commencĂ© lĂ . Parce que Vianense Ă©tait devenu ce qu’il avait toujours rĂŞvĂ© d’être sans jamais croire y revenir. Parce que, dans cette saison de deuil et de feu sacrĂ©, chaque retour Ă©tait une promesse silencieuse. Celle de ne pas laisser AnĂbal seul. Celle de se tenir debout, mĂŞme Ă l’ombre.
Avec près de 243 apparitions sous le maillot de Middlesbrough, une carrière respectable et des cicatrices bien visibles, Lamine Dos Santos retrouvait Viana sans illusions, mais avec une certitude profonde : il n’était pas là pour briller. Il était là pour tenir.
Et dans la dernière croisade d’AnĂbal GuimarĂŁes, ce genre d’hommes comptait parfois plus que tous les talents du monde.
- - - Lamine |
Dos Santos - - - |
| Âge | 27 |
| Nationalité | |
| Apparitions | 384 |
| Buts | 11 |
| Assists | 20 |
| ANNEES | CLUB | |||||||
| 36/37 | [U19] | SC Vianense | 10 | 1 | 2 | |||
| 36/37 | [B] | SC Vianense B | 11 | 0 | 1 | |||
| 37/38 | [PRO] | SC Vianense | 26 | 1 | 0 | |||
| 38/39 | [PRO] | SC Vianense | 34 | 1 | 0 | |||
| 39/40 | [PRO] | SC Vianense | 41 | 3 | 5 | |||
| 40/41 | [PRO] | SC Vianense | 38 | 2 | 7 | |||
| 41/42 | [PRO] | SC Vianense | 2 | 0 | 0 | |||
| 41/42 | [PRO] | Middlesbrough | 23 | 0 | 1 | |||
| 42/43 | [PRO] | Middlesbrough | 19 | 0 | 0 | |||
| 43/44 | [PRO] | Middlesbrough | 12 | 1 | 1 | |||
| 44/45 | [PRO] | Middlesbrough | 40 | 0 | 0 | |||
| 45/46 | [PRO] | Middlesbrough | 35 | 0 | 2 | |||
| 46/47 | [PRO] | Middlesbrough | 37 | 0 | 1 | |||
| 47/48 | [PRO] | Middlesbrough | 43 | 0 | 1 | |||
| 39/41 | [U21] | Portugal U21 | 11 | 0 | 2 | |||
| 43/46 | [A] | Guinée Bissau | 34 | 3 | 0 | |||
| 37-48 | TOTAL - - - - - | 384 | 11 | 20 |


