Répnoses aux lecteurs
@Rhino je sais pas trop ce que l’avenir le réserve mais à terme je le vois bien prendre la suite de Victor quand il rejoindra un plus grand club.
@alexgavi c’est ça. Peu probable il est parti l’an passé.
@CaptainAmericka tu t’en souvenais de lui ?
Ă€ ce stade de l’étĂ©, le mercato ressemblait davantage Ă une tempĂŞte qu’à une pĂ©riode de construction. Les tĂ©lĂ©phones vibraient sans cesse, les agents dĂ©filaient, les rumeurs se contredisaient. Vianense, pourtant, avançait Ă contre-courant. AnĂbal ne cherchait ni un nom clinquant ni un pari spĂ©culatif. Il cherchait un soldat. Un joueur capable d’entrer, de sortir, de se taire, d’accepter son rĂ´le sans jamais rĂ©clamer plus que ce que le collectif pouvait offrir.
Ilaix Moriba et JoĂŁo Infante lui proposèrent des profils cohĂ©rents, des joueurs fiables, parfois prometteurs. AnĂbal Ă©couta, nota, mais resta distant. Ce n’était pas seulement une question de niveau. Il voulait quelqu’un qui connaissait ses principes sans avoir besoin qu’on les lui explique. Quelqu’un qui savait ce que signifiaient le silence du vestiaire après une dĂ©faite, la patience sur le banc, l’exigence quotidienne. Or, après presque dix ans Ă Vianense, il ne restait plus beaucoup d’offensifs encore en activitĂ© ayant connu Anibal capables de cocher cette case.
Puis le téléphone sonna. À l’autre bout du fil, Javi Sánchez.
Sa voix Ă©tait reconnaissable entre mille. L’adjoint lĂ©gendaire d’AnĂbal, devenu entraĂ®neur principal de Valladolid, hĂ©sita un instant avant de parler. Il y avait dans son ton quelque chose de gĂŞnĂ©, presque pudique.
« AnĂbal… j’ai un problème. Et peut-ĂŞtre que c’est aussi une solution pour toi. »
Il n’eut pas besoin d’en dire plus longtemps. Le nom tomba naturellement, presque comme une évidence que l’on n’osait plus prononcer à voix haute.
Joaquin Fernández.
À Valladolid, la situation était devenue délicate. Joaquin restait respecté, admiré, presque sacralisé. Mais le football avançait, et l’arrivée d’Emmanuel Adjei un an plus tôt avait réduit son temps de jeu à peau de chagrin. Le club ne voulait pas l’écarter brutalement. Lui ne voulait pas raccrocher. Et Javi, pris entre deux loyautés, chercha une issue digne.
« S’il doit partir, je préfère que ce soit vers toi » souffla-t-il.
« Libre » ajouta-t-il après une courte pause. « Je ferai en sorte que Valladolid ne s’y oppose pas »
Quelques jours plus tard, AnĂbal se rendit Ă Valladolid. Sans camĂ©ras. Sans communiquĂ©. Dans un bureau qui sentait encore les souvenirs d’une autre Ă©poque. Lorsqu’ils se retrouvèrent, le temps sembla se replier sur lui-mĂŞme. Ils reparlèrent de tout : de l’arrivĂ©e en Europe de Joaquin, de ce pari fou fait par AnĂbal Ă l’époque, de la pression, des doutes, des nuits blanches. De ces saisons oĂą tout avait commencĂ©.
« Tu te rappelles » dit Joaquin avec un sourire fatigué, « quand tu m’as dit que l’Europe allait me détester avant de m’aimer ? »
AnĂbal hocha la tĂŞte.
« Elle t’a adoré. Trop même. »
Puis le ton changea. AnĂbal ne tourna pas autour du sujet.
Il lui parla de cette dernière saison. De ce groupe qu’il voulait former comme un commando. Des jeunes qui avaient tout gagné trop vite. De la nécessité de leaders silencieux, capables de transmettre sans écraser. Il lui expliqua qu’il n’y aurait aucune promesse de titularisation, aucun traitement de faveur.
« Tu prendras le temps que je te donnerai. Et parfois, tu n’en auras pas. »
Joaquin ne sourcilla pas.
« Je suis venu te voir pour ça. Pas pour autre chose. »
Il accepta immédiatement. Une saison. Un dernier run. Sans plainte, sans exigence. Avec la simple envie de jouer, d’aider, de transmettre. Et l’envie sincère de côtoyer Mamadú, ce buteur de Viana devenu outsider crédible au Ballon d’Or, qu’il suivait avec une curiosité presque paternelle.
À 35 ans, Joaquin Fernández n’était plus un pari. Il était une légende vivante.
140 sélections, 43 buts, 37 passes avec l’Italie.707 apparitions en club avec Valladolid, 377 buts, 111 passes décisives.8 Liga, 5 Copa del Rey, 4 Supercopa, 4 Ligue des Champions, 3 Supercoupes de l’UEFA, 1 Ligue des Nations, 1 Championnat d’Europe.
Et surtout : 5 Ballons d’Or. 3 trophées The Best.
Lorsque Vianense annonça officiellement son arrivée, le monde du football vacilla. Les réseaux s’enflammèrent. Les plateaux télé interrompirent leurs débats. On parla de coup de théâtre, de folie, de romantisme absolu. Certains évoquèrent un dernier caprice. D’autres comprirent immédiatement.
Ce n’était pas un recrutement. C’était un symbole. Vianense ne cherchait pas à survivre. Vianense préparait sa dernière charge.
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|---|---|
- - - JoaquĂn |
Fernández - - - |
| Âge | 35 |
| Nationalité | |
| Apparitions | 847 |
| Buts | 460 |
| Assists | 80 |
| ANNEES | CLUB | |||||||
| 2029 | [U19] | Velez Sarsfield | 37 | 26 | 3 | |||
| 2030 | [U19] | Velez Sarsfield | 58 | 35 | 3 | |||
| 2030 | [PRO] | Velez Sarsfield | 1 | 0 | 0 | |||
| 2031 | [PRO] | Velez Sarsfield | 8 | 1 | 0 | |||
| 31/32 | [PRO] | Real Valladolid | 34 | 6 | 2 | |||
| 32/33 | [PRO] | Real Valladolid | 37 | 11 | 2 | |||
| 33/34 | [PRO] | Real Valladolid | 38 | 13 | 2 | |||
| 34/35 | [PRO] | Real Valladolid | 43 | 14 | 1 | |||
| 35/36 | [PRO] | Real Valladolid | 43 | 18 | 3 | |||
| 36/37 | [PRO] | Real Valladolid | 46 | 26 | 5 | |||
| 37/38 | [PRO] | Real Valladolid | 42 | 30 | 5 | |||
| 38/39 | [PRO] | Real Valladolid | 28 | 17 | 3 | |||
| 39/40 | [PRO] | Real Valladolid | 45 | 22 | 14 | |||
| 40/41 | [PRO] | Real Valladolid | 46 | 25 | 3 | |||
| 41/42 | [PRO] | Real Valladolid | 47 | 28 | 17 | |||
| 42/43 | [PRO] | Real Valladolid | 39 | 24 | 7 | |||
| 43/44 | [PRO] | Real Valladolid | 41 | 30 | 12 | |||
| 44/45 | [PRO] | Real Valladolid | 46 | 31 | 8 | |||
| 45/46 | [PRO] | Real Valladolid | 45 | 32 | 12 | |||
| 46/47 | [PRO] | Real Valladolid | 45 | 26 | 6 | |||
| 47/48 | [PRO] | Real Valladolid | 42 | 24 | 9 | |||
| 44/48 | [A] | Italie | 140 | 83 | 37 | |||
| 29-48 | TOTAL - - - - - | 847 | 460 | 80 |



