Réponses aux lecteurs
@Rhino Anibal tente des choses mais de lĂ Ă les finaliser
Faire venir Anaya a 34 ans c’est une chose, faire revenir des mecs dans des tops clubs à 25-27 ans c’est pas aussi aisé.
@CaptainAmericka Pour l’instant y’a rien de fait. Mais je kifferais le voir revenir. Une défense central Luvanor, Simões et Gabriel aurait de la gueule.
Les rumeurs avaient précédé le plateau. À Vianense, on parlait d’un virage, d’une politique de recrutement plus agressive pour compenser les départs successifs des stars. Rien d’officiel, seulement ce brouhaha permanent qui accompagne les clubs au sommet. Le soir même, sur le plateau de Sky Sports Football, le débrief des huitièmes de finale de la Ligue des Champions offrit à Carlos Tévez une scène idéale.
Vianense venait d’éliminer Liverpool Une performance nette, maîtrisée, presque clinique. Mais Tévez, désormais consultant, afficha ce sourire en coin qui annonçait la provocation.
« Oui, d’accord… » lança-t-il en haussant les épaules. « Ils ont sorti Liverpool. Très bien. Mais contre le Real Valladolid, ça s’arrête. Emmanuel Adjei va les sortir. Ce sera le début de la fin. »
Le plateau se crispa légèrement. Tévez continua, porté par sa propre verve.
— « Soyons sérieux. Qui voudrait aller dans un club maudit ? Des affaires sordides hors du terrain, des histoires qui ne sentent pas bon… Si Vianense domine le Portugal, ça ne veut rien dire. Le Portugal n’est pas un grand pays de football. »
Un rire s’éleva à sa gauche. Shaqkeem Joseph, légende de Vianense, secouait la tête, amusé.
« Carlos, tu dis ça avec tellement de conviction… » répondit-il en souriant. « On dirait presque que tu y crois. »
« Je le crois » répliqua Tévez. « Et tu verras. »
Shaqkeem se pencha alors vers la régie, complice.
« Puisqu’on parle de croyances… j’ai peut-être une surprise. »
L’écran derrière eux s’illumina. Une connexion s’établit. AnĂbal apparut, dĂ©tendu, presque amusĂ© par la situation. Le plateau retint son souffle. TĂ©vez, lui, se raidit.
« Bonsoir, Carlos » lança AnĂbal avec un sourire tranquille. « J’espère que tu profite bien de ta retraite. J’entends que tu parles beaucoup de nous. »
Shaqkeem éclata de rire.
« Coach, Carlos nous expliquait que Vianense était fini. »
AnĂbal pencha lĂ©gèrement la tĂŞte.
« Ah… » dit-il. "C’est intéressant. Surtout venant de quelqu’un qui a réussi à se faire virer du Sporting CP et du Benfica en moins de 3 ans tout en reléguant un club en Premier League".
Un murmure parcourut le plateau. TĂ©vez tenta d’intervenir, mais AnĂbal continua, toujours calme.
"Tu sais, Carlos, l’aigreur se voit. Et quand on confond ses échecs personnels avec le déclin des autres, c’est rarement bon signe. Et rappelle moi qui est champion du Monde ? L’Argentine ? Je ne crois pas. Rappelle moi qui a remporté les deux dernières éditions de la Champion’s ? "
Shaqkeem ajouta, faussement sérieux :
« Et pour le Portugal… dis ça à Liverpool, ils ont peut-être manqué l’info. »
Tévez se leva brusquement, le visage fermé.
« Je ne suis pas là pour ça » lâcha-t-il, avant de retirer son micro. « C’est ridicule. »
Il quitta le plateau sous les regards médusés. Le silence dura quelques secondes, puis Shaqkeem se tourna vers la caméra, sourire en coin.
« Eh bien… on dirait que Vianense fait encore parler. »
L’écran se coupa sur le visage d’AnĂbal, toujours serein. Une chose Ă©tait certaine : la dynastie ne se contentait plus de gagner sur le terrain. Elle imposait aussi le tempo hors-jeu. Et Ă chaque provocation, elle rĂ©pondait avec la mĂŞme arme, l’ironie froide de ceux qui savent exactement oĂą ils vont.
