Réponses aux lecteurs
@Rhino on lui souhaite en effet. Je pense qu’il a tout pour s’imposer réellement en Angleterre.
@CaptainAmericka
Bah nous on a pas pris de valises
Les joies des histoires. Et encore on peut pas tout dévoiler.
@alexgavi en effet et merci pour les maillots.
@toopil Presque mais c’est sur que c’est un beau trophée que je ne gagne pas souvent en plus.
@Nehoc C’est pas exactement ça. Les trois saisons en jeunes c’est deux en réalité car la saison U16 existe pas dans FM. Ensuite ces deux saisons sont en parralèle des mêmes saisons avec les pros. Ce sont des saisons ou le jeune évoluent entre les deux effectifs. J’ai pour habitude si un joueur a peu de temps de jeu de le laisser à dispo des U19. Du coup ça ne lui fait réellement que 5 saisons professionnels sur 6-7 possible. Et je me suis trompé sur l’âge il a 21 et va avoir rapidement 22 ![]()
La saison avait à peine repris que Vianense se retrouvait déjà à l’endroit qu’il avait appris à apprivoiser : sous les projecteurs, face à l’Europe, avec un trophée à portée de main. Après une année folle, presque irréelle, où tout avait été conquis, le club repartait en campagne sans le poids de la surprise mais avec celui, plus lourd encore, du statut. À Lille, dans l’enceinte massive de la Decathlon Arena, Vianense disputait sa deuxième Supercoupe d’Europe consécutive, cette fois auréolé du titre suprême de champion d’Europe. En face, Manchester United, vainqueur de l’Europa League, géant historique venu rappeler que la mémoire du football ne s’efface jamais totalement.
Le coup d’envoi fut brutal, presque hostile. United entra dans le match comme on entre dans une bataille, sans préambule, avec l’arrogance froide de ceux qui pensent que le prestige suffit à imposer le tempo. Dès la cinquième minute, cette pression trouva sa récompense. Sur une phase confuse dans la surface, Caetano Dias surgit, plus prompt que tout le monde, et catapulta le ballon au fond des filets. Vianense se retrouvait mené presque avant d’avoir respiré, et le stade, largement acquis aux Anglais dans ce début de match, gronda comme une vieille bête réveillée trop tôt.
Mais Vianense n’était plus ce club qui doutait. Loin de se dĂ©sunir, les hommes d’AnĂbal GuimarĂŁes absorbèrent le choc, serrèrent les lignes, acceptèrent la douleur. Le match devint rugueux, heurtĂ©, presque sale par instants. Les duels s’enchaĂ®naient, les contacts s’accumulaient, et chaque ballon semblait disputĂ© comme s’il devait ĂŞtre le dernier. Peu Ă peu, pourtant, Vianense gagna du terrain, imposa sa circulation, força Manchester Ă reculer d’un pas, puis d’un second.
À la trente-septième minute, cette montée en puissance trouva enfin son exutoire. Sur une action construite avec patience, le ballon arriva dans les pieds d’Emmanuel Adjei. L’attaquant, dos au but, fixa, feinta, puis arma une frappe sèche, presque instinctive. Le tir fusa, ras-de-terre, et vint mourir au pied du poteau. L’égalisation fut accueillie comme une libération. Sur le visage d’Adjei, on ne vit pas de triomphe excessif, seulement cette expression grave de ceux qui savent qu’ils viennent de remettre l’histoire dans le bon sens.
La seconde période reprit sur le même rythme infernal. Manchester tenta de reprendre le contrôle par la force, Vianense répondit par l’intelligence et la solidarité. Les lignes se tendaient, les nerfs aussi. Puis, à l’heure de jeu, le match bascula. Sur une transition rapide, Vianense trouva enfin l’espace qu’il cherchait depuis le début. Le ballon circula vite, très vite, et Luvanor surgit dans la surface. Son contrôle fut imparfait, presque maladroit, mais sa frappe, elle, ne trembla pas. Le cuir partit sous la barre, laissant le gardien anglais figé, spectateur d’un moment qu’il ne pouvait plus empêcher.
À partir de là , le temps sembla s’étirer. Manchester United poussa, jeta ses dernières forces dans la bataille, multiplia les centres, les frappes lointaines, les situations brouillonnes. Mais Vianense tint. Chaque tacle était une promesse, chaque dégagement une respiration arrachée. Quand l’arbitre siffla enfin la fin du match, les corps s’affaissèrent, les regards se levèrent vers le ciel, incrédules et épuisés.
Vianense venait de s’imposer une nouvelle fois, ajoutant une ligne de plus Ă une histoire qui n’en finissait plus de s’écrire. Pour AnĂbal GuimarĂŁes, ce trophĂ©e avait une saveur particulière. Il n’était pas une surprise, ni une apothĂ©ose : il Ă©tait une continuitĂ©. La preuve que cette Ă©quipe savait recommencer, repartir en conquĂŞte, sans se perdre dans ses propres lĂ©gendes. La saison redĂ©marrait comme la prĂ©cĂ©dente s’était achevĂ©e : par un titre, par une certitude, par ce sentiment troublant que Vianense n’avait peut-ĂŞtre pas encore atteint son sommet.


