:storygold: :s26: 🇵🇹 :vianense: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes

@Rhino Un groupe plutôt simple en théorie. Espérons qu’on pourra y aller avec nos stars.

@toopil Très Anibal comme tirage au final :pasrire:

@CaptainAmericka oui c’est aussi ce que je vise je vais pas te mentir.

- Afonso Ferreira au fond du trou -

On avait longtemps cru qu’Afonso Ferreira finirait par remonter la pente, qu’il suffirait d’un but salvateur, d’une nuit où enfin le ballon lui obéirait de nouveau, d’un dribble retrouvé pour que tout se répare. Mais la réalité s’était révélée plus dure, plus opaque. L’espoir s’était effiloché lentement, jusqu’à ne plus être qu’un fil ténu entre ce qu’Afonso avait été et ce qu’il était devenu.

Vianense, soucieux de son image, avait choisi la discrétion, un prêt passé presque sous silence, une transition silencieuse vers la Real Sociedad, comme si le club portugais espérait que l’éloignement géographique suffirait à résoudre le problème, que le soleil basque ferait cicatriser les fractures internes. Mais dès son arrivée à San Sebastián, quelque chose avait semblé faux.

Ferreira ne retrouvait pas le rythme. Ni le geste. Ni l’impulsion intérieure.

Il ne jouait qu’épisodiquement, dix minutes par-ci, un quart d’heure par-là, parfois une titularisation en Copa, presque toujours suivie de l’évidence douloureuse : il n’était plus ce qu’il avait été.

Ce qui ne s’était pas atténué, en revanche, c’était sa capacité à attirer les projecteurs mais pas ceux du football.

En octobre, la police de San Sebastián l’avait intercepté en pleine nuit, dans une ruelle adjacente à la vieille ville, en compagnie de prostituées dont il n’avait même pas eu la pudeur de cacher l’identité. Les tabloïds espagnols s’étaient jetés sur l’affaire comme des vautours affamés, et les médias portugais avaient suivi, peu enclins à épargner un enfant déchu.

« ANTIGUO PRODIGIO — ACTUAL DESASTRE » titrait Marca.

« Afonso perd définitivement le fil » écrivait Record.

Anibal avait lu les titres avec un nœud dans la gorge, mais pas de surprise. Il avait compris depuis longtemps que le problème n’était pas technique.

Il était intérieur. Profond. Impossible à régler avec un sprint ou un exercice tactique.

Et puis il y eut ce dernier épisode. Le plus triste. Le plus dérangeant.

À Barcelone, loin de San Sebastián, loin du club, Afonso avait été trouvé au petit matin, affalé sur un banc public près du Parc de la Ciutadella, la tête renversée, le regard vide. À ses pieds, une bouteille de vodka presque vide.

Et à côté de lui, un téléphone sans batterie, comme un symbole parfait : plus personne à appeler, plus personne au bout du fil, plus de messages, plus de réseau.

Un policier catalan, interrogé anonymement, avait dit :

« Il ne semblait mĂŞme pas ivre heureux. Il semblait ivre perdu. Â»

Au Portugal, la question commençait à se poser avec un mélange de fatalisme et de malaise :

Était-ce encore un joueur de football ? Ou un être humain brisé sous nos yeux, dans un naufrage que personne n’avait su arrêter ?

À Vianense, on ne commentait plus. On murmurait. On détournait les regards.

Hugo Viana avait simplement confié à un proche, un soir tard, juste avant de quitter le centre d’entraînement :

« On a essayĂ© de le sauver en tant que joueur… mais je ne sais pas si quelqu’un essaie encore de le sauver en tant qu’homme. Â»

Car voilà la vérité tragique, Afonso Ferreira n’était pas un vilain, ni un criminel. Il était le produit de sa propre météorite : une ascension trop rapide, un statut trop lourd pour ses épaules fragiles, une personnalité poreuse aux tentations, aux flatteries et aux poisons.

Il avait été, un temps, un joyau. Désormais, il n’était plus qu’un souvenir, un chiffon froissé dans l’histoire de Viana. Et malgré tout, au fond du cœur d’Anibal, là où la colère ne parvenait jamais vraiment à s’imposer, une petite voix subsistait encore :

« Il n’est pas trop tard. Pas encore. Pas totalement. Â»

Mais pour l’instant, Afonso Ferreira restait un nom associé à la chute et non plus à l’espoir.

- Chapitre 878 -
- Tirage prometteur pour la CDM -
- Chapitre 880 -
Coming SOON - 02/12
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