:storygold: :s26: 🇵🇹 :vianense_dark: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes

@Rhino toujours :sac:

@Sythax je t’avoue je suis plutot content du résultat.

@alexgavi non non il est rincé désormais.

- « Je veux jouer au mĂŞme niveau qu’Altair Â» -

Il avait prononcé les mots avec calme, sans amertume, sans rupture brutale. Juste avec cette lucidité tranquille qui habite ceux qui savent avoir donné sans compter. Gabriel, 21 ans, visage toujours juvénile mais regard durci par cinq années et demie passées dans les entrailles exigeantes du SC Vianense, avait confié à un média brésilien sa réflexion profonde :

“Peut-être qu’à la fin de cette saison, il sera temps pour moi d’explorer autre chose.”

Une phrase lourde de sens, prononcée dans un portugais teinté d’un léger accent du Para, et qui résonna immédiatement jusque dans les travées de l’Arena do Viana. Formé au club, devenu international brésilien à 18 ans, soldat fidèle de la montée comme des campagnes européennes, Gabriel avait traversé les saisons avec l’assurance d’un patron en devenir, sans jamais s’écarter de la ligne que lui traçait Aníbal Guimarães : travailler, apprendre, dominer en silence.

Mais le temps passe vite pour ceux qui rêvent grand. Le départ d’Altair vers le Bayern, l’été dernier, avait laissé des traces. Non pas de jalousie, ni même d’envie mal placée. Mais un signal. Un rappel que certains trains ne repassent qu’une fois, et que pour rejoindre le wagon de la Seleção, il fallait désormais être plus qu’un leader d’ombre. Il fallait briller à la lumière crue des projecteurs européens.

“Altair a montré la voie. Le Bayern lui a donné une plateforme. Il joue la Ligue des Champions tous les ans, il est exposé. Il a été rappelé en sélection, parce qu’on ne peut plus l’ignorer.” avait glissé Gabriel, droit dans ses bottes, mais sans renier ce qu’il devait à son club de toujours.

Et pourtant, à Vianense, personne ne lui en voulait. Ni dans le vestiaire, où chacun respectait le chemin accompli, ni chez les supporters, qui savaient que rien n’était éternel. Même Aníbal, habituellement peu friand de ces discours médiatiques, n’avait pas bronché. Il connaissait le garçon. Il l’avait vu arriver, frêle adolescent débarqué d’un vol Belém-Porto, terrifié à l’idée de ne pas être à la hauteur. Il l’avait façonné, corrigé, encouragé, parfois grondé, mais toujours protégé.

Alors bien sûr, si Gabriel venait à partir, cela laisserait un vide. Mais ce serait un vide noble, comme celui que laissent ceux qui ont marqué leur passage non par fracas, mais par constance. Et d’ici là, la saison n’était pas terminée. Il restait des matchs à jouer, des trophées à chercher, et pourquoi pas, une dernière danse sous les couleurs bleues de Vianense.

Car avant de voir ailleurs, Gabriel voulait partir la tête haute. Et pour cela, il comptait bien tout donner, jusqu’au dernier souffle.

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Coming SOON - 30/07
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