:storygreen: :s22: 🇵🇹 :vianense: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@Rhino On renfloue les finances du club ça fait du bien.

@gwendil35 :pasrire:

@FC_Guimaraes

- Valladolid veut rapatrier Anibal -

L’appel venu de Castille avait quelque chose d’inattendu, presque d’irrationnel. Mais il était aussi chargé d’une noblesse un peu douloureuse, de celles qui font battre le cœur plus vite et réveillent des souvenirs trop lourds pour qu’on les affronte sans vaciller. Alors que Javi Sánchez venait de confirmer son départ pour le Real Madrid après avoir offert à Valladolid un double triplé de rêve, les dirigeants blanquivioletas avaient tenté le tout pour le tout. Leur priorité n’était autre qu’Aníbal Guimarães, celui-là même qui avait changé à jamais la destinée du club.

À Viana do Castelo, la nouvelle avait circulé comme une onde. Mais Aníbal, fidèle à sa discrétion légendaire, n’avait rien laissé paraître. Flatté, oui. Tiraillé, non. Il savait déjà. La réponse avait toujours été en lui.

Car il y avait, à Vianense, quelque chose qu’aucun contrat ne pouvait remplacer. Un équilibre. Une paix intérieure. Une fidélité à une terre, à un projet, à des gens. Il avait reconstruit pierre par pierre une institution, insufflé une identité, élevé des jeunes garçons en hommes. Il y avait ici Victor, son fils, des joueurs qu’il avait vu éclore, des visages croisés chaque matin avec la même intensité. Et puis, il y avait le poids de l’héritage, là-bas, à Valladolid. Trop lourd.

Partir comme il l’avait fait, sur un triplé magique Liga–Copa–Champions, avait figé Aníbal dans une forme d’éternité. À l’époque, il était parti en héros, porté en triomphe dans un José Zorrilla incandescent. Depuis, une statue à son effigie trônait sur le parvis, et le stade portait désormais son nom. Il n’était plus un coach là-bas. Il était un mythe. Revenir, c’était prendre le risque de gratter cette peinture sacrée, de froisser la mémoire.

Alors, lorsqu’il répondit au téléphone, il le fit avec tact, mais sans trembler. Non. Il déclina l’offre avec un respect immense. Il remercia, rappela son attachement, évoqua les souvenirs. Mais il était chez lui, à Vianense, et il n’était pas encore temps de partir.

Dans un élan de générosité sincère, il proposa néanmoins un nom. Celui de son adjoint Ilaix, fidèle parmi les fidèles, qu’il jugeait prêt à franchir ce cap.

“Il a grandi ici. Il comprend ce que cela représente. Il mérite une chance.”

Mais à Valladolid, on cherchait un nom. Un symbole. Quitte à rejeter l’un de ses propres fils.

Le train reparti vers Castille. Et Aníbal, de retour sur le terrain d’entraînement, redressa la casquette sur son crâne. Vianense l’attendait. Et il avait encore des choses à y bâtir.

- Chapitre 757 -
- Altair rejoint le Bayern pour 80M€ -
- Chapitre 759 -
Coming SOON - 12/07
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