:storygold: :s26: 🇵🇹 :vianense: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@CaptainAmericka
denis #kohlanta GIF

Oui ça fait plaisir même si aucun n’a joué de matchs au final :sadpepe:

- « Met le montant que tu veux sur le chèque Â» -

Le Mondial battait son plein. Les caméras tournaient sans pause, les salons privés se remplissaient d’offres murmurées, de contrats esquissés sur des serviettes en lin.

Aníbal Guimarães, lui, était venu par respect. Invité par l’Émir Tamim II Al Thani lui-même, il avait répondu présent. Tenue sobre, voix calme, regard comme toujours ancré dans l’instant. Car si le décor brillait, il n’était pas dupe.

Depuis plusieurs mois déjà, les rumeurs enflaient. Le PSG, en quête de structure tactique et d’identité. West Ham, en phase de relance, sous pavillon qatari. Et surtout, un Émir prêt à tout , convaincu que le Portugais représentait le grand architecte du football globalisé.

Il l’avait dit lui-même :

« Votre prix sera le vôtre. Ce que vous voulez, vous l’aurez. »

Mais Aníbal avait refusé. Poliment. Fermement. Définitivement.

« Je suis venu écouter. Pas acheter. J’ai un club. J’ai une histoire. Et je viens de l’emmener en Ligue des Champions. Je n’ai pas fini. Pas encore. »

Dans l’entourage de l’Émir, le choc fut discret, mais réel. On avait tendu un chèque en blanc . On avait espéré séduire par les moyens, par les noms, par les lumières.

Mais Aníbal n’avait rien demandé. Et lorsqu’il rentra à Viana do Castelo, il s’assit aux côtés de Hugo Viana et signa sa prolongation de deux saisons, sans cérémonie. Jusqu’en 2046.

En conférence de presse, il fut interrogé sur son passage à Doha. Il répondit simplement :

« J’ai reçu beaucoup. Mais j’ai déjà tout ce qu’il me faut. Ce club, ce vestiaire, ces supporters. Parfois, rester, c’est plus ambitieux que partir. »

Dans les rues de Viana, on n’ouvrit pas le champagne. Mais on accrocha un drap blanc au-dessus de la porte du stade, sur lequel on avait peint, à la main :

“Não se compra o que é feito de raízes.”
(On n’achète pas ce qui pousse avec des racines.)

Et pendant que le monde courait derrière les noms, Vianense continuait à bâtir avec un homme qui avait choisi de rester. Mais le Cheikh Al-Thani avait du mal à digérer sa défaite et en privé il jura qu’Anibal deviendrait la vitrine du Qatar. Quitte à devoir acheter Vianense.

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