:storygold: :s24: 🇵🇹 :fpf: :vianense: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@CaptainAmericka Sa famille étant originaire du Brésil c’est compréhensible je pense. Oui il a large le niveau même si en bonus le Brésil a un creux en défense central.

- « Coach, je veux tenter ma chance au Sporting Â» -

L’entraînement venait de s’achever. Les plots étaient rangés, les filets retombaient, et les ballons roulaient seuls jusqu’aux coins du terrain, comme des enfants fatigués d’avoir trop joué.

Elton Duarte, lui, ne quittait pas le terrain des yeux. Debout, mains sur les hanches, il regardait le banc vide, comme s’il y cherchait une réponse.

Il finit par se diriger vers le bureau d’Aníbal Guimarães.

L’entretien avait été demandé deux jours plus tôt, sans urgence apparente. Mais dès qu’il entra, accompagné de son agent — chemise ouverte, regard trop sûr de lui — Aníbal comprit. Ce n’était pas un échange. C’était une annonce.

Elton, 21 ans, arrivé quatre saisons plus tôt en provenance du Sporting, avait été bien plus qu’un joueur. Il avait été un repère. D’abord un ailier timide, puis repositionné latéral droit sous l’impulsion d’Aníbal, il avait gravi les échelons sans bruit. Combattant élégant, capitaine sans brassard. À Vianense, il incarnait l’exigence et la fidélité. Le genre de joueur sur lequel on construit.

Mais ce jour-là, il baissa les yeux et parla d’une voix claire.

« Mister, j’ai donné tout ce que je pouvais ici. J’ai grandi, j’ai appris. Mais j’ai besoin d’un nouveau défi. »

Son agent prit le relais. Moins mesuré.

« Il a des contacts concrets. Porto. Le Sporting aussi. Les projets sont solides. Le timing est bon. »

Aníbal écouta. Sans couper. Mais à chaque mot, quelque chose se fissurait.

Il tenta pourtant. Par loyauté, plus que par stratégie.

« Tu es une pièce essentielle, Elton. Tu connais notre projet. Tu sais ce qu’on construit. Et tu sais qu’ici, tu as ta place. Une vraie. J’ai fermé les yeux sur tes dérapages à plusieurs reprises. »

Mais l’agent secoua déjà la tête. C’était joué d’avance. Trop fluide. Trop sûr. Les négociations avaient déjà eu lieu. Le joueur n’était pas encore parti, mais le cœur était ailleurs.

Après le rendez-vous, Aníbal resta seul un long moment, assis face à son tableau tactique.

Elton était censé porter la défense l’an prochain. Il avait même envisagé de le nommer vice-capitaine. Un joueur fiable, rare, exemplaire sur le terrain. Mais il connaissait ce regard-là. Ce mélange de gratitude et de distance. Il l’avait vu mille fois.

Il consulta Hugo Viana dans la soirée. Le directeur sportif ne fut pas surpris.

« Si une offre correcte arrive, on ne pourra pas le retenir. Pas dans ces conditions. »

Et dans la nuit, AnĂ­bal griffonna quelques mots dans son carnet :

« On ne perd pas un joueur. On perd un repère. Et on devra réapprendre à défendre sans lui. »

Reste Ă  savoir oĂą ira Elton.

Et si un jour, en regardant derrière lui, il comprendra ce que Vianense lui avait offert. Pas seulement du temps de jeu. Mais une maison.

- Chapitre 664 -
- Gabriel veut jouer pour le Brésil -
- Chapitre 666 -
Coming SOON - 12/05
12 « J'aime »