:storygold: :s26: 🇵🇹 :vianense_dark: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@Manthyz :pasrire: gourmand va :hoho:

@CaptainAmericka On verra bien ce qu’ils donneront mais c’est sur que comparer à la génération précédente.

@VertPourToujours peut mieux faire.

- Gabriel veut jouer pour le Brésil -

Les photographes s’étaient levés plus tôt que d’habitude ce matin-là, et les micros avaient fleuri sur le pupitre bien avant l’arrivée du principal concerné. On ne parlait pas de mercato, ni de blessure, ni de match à venir. Ce jour-là, on parlait d’identité.

Au centre de la scène, sobre, droit, vêtu d’un pull noir sans logo, Gabriel — le roc de la défense de Vianense — s’installa.

Ses yeux, sombres mais calmes, balayèrent la salle. Il attendit quelques secondes. Puis il parla.

« Je sais que beaucoup ont attendu ce moment. Je veux être clair. J’ai pris ma décision. »

Silence tendu dans la salle.

« Je jouerai pour le Brésil. » (il enfila alors le maillot de la sélection aux cinq coupes du monde.)

Le murmure fut immédiat. Pas de surprise totale, non. Mais ce que l’on croyait possible devenait réel.

Gabriel, né à Braga de parents brésiliens originaire de Porto Alegre, avait longtemps entretenu le flou. Formé à Lisbonne, révélé à Vianense, il avait grandi dans les sélections de jeunes portugaises, flirté avec l’idée d’une carrière en rouge et vert. Il avait même rencontré le staff de la Seleção à deux reprises cette saison.

Mais quelque chose avait basculé .

D’après les échos, Romarinho, nouveau sélectionneur auriverde, ancien prodige devenu technicien passionné, avait personnellement appelé le joueur à plusieurs reprises. Il lui avait parlé du projet. De l’âme de la Seleção. Du besoin d’un central moderne, technique, discipliné. Et surtout… de racines.

« Tu n’as pas à choisir entre deux pays, lui aurait-il dit. Tu dois juste écouter ton sang. »

En conférence de presse, Gabriel confirma.

« Le Portugal m’a donné une éducation. Le Brésil m’a donné un nom. J’ai longtemps cru devoir trancher entre deux amours. Puis j’ai compris que ce n’était pas un choix contre quelqu’un, mais avec quelque chose. Je me sens chez moi dans les deux pays. Mais dans mon cœur, c’est le Brésil qui a toujours joué. »

À Vianense, personne n’en prit ombrage. Aníbal Guimarães, interrogé à la sortie de l’entraînement, se contenta d’un sourire et d’une tape sur l’épaule.

« Il a fait un choix courageux. Un choix de vérité. C’est tout ce qu’on demande à un joueur. »

Ruben Amorim, lui, nota en privé que Gabriel n’avait jamais aussi bien joué que ces dernières semaines. Comme si s’être trouvé avait libéré quelque chose de plus profond encore.

Et déjà, les rumeurs circulaient : la convocation officielle serait envoyée pour le prochain rassemblement de la Seleção, en mars. Le maillot jaune, les hymnes, les avions longs-courriers. Un rêve en samba pour un garçon forgé sur les rives du Lima.

Gabriel ne cherchait pas la gloire. Il cherchait la paix. Il venait de la trouver.

Et dans le vestiaire, ce soir-là, un de ses coéquipiers lança en riant :

« Tu vas faire danser Estevão ou quoi ? »

Gabriel haussa les épaules, amusé.

« On verra. Moi, je suis prêt à défendre. Comme toujours. »

- Chapitre 663 -
- Une cuvée en manque de vitesse -
- Chapitre 665 -
Coming SOON - 12/05
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