:storygold: :s26: 🇵🇹 :vianense: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@VertPourToujours Bah Ferreira, Mané cartonne. Et en prêt evidemment. Je joue pas avec deux buteurs

@FC_Guimaraes un triangle amoureux ça vous dit ?

- Anna - « Assieds toi, nous devons parler Â» -

Les phares découpaient la nuit tombante, filant le long des routes sinueuses qui bordaient le Lima. Aníbal Guimarães, au volant de son Aston Martin sombre comme une promesse tenue, quittait le centre d’entraînement. La journée avait été longue, faite de détails tactiques, de sourires forcés devant les caméras, de décisions silencieuses qu’un coach traîne parfois comme un sac de sable.

Dans l’habitacle, la playlist tournait en sourdine — du fado doux, un choix involontaire de son assistant, mais qui semblait convenir à cette fin de journée glacée.

Puis, le téléphone vibra.

Un simple appel, mais avec ce genre de vibration différente. Presque viscérale.

Il activa l’IA de son iPhone, par paresse plus que par confort.

« Réponds en haut-parleur. »

Et une voix surgit. Féminine. Claire. Franche.

— « Ani… c’est Anna. Je sais que ça fait des années, mais… il faut que je te parle. »

Il freina, sans y penser.

Pas un arrêt sec. Un ralentissement naturel. Comme si son corps, avant même son esprit, avait compris que quelque chose venait de s’ouvrir. Un tiroir qu’il pensait verrouillé. Une boîte qu’il n’avait pas rouvert depuis longtemps.

Anna. Le prénom résonnait. Vieux écho d’un passé enfoui sous les couches d’ambition, de conférences de presse et de contrats en triple exemplaire. Il resta figé un instant, le regard perdu dans le reflet tremblant des lumières de Noël, suspendues aux réverbères de Viana.

Anna. Celle qu’il avait connue bien avant Yéssica, avant Isabella. Bien avant la gloire.

Elle était entrée dans sa vie comme une saison trop courte. Étudiante en psychologie, pleine de principes, de silences puissants, de cette beauté sans mise en scène. Elle avait aimé Aníbal, mais pas sa trajectoire. Elle avait fui l’instabilité chronique, les départs en avion, les retours épuisés à l’aube, les soirées de défaites, les dimanches sans tendresse.

Et elle était partie. Un mot sur un carnet.

Un au revoir sans drame.

Il ne l’avait pas revue depuis.

Ce soir-là, il ne dormit presque pas. Pas par colère, pas par peur. Mais parce qu’une question tournait en boucle, impossible à évacuer :

« Pourquoi maintenant ? Â»

Yéssica dormait à ses côtés, le ventre arrondi par l’enfant à venir. La maison était calme. Trop calme. Et dans cette tranquillité surgie comme une mer d’huile, l’appel d’Anna résonnait comme une pierre lancée en plein milieu.

Le lendemain, très tôt, alors que la lumière bleutée de l’hiver filtrait à peine à travers les stores, le souvenir d’Anna s’imposa à lui. Les cafés à Viana. Les balades au bord du Douro. Les discussions infinies sur la vie, sur ce qu’il aurait pu être s’il n’avait pas tout misé sur un ballon.

Il sourit, un sourire triste.

Elle ne voulait pas d’un homme de passage. Et lui, à l’époque, n’était que ça.

Et maintenant ?

Que voulait-elle dire, exactement ?

Le téléphone resta muet les jours suivants. Et Aníbal, entre deux séances d’entraînement, jeta parfois un œil vers l’écran. Rien. Pas de second message. Pas de suite.

Juste une parenthèse. Ou peut-être… un prélude.

- Chapitre 654 -
- « Ani, nous devons prĂŞter Afonso Â» -
- Chapitre 656 -
Coming SOON - 06/05
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