:storygold: :s26: 🇵🇹 :vianense_dark: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@CaptainAmericka C’est normal qu’il soit observé. Après dans l’idée j’aimerais qu’un joueur fasse au moins 3 saisons pleines avant d’envisager un départ. Après pour les valeurs je sais pas, il s’est barré du Sporting à 15 ans donc bon ^^

@VertPourToujours espérons.

- « Ani, nous devons prĂŞter Afonso Â» -

Sur le terrain annexe du centre d’entraînement de Vianense, le vent sifflait entre les pins, froissant les filets comme s’il voulait annoncer quelque chose. Rúben Amorim, mains dans les poches, observait en silence. À ses côtés, Aníbal Guimarães gardait la même posture figée, ce mélange subtil de contrôle et de contemplation qu’on lui connaissait.

Devant eux, les U19 affrontaient Braga dans un match sans enjeu apparent — sauf pour ceux qui savaient regarder.

Et RĂşben, lui, avait vu.

Il l’avait vu dès la 6e minute, quand Afonso Ferreira dévora l’espace dans le dos de la défense et termina d’un plat du pied aussi froid qu’un soir d’hiver. Il l’avait revu à la 33e, sur un appel diagonal millimétré et une reprise croisée pleine de naturel. Puis encore à la 58e, quand il avait déposé deux défenseurs d’un crochet sec pour finir dans un angle fermé.

Triplé. Sans un cri. Sans un geste de trop.

Le gamin avait seize ans. À peine. Mais il jouait comme si son corps connaissait déjà le futur. Fin, rapide, les appuis courts, les instincts affûtés. Avec ce triplé, il portait son total à 19 buts cette saison chez les U19. Une métrique, mais surtout une évidence.

« Il doit jouer plus Â», glissa RĂşben, sans dĂ©tour, les yeux encore fixĂ©s sur le terrain.

Aníbal resta un instant silencieux. Il connaissait ce ton chez son mentor. Il le reconnaissait. Le même qu’il utilisait lui-même, autrefois, quand il croyait dur comme fer à un joueur que personne n’avait vu venir.

Mais aujourd’hui, le choix était déjà fait.

« J’ai misĂ© sur Mamadu pour succĂ©der Ă  Infante. Il me l’a bien rendu. Quinze buts en dix-huit matchs. Je vais pas lui retirer ça. Â»

Ce n’était pas une justification. C’était une conviction.

Mamadu Mané, repêché l’été dernier malgré une saison moyenne, avait surgi comme une évidence au poste d’avant-centre. Grand, solide, humble, il incarnait la fiabilité. Et à Vianense, on respectait les trajectoires. On ne jetait pas les hommes parce qu’un autre brillait derrière. Même à 16 ans. Même avec 19 buts.

Mais RĂşben insista.

« On ne parle pas de le brĂ»ler. Juste… de lui donner de l’air. De l’expĂ©rience. Un prĂŞt. Pas en U23. Pas en Liga 3, pas encore. Mais en D2. Un club stable. Un coach qui aime les jeunes. Â»

Aníbal ne répondit pas tout de suite. Il regarda Afonso, qui descendait du bus avec les autres, sac sur le dos, écouteurs sur les oreilles, la démarche encore adolescente mais les gestes déjà précis.

Puis il nota quelque chose dans son carnet. Une phrase. Un lieu. Peut-ĂŞtre un club.

« Tu penses Ă  la Liga Meu Super ? Â»

« Un club de milieu de tableau. Un qui sait ce qu’il est. OĂą il ne sera pas une curiositĂ©, mais une solution. Â»

Aníbal hocha la tête, lentement. Il pensait encore à Mamadu, à la balance fragile entre développement et confiance, à l’éternel pari de l’instant contre l’avenir.

Mais il pensait aussi à Afonso. Et à la manière dont il effaçait les défenses comme on rature une faute.

Et ce soir-là, à Viana, sous les lampadaires déjà allumés, un plan commença à naître. Pas une décision. Une direction.

Car les grands clubs ne se contentaient pas de garder leurs pépites. Ils apprenaient à les laisser partir. Au bon moment.

- Chapitre 653 -
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Coming SOON - 05/05
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