:storyred: :s7: Ne Rêves Pas Ta Vie Mais Vis Tes Rêves

Profite bien je fais pareil

Soleil plage putes alcool

Bon ok c’edt Plus

Coup de soleil piscine belle mère et sangria mais l’esprit est là :joy::joy::joy:

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Une journée comme je les déteste… un ciel gris. Un froid pénétrant. Et une bruine constante… J’aurais été tellement bien dans mon canapé à lire un bouquin, au coin d’un feu de cheminée, avec un peu de jazz en fond… Mais je suis là, debout, au bord du terrain, trempé jusqu’à l’os… Pourtant, je suis tout sourire…

Le panneau d’affichage me laisse penser que, sauf retournement improbable de situation, nous allons une nouvelle fois prendre les trois points et finir le premier tour du championnat à la première place au classement. Ce n’était pas gagné au regard de nos premiers matchs. Nous avons su travailler avec persistance. Les résultats ont récompensé l’investissement et la confiance des joueurs en nos choix.

-Carlitos!! Doucement le pressing!.. En bloc!! En bloc!!

En réfléchissant, je n’arrive pas à identifier un moment-clé qui a provoqué ce changement de résultats. Je parlerais plus de confiance engrangé au fil des matchs et des résultats positifs. Il y a d’abord eu une courte victoire à l’extérieur contre Gondomar et deux nuls successifs contre Paredes et Coimbrões. Ces trois matchs nous ont permis de nous stabiliser, de trouver l’équilibre. Et la machine s’est mise en marche. Une espèce de rouleau compresseur innarrêtable… Neufs matchs sans encaissés le moindre but. Huit victoires et un nul au total pour une série de onze matchs consécutifs sans défaite. Dans une dizaine de minutes, nous porterons cette série à douze.

Je regarde une nouvelle fois le panneau d’affichage… 83ème minute… Agueda 0… Espinho 4… C’est plié. Je donne deux, trois consignes avant de m’asseoir en attendant le coup de sifflet final. Cette victoire est d’autant plus savoureuse que nous nous imposons chez un adversaire direct. Agueda est troisième. Ils n’ont pas vu le jour.

À peine le coup de sifflet final retentit que je file saluer mon adversaire du jour avant de regagner les vestiaires. Je souhaite être le premier pour accueillir chaque membre du staff et chaque joueur. Tout le monde mérite d’être félicité et je ne veux pas être avare d’éloges…

-Félicitations les gars pour cette première partie de saison!!! On vire en tête du championnat et c’est votre boulot qui est récompensé. J’ai accepté ce challenge car je croyais au potentiel de ce groupe de travail… Je savais que vous pouviez faire de belles choses… On n’a pas commencé comme on le souhaitait. Mais vous avez fait preuve d’humilité, de rigueur et de persévérance. Vous avez fait une seconde moitié de première phase parfaite… Bravo à tous!!!.. Les supporters sont aux anges et ils se mettent à rêver. Continuez de leur vendre du rêve!! Continuez à prendre du plaisir!! Les résultats suivront… Vous avez une semaine de repos devant vous. Je veux que vous en profitiez. Reposez-vous. Profitez de vos familles. Et revenez avec cette même envie. De belles choses nous attendent… De très belles choses… Bonnes vacances à tous!!!

Dans le car, je prend ma place habituelle. Première rangée. Place à gauche du couloir, contre la fenêtre. Cette fichue bruine continue de déferler. À mon plus grand désespoir… Tandis que l’eau ruisselle le long de la vitre et que mon regard se perd dans le vide, une question me taraude… Cette trêve est-elle réellement une bonne chose?

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Rien à dire tellement je kiffe.

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Quelle belle écriture
j’adore

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Merci à tous pour le temps que vous dédiez à la lecture des épisodes… Et merci pour les commentaires😉

La suite demain…:v:t4:

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J’adore vraiment ! On veut la suite !

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Furieux, je me dirige vers Adriano en lui demandant si tout ce que je viens d’entendre est vrai. Il me demande de me calmer. Intérieurement, je suis comme un volcan en éruption. J’insiste pour avoir des explications.

-On n’a rien pu faire.
-On n’a rien pu faire?!
-On a été surpris. On n’a rien vu venir. On n’a pas eu la capacité de réagir…
-Mais comment est-ce possible?
-C’est une histoire de contrat. On est un petit club qui est sur le fil financièrement. On s’est fait avoir à notre propre jeu. On sait que c’est une éventualité mais on ne peut pas faire autrement.
-Et l’équipe maintenant?! Je fais quoi?! Moi et mon staff, on leur dit quoi?
-Que l’on a confiance en ceux qui sont là. Que l’on est tous dans le même bateau… Et que les objectifs se maintiennent.
-Et tous ça sans notre attaquant le plus prolifique et capitaine de l’équipe. Et! Et! Sans l’un de nos meilleurs défenseurs… Donc, tout va bien. On continue comme si de rien n’était…
-On est bloqué.
-Donc pas de renforts d’ici ce soir?
-On n’a pas assez de recul pour faire venir quelqu’un qui donne des garanties pour renforcer l’équipe… C’est la dure réalité des équipes comme la nôtre.
-Je suis dégoûté.
-On l’est tous.
-Je ne m’attendais pas du tout à ça.
-Ils ont eu des propositions plus intéressantes que la nôtre avec des garanties supplémentaires. Ils ont fait leurs choix.
-Et nous, on paie… Je ne m’y attendais absolument pas.
-Personne ne s’y attendait.
-Je pensais que l’on était un groupe. Que l’esprit d’équipe était là. Que la communication était ouverte, franche… C’est un coup de massue.
-Faut se reconcentrer rapidement sur les objectifs et les solutions pour palier à ces deux départs. On n’a pas le choix…
-… Donc on espère personne?
-Non. Ce serait de la précipitation et une mise en danger encore plus grande de l’équilibre du groupe… Faut réussir malgré le contrecoup à se projeter plus loin.
-Ok… On repart donc avec ce que l’on a.
-On a confiance en vous, votre staff et l’effectif en place. Vous faites un boulot remarquable… Vous êtes la solution!
-Merci Adriano… Tous ceux qui sont là sont la solution. Personne n’est irremplaçable. Tous sont important…

Sur ces derniers mots, je lui sers la main avant de lui tourner les talons. Cette fin de journée est une déception sans nom. Mais je ne sais pas si mes nerfs sont dirigés vers mon équipe dirigeante, qui n’a pas su anticiper ni réagir devant les faits, ou envers mes ex-joueurs partis pour des miettes de pain vers des clubs sans intérêts. Nous perdons José Santos, défenseur central titulaire indiscutable, parti vers Mirandela. Et Carlitos, avant-centre auteur de 18 buts depuis le début de la saison et capitaine de l’équipe, parti vers Sintrense. Leur attitude est impardonnable… Il nous reste trois mois de compétitions. Nous sommes toujours en tête du classement. Mais ces changements redistribuent clairement les cartes.

En rentrant à la maison, je suis pensif… Arrêté à un feu rouge, je jette un regard par ma fenêtre en direction de la mer… Faut-il que nous changeons de système de jeu?.. Ça compliquerait plus que ça ne simplifierait… Faut-il replacer des joueurs?.. Certaines routines seraient cassées… Un bref coup de klaxon du véhicule derrière moi me sort de ma réflexion. Tout en m’excusant, je reprend la route en continuant de réfléchir aux solutions qui s’offrent à moi. Le secteur défensif n’est pas celui qui me préoccupe le plus. Gil Dias est titulaire indiscutable depuis le début de la saison. Il me faut juste choisir qui sera son comparse entre Hugo Obama et João Pinto. Et dire que j’ai voulu me débarrasser du second en début de saison car il ne rentrait pas dans mes plans. Aucun point de chute avait été trouvé. Il avait décidé de rester pour aider si besoin. Voilà l’occasion… L’affaire est différente concernant l’attaque. Trois solutions sont possibles. D’abord, titulariser Gustavo Moura. Mais il ne pèse que deux petits buts depuis le début de la saison. C’est bien trop peu sans parler de ses prestations moyennes à chacune de ses apparitions. Ensuite, il y a Jaime Poulson que je pourrais repositionner. Mais certains mécanismes seraient chambouler. Enfin, ce pose la possibilité de titulariser Lulunzi João. C’est un jeune attaquant que j’ai repêché en U19 après une brillante première partie de saison. Il a fait trois apparitions depuis son intégration au groupe et a déjà marqué deux fois. C’est tentant mais j’ai quelques doutes…

En arrivant à la maison, j’embrasse ma femme et mes deux enfants en prenant quelques minutes pour savoir le contenu de leurs journées avant de me replonger dans mes préoccupations du jour. La soirée est studieuse pour trouver la meilleure solution pour le prochain match qui arrive vite.

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Bernardo m’avait appelé pour que je passe à son bureau en fin de journée. L’entraînement terminé, je me rend au point de rendez-vous sans trop savoir ce qui m’attendait.

-Asseyez-vous, je vous en prie.

Après les banalités d’usage, il rentre dans le cœur du sujet.

-Si je vous ai fait venir, c’est pour lancer les discussions sur une prolongation de contrat.

Il fait une petite pause tout en me regardant avec un sourire en coin. Je le sens confiant et fier de sa petite phrase surprise.

-Nous avons discuté de la saison en cours, des résultats, du niveau de jeu de l’équipe, de votre travail, et nous sommes unanime sur le désir de prolonger cette aventure avec vous.

Il fait une nouvelle pause comme pour me permettre de digérer ses félicitations.

-Peut-être vous demandez vous pourquoi maintenant… Nous pensons que c’est une manière de vous démontrer notre entière confiance. Tout reste à faire sur cette saison. Mais nous sommes convaincus que vous êtes celui qui mènera à bien ce projet.
-Vous me voyez flatter par vos propos. Je vous remercie de cette confiance.
-Avant de discuter des termes d’un nouveau contrat, je souhaiterais connaître vos éventuelles requêtes pour continuer dans ce projet. Vous êtes ici depuis quelques mois et vous avez sûrement une opinion sur ce qui fonctionne bien et ce qui doit être amélioré. Nous désirons avoir votre vision du fonctionnement du club.
-D’ores et déjà merci pour cette opportunité…

Je suis flatté par ses éloges et son intérêt envers mon point de vue. Néanmoins, je ne suis pas totalement prêt pour répondre à cette question. Après une légère pause comme pour remettre mes idées en place, je me lance…

-Je n’étais pas vraiment préparer pour aborder ce sujet mais je vais essayer d’être clair en vous exposant une réflexion que je mène depuis plusieurs semaines… Lors de mon arrivée, j’ai fait avec ce qu’il y avait en place que ce soit au niveau des moyens comme du personnel. Je n’avais pas assez de recul et de connaissances que ce soit du club ou encore de l’effectif pour chambouler le travail mis en place ni même les gens en place. Après plusieurs mois, il me paraît évident que si je reste, des choses doivent changer.

Je marque une pause pour lui permettre d’encaisser ma première prise de position. Je veux du changement. Ma continuité en dépend.

-Le plus important changement à mettre en place est de penser le club comme une seule entité. Je m’explique… Le club est composé actuellement de l’effectif pro, de l’effectif U19, de la cellule de recrutement et de la cellule de formation. Toutes ces entités fonctionnent actuellement sans réel lien. On recrute des joueurs sans prendre en compte la tactique en place. On forme des joueurs en espérant qu’un jour ils s’intégreront à l’équipe. On travaille sérieusement mais on ne maximise pas les chances de réussite. Nos efforts produisent des résultats beaucoup trop aléatoires. Ma vision est que toutes les entités que j’ai citées doivent servir l’entité principale, le club, qui lui même doit posséder un projet afin d’indiquer la direction à suivre. Tout doit être lié.

La moue souriante de Bernardo a laissé place à un air sérieux, attentif. Un stylo à la main, il prend note tandis que je continue mon exposé.

-Le projet, nous le connaissons. Lors de notre premier entretien, vous me l’avez exposé clairement. Mais je pense qu’il nous manque une direction claire. Nous naviguons à vue…
-Que souhaiteriez-vous concrètement?
-Si nous montons en deuxième division, nous devrons revoir totalement le fonctionnement de la cellule de recrutement et de celle de la formation. Je souhaite établir une ligne directrice où tout ce qui sera fait aura pour objectif de servir l’intérêt de l’effectif pro afin d’atteindre le projet établi. Je prend un exemple. Avant d’investir dans un jeune, nous devrons prendre en compte sa marge de progression, son degré d’investissement, son hygiène de vie, son poste, son intégration dans la tactique utilisé par les deux effectifs, les U19 et les pros, qui devra être la même. En résumé, tout devra avoir comme finalité l’effectif pro. C’est un exemple. Je pourrais en citer pleins d’autres. Pour résumer, il faudra créer une direction commune.

Je marque une nouvelle pause pour que mon interlocuteur assimile le tas d’informations que je viens de lui lancer. Je ne sais pas s’il s’attendait à ce type de proposition mais je joue carte sur table avant de surenchérir.

-Pour cela, une refonte de l’organigramme du club et le remplacement de certaines personnes me paraissent également nécessaire. Je ne dis pas que tout le monde devra partir ni même qu’une majorité devra le faire mais qu’il faudra évaluer chaque personne pour voir sa compatibilité avec la direction prise. Je souhaite avoir un mot à dire dans cette évaluation et dans le choix qui se fera ensuite, ainsi que sur les personnes qui intégreront l’organigramme du club. Enfin, je veux avoir carte blanche sur le staff qui m’épaulera pour la prochaine saison. Tout ceci en plus de ce que je bénéficie actuellement… Un dernier point et pas des moindres… Je ne veux plus avoir à gérer des départs imprévus à cause de contrats aux définitions approximatives. Je veux commencer avec un effectif défini et ne pas avoir de mauvaises surprises.

Je lui laisse le temps de poursuivre ses notes avant de reprendre.

-D’un autre côté, si nous n’accédons pas à la deuxième division, je pense que l’idée de direction doit être adopter mais adapter aux moyens dont nous disposerons. Nous devons tendre à un modèle professionnel. Je sais que c’est votre souhait en tant que président et que vous avez fait beaucoup jusqe aujourd’hui. Le but est de continuer à progresser.
-Je comprend.

Tout en portant sa main sur son visage, il conclue sa prise de note.

-J’ai pris des notes. Faut que je réfléchisse à tout ça. Faut également que je partage tout ça avec mes collaborateurs. Et enfin que j’en discute avec Adriano… Je reviendrais vers vous au plus vite.

En sortant, je ne sais pas sur quel pied dansé. Mon exposé a-t-il convaincu? Mon aura au club me permettra-t-elle d’étendre mon influence?

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J’ai adoré .
Je suis un gros lecteur de livres,et j’aime bien ton style.
Hâte de lire la suite

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Merci beaucoup😉
La suite lundi…

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Deux semaines plus tard, je me retrouve à la même place face au même interlocuteur. Après quelques politesses et félicitations pour notre dernière victoire qui nous permet de nous rapprocher un peu plus de l’accès aux barrages, Bernardo se lance…

-Nous avons beaucoup discuté, avec mes collaborateurs, du projet que nous voulons continuer à développer pour le club. Votre vision pour ce dernier a également fait partie de ces discussions. Au vue des résultats, nous sommes très optimiste pour la montée. Nous espérons vraiment que vous réussirez à atteindre ce fait marquant pour le club. C’est une étape indispensable pour le développement du club.

Il marque une pause comme pour que je retienne bien sa dernière phrase. Il s’attend clairement à une promotion dès cette saison. Néanmoins, je ne me met pas plus de pression. Ce championnat est très compliqué car tout se joue sur un playoff très serré. J’attend donc la suite…

-Si je vous ai demandés de venir aujourd’hui, c’est pour vous faire part des orientations choisies.

Je me replace sur ma chaise, pose mes coudes sur mes genoux et approche ma tête du bureau. Je suis prêt.

-Nous voulons clairement distinguer deux cas de figure. Le premier est si nous sommes promus. Nous espérons sincèrement que ce sera celui qui s’exaucera.

Il en remet une couche. J’essaie de lui montrer que je suis imperméable à cette pression même si intérieurement, elle monte d’un cran.

-Le second est si nous ne le sommes pas.

Jusque-là, je m’y attendais…

-Dans le premier cas, votre vision concorde avec la direction que nous voulons prendre. Nous savons qui si nous voulons réussir, il va falloir se structurer. Être plus efficace sur le recrutement et parier davantage sur la formation. Nous savons aussi qu’il va falloir harmoniser le travail. En gros, nous devons nous professionnaliser. Néanmoins, nous ne pouvons pas oublier nos contraintes. Et en particuliers, l’aspect financier. Il conditionne fortement notre marge de manœuvre. C’est également pour cette raison que nous voulons beaucoup investir sur la formation. L’équipe des U19 fonctionne bien. Nous avons des joueurs qui ont un potentiel très intéressant. Nous voulons capitaliser sportivement et financièrement sur ces jeunes.

Pour le moment, je me contente d’un hochement de tête en signe d’approbation.

-Voilà donc ce qui nous paraît possible. Pour votre staff, nous vous accordons la carte blanche demandée. Sachez tout de même que les montants des différentes arrivées et départs dans le staff seront amputés du budget transferts. Je préfère le spécifier pour éviter les malentendus.
-Je comprend. C’est normal.
-Concernant l’organigramme du club. Nous sommes d’accord sur le principe du changement à deux conditions. La première est que deux des membres restent. Ce n’est pas négociable. Il s’agit de Adriano, qui est mon bras droit, et en qui j’ai une entière confiance. Il est à mes côtés depuis le début. Je souhaite personnellement sa continuité. Ensuite, il y a Silvino Morais, responsable de la formation. C’est à nos yeux un des maillons fort du staff. Il a de grandes compétences et le club a fait de gros sacrifices pour l’attirer. C’est notre Monsieur Formation.

La première requête me paraît raisonnable. Adriano est, à mon point de vue, assez bon pour le moment. Quant à Silvino, c’est un excellent élément, peut-être le meilleur de nous tous. Nous avons pas mal de fois échangé ensemble et nos visions sont similaires.

-La deuxième condition est que nous soyons les décideurs finaux. Nous vous consulterons. Vous donnerez votre avis. Nous le prendrons en compte. Mais la décision finale nous reviendra. Je préfère être clair sur le point suivant. Vous êtes entraîneur. En ce qui concerne votre staff et votre effectif, vous êtes décideur. Pour ce qui est du reste, nous sommes les décideurs. Ce que je vous dis là n’est pas dénigrant. C’est juste que chacun à son rôle. Nous voulons que chaque rôle soit clairement défini et respecté de tous au club.

C’est une manière diplomatique de me remettre à ma place. Je ne m’y attendais pas mais je ne veux pas réagir à chaud. J’essaie de rester de marbre.

-Le deuxième cas de figure est si nous n’obtenons pas de promotion. Dans ce cas, les plans seront différents. Concernant votre staff, nous souhaiterions que vous conserviez les membres en place mais nous vous laissons une marge de manœuvre.
-Ce qui veut dire?
-Les changements seront limitées à un ou deux membres au maximum. Nous pensons, par exemple, que Nuno Anselmo devrait rester en place. Son travail est d’excellente qualité et les prestations de nos gardiens s’en ressentent.
-Ok, je comprend.

J’ai décidé de ne pas réagir quoi qu’il en soit. Je me maintiens à cette ligne de conduite même si les décisions énoncées ne me satisfont pas.

-Pour l’organigramme du club, nous repousserons les décisions d’un an sauf opportunité exceptionnelle. Nous avons une contrainte financière à laquelle nous ne pouvons pas échapper au risque de mettre en péril le club… Qu’en pensez-vous?
-Très honnêtement, je n’ai pas envie de réagir à chaud. J’ai besoin de réfléchir en ayant toutes les cartes en main.
-Je comprend.
-Et concernant l’effectif pour la saison prochaine?
-Tout va dépendre d’où nous serons la saison prochaine. Notre saison est quoi qu’il en soit bonne, ce qui attire l’attention sur nos joueurs. Si nous montons, on pourra faire des propositions d’un autre ordre que si nous restons en troisième division.
-Et pour les contrats des joueurs?
-J’ai envie de dire idem. Si nous montons, nous basculerons dans une autre sphère. Celle du football professionnel.
-Très bien. Reste la question de mon contrat…
-Voici notre proposition écrite…

J’ai de toute façon décidé de ne rien valider aujourd’hui. Je prend donc le contrat pour y réfléchir. Je veux prendre mon temps pour ne pas commettre d’erreurs…

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Que du bon, j’adore.

Cette story gagnerais à être connu vraiment :fap:

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J’ai fait une petite bannière simple pour identifier les chapitres.
Merci les gars.


La notoriété, ou bien le fait de devenir connu, est un drôle de phénomène… À mon niveau, je commence à en sentir les effets. Une balade en bord de mer n’est plus possible sans un selfie ou une accolade. Ce n’est pas désagréable en soi, et je ne m’en plains pas. Mais c’est une nouvelle réalité à laquelle je m’habitue petit à petit… Un deuxième effet de ma notoriété montante dans la ville est la demande d’interview que j’ai reçu du journal local, Defesa de Espinho. Le rendez-vous est marqué pour 19h. Il est 18h50 et je suis devant le bâtiment, pas glamour pour un sou, contenant les bureaux du journal.

Je suis accueilli par trois bonhommes au style tout aussi quelconque que les locaux où nous nous trouvons. Le premier se présente comme le directeur du journal. Un homme de taille moyenne à l’embonpoint certain et à la calvitie prédominante. Le second souffre du même surpoids tout en étant un peu plus haut. Ses cheveux grisonnant et ses lunettes lui donnent un faux air intellectuel. Le dernier est indéniablement plus jeune et svelte. C’est le journaliste sportif de l’hebdomadaire. Les présentations faites, nous nous rendons dans une salle. Là encore, la décoration ne révèle rien de particuliers. Une fenêtre sans rideaux, une table ovale accueillant 8 chaises et une armoire de bureau. On n’est clairement pas dans un grand quotidien…

-Sentez-vous à l’aise. Pedro va mener la discussion. Nous pourrons intervenir si nous le souhaitons. Mais avant de commencer, avez-vous des questions?
-Écoutez, non. C’est une première pour moi.
-Tout va bien se passer. Pedro, nous te laissons la parole.
-Merci. On pourrait commencer par votre arrivée au club. Qu’est-ce qui vous a motivés?
-Il y a eu deux aspects fondamentaux. D’abord, la possibilité d’entraîner à un niveau supérieur par rapport à celui où j’évoluais depuis plusieurs années. Ensuite, le projet qui m’a été présenté. C’était un projet ambitieux et sérieux. J’insiste sur le sérieux car des gens ambitieux, il y en a beaucoup. Des sérieux, moins.
-Vous pouvez nous en dire plus sur le projet.
-Il se décompose en plusieurs parties. Il y a d’abord le projet général sur le long terme. Faire revenir Espinho en première division. La dernière fois, c’était en 1997. Dans ce projet, il y a des étapes intermédiaires, des objectifs à court et moyen terme comme la montée en deuxième division, la professionnalisation du club, le développement de la formation et de la cellule de recrutement, etc…
-Et pour cette saison, quel est l’objectif?
-On est sur un objectif plus large que cette saison. On est sur deux ans. Et l’objectif est la montée. Si on ne l’atteint pas cette saison, ce devra être la saison prochaine. Le nouveau stade arrivera courant 2020. On veut l’inaugurer en étant en deuxième division.
-Vous parliez de sérieux en plus d’ambitieux. Qu’est-ce qui rend ce projet ambitieux et sérieux?
-Le sérieux est transmis par des preuves contrairement à l’ambition. Depuis que Bernardo et ses collaborateurs ont pris les rênes du club, la situation du club a nettement changé. La maîtrise financière dont ils font preuve est exemplaire et la base de ce changement. Le lancement du projet du nouveau stade. L’accord scellé pour son utilisation. Ce sont des preuves du sérieux de ce projet.
-Aujourd’hui, vous êtes barragistes. Quels sont vos chances de monter en deuxième division?
-Deux chances sur huit. Vingt-cinq pour cent de chance. Le championnat est particuliers. Tous les deux premiers des quatre championnats se retrouvent en barrage. Seuls ceux qui arrivent en finale obtiennent leurs billets. Ça fait deux places pour soixante-douze équipes. On avait trois pour cent de chance et on en a vingt-cinq aujourd’hui. C’est mieux mais c’est bizarre. Surtout quand vous avez fini premier de votre championnat avec le nombre record de victoire. Mais c’est comme ça. C’est l’un des championnats les plus difficiles au monde.
-Vous pensiez, au départ, que c’était possible?
-Évidemment. Sinon, fallait rester à la maison.
-Votre prédécesseur, Rui Quinta, a échoué malgré son expérience. Venir derrière ce grand nom ne vous a pas mis une pression supplémentaire ?
-Non. Rui Quinta a fait un beau travail ici. La direction a décidé d’effectuer un changement. Je ne me suis pas mis la pression par rapport à mon prédécesseur. La pression, je me l’impose par rapport au projet et aux résultats.
-Qu’est-ce qui a été le plus difficile sur cette première saison?
-Les départs imprévus de Carlitos et José Santos. Ce ne sont pas les départs en soi mais la façon et les raisons. Ça m’a amené à tout remettre en cause. Je pensais avoir créé un groupe basé sur la confiance et la communication. Quand vous avez deux joueurs qui partent sans un mot le dernier jour du mercato pour cent ou deux-cent balles de plus. Vous vous remettez en cause. Heureusement, c’étaient des cas isolés. Le groupe est resté unis. Certains ont même émergé.
-Parlons un peu jeu maintenant. Vous vous êtes fixé sur un 4-1-4-1 après avoir utilisé un 4-2-3-1. Qu’est-ce qui a motivé ce changement?
-Je ne suis pas dogmatique. On est parti sur un premier système qui, en préparation, apportait des garanties. Lors des matchs officiels, c’était plus variable. On ne sentait pas les joueurs à l’aise dans ce système. Ils étaient fébriles défensivement et au milieu, peu créatif. On avait beaucoup travaillé, lors de la préparation, sur les deux systèmes. On a décidé de changer pour, tout d’abord, apporter une meilleure assise défensive. Le changement a été bénéfique. On a fini en étant la meilleure défense du championnat. Quand vous êtes sereins défensivement, vous êtes plus libres pour créer du jeu.
-Lors des matchs de barrage, selon vous, quelle sera la clé pour atteindre la finale?
-Réaliser quatre matchs parfaits… Plus sérieusement, ce sont des matchs aller-retour. Faudra être solide à l’extérieur. Ne pas prendre de buts. À domicile, faudra jouer comme on l’a fait tout au long de la saison. On a fait du Bolhão une forteresse. Elle doit le rester jusqu’à la fin.
-Vous n’avez toujours pas prolongé votre bail qui se termine au trente juin. Qu’est-ce qui coince?
-Rien. J’ai une proposition qui m’a été faite. Des discussions ont déjà eu lieu mais on n’est pas pressé. On a le temps. Ça va se faire.
-Pour finir, quelle est votre plan de carrière ?
-Je n’en ai pas réellement. Je ne suis pas obsédé par les titres. Je pense que l’on peut faire une belle carrière sans avoir connu la Champions League ou la Coupe du Monde. Le football est aussi, à mes yeux, une aventure humaine. J’aimerais connaître le très haut niveau. J’aimerais exercer à l’étranger pour connaître d’autre façon de voir ce sport. L’Argentine, le Brésil, le Japon pourrait me tenter au cours de ma carrière… Je suis ouvert à beaucoup de choses.

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Belle façon de voir le football ,et vivement les résultats des barrages

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-Nous y sommes, les gars!! Plus que quarante-cinq minutes et nous sommes en deuxième division! Toutes les cartes sont entre nos mains! Vous avez fait une superbe première période. Vous avez été solide, solidaire, calme, combatif… C’est en continuant comme ça que vous allez obtenir cette promotion. Allez plus que quarante-cinq petites minutes et on y est!!!

Je tape dans mes mains pour encourager mes poulains qui sont tout proche de réussir ce qui au départ paraissait impossible pour beaucoup.

-Hydratez-vous… Soufflez… Si vous avez besoin d’un massage, Abel et Hugo sont là. Et ensuite, donnez tout!

Le 0-0 que nous tenons nous convient parfaitement. À l’aller, nous l’avons emporté 3-0, ce qui nous laisse une marge de manœuvre. Notre solidité défensive devrait une nouvelle fois faire la différence comme lors des quarts. Au tour précédent, face à Casa Pia, nous avons obtenu notre qualification en faisant valoir cette solidité à l’aller. Nous sommes allés chercher le nul sans buts chez nos adversaires avant de tout décider avec un récital à domicile au retour, 4-1. Nous sommes tout proche de rééditer cette performance. Il nous reste quarante-cinq minutes.

Quelques minutes plus tard, nous sortons du vestiaire en direction de la pelouse. J’encourage une dernière fois mes joueurs. Je suis confiant. Je peux percevoir dans les yeux de chacun cette hargne nécessaire pour la conquête. Nous allons y arriver…

Les premières minutes passent et notre adversaire tentent d’être plus incisif. Mes joueurs restent de marbre et contiennent parfaitement leurs assauts. Mon homologue effectue un premier changement en insérant une pièce offensive supplémentaire. Je choisis de ne pas réagir… L’heure de jeu passe et le résultat est toujours le même, 0-0. Plus que trente minutes… Malgré deux autres changements, le Real n’arrive pas à trouver de solutions. Notre bloc est compact, impénétrable. Je me contente de faire mes trois changements poste pour poste. Un quart d’heure plus tard, je me lève pour demander à mes joueurs d’évoluer plus bas et casser le rythme au maximum. Nous avons trois buts d’avance et il reste moins de dix minutes à jouer… J’en profite pour rester debout au bord de ma ligne technique. Nous allons évoluer en deuxième division la saison prochaine. Malgré des débuts hésitants, nous avons réussi. Le travail de chacun à payer. La saison prochaine, je pourrais défier pour la première fois le monde professionnel…

Nous entrons dans les arrêts de jeu et le Real continue vaillamment de pousser malgré le caractère inespéré de la situation. Sur un centre venu de la droite, Diga se fait dépasser de la tête et notre adversaire ouvre le score. 1-0. Les joueurs du Real ne fête même pas le but. Dommage d’encaisser ce but mais le plus important est déjà dans la poche. Quelques secondes plus tard, l’arbitre met fin à la rencontre et je laisse exploser ma joie! Nous avons notre ticket pour la montée. Je salue tout d’abord mon homologue de l’équipe adversaire en le félicitant pour leur parcours. Puis, je passe en revue chaque membre de mon staff avec une chaleureuse accolade. Je finis avec chacun des acteurs principaux de cette réussite, mes joueurs. Pour finir et avant de rentrer dans les vestiaires, nous saluons notre kop d’ultras, les Desnorteados. Leur soutien est constant que nous soyons à domicile ou à l’extérieur. C’est d’ailleurs l’un des éléments qui m’a le plus surpris à mon arrivée au club. Créé en 1990, lors des années les plus fastes du club, ces ultras continuent à sillonner les routes du Portugal pour soutenir le club malgré la dégringolade sportive. Ils ont tout connu… la première division, la deuxième, la troisième et même les dividions d’honneur. À ce niveau de compétitions, ce kop est unique. Une ferveur à faire rougir certains clubs de première division.

En rentrant dans le vestiaire, Bernardo et Adriano sont là. Le premier m’étreint chaleureusement tandis que le second esquisse un large sourire.

-Félicitations!! Vous avez fait un excellent travail! Et quelle maîtrise sur ces matchs de barrage. L’équipe fait forte impression quand on la regarde jouer.
-Merci. Les joueurs sont les principaux artisans de cette réussite. C’est eux qu’il faut féliciter.
-Nous allons également le faire… Il ne reste plus qu’à ramener le trophée à la maison…
-On va tout faire pour.

La fête dans le vestiaire est à la hauteur du succès obtenu sur le terrain. Les joueurs remplacent le champagne traditionnel par de la bière qui coule à flot. Les chants s’enchaînent, les coups de crasse aussi. Je suis le premier a être mis à la douche. Mon staff suit tandis que Bernardo ferme la marche. La promotion est fêtée comme il se doit… C’est plus de deux heures après la fin du match que nous quittons le stade en direction d’Espinho… Après deux heures trente de car, nous entrons dans la ville. Quelques dizaines de supporters sont là pour nous accueillir en fanfare. L’ambiance est exceptionnelle pour ce niveau. Pour les remercier, je leur promet la coupe…

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Je suis assis sur mon banc, les coudes posés sur mes genoux. Le match devrait commencer dans quelques petites minutes. Les deux équipes sont sur le terrain et le corps arbitral aussi. Bruno est à ma gauche, plaqué contre le dossier du siège. Je lui jette un regard. Il me répond par un clin d’œil. Il est confiant. Je le suis un peu moins. Il faut dire que les deux dernières semaines ont amené leurs lots de contrariétés. Durant la saison, nous avons été épargné par les blessures. Elles nous ont rattrapés sur les deux dernières semaines et ont décimé notre milieu de terrain. Kehinde est le seul disponible dans mon milieu à trois. C’est aussi le résultat d’une saison interminable. Nous sommes le 16 juin et tandis que tous les championnats européens sont terminés, nous jouons notre dernier match. Face à ces nombreux absents, nous avons décidé de titulariser João Pinto, défenseur central, en sentinelle au milieu. Juste devant lui Kehinde et Pedro Pinho, dont c’est la toute première apparition, auront la tâche d’animer le jeu. Pour le reste, c’est du classique.

L’arbitre donne le coup d’envoi du match et c’est notre adversaire qui touche le premier le cuir. Il tente rapidement de s’installer mais nous leur mettons la pression en contre avec une projection rapide vers l’avant.
8" Gonçalo s’occupe d’un coup-franc sur la droite. Il dépose le ballon sur la tête de Paulinho au deuxième poteau qui le propulse sur le poteau de Miguel Lazaro. Dommage!
9" En réponse à notre avertissement, Flavio déborde sur la droite de leur attaque et centre pour la tête de Ruster. Victor Braga s’illustre avec brio. 0-0.
17" On obtient un corner sur la gauche de notre attaque. Gonçalo le tape. João s’écroule et lève le bras. L’arbitre pointe le point de pénalty. Il a été poussé dans le dos. On obtient un pénalty.
18" Paulinho se charge de tirer le pénalty et le transforme. 1-0!! J’éxulte! Bruno et Bernardo aussi!
Le rythme du match retombe. Notre adversaire a pris un coup derrière la tête.
36" Gonçalo perfore le côté gauche et donne à Wilson qui s’engouffre dans la surface et frappe. Miguel Lazaro détourne le ballon. Nous en restons à 1-0.
41" Paulinho s’exerce sur coup-franc mais Miguel Lazaro se détend et capte le ballon.
42" On essaie de profiter de notre avantage psychologique en poussant. Gonçalo dépose un corner sur la tête de Gil qui place la ballon à côté du but.
45"+1" L’arbitre signe la fin du premier acte. Nous sommes devant avec un petit but d’avance.

Dans le vestiaire, je laisse les joueurs soufflés et récupérés. Ils savent ce qu’ils leur restent à faire. Je ne veux pas les inonder de consignes. Juste avant de sortir, je leur rappelle juste qu’ils sont à 45 minutes de l’apogée de la saison.

La deuxième mi-temps s’engage sur un faux rythme. Alverca a l’air plus préoccupé à ne pas prendre de deuxième but que de compenser son retard. Nous tenons le ballon et essayons de trouver une solution tout en restant en place.
62" Gonçalo joue un corner en deux temps avec Paulinho puis centre au deuxième poteau. Le ballon est vicieux et sous la pression de Lulunzi, Braz marque contre-son-camp. 2-0! Bernardo se lève avant de se mettre à genoux les bras vers le ciel. Il est en extase!
70" Alverca s’est réveillé et décide de se lancer à l’attaque. Sur un enchaînement collectif bien réalisé, Erik se retrouve face à Victor Braga qui remporte son face-à-face. Le score ne bouge pas.
74" Alverca insiste et Erik tente une nouvelle frappe qui passe juste à côté.
77" Ruster s’enfonce sur la gauche et centre. Gil renvoie le ballon dans l’axe. Fabio Martins récupère et frappe. Le ballon passe juste au dessus.
82" Ruster et Breno combine sur la gauche. Le premier centre sur la tête de Erick. Victor capte le ballon et rassure tout le monde.
Le temps est comme arrêté. Les minutes s’éternisent…
85" Alverca obtient un coup-franc sur la droite. Jocu propulse le ballon sur la tête de Daciel. Victor est battu. Mais Diga sauve sur la ligne. On tient!
88" On sort en contre pour la première fois depuis de longues minutes. Kehinde lance Poulson sur la droite. Il perce et centre. Lulunzi reprend d’une demie volée qui passe juste au dessus. Dans mon rectangle, je suis désespéré.
90" Nous rentrons dans le temps additionnel.
90"+2" Breno et Ruster combine une nouvelle fois sur la gauche. Le premier centre vers Erik mais Hugo s’élève au dessus de l’attaquant. Le ballon revient sur Ruster qui frappe et trompe Victor. 2-1!
90"+3" L’arbitre siffle la fin du match. La délivrance est là. Le trophée est à nous!

Le lendemain, je paraphe un nouveau contrat de deux ans avec une belle revalorisation salariale. Je pose avec Bernardo pour immortaliser le moment. L’aventure continue…

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Cette story mes aïeux :fap:

Très bien récité ce match
Beau titre

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