:storyred: :s1: 🇬đŸ‡Ș :fc_aragvi_dusheti: Les Vacances de Georgi

Au risque de me répéter :smiley:

Son but en amical est le premier d’une longue sĂ©rie :smirk:

Il ne faut pas tout remettre en question aprÚs une défaite en amical, avec un concours de circonstances qui plus est ! Faut continuer à pousser et les joueurs vont se rendre compte que leur coach est un génie !

Dans l’idĂ©e, il n’a pas tout Ă  fait tort, puisque son dĂ©fenseur-attaquant marque.
On a peut-ĂȘtre le dĂ©but du commencement d’une prise de conscience :grin:

Les vacances de Georgi



CHAPITRE IX - ENTÊTEMENT

Il n’était que 8 heures lorsque Georgi se rendit dans la cuisine de son petit appartement de fonction, prĂȘtĂ© par le club. Ses parents Ă©taient installĂ©s dans la cuisine, un cafĂ© encore fumant Ă  la main. Il en avait gros sur la conscience et avait trĂšs envie d’en parler avec ses parents, surtout avec sa mĂšre qui a toujours Ă©tĂ© trĂšs comprĂ©hensive avec lui. Il parlait du dernier match perdu contre Turan. Sa mĂšre hochait la tĂȘte avec bienveillance, fiĂšre que son fils fasse des efforts pour rĂ©ussir Ă  s’imposer, tandis que son pĂšre se contentait de froncer les sourcils derriĂšre son journal.

« Je ne comprends pas. On perd le match, oui, mais les deux buts.. qui les a mis ? C’est bien mon dĂ©fenseur que j’ai mis tout devant et Toradze, ma fusĂ©e. VoilĂ  la preuve que mes choix fonctionnent ! »

« Mais enfin Georgi, intervint son pĂšre en posant son journal, tu vois bien que
 »

« Que j’ai raison, exactement ! coupa Georgi avec un sourire triomphant. Et pourtant, certains joueurs ne me font pas confiance. Et je ne vous parle mĂȘme pas de l’adjoint, quelle plaie. Je ne comprends pas pourquoi.. j’ai gagnĂ© un match, j’ai fait progresser des joueurs. Qu’est-ce qu’ils veulent de plus ? »

Sa mÚre posa une main sur son épaule, avec affection.
« Tu fais du trĂšs bon travail, mon fils. J’en suis sĂ»re. »

Le pĂšre souffla, rĂ©signĂ©, puis replia son journal. Il se dit qu’il aurait peut-ĂȘtre dĂ» l’inscrire au McDo ou au théùtre, plutĂŽt qu’au football. Au moins, il aurait rencontrĂ© un public un peu plus indulgent.

Barre de séparation



Matchs amicaux
Les derniers matchs amicaux furent bien plus convaincants pour Aragvi. L’équipe infligea une lourde dĂ©faite Ă  Kartli, sur le score de 7-1. Une fois de plus, Otar Toradze et Guram Adamadze ont trouvĂ© le chemin des filets. Andro Nsemadze a Ă©galement inscrit son premier but de la prĂ©paration, fraĂźchement revenu de blessure.
Dans la foulĂ©e, Aragvi confirma sa bonne lancĂ©e contre Gardabani, avec un succĂšs 5-0. Cette fois-ci, Basaria a Ă©tĂ© l’homme du match, notamment grĂące Ă  un superbe doublĂ©, tandis que Tchuradze, Tatanashvili et Sharikadze complĂ©taient la fĂȘte.
Deux victoires qui, sur le papier, semblent rassurantes. Mais il ne faut pas oublier un point important, il s’agissait d’équipe issues des divisons les plus basses du football gĂ©orgien et il est trĂšs difficile d’en tirer de rĂ©elles conclusions quant au vĂ©ritable niveau de l’équipe.

Barre de séparation

Le lendemain du match, Georgi Ă©tait prĂ©sent au centre d’entraĂźnement. Une fois de plus, ce n’était pas lui qui avait dirigĂ© la sĂ©ance, mais bel et bien l’entraĂźneur adjoint. Le « coach Â» amĂ©ricain continuait de se servir de l’excuse de la phase d’observation, afin de ne pas avoir Ă  gĂ©rer les entraĂźnements, qu’il ne comprenait toujours pas. Il avait simplement commencer Ă  reproduire certains entraĂźnements sur sa tablette, grĂące Ă  des dessins hasardeux, mais il ne se sentait pas encore en capacitĂ© de les reproduire rĂ©ellement. Au loin, il vit son adjoint qui s’approcha de lui, l’air grave.

« Coach, Ă©coutez moi. On a gagnĂ© nos deux derniers matchs et c’est trĂšs bien. Mais soyons honnĂȘtes, nous avons jouĂ© contre des Ă©quipes de cinquiĂšme et sixiĂšme division. C’était des amateurs en face, qui ne jouent au football que trois fois dans le mois. Vos mĂ©thodes ne triendront pas face Ă  des adversaires plus sĂ©rieux. »

Giorgi Vardosanidze avait toujours Ă©tĂ© trĂšs prudent concernant l’arrivĂ©e du nouveau coach. DĂšs le dĂ©but, il sentait que quelque chose n’était pas normal et qu’il n’avait sĂ»rement pas les compĂ©tences pour lesquelles il avait Ă©tĂ© recrutĂ©. Mais cette fois-ci, il n’était plus question de rire. Cela faisait maintenant plusieurs annĂ©es qu’il avait rejoint le club et s’était rapidement attachĂ© Ă  celui-ci. Le championnat allait commencer dans moins de cinq jours et il Ă©tait rĂ©ellement inquiet, car les ambitions du club Ă©tait particuliĂšrement Ă©levĂ©es pour cette nouvelle saison.

Georgi leva le menton, les bras croisĂ©s, l’air sĂ»r de lui.
« Tu ne comprends donc pas que c’est le dĂ©but d’une rĂ©volution. Regarde les chiffres : mes choix farfelus, comme tu aimes les appeler, ce sont eux qui marquent. Adamadze en devant, Toradze en fusĂ©e.. Aragvi n’a jamais vu ça. Personne n’a jamais vu ça ! »

L’adjoint soupira. Il avait tentĂ© de convaincre Georgi Ă  plusieurs reprises, en vain.
« Justement. Personne n’a jamais vu ça, parce que ça n’a absolument aucun sens. »

Mais comme Ă  son habitude, Georgi n’écoutait dĂ©jĂ  plus. Dans sa tĂȘte, il s’imaginait dĂ©jĂ  comme le futur grand inventeur d’une nouvelle Ă©cole tactique, d’une rĂ©volution du football. Le monde allait dĂ©couvrir que la folie et le gĂ©nie, parfois, n’étaient sĂ©parĂ©s que par une ligne de touche mal tracĂ©e, se disait-il. En tout cas, Ă  quelques jours du dĂ©but officiel de la saison, il Ă©tait remontĂ© Ă  bloc et n’entendait pas changer ses idĂ©es d’un iota.

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Eh bien le dĂ©but de saison va livrer sa vĂ©ritĂ© ! Georgi ou l’adjoint ? L’avenir nous le dira


Vivement qu’on arrive aux choses sĂ©rieuses :smiley:

Le papa va bien finir par lui mettre une belle tarte pleine joue, histoire de le redescendre un peu sur terre.
Mais, il y a du positif ! Déjà, il se lÚve plus tÎt :grin:

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DĂ©jĂ , il se lĂšve et ne semble pas rechigner Ă  s’occuper de l’équipe. C’est un trĂšs bon point, ça!

Il va surement tomber de haut sur les premiers matchs de championnat

Les vacances de Georgi



CHAPITRE X - LE POIDS DU PRESIDENT

Le soleil venait Ă  peine de se lever sur Dusheti. Les premiers cafĂ©s du matin n’étaient mĂȘme pas encore servis au petit bar du coin que dĂ©jĂ , Georgi avait rendez-vous au bureau du prĂ©sident du club. Dans quelques heures, le championnat allait ouvrir ses portes et c’était un moment important pour tout ceux qui gravitaient autour du club. La piĂšce, situĂ©e au dernier Ă©tage du bĂątiment principal du centre d’entraĂźnement, n’avait rien de luxueux : une grande table en bois sombre, des murs peints en gris foncĂ©, quelques tableaux bas de gamme, une pile de papiers qui menaçait de s’écrouler et derriĂšre, le prĂ©sident Sergi Kirkitadze.

Georgi entra, tout sourire, manquant maladroitement de tomber en se prenant les pieds dans le tapis qui jonchait le sol.
« Bonjour boss ! Alors, prĂȘt pour la grande aventure ? »

Sergi Kirkitadze ne rĂ©pondit pas tout de suite, il observait son interlocuteur. Il fit signe Ă  Georgi de s’assesoir et, aprĂšs un silence pesant, posa ses coudes sur la table.
« J’ai eu des Ă©chos, dit-il d’une voix grave, des Ă©chos inquiĂ©tants. »

Georgi haussa les Ă©paules, l’air innocent.
« Ah bon ? Pourtant on a gagnĂ© les amicaux, non ? Vous avez vu, 7-1, 5-0
 c’est pas rien ! »

Le président fronça les sourcils.
« On me dit que vous feriez jouer des dĂ©fenseurs en attaque. Qu’un ailier se retrouve au milieu de terrain, alors qu’il n’a jamais jouĂ© Ă  ce poste. Et pire encore
 que vous dĂ©crivez vos joueurs comme des vĂ©hicules. »

Georgi eut un petit rire nerveux.
« Oui mais avouez que Toradze est une vraie fusĂ©e ! Vous l’avez vu filer ? C’est de la physique, monsieur. La vitesse, l’accĂ©lĂ©ration
 tout est scientifique ! »

Le président tapota la table de la paume de sa main, faisant sursauter Georgi
« Nous ne sommes pas dans un cirque, l’amĂ©ricain. C’est du football, c’est sĂ©rieux. J’ai investi beaucoup dans ce club et je ne veux pas regretter d’avoir mis ma confiance en vous. Vous me comprenez ? »

Georgi tenta au mieux de garder son calme, mais il sentit une goutte de sueur descendre le long de sa tempe. Le président, qui paraissait plutÎt sympathique lors de leur premiÚre rencontre, et bien que petit et physiquement peu impressionnant, dégageait une autorité écrasante.
« Faites moi confiance. Je vous promets que mes mĂ©thodes vont marcher. J’ai dĂ©jĂ  rĂ©volutionnĂ© l’équipe, les rĂ©sultats sont lĂ  et ce n’est que le dĂ©but ! »

Sergi Kirkitadze le fixa longuement, comme pour jauger s’il devait croire aux paroles de Georgi ou s’il devait s’en moquer.
« TrĂšs bien. Mais souvenez-vous d’une chose, Georgi : je ne plaisante pas. Si vous Ă©chouez et que je passe pour un con, ce n’est pas seulement votre poste qui sera en danger. »

La piÚce tomba dans un silence lourd. Georgi était devenu tout pùle et ne cessait de cligner des yeux derriÚre ses lunettes qui, pour une fois, ne tombaient plus sur le bout de son nez.
« Eh bien, euh.. dans ce cas.. on va gagner » dit-il, tout en essayant de forcer un sourire maladroit pour masquer sa peur.

Sergi Kirkitadze esquissa un lĂ©ger signe de tĂȘte et lui indiqua la sortie.
Georgi sortit du bureau, le cƓur battant la chamade. Pour la premiĂšre fois, il rĂ©alisa que ce petit boulot d’entraĂźneur au fin fond de la GĂ©orgie Ă©tait peut-ĂȘtre un peu plus
 risquĂ© que prĂ©vu.

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georgi va t’il commencer Ă  ĂȘtre sĂ©reux ?

Mine de rien, il a un sacré boulard le petit :rofl:

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Comment il va bĂ©gayer en turc quand il va voir dĂ©bouler le prĂ©sident avec ses hommes de main armĂ©s jusqu’aux dents :rofl:

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Il va se prendre un coup de batte de baseball dans les genoux avant la fin de saison

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Lui, il va finir par se retrouver attaché, bùillonné dans une cave dans le fin fond de la Géorgie :sweat_smile:

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Fuis l’ami! Fuis! C’est la meilleure chose à faire!

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Les vacances de Georgi



CHAPITRE XI - PREMIER MATCH OFFICIEL

Dans le vestiaire, l’ambiance Ă©tait lourde. Les joueurs enfilĂšrent leurs maillots sans le moindre mot, ajustant leurs protĂšge-tibias dans un silence quasiment religieux. Ils avaient tous conscience que ce soir-lĂ  dĂ©butait une nouvelle Ăšre, une Ăšre dont certains doutaient dĂ©jĂ . Mais ils Ă©taient lĂ , tous, et allaient devoir se battre pour l’équipe.
Au milieu d’eux, Georgi se gratta nerveusement la barbe, dans laquelle se trouvait encore quelques miettes de ses tartines du matin. Depuis sa rencontre avec le prĂ©sident, il dormait mal.
La menace, Ă  peine cachĂ©e, rĂ©sonnait encore dans sa tĂȘte : « ce n’est pas seulement votre poste qui sera en danger Â».

Comment allaient-ils bien pouvoir passer « pour des cons Â» alors qu’ils Ă©taient sur le point d’inventer une rĂ©volution tactique ? Un dĂ©fenseur en attaque, un ailier au milieu, tout cela avec un entraĂźneur amĂ©ricain qui n’avait encore jamais vu un match de « soccer Â» de toute sa vie.. si ça ce n’était pas du sĂ©rieux, qu’est-ce que ça pouvait bien ĂȘtre ?

Georgi Ă©tait inquiet, mais il conservait une totale confiance en son plan. AprĂšs tout, cela avait plutĂŽt bien fonctionnĂ© lors de la campagne amicale, qu’est-ce qu’il pouvait empĂȘcher de reproduire ces performances ?

Pour masquer son angoisse, Georgi se leva, tapa deux fois dans ses mains et lança Ă  ses joueurs, d’une voix assurĂ©e :
« Bon les gars, on conserve notre plan. Vous l’avez vu de vos propres yeux, ça fonctionne. On a marquĂ© des points en amicaux, alors aujourd’hui, on continue pareil. On va leur montrer un football au vin gĂ©orgien, ou au champagne, je ne sais plus, mais on va leur montrer quelque chose ce soir ! »

Quelques ricanements fusĂšrent. Adamadze, en enfilant son brassard de capitaine, leva un sourcil amusĂ©. L’adjoint, quant Ă  lui, soupira et leva les yeux au ciel. Mais Georgi, persuadĂ© d’ĂȘtre suivi, enfila son sweet mal lavĂ©, gonfla la poitrine et sortit du vestiaire comme si tout le stade le reconnaissait dĂ©jĂ .

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Erovnuli Liga 2 - 1Úre journée
Aragvi dĂ©buta la rencontre tambour battant. AprĂšs seulement 3 minutes de jeu, Getsadze dĂ©cocha une frappe puissante Ă  l’entrĂ©e de la surface. Le ballon, lourd et prĂ©cis, s’écrasa sur la barre transversale. Il faudra attendre un peu aprĂšs la demi-heure de jeu pour voir le premier but. Janelidze dĂ©borda cĂŽtĂ© droit et adressa un bon centre en direction de Getsadze. L’ailier contrĂŽla, remit intelligemment en retrait au point de penalty pour Adamadze.
Malgré une tentative en contre-attaque peu avant le coup de sifflet, les joueurs de Spaeri rentraient aux vestiaires, menés au score un but à zéro.
Si la premiĂšre pĂ©riode fut relativement calme, la seconde allait ĂȘtre totalement Ă  l’opposĂ©. Guram Adamadze, surnommĂ© le « dĂ©fenseur-attaquant Â» par son entraĂźneur, allait trouvĂ© le chemin des filets Ă  trois reprises, inscrivant un quadruplĂ©, dont deux buts de la tĂȘte. Archil Basaria, lui aussi un « dĂ©fenseur-attaquant Â» et fraĂźchement entrĂ© en jeu, inscrira le cinquiĂšme but d’Aragvi.

Barre de séparation

Dans les vestiaires, les chants des joueurs rĂ©sonnaient encore lorsqu’Adamadze vint trouver Georgi, le sourire aux lĂšvres. Il avait attendu la fin de la causerie d’aprĂšs-match et voulait absolument s’entretenir en tĂȘte-Ă -tĂȘte avec son entraĂźneur. MĂȘme s’il avait toujours Ă©tĂ© l’un des plus tolĂ©rants Ă  l’encontre de Georgi, Guram Adamadze Ă©tait tout de mĂȘme perplexe concernant les choix du nouvel arrivant.

« Coach, je dois avouer.. au dĂ©but, je pensais que vous Ă©tiez complĂštement fou. Un dĂ©fenseur en attaque, ça n’a aucun sens. Mais
 quatre buts. QUATRE. Je n’avais jamais ressenti ça auparavant. »

Georgi bomba le torse, les yeux brillants et un gigantesque sourire aux lĂšvres.
« Je le savais ! Je l’ai vu direct, Guram. DĂšs le premier entraĂźnement, j’ai su que tu n’étais pas qu’un dĂ©fenseur. Tu Ă©tais.. une arme secrĂšte. »

Un petit peu plus loin, Giorgi Vardosanidze Ă©coutait la conversation. Lui qui espĂ©rait secrĂštement que Georgi s’écroule aujourd’hui, avait une mauvaise mine. Depuis le dĂ©part de l’ancien entraĂźneur il espĂ©rait devenir le numĂ©ro un et les choix de Georgi lui donnait confiance, quant au fait qu’il ne ferait pas long feu ici et que lui, l’éternel entraĂźneur adjoint, pourrait intervenir comme le sauveur de l’équipe.
« Ouais, jusqu’à ce qu’on tombe contre une vraie dĂ©fense. LĂ  tu verras ton « arme secrĂšte Â» se faire ramasser. »

Mais Georgi Ă©tait trop Ă©loignĂ© pour entendre ces paroles. De toute façon, il Ă©tait dĂ©jĂ  sur son petit nuage, bien trop fier de lui pour Ă©couter son entraĂźneur adjoint rĂąler sur ses choix. Dans sa tĂȘte, il venait de remporter une bataille historique. Dans sa tĂȘte, un entraĂźneur visionnaire Ă©tait nĂ©.

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Sacré début :smiley: !

Le coach bĂ©nĂ©ficie d’un peu plus de crĂ©dit pour la suite de la maison maintenant :flexed_biceps:

Eh bah sacré début ! :smiley: Il marque encore des points le génie incompris :joy:

Ça commence plus que bien en championnat