Roh mais câest pas si mal les chants gĂ©orgiens![]()
Hùte de voir la suite de récit alléchant.
TrĂšs bien Ă©crit. Jâadore!
HĂąte de lire dans quel club tu vas finir ! ![]()
Il va se rendre compte que ce nâest pas pour du foot en fait⊠![]()
On a hùte de découvrir ton club sombre, sorti des ténÚbres ![]()
il risque soit de faire de merde ou soit , il va se découvrir
Quand mĂȘme, ĂȘtre emmener dans un coin perdu au fin fond; ça ressemble Ă un camp dâinternement
NâempĂȘche, les parents ont trouvĂ© le bon plan pour se dĂ©barrasser de leur fils, je note pour plus tard ![]()
Ăa craint si jâai googlisĂ© « Jinx » ?
Tâes sĂ»r que câest le chant que tu apprĂ©cies dans cette vidĂ©o ?
Merci Ă toi ! JâespĂšre que la suite te plaira tout autant.
La réponse arrive dÚs maintenant !
Câest vrai que câest plutĂŽt radical comme solution.
Non, sauf si tu as peur dâavoir du League of Legends dans tes suggestions pour les mois Ă venir.
Georgi avait mal dormi, trĂšs mal dormi mĂȘme. Pas seulement Ă cause du froid ou du matelas Ă ressorts dâun autre Ăąge. Ni mĂȘme Ă cause du silence Ă©trange qui planait sur le bĂątiment, qui nâĂ©tait interrompu que par les gĂ©missements dâune canalisation ou le lointain grincement dâune porte mal huilĂ©e.
Non, Georgi avait mal dormi parce que tout autour de lui semblait faux.
MĂȘme son oreiller avait une texture et une odeur suspectes. Sa couette grattait, comme si le responsable des lieux y avait glisser du poil Ă gratter quelques heures avant son arrivĂ©e. Et, comble de lâhorreur : impossible pour lui de recharger sa bien-aimĂ©e Nintendo Switch. Il avait tournĂ© dans tous les sens lâadapteur de voyage, achetĂ© par sa mĂšre en catastrophe Ă lâaĂ©roport. Rien Ă faire. Pas plus de rĂ©seau que de courant fonctionnel dans cette chambre.
La console rendit lâĂąme Ă seulement 23h45, en plein combat contre un champion dâarĂšne. Son tĂ©lĂ©phone ? Il ne tena guĂšre plus longtemps, puisquâil affichait dĂ©jĂ seulement 24% de batterie lors de son arrivĂ©e. Il ne pouvait donc mĂȘme pas accĂ©der Ă Youtube ni Ă google, pour tenter de chercher oĂč il se trouvait.
Georgi resta alors allongĂ© dans le noir, les yeux grands ouverts, fixant le plafond tĂąchĂ© par lâhumiditĂ©. Il se sentait plus seul que jamais. Il voulait croire que tout cela nâĂ©tait quâune erreur. Un rĂȘve, peut-ĂȘtre, lui qui avait toujours vĂ©cu des rĂȘves particuliĂšrement bizarres. Mais il savait, au fond de lui, que tout cela Ă©tait bien rĂ©el. Est-ce quâil en voulait Ă ses parents ? Un peu. Est-ce quâil les comprenait ? MĂȘme rĂ©ponse.
Tout ce quâil vivait actuellement Ă©tait sa propre rĂ©alitĂ©, et elle Ă©tait vraiment naze, se dit-il.
Il finit par se lever, peu aprĂšs huit heures, sans avoir rĂ©ussi Ă dormir plus de deux heures consĂ©cutives. Il se disait alors, que câĂ©tait bien la premiĂšre fois quâil se levait aussi tĂŽt. Dâhabitude il se couchait dans ces eaux, mais jamais il ne sâĂ©tait levĂ© Ă huit heures du matin.
Ses parents étaient dans la piÚce voisine, assis sur deux matelas collés contre un mur nu et jaunis par le temps. Son pÚre se frottait les yeux, pendant que sa mÚre lui souriait timidement.
« Jâai faim » lança Georgi, bougon.
« Il nây a pas de restauration » rĂ©pondit sa mĂšre, tout en Ă©vitant le plus possible son regard.
« Il nây a mĂȘme pas un foutu rĂ©fectoire dans ce trou ? »
« Non. Il y a.. enfin.. il y avait une boulangerie au coin de la rue » ajouta son pĂšre en regardant par la fenĂȘtre « Mais elle est fermĂ©e depuis longtemps visiblement. On.. on est un peu loin de tout, ici. »
Sâil y a bien une chose que dĂ©testait Georgi par dessus tout, câĂ©tait de ne pas pouvoir sâenfiler un grand bol de cĂ©rĂ©ales au rĂ©veil. DĂ©jĂ quâil sâĂ©tait rĂ©veillĂ© trĂšs tĂŽt, mais en plus il ne pouvait rien manger ? CâĂ©tait le comble pour lui.
Il croisa les bras. LâathmosphĂšre devenait de plus en plus oppressante.
« Câest oĂč âiciâ ? » demanda-t-il.
« Câest la GĂ©orgie » rĂ©pondit son pĂšre, en articulant chaque syllabe.
« Genre⊠lâĂ©tat ? Parce que ça ne ressemble pas Ă Atlanta ici. »
« Non, Georgi. Ce nâest pas la GĂ©orgie amĂ©ricaine. Câest la GĂ©orgie, le pays. En Europe. Enfin.. Ă cĂŽtĂ© de lâEurope. »
Georgi nâavait mĂȘme plus la force de rĂ©pondre. Il nâavait pas les mots. Il aurait voulu crier, tout balancer et engueuler ses parents comme jamais. Pourquoi est-ce quâils faisaient ça ? Pourquoi ne pas simplement lâavoir envoyer Ă lâarmĂ©e, comme ils ne cessaient de le rĂ©pĂ©ter il y a quelques annĂ©es ?
Mais il ne fit rien. Pas par compassion, mais parce quâil Ă©tait coincĂ©. Il nâavait pas le permis, ne parlait pas un mot de gĂ©orgien. Il nâavait plus de tĂ©lĂ©phone, pas dâargent, aucune solution pour prendre un billet retour afin de retourner se vautrer dans son garage.
Il baissa la tĂȘte, une boule dans la gorge.
Ses parents se regardaient entre eux et semblaient trĂšs mal Ă lâaise, mais aucun ne sâexcusa.
Une heure plus tard, le mĂȘme conducteur que la veille klaxonna devant la rĂ©sidence. Georgi se souvenait bien de lui, dĂ©jĂ parce quâil lâavait vu il nây a mĂȘme pas 24 heures, mais surtout parce que câĂ©tait un drĂŽle de personnage. Il nâavait encore jamais rencontrĂ© quelquâun dâaussi froid, qui parlait si peu et ne prenait mĂȘme pas le temps de rĂ©pondre.
Ils montĂšrent tous les trois dans la voiture, sans Ă©changer un mot. Georgi Ă©tait Ă lâarriĂšre, les bras croisĂ©s, le regard perdu fixant le paysage dĂ©filant.
Sur la route, sachant parfaitement que Georgi allait bientÎt découvrir la vérité, ses parents décidÚrent de tout lui avouer.
« Ecoute, Georgi.. le âclubâ qui tâaccueille ici.. ce nâest pas ce Ă quoi tu penses. » lança sa mĂšre.
« Comment ça ? Ne me dites pas que câest un club libertin ?! » rĂ©pondit Georgi, bondissant sur son siĂšge.
« Non, arrĂȘte un peu tes Ăąneries. Câest un club de football, de soccer. » dit son pĂšre.
« Pardon ? »
« Oui.. ils cherchaient quelquâun pour les aider, pour encadrer lâĂ©quipe. Le poste Ă©tait prĂ©sentĂ© comme tel.. ça paraissait sĂ©rieux.. » enchaĂźna son pĂšre.
« Du SOCCER ? » sâĂ©cria Georgi
« Mais câĂ©tait une vraie annonce. Sur Facebook. Elle Ă©tait mĂȘme sponsorisĂ©e, donc on sâest dit que.. »
Georgi éclata de rire, coupant la parole à sa mÚre. Mais son rire était un rire nerveux.
« Je ne connais foutrement rien au foot. Le seul sport que jâai pratiquĂ© dans ma vie, câĂ©tait sur Wii Sport, putain ! »
Ses parents ne rĂ©pondirent pas. Ils se contentĂšrent de baisser la tĂȘte, tout en regardant du coin de lâoeil les rĂ©actions de leur fils. Il se laissa retomber sur le dossier du siĂšge, les bras ballants.
Son avenir venait officiellement de se transformer en un piĂšge et un problĂšme, quâil se disait bien incapable de rĂ©soudre.
AprĂšs un bon quart dâheure de route, la voiture sâarrĂȘta brusquement. Ils Ă©taient arrivĂ©s.
Un bĂątiment carrĂ©, en bĂȘton pĂąle et lĂ©gĂšrement abimĂ© par le temps, mais en bien meilleur Ă©tat que celui dans lequel ils avaient passĂ© la nuit, se dressait devant eux. Il semblait tout de mĂȘme propre, modeste, mais sans charme. Sur un petit panneau vissĂ© Ă la grille dâentrĂ©e, on pouvait lire en lettres noires : Aragvi Football Club.
Georgi fronça les sourcils.
Un homme sâavança vers eux. Il Ă©tait petit, joufflu, portait des lunettes et un manteau bien trop grand pour sa morphologie. Il semblait trĂšs concentrĂ©, presque tendu. Il sâapprocha de Georgi, lui serra la main briĂšvement mais Ă©nergiquement, et lança dans un anglais approximatif :
« Hello, i am the president. The club owner. Welcome.. to Aragvi ! »
Toutes les conditions sont rĂ©unies pour que notre ami Georgi passe pour un idiot, entre la barriĂšre de la langue, sa mĂ©connaissance du sport. Il aurait peut-ĂȘtre mieux valu quâil sâoccupe dâun club libertin. Quoique, il a peut-ĂȘtre davantage de connaissances en soccer ![]()
un club perdu pour un entraineur perdu, câest tout bon ! ![]()
Dans ma partie Aragvi câest de la 3e division, il sâest bien bien paumĂ© Georgi ![]()
Cependant, si les promotions fonctionnent de la mĂȘme maniĂšre sur ta save et sur la mienne, il y a moyen de bouger rapidement entre les Ă©chelons ![]()
Georgi nâa pas lâair (A)ragvi dâĂȘtre tombĂ© dans ce club ![]()
Eh bien⊠BIENVENUE EN ENFER ! ![]()
Force à Georgi, il est arrivé dans un sacré bourbier
Le pauvre Georgi⊠il va mettre le gardien en pointe et se faire maraver par des supporters dont il ne va mĂȘme pas comprendre les insultes
Si au moins, il avait son tĂ©lĂ©phone pour regarder des tutos sur YouTubeâŠ

Ăa va Ă©pique !
Il dĂ©couvre petit Ă petit quâil est tombĂ© dans un sacrĂ© piĂšge!
Merci Ă tous pour vos commentaires !
Câest vrai quâil est tombĂ© dans un sacrĂ© bourbier, perdu au milieu de nul part⊠ce qui, finalement, lui correspond plutĂŽt bien !
IRL, ils sont justement descendu en troisiĂšme division au terme de la derniĂšre saison. ![]()
JâespĂšre avoir la mĂȘme chance que dans ta partie, mĂȘme si on va se mettre quelques bĂątons dans les roues pour corser un peu le challenge et pour coller au narratif !
