:storyred: :s1: 🇬đŸ‡Ș :fc_aragvi_dusheti: Les Vacances de Georgi

Roh mais c’est pas si mal les chants gĂ©orgiens:sac:

Hùte de voir la suite de récit alléchant.

TrĂšs bien Ă©crit. J’adore!

HĂąte de lire dans quel club tu vas finir ! :smiley:

Il va se rendre compte que ce n’est pas pour du foot en fait
 :sac:

On a hùte de découvrir ton club sombre, sorti des ténÚbres :smiley:

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il risque soit de faire de merde ou soit , il va se découvrir

Quand mĂȘme, ĂȘtre emmener dans un coin perdu au fin fond; ça ressemble Ă  un camp d’internement

N’empĂȘche, les parents ont trouvĂ© le bon plan pour se dĂ©barrasser de leur fils, je note pour plus tard :joy:

Ça craint si j’ai googlisĂ© « Jinx Â» ?

Réponses aux lecteurs

T’es sĂ»r que c’est le chant que tu apprĂ©cies dans cette vidĂ©o ? :sac:

Merci à toi ! J’espùre que la suite te plaira tout autant.

La réponse arrive dÚs maintenant !

C’est vrai que c’est plutît radical comme solution. :hoho:

Non, sauf si tu as peur d’avoir du League of Legends dans tes suggestions pour les mois à venir. :sac:

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Les vacances de Georgi



CHAPITRE IV - Bienvenue au club

Georgi avait mal dormi, trĂšs mal dormi mĂȘme. Pas seulement Ă  cause du froid ou du matelas Ă  ressorts d’un autre Ăąge. Ni mĂȘme Ă  cause du silence Ă©trange qui planait sur le bĂątiment, qui n’était interrompu que par les gĂ©missements d’une canalisation ou le lointain grincement d’une porte mal huilĂ©e.

Non, Georgi avait mal dormi parce que tout autour de lui semblait faux.
MĂȘme son oreiller avait une texture et une odeur suspectes. Sa couette grattait, comme si le responsable des lieux y avait glisser du poil Ă  gratter quelques heures avant son arrivĂ©e. Et, comble de l’horreur : impossible pour lui de recharger sa bien-aimĂ©e Nintendo Switch. Il avait tournĂ© dans tous les sens l’adapteur de voyage, achetĂ© par sa mĂšre en catastrophe Ă  l’aĂ©roport. Rien Ă  faire. Pas plus de rĂ©seau que de courant fonctionnel dans cette chambre.
La console rendit l’ñme Ă  seulement 23h45, en plein combat contre un champion d’arĂšne. Son tĂ©lĂ©phone ? Il ne tena guĂšre plus longtemps, puisqu’il affichait dĂ©jĂ  seulement 24% de batterie lors de son arrivĂ©e. Il ne pouvait donc mĂȘme pas accĂ©der Ă  Youtube ni Ă  google, pour tenter de chercher oĂč il se trouvait.

Georgi resta alors allongĂ© dans le noir, les yeux grands ouverts, fixant le plafond tĂąchĂ© par l’humiditĂ©. Il se sentait plus seul que jamais. Il voulait croire que tout cela n’était qu’une erreur. Un rĂȘve, peut-ĂȘtre, lui qui avait toujours vĂ©cu des rĂȘves particuliĂšrement bizarres. Mais il savait, au fond de lui, que tout cela Ă©tait bien rĂ©el. Est-ce qu’il en voulait Ă  ses parents ? Un peu. Est-ce qu’il les comprenait ? MĂȘme rĂ©ponse.
Tout ce qu’il vivait actuellement Ă©tait sa propre rĂ©alitĂ©, et elle Ă©tait vraiment naze, se dit-il.

Barre de séparation

Il finit par se lever, peu aprĂšs huit heures, sans avoir rĂ©ussi Ă  dormir plus de deux heures consĂ©cutives. Il se disait alors, que c’était bien la premiĂšre fois qu’il se levait aussi tĂŽt. D’habitude il se couchait dans ces eaux, mais jamais il ne s’était levĂ© Ă  huit heures du matin.
Ses parents étaient dans la piÚce voisine, assis sur deux matelas collés contre un mur nu et jaunis par le temps. Son pÚre se frottait les yeux, pendant que sa mÚre lui souriait timidement.

« J’ai faim » lança Georgi, bougon.
« Il n’y a pas de restauration » rĂ©pondit sa mĂšre, tout en Ă©vitant le plus possible son regard.
« Il n’y a mĂȘme pas un foutu rĂ©fectoire dans ce trou ? »
« Non. Il y a.. enfin.. il y avait une boulangerie au coin de la rue » ajouta son pĂšre en regardant par la fenĂȘtre « Mais elle est fermĂ©e depuis longtemps visiblement. On.. on est un peu loin de tout, ici. »

S’il y a bien une chose que dĂ©testait Georgi par dessus tout, c’était de ne pas pouvoir s’enfiler un grand bol de cĂ©rĂ©ales au rĂ©veil. DĂ©jĂ  qu’il s’était rĂ©veillĂ© trĂšs tĂŽt, mais en plus il ne pouvait rien manger ? C’était le comble pour lui.
Il croisa les bras. L’athmosphùre devenait de plus en plus oppressante.

« C’est oĂč “ici” ? » demanda-t-il.
« C’est la GĂ©orgie » rĂ©pondit son pĂšre, en articulant chaque syllabe.
« Genre
 l’état ? Parce que ça ne ressemble pas Ă  Atlanta ici. »
« Non, Georgi. Ce n’est pas la GĂ©orgie amĂ©ricaine. C’est la GĂ©orgie, le pays. En Europe. Enfin.. Ă  cĂŽtĂ© de l’Europe. »

Georgi n’avait mĂȘme plus la force de rĂ©pondre. Il n’avait pas les mots. Il aurait voulu crier, tout balancer et engueuler ses parents comme jamais. Pourquoi est-ce qu’ils faisaient ça ? Pourquoi ne pas simplement l’avoir envoyer Ă  l’armĂ©e, comme ils ne cessaient de le rĂ©pĂ©ter il y a quelques annĂ©es ?
Mais il ne fit rien. Pas par compassion, mais parce qu’il Ă©tait coincĂ©. Il n’avait pas le permis, ne parlait pas un mot de gĂ©orgien. Il n’avait plus de tĂ©lĂ©phone, pas d’argent, aucune solution pour prendre un billet retour afin de retourner se vautrer dans son garage.

Il baissa la tĂȘte, une boule dans la gorge.
Ses parents se regardaient entre eux et semblaient trùs mal à l’aise, mais aucun ne s’excusa.

Barre de séparation

Une heure plus tard, le mĂȘme conducteur que la veille klaxonna devant la rĂ©sidence. Georgi se souvenait bien de lui, dĂ©jĂ  parce qu’il l’avait vu il n’y a mĂȘme pas 24 heures, mais surtout parce que c’était un drĂŽle de personnage. Il n’avait encore jamais rencontrĂ© quelqu’un d’aussi froid, qui parlait si peu et ne prenait mĂȘme pas le temps de rĂ©pondre.
Ils montĂšrent tous les trois dans la voiture, sans Ă©changer un mot. Georgi Ă©tait Ă  l’arriĂšre, les bras croisĂ©s, le regard perdu fixant le paysage dĂ©filant.

Sur la route, sachant parfaitement que Georgi allait bientÎt découvrir la vérité, ses parents décidÚrent de tout lui avouer.

« Ecoute, Georgi.. le “club” qui t’accueille ici.. ce n’est pas ce Ă  quoi tu penses. » lança sa mĂšre.
« Comment ça ? Ne me dites pas que c’est un club libertin ?! » rĂ©pondit Georgi, bondissant sur son siĂšge.
« Non, arrĂȘte un peu tes Ăąneries. C’est un club de football, de soccer. » dit son pĂšre.
« Pardon ? »
« Oui.. ils cherchaient quelqu’un pour les aider, pour encadrer l’équipe. Le poste Ă©tait prĂ©sentĂ© comme tel.. ça paraissait sĂ©rieux.. » enchaĂźna son pĂšre.
« Du SOCCER ? » s’écria Georgi
« Mais c’était une vraie annonce. Sur Facebook. Elle Ă©tait mĂȘme sponsorisĂ©e, donc on s’est dit que.. »

Georgi éclata de rire, coupant la parole à sa mÚre. Mais son rire était un rire nerveux.
« Je ne connais foutrement rien au foot. Le seul sport que j’ai pratiquĂ© dans ma vie, c’était sur Wii Sport, putain ! »

Ses parents ne rĂ©pondirent pas. Ils se contentĂšrent de baisser la tĂȘte, tout en regardant du coin de l’oeil les rĂ©actions de leur fils. Il se laissa retomber sur le dossier du siĂšge, les bras ballants.
Son avenir venait officiellement de se transformer en un piĂšge et un problĂšme, qu’il se disait bien incapable de rĂ©soudre.

Barre de séparation

AprĂšs un bon quart d’heure de route, la voiture s’arrĂȘta brusquement. Ils Ă©taient arrivĂ©s.

Un bĂątiment carrĂ©, en bĂȘton pĂąle et lĂ©gĂšrement abimĂ© par le temps, mais en bien meilleur Ă©tat que celui dans lequel ils avaient passĂ© la nuit, se dressait devant eux. Il semblait tout de mĂȘme propre, modeste, mais sans charme. Sur un petit panneau vissĂ© Ă  la grille d’entrĂ©e, on pouvait lire en lettres noires : Aragvi Football Club.

Georgi fronça les sourcils.
Un homme s’avança vers eux. Il Ă©tait petit, joufflu, portait des lunettes et un manteau bien trop grand pour sa morphologie. Il semblait trĂšs concentrĂ©, presque tendu. Il s’approcha de Georgi, lui serra la main briĂšvement mais Ă©nergiquement, et lança dans un anglais approximatif :

« Hello, i am the president. The club owner. Welcome.. to Aragvi ! »

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Toutes les conditions sont rĂ©unies pour que notre ami Georgi passe pour un idiot, entre la barriĂšre de la langue, sa mĂ©connaissance du sport. Il aurait peut-ĂȘtre mieux valu qu’il s’occupe d’un club libertin. Quoique, il a peut-ĂȘtre davantage de connaissances en soccer :sweat_smile:

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un club perdu pour un entraineur perdu, c’est tout bon ! :rofl:

Dans ma partie Aragvi c’est de la 3e division, il s’est bien bien paumĂ© Georgi :face_with_spiral_eyes:
Cependant, si les promotions fonctionnent de la mĂȘme maniĂšre sur ta save et sur la mienne, il y a moyen de bouger rapidement entre les Ă©chelons :smiley:

Georgi n’a pas l’air (A)ragvi d’ĂȘtre tombĂ© dans ce club :sac:

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Eh bien
 BIENVENUE EN ENFER ! :smiley:

Force à Georgi, il est arrivé dans un sacré bourbier

Le pauvre Georgi
 il va mettre le gardien en pointe et se faire maraver par des supporters dont il ne va mĂȘme pas comprendre les insultes

Si au moins, il avait son téléphone pour regarder des tutos sur YouTube


Happy Homer Simpson GIF

Ça va Ă©pique !

Il dĂ©couvre petit Ă  petit qu’il est tombĂ© dans un sacrĂ© piĂšge!

Réponses aux lecteurs

Merci Ă  tous pour vos commentaires !
C’est vrai qu’il est tombĂ© dans un sacrĂ© bourbier, perdu au milieu de nul part
 ce qui, finalement, lui correspond plutĂŽt bien !

IRL, ils sont justement descendu en troisiĂšme division au terme de la derniĂšre saison. :hoho:
J’espĂšre avoir la mĂȘme chance que dans ta partie, mĂȘme si on va se mettre quelques bĂątons dans les roues pour corser un peu le challenge et pour coller au narratif !

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