:storygreen: :s6: Le génie de Ma’areva 🇵🇫 🇦🇺

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@alexgavi Ils peuvent être détendus, le match compte pour du beurre :smiling_face_with_sunglasses:

@Tiien Pas d’alcool pendant la compétition. Le lendemain par contre… :sac:

@CaptainAmericka Si ça gagne, promis il se lance dans un zouk :joy:

@Akasha Il va falloir t’y mettre pour faire plaisir au Nantais, alors :sac:

@Tilo82 vous m’avez perdu avec vos ref :sac: Je ne connaissais même pas le gus qui chante :joy:

Chapitre 197: Face à l’ogre d’Océanie

C’était jour de match au Sky Stadium. Mais cette fois, l’ambiance n’avait rien à voir avec les rencontres précédentes. Dès l’arrivée du bus Tahitien aux abords du stade, Teanuanua comprit que les All Whites jouaient véritablement à domicile. Des milliers de maillots blancs remplissaient les rues autour de l’enceinte. Des drapeaux Néo-Zélandais flottaient partout, des chants résonnaient avant même l’ouverture des portes, et les supporters locaux semblaient déjà persuadés de la victoire de leur sélection.

Quand les Tahitiens pénétrèrent sur la pelouse pour l’échauffement, le stade était déjà presque plein. Et lorsque les joueurs revinrent au vestiaire quelques minutes plus tard, il n’y avait quasiment plus un siège vide.

Teanuanua observait les tribunes depuis sa place. Il rêvait de voir ses coéquipiers faire taire ce stade immense, climatiser Wellington, faire douter tout un peuple. Mais au fond de lui, il savait que ce serait extrêmement compliqué.

Samuel Garcia entra dans le vestiaire avec une expression fermée.
« Ils alignent l’équipe type. »

Quelques regards se croisèrent immédiatement.
« Donc pas de cadeau », continua le coach. « Ils veulent finir premiers du groupe pour éviter les Fidji et envoyer un message avant les demi-finales. Très bien. Alors montrez-leur qu’on existe. »

Les joueurs se levèrent et quittèrent le vestiaire dans une ambiance sérieuse. Quand les hymnes retentirent, le contraste entre les deux camps sauta aux yeux. Celui des supporters Néo-Zélandais fit vibrer le stade tout entier tandis que les quelques centaines de supporters Tahitiens tentaient malgré tout de faire entendre leurs voix.

Puis le match débuta.

Très vite, la Nouvelle-Zélande posa le pied sur le ballon avec une maîtrise impressionnante. Les passes s’enchaînaient rapidement, les déplacements étaient parfaitement coordonnés, et surtout, les Kiwis donnaient l’impression de jouer ensemble depuis des années. En face, Tahiti souffrait. Avec les nombreuses rotations décidées par Samuel Garcia, plusieurs automatismes manquaient et cela se voyait immédiatement.

Depuis le banc, Teanuanua serrait les mâchoires. Chaque sortie de balle semblait compliquée. Chaque récupération de balle était suivie d’une nouvelle vague blanche.

Kavai’ei, brassard au bras, essayait pourtant de calmer ses partenaires. Mais la pression Néo-Zélandaise était étouffante.

À la 13e minute, les All Whites ouvrirent logiquement le score. Une action magnifique, presque impossible à défendre. Une longue séquence de passes en une touche, un décalage sur le côté, un centre en retrait et une finition parfaite au point de penalty. 1-0. Le stade explosa.

Chan tapa dans ses mains pour encourager sa défense mais plusieurs Tahitiens semblaient déjà accuser le coup.
« On relève la tête! » hurla Kavai’ei.

Cinq minutes plus tard, pourtant, la Nouvelle-Zélande frappa encore.
Joe Bell récupéra un ballon aux abords de la surface, combina rapidement avec un coéquipier et décocha une frappe rasante qui termina au fond des filets. 2-0 à la 18e minute.

Cette fois, plusieurs joueurs Tahitiens baissèrent les yeux. Certains soufflaient lourdement. D’autres regardaient déjà le tableau d’affichage comme s’ils espéraient voir le temps accélérer.

Sur le banc, Samuel Garcia faisait les cent pas, bras croisés, sans dire un mot.

Teanuanua regarda Temehani assis quelques sièges plus loin. Le milieu du Celtic avait le regard noir. Il suivait chaque action avec frustration, comme un lion enfermé dans une cage.

Puis arriva ce qui semblait inévitable. 24e minute, corner pour la Nouvelle-Zélande.

Le ballon fut frappé fort au premier poteau. Un Kiwi surgit au milieu de la défense Tahitienne et plaça une tête puissante sous la barre. 3-0.

Le Sky Stadium trembla littéralement sous les cris des supporters locaux.

Samuel Garcia passa une main sur son visage puis se tourna enfin vers son banc.
« Temehani, à l’échauffement. »

Le numéro 10 se leva immédiatement, arracha son survêtement et partit courir le long de la ligne de touche sans même répondre.

Le reste de la première période fut long, très long. Tahiti résistait comme il pouvait mais le match semblait déjà hors de portée. Chan évita même un quatrième but grâce à une superbe parade juste avant la pause.

Quand l’arbitre renvoya tout le monde aux vestiaires, les Tahitiens rentrèrent tête basse sous les applaudissements du public Néo-Zélandais.

Dans le vestiaire, personne ne parlait.
Samuel Garcia laissa quelques secondes de silence avant de prendre la parole.
« Le score, on ne va pas le changer avec de la magie. Mais l’attitude… »

Il regarda ses joueurs un par un.
« Je veux plus de fierté. Plus d’honneur. Là, on subit tout. Vous représentez Tahiti, pas une équipe venue faire du tourisme à Wellington. »

Le ton restait calme mais chaque mot faisait mal.
« Vous pouvez perdre contre plus fort que vous. Ça arrive. Mais vous ne pouvez pas baisser la tête comme ça. »

Puis il se tourna vers Temehani.
« Prépare-toi. Tu rentres. »
Le joueur du Celtic hocha simplement la tête.
« Louis, tu sors. »
Le milieu accepta sans discuter, déçu mais lucide.

Samuel Garcia regarda ensuite Nicolas.
« Nico… Aujourd’hui, t’es complètement à côté de tes pompes. Eddy prend ta place. »
Nicolas souffla longuement avant de baisser la tête. Eddy, lui, se leva immédiatement.

Samuel Garcia reprit une dernière fois: « On ne gagnera peut-être pas ce match. Mais hors de question de se faire humilier pendant quarante-cinq minutes de plus. Sortez et montrez-moi du caractère. »

La seconde période fut bien différente de la première. Sans être brillante, Tahiti retrouva au moins un peu de stabilité. L’entrée de Temehani avait immédiatement changé l’équilibre du milieu de terrain. Plus calme balle au pied, capable de casser le pressing par une simple orientation ou un contrôle bien senti, il permit enfin à son équipe de respirer. Et surtout, les Néo-Zélandais levèrent légèrement le pied.

Avec trois buts d’avance, les All Whites géraient désormais leur rencontre avec maîtrise. Ils conservaient le ballon, faisaient courir Tahiti sans forcer, et semblaient surtout penser à la demi-finale à venir. Leur pressing était moins intense, leurs courses moins explosives. Petit à petit, leurs cadres commencèrent même à sortir.

Samuel Garcia gardait les bras croisés, observant attentivement les attitudes de ses joueurs malgré tout. Le match devint lent, fermé, presque ennuyeux. Les occasions se faisaient rares des deux côtés.

Pourtant, Tahiti eut un petit frisson d’espoir lorsque Vatea entra à la place d’Olivier. À peine quelques secondes après son entrée, Kavai’ei récupéra un ballon au milieu et glissa une superbe passe dans le dos de la défense. Vatea surgit. Il enchaîna contrôle et frappe croisée mais le ballon heurta violemment le poteau avant de sortir. Vatea resta immobile une seconde, les mains sur la tête.

Temehani vint lui taper dans le dos.
« Belle action. Continue. »

Plus tard, Franck puis Steve firent également leur entrée. Mais malgré davantage d’équilibre et quelques séquences intéressantes, rien ne changea réellement. La Nouvelle-Zélande maîtrisait parfaitement le tempo de la rencontre.

Les minutes s’écoulèrent lentement jusqu’au coup de sifflet final. 3-0. Une défaite logique.

Les Tahitiens allèrent saluer leurs supporters pendant que les Kiwis recevaient une ovation immense de leur public. Le Sky Stadium chantait pour ses héros.

Dans le vestiaire, l’ambiance était forcément plus calme que les jours précédents. Certains joueurs avaient les yeux dans le vide. D’autres retiraient leurs chaussures sans dire un mot.

Samuel Garcia finit par prendre la parole.
« Cette défaite, elle fait mal. Mais peut-être qu’elle est utile. Peut-être qu’on avait commencé à se croire plus beaux qu’on ne l’est réellement après les deux premières victoires. Là, vous avez vu le très haut niveau océanien. Et surtout, vous avez vu ce qui nous manque encore. »

Il marqua une pause.
« Maintenant, on oublie ce match. Pas complètement car avec le staff on va l’oublier. Parce qu’en demi-finale, il faudra répondre autrement. Avec plus d’intensité. Plus de courage. Plus de personnalité. »

Puis il regarda son groupe d’un ton plus calme.
« Et surtout, ne baissez pas les yeux. Vous êtes en demi-finale d’une Coupe d’Océanie. Beaucoup d’équipes aimeraient être à votre place. »

Les joueurs acquiescèrent doucement.

Assis à sa place, Teanuanua sortit alors son téléphone. L’autre rencontre du groupe venait de se terminer: Nouvelle-Calédonie-Îles Salomon: 2-2
Malgré un doublé de Raphaël Lea’i, les Salomonais n’avaient pas réussi à gagner. En terminant derniers du groupe, ils étaient éliminés de la Coupe d’Océanie… et également de la course au Mondial.

Teanuanua fixa quelques secondes le nom de Godwin sur son écran. Son pouce passa au-dessus de la conversation. Il avait envie de lui envoyer une pique, une petite moquerie. Quelque chose du genre : « Alors le futur Ballon d’Or? »
Mais il se ravisa.
Il connaissait cette sensation de l’élimination, de la frustration, le silence du vestiaire après un rêve brisé. Il verrouilla son téléphone sans envoyer de message.

Le soir, dans leur chambre d’hôtel, Vatea était allongé sur son lit, les bras derrière la tête, le regard fixé au plafond.
« Je te jure… Cette équipe de Nouvelle-Zélande… elle est incroyablement forte. Ça n’a rien à voir avec ce qu’on voit dans leur championnat. Là, on sent que leurs meilleurs joueurs évoluent en Europe, dans des gros clubs. Techniquement, physiquement, tactiquement… Ils sont au-dessus. »

Il souffla longuement.
« Si on les retrouve en finale, ça va être ultra dur. »

Un silence s’installa quelques secondes dans la chambre. Puis Vatea tourna finalement la tête vers son ami avec un petit sourire.
« Mais hors de question de rentrer sans la coupe. »

Teanuanua sourit à son tour.
Les deux jeunes hommes se tapèrent dans les mains avant d’éteindre les lumières. Et malgré la lourde défaite du jour, une idée restait solidement ancrée dans leurs esprits: l’aventure était loin d’être terminée.

Date Compétition Match Stade Adversaire Score Perf’ de Teanuanua Note de Teanuanua
09/06/2028 OFC Nations Cup J3 GB Sky Stadium Nouvelle-Zélande 3-0 Non entré en jeu -

NDLR: Fonctionnement du tournoi. Les deux premiers de chaque groupe sont qualifiés pour les demi-finales de la compétition. Les trois premiers de chaque groupe sont qualifiés pour le 3e tour des qualifications à la Coupe du Monde qui se jouera ultérieurement.

Position
Club
Matchs Joués Victoire Nul Défaite Différence de buts Points
1 er Nouvelle-Zélande 3 3 0 0 +7 9 pts
2 ème Tahiti 3 2 0 1 -1 6 Pts
3 ème Nouvelle-Calédonie 3 0 1 2 -3 1 Pt
4 ème Iles Salomon 3 0 1 2 -3 1 Pt
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C’est certains , s’ils vont en finale
il faudra montrer un visage de guerrier

Circulez, il n’y a rien à voir :sac:

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Je sais reconnaitre un lover quand j’en vois un :rofl: (J’avais son album :joy: )

Bon, match compliqué… Heureusement qu’il n’y avait pas de qualif’ en jeu ! Au moins ça a permit de faire reposer les titulaires et éviter les blessures ! C’est tout ce qu’on va retenir..

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C’était sûr qu’il y allait avoir une défaite ! C’est dommage car certains des joueurs sur le terrain auraient pu marquer des points en vue des prochaines sélections.
Teanuanua a fait le bon choix. C’est pas tout le temps le cas, donc il faut le souligner :grin:

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@celiavalencia Il faut déjà tenter d’aller en finale!

@Rhino Une boucherie :dsk:

@CaptainAmericka Reposer les joueurs et éviter les blessures (et les suspensions), c’était l’objectif du sélectionneur. En effet, mission réussie.

@alexgavi Tu veux dire que Teanuanua ne fait jamais les bons choix? :grin:

Chapitre 198: Auckland

Le lendemain matin, l’ambiance était bien différente de celle des jours précédents. L’aventure à Porirua touchait à sa fin. Pendant plus d’une semaine, les Tahitiens avaient vécu dans cette ville devenue presque une seconde maison pour certains d’entre eux. Pour Teanuanua, elle l’était réellement.

Les valises s’entassaient dans le hall du Belmont Motor Lodge pendant que les joueurs descendaient un à un prendre leur petit-déjeuner. Malgré la lourde défaite contre la Nouvelle-Zélande, personne ne semblait abattu. Une demi-finale attendait le groupe. Et dans une compétition continentale, c’était tout ce qui comptait: ne pas être éliminé.

Le départ pour l’aéroport était prévu tôt.
Lorsque le bus arriva devant l’hôtel, plusieurs visages familiers attendaient Teanuanua: Ben Sippola, Lelê, Bento et Lucca.
Teanuanua eut immédiatement un grand sourire en les apercevant.
« Je savais que vous étiez fous mais pas au point de vous lever à cette heure-là », lança-t-il avant de monter dans le bus.

« Pour toi? Jamais », répondit Bento avec un sourire. « On est là pour le buffet gratuit. »
« Quel buffet? » demanda Teanuanua.
« Voilà, tu vois qu’on nous a menti », répliqua Lucca. « Pas de bouffe gratuite de prévue! »
Tout le monde éclata de rire.

Ben Sippola finit par prendre Teanuanua dans ses bras.
« Je suis fier de toi. »
Ces quelques mots suffirent à émouvoir le Mangarevien.
« Tu as laissé quelque chose ici. Les gamins du club parlent encore de toi tous les jours. »

Teanuanua baissa légèrement les yeux, touché.
« Alors ramène cette coupe à Tahiti. »
« On va essayer » répondit le Tahitien.
« Non », corrigea Bento avec un sourire. « Vous allez le faire. »

Avant de monter dans le bus, Vatea discuta avec Lucca tandis que Temehani fit un selfie avec Bento.

Puis vint le moment des au revoir. Les poignées de main se transformèrent en accolades.

Finalement, le bus quitta Porirua sous les applaudissements du personnel de l’hôtel qui s’était pris d’affection pour cette équipe.

Teanuanua resta longtemps collé à la vitre. Il regarda défiler les rues.
Le bus passa devant Endeavour Park, les quartiers qu’il connaissait, les commerces où il avait ses habitudes avant de passer devant ce bout de plage sur lequel il allait s’assoir avant chaque match des Wests. Encore cette nuit, par superstition, il avait quitté l’hôtel pour aller sur ce bout de plage, emmené par Bento. Il se trouva seul, sur cette plage face à l’océan. Il pria et demanda une victoire finale de son équipe. Il fallait bien une force divine pour triompher de la Nouvelle-Zélande.

Puis la ville disparut progressivement derrière eux. Quelques heures plus tard, l’avion atterrit à Auckland.

La plus grande ville du pays les accueillit avec un ciel gris et un vent frais venu du port. À l’aéroport, le bus aux couleurs de la fédération Tahitienne attendait déjà la délégation.

Le trajet traversa une partie de la ville avant de rejoindre Mount Eden Motel.

En apercevant la silhouette massive de l’Eden Park au loin, plusieurs joueurs tournèrent la tête.
« C’est là qu’on joue? » demanda Mana.
« Oui », répondit Vatea. « J’ai vu un match des All Blacks dans ce stade. Et crois-moi, en spectateur, c’est déjà impressionnant. »

L’hôtel choisi par la fédération se trouvait à quelques minutes seulement du stade.

Les chambres furent distribuées rapidement. Cette fois encore, Teanuanua partageait la sienne avec Vatea.

Après quelques heures de repos, le groupe rejoignit le terrain d’entraînement pour une séance légère.

Pour Vatea, c’était presque un retour à la maison. L’entraînement avait lieu sur le terrain de jeu de son club d’Auckland City.
Chaque recoin du complexe lui était familier.
Pendant l’échauffement, plusieurs joueurs d’Auckland City vinrent le saluer derrière les barrières.
Le défenseur Tahitien discutait avec eux en souriant.

L’entraînement dura à peine plus d’une heure. Beaucoup d’étirements, quelques exercices avec ballon, rien de très intense, le staff voulait préserver les organismes avant la demi-finale.

Le soir venu, chacun occupa son temps libre à sa manière.
Certains restèrent dans leurs chambres. D’autres regardèrent les rencontres du deuxième groupe sur leurs téléphones ou dans la salle commune.

Teanuanua, lui, choisit la piscine de l’hôtel.

Allongé dans l’eau tiède, il laissa ses muscles récupérer tandis qu’il entendait ses coéquipiers réagir aux matchs du groupe A.

Quand il revint dans le hall principal, les résultats étaient connus. Les Fidji avaient terminé premiers du groupe en battant logiquement le Vanuatu.

Mais l’information qui faisait parler tout le monde concernait surtout les Samoa. Après un match nul contre les Fidji pour leur entrée dans la compétition, un autre contre le Vanuatu il y a quelques jours, les Samoans avaient créé l’exploit en battant la Papouasie-Nouvelle-Guinée 2-1. Résultat: qualification pour les demi-finales.

« Ils étaient passés par le tour préliminaire en plus », ajouta François.
« C’est la belle histoire du tournoi pour l’instant », confirma Samuel Garcia.

Les joueurs observaient le tableau affiché sur l’écran.
Nouvelle-Zélande vs Samoa
Tahiti vs Fidji

Les affiches étaient désormais connues. Temehani regardait le résumé du match Fidji-Vanuatu puis croisa le regard de Teanuanua.
« Les Fidji… »
« Ça va être une guerre », répondit ce dernier.
« Une belle bataille », corrigea Vatea.

Le groupe resta encore longtemps dans la salle commune à discuter du match à venir. Les Fidji impressionnaient tout le monde. Athlétiques, puissants, très disciplinés tactiquement, ils étaient très probablement l’équipe la plus complète du tournoi après la Nouvelle-Zélande. Tahiti ne partait pas favori.

Même les habituels plaisantins étaient plus calmes que d’habitude. Petit à petit, les conversations tournèrent uniquement autour de cette demi-finale.

Le staff technique échangeait discrètement dans un coin de la pièce. Et les joueurs, eux, avaient déjà la tête à ce rendez-vous.

La finale était encore loin, très loin.

Mais pour l’atteindre, il faudrait d’abord survivre à ce qui promettait d’être l’un des matchs les plus difficiles de leur aventure.
Et dans les regards des Tahitiens, une même certitude commençait à apparaître. Ils étaient prêts.

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Ca sent le bon match de rugby… euh de boucher ça ! :joy:

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Je me posais la question depuis un petit moment, parce qu’on entendait jamais parler des Fidji. J’ai ma réponse !

Ça va être compliqué mais j’ai confiance en nos petits tahitiens

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En principe, la Nouvelle Zélande est la meilleure équipe d’Océanie. Pour aller chercher la Coupe du Monde, il faudra les battre. Ce qui veut aussi battre tous les autres pays du coin. Fidji ne doit être qu’une étape ! :flexed_biceps:

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Responses to Readers

@CaptainAmericka Et les Fidji ne sont pas mauvaises au rugby :sac:

@Lincoln6Echo C’est vrai qu’avec Tahiti, ou même Tefana avant, je n’avais pas eu l’occasion de croiser les Fidjiens. Ce sera désormais chose faites.

@alexgavi La Nouvelle-Zélande est largement au dessus. Mais derrière, il y a vraiment match avec la Nouvelle-Calédonie, Tahiti, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Iles Salomon (éliminé pour la suite des qualif’ du Mondial), les Fidji et le nouveau-venu surprise des Samoa).

Chapitre 199: Face aux journalistes

Sous la pluie battante d’Auckland, l’entraînement matinal de Tahiti se déroula dans une atmosphère presque intimiste. Quelques journalistes seulement avaient bravé le mauvais temps pour assister à la séance. Avant le déjeuner, c’était l’heure de la conférence de presse officielle. Plusieurs joueurs s’étaient déjà prêtés à l’exercice depuis le début du tournoi; cette fois, c’était au tour de Teanuanua d’accompagner Samuel Garcia devant les médias.

Une trentaine de journalistes étaient installés dans la salle lorsque les questions commencèrent.
« Teanuanua, John Rice, BBC Oceania. Pensez-vous déjà à une éventuelle finale? »

L’attaquant secoua immédiatement la tête.
« Non. Comme le répète le coach depuis le début de la compétition, il y a une demi-finale à gagner avant tout. Les Fidji sont une excellente équipe et ils ont exactement le même objectif que nous. Ils auront la même détermination alors, il est trop tôt pour penser à la finale. Il y a une demi-finale à jouer. On est concentrés uniquement sur ce match. »

Un autre journaliste prit le relais.
« Daniel Tevao, TNTV News. Que représente ce maillot pour vous? »

Teanuanua prit quelques secondes avant de répondre.
« J’ai découvert le football grâce à l’équipe de France en 2018. J’étais admiratif d’un joueur comme Griezmann. Mais aujourd’hui, je porte ce maillot et j’en suis fier. La FIFA nous appelle Tahiti, mais en réalité nous représentons toute la Polynésie française. Il y a bien sûr des Tahitiens dans ce groupe, mais il y a aussi des joueurs venus de partout. Je viens de Mangareva, comme Temehani. Steve vient de Bora-Bora. D’autres sont de Raiatea ou de Moorea. Même François est né en Bretagne mais sa mère est originaire de Huahine. On porte tous les mêmes couleurs pour représenter nos îles et nos peuples. »

Le journaliste poursuivit: « La sélection peut-elle devenir un symbole politique, notamment autour de la question de l’indépendance comme c’est parfois évoqué en Nouvelle-Calédonie? »

Teanuanua poussa un léger soupir.
« Franchement, je ne pense pas être la bonne personne pour répondre à ça. Je ne suis pas politicien. Je ne connais pas suffisamment les enjeux pour avoir un avis éclairé. Notre rôle, c’est de jouer au football et de représenter la Polynésie du mieux possible. Je ne réponds qu’aux questions qui tournent autour du football. »

« Mais vous avez quand même une opinion personnelle? »

« Non. Je vis actuellement en Australie. Je préfère laisser ce débat à ceux qui le maîtrisent réellement et qui vivent sur place. Nous, on veut simplement faire rayonner la Polynésie à l’international à travers notre football et à travers ce maillot. »

Un journaliste de So Foot enchaîna.
« Serge Mergot, So Foot. Le rêve d’une qualification à la Coupe du monde est toujours présent? Car vous l’aviez évoqué lors d’une interview d’après-match avec votre sélection. »

Le visage de Teanuanua s’éclaira.
« Bien sûr. J’ai déjà eu la chance de vivre une Coupe du monde U20 et c’était incroyable. L’Océanie a une place, qui semble promise à la Nouvelle-Zélande, et une place pour les barrages, alors… Pourquoi pas nous? Mais aujourd’hui, notre objectif immédiat est ailleurs. On est qualifiés pour le prochain tour des éliminatoires mondiales, et il se déroulera en novembre, donc une partie du travail est accomplie et on n’y pense plus. Maintenant, toute notre attention est tournée vers cette demi-finale. »

Le journaliste enchaîna avec une autre question: « Vous avez parlé de Griezmann tout à l’heure. Quels sont vos modèles dans le football? »

« Griezmann bien-sûr car c’est ma madeleine de Proust. Mais j’aime regarder les attaquants, car c’est mon poste. Mbappé, bien entendu et Erling Haaland, et pas seulement car ce sont les deux derniers vainqueurs du ballon d’or. Mais ce sont de très grands joueurs dont je n’atteindrais jamais le niveau. Mais je suis aussi admiratif de joueurs à jouer à d’autres postes que moi comme Temehani. C’est un ami d’enfance et on était aussi fort l’un que l’autre et voir aujourd’hui où il en est, c’est incroyable. Il y aussi des joueurs avec qui j’ai joué et pour qui j’ai le plus grand respect comme Lelê, un Brésilien avec qui j’ai joué, ici, en Nouvelle-Zélande ou alors Callum Lowe qui m’a empêché d’être le meilleur joueur de Tahiti. »

Teanuanua se mit à rire Puis vint une question d’un média de Mangareva.
« Albert-Hugues Faahei, Te Kerere. Les Fidji sont-ils l’adversaire le plus difficile que vous avez affronté jusqu’à présent? »

Teanuanua esquissa un sourire en reconnaissant le nom du média de son archipel.
« Non, parce qu’il y a la Nouvelle-Zélande. Je n’ai pas joué contre eux mais ceux qui étaient sur le terrain m’ont parlé d’un rythme extrêmement élevé. C’est la seule équipe du tournoi composée entièrement de professionnels. Maintenant, si on retire les Néo-Zélandais, alors oui, les Fidji sont probablement l’équipe la plus forte de la compétition. Leur premier tour ne m’a pas totalement convaincu, mais ils sont toujours là et c’est ce qui compte. »

Un journaliste de Polynésie La 1ère leva la main.
« Avec la retraite internationale de Roy Krishna, les Fidji vous semblent-ils moins impressionnants? »

Teanuanua sourit.
« Roy Krishna est une légende. Mais je trouve qu’ils ont bien géré sa succession. Pas avec un joueur de son niveau, parce que des joueurs comme lui sont extrêmement rares en Océanie, mais… »

Le journaliste le coupa.
« Vous vous considérez dans cette catégorie? »

Teanuanua éclata de rire.
« Moi, une légende en Océanie? Absolument pas! Pas du tout. Dans notre sélection, s’il y en a un qui peut prétendre rivaliser avec ce genre de joueur, c’est Temehani. Moi, je suis encore très loin de ça. »

Il reprit plus sérieusement: « Roy Krishna est un exemple pour tous les attaquants océaniens. Bien-sûr que j’observe son jeu à travers des vidéos. C’est normal. Quand on grandit ici, on a besoin de modèles. Il fait partie de ces joueurs qui ont montré que c’était possible d’être professionnel et de jouer à l’étranger à haut niveau. Comme Pascal et Marama Vahirua, Tim Cahill, Mark Viduka, Christian Karembeu, Ryan Nelsen ou Wynton Rufer. Même Harry Kewell. Ce sont des références pour toute notre région. »

Un journaliste leva la main et posa une question en anglais: « Que pensez-vous de l’équipe des Samoa? »

Taquin, Teanuanua demande: « Vous venez de là-bas, vous. »

La salle se mit à rire et Teanuanua repris son sérieux: « J’espère les affronter en finale. Ce serait inédit et une magnifique affiche. Ils sont invaincus, j’ai pas vu les matchs entier mais des résumés et leurs prestations ne sont pas imméritées. Ils sont là où ils doivent être. J’aimerais bien les retrouver dans notre groupe pour les qualif’ au Mondial, je pourrais mieux jauger leur niveau. En attendant, je leur souhaite le meilleur avec une qualif’ pour la finale. Le foot a besoin de belles histoires comme celle-ci. En Europe, il y a eu la Grèce, en Asie, l’Irak, en Afrique, la Zambie, pourquoi pas les Samoa en Océanie? »

Le journaliste sembla ravi de la réponse du Tahitien.

Après cela, la plupart des questions furent adressées à Samuel Garcia. Le sélectionneur détailla davantage les enjeux tactiques du match contre les Fidji tandis que Teanuanua écoutait en silence.

Lorsque la conférence prit fin, les deux hommes quittèrent la salle ensemble.
« C’est intense comme exercice », avoua Teanuanua en relâchant enfin la pression.

Samuel Garcia eut un léger sourire.
« Tu t’en es très bien sorti. »

La journée reprit ensuite son cours habituel. Entre les repas, les temps de récupération, les séances vidéo, le travail tactique et l’entraînement du soir, les Tahitiens poursuivirent leur préparation avec sérieux. La pluie avait finalement cessé en fin d’après-midi, laissant apparaître un ciel plus clair au-dessus d’Auckland. Désormais, tous les regards étaient tournés vers les Fidji et cette demi-finale qui se rapprochait à grands pas.

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Très bien géré l’exercice !

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C’est stressant devant des journalistes

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Notre cher Teanuanua peut faire consensus avec ces réponses :grin:

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Je me remets tranquillement à jour, mais c’est toujours aussi plaisant !

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Responses to Readers

@CaptainAmericka Il ne peut pas être mauvais en tout :joy:

@celiavalencia Faut aimer parler en public, quoi. Perso, je pense que ça ne m’aurait pas gêné :smiling_face_with_sunglasses:

@alexgavi Un très bon communicant :smiling_face_with_sunglasses:

@volatil Re-bienvenue dans le récit et ravi que tu prennes du plaisir à le lire :slight_smile:

Chapitre 200: Une vaillante équipe

La pluie tombait encore sur Auckland lorsque Samuel Garcia réunit son groupe dans une salle de réunion de l’hôtel. Comme avant chaque rencontre, tous les joueurs s’installèrent dans un silence attentif. La demi-finale approchait et chacun savait que le moindre détail pouvait faire basculer le destin de l’équipe.

Le sélectionneur se leva devant l’écran.
« Bon… On retrouve du monde, les blessés sont revenus, il n’y a plus de bobos particuliers, et ça, c’est une excellente nouvelle. »

Il croisa les bras avant de poursuivre.
« Tactiquement, on ne change pas une recette qui gagne mais… Et j’insiste sur le « mais »… »

Son ton se fit plus ferme.
« Je veux voir davantage de pressing dès le coup d’envoi. Trois matchs, trois entames ratées. À chaque fois, on encaisse ou on passe tout près de la catastrophe dans les premières minutes. »

Cette fois, il frappa du poing sur la table.
« Ça suffit! Je veux un vrai départ de guerriers. On en reparlera sur le terrain tout à l’heure mais je ne veux plus voir notre équipe attendre dix ou quinze minutes avant de rentrer dans son match. C’est clair? Bien. Passons à la composition. »

L’écran s’alluma derrière lui.
« Dans les buts, retour de Nino. En défense centrale, Mark et François. À droite, Vatea. À gauche, retour de Djanny après sa suspension. Au milieu, Steve, Hirinai et Temehani. »

Puis Garcia marqua une courte pause avant d’annoncer l’attaque.
« De gauche à droite: Mana, Teanuanua et Franck. Maintenant, parlons des Fidji. »

L’écran changea et plusieurs visages apparurent.
« Leur principal danger se trouve ici. »

Le sélectionneur pointa du doigt la photo d’un ailier.
« Nabil Begg. Rapide, technique, très bon dribbleur, excellent centreur et capable de marquer lui-même. Il peut faire gagner un match à lui seul. »

Son regard se posa sur Vatea puis sur Franck.
« Il évoluera principalement de votre côté. Vous allez devoir travailler ensemble pour le contenir. Si vous lui laissez de l’espace, il nous fera très mal. Devant, ils possèdent aussi Malakai Love-Semira. Un vrai point d’ancrage. Puissant, agressif dans les duels, habitué au football australien puisqu’il joue en NPL. »

Garcia désigna alors Mark et François.
« Pas de ballon qui traîne dans la surface. Pas une seconde d’hésitation. Sinon, il nous punira. »

Puis son expression devint plus sérieuse encore.
« Et maintenant, leur plus grande force. »

Deux défenseurs centraux apparurent côte à côte sur l’écran.
« Josh Laqeretabua, joueur de Charlton. Dan Hall, qui évolue aux Central Coast Mariners. Soyons honnêtes: ils possèdent un niveau et une expérience que quasiment aucun d’entre vous n’a encore atteints. »

Le coach regarda alors directement Teanuanua.
« Tea, pour toi, ce sera un sacré défi. Tu vas affronter deux défenseurs habitués à un football de très haut niveau. Ce sera David contre Goliath. Mais l’équipe compte sur toi. »

Samuel Garcia continua ensuite à détailler plusieurs situations de jeu, les coups de pied arrêtés, les déplacements défensifs et les schémas de relance prévus contre les Fidjiens. Lorsque la réunion prit fin, les joueurs se levèrent avec une concentration nouvelle.

Quelques minutes plus tard, ils rejoignirent le terrain d’entraînement. La pluie n’avait toujours pas cessé.
Sous le ciel gris d’Auckland, les Tahitiens reprirent le travail, conscients qu’ils n’étaient plus qu’à quatre-vingt-dix minutes d’une finale continentale.

L’après-midi fut volontairement allégé par le staff. Quelques soins, des séances de récupération, des exercices techniques à faible intensité et beaucoup de repos. À ce stade de la compétition, il n’était plus question de travailler physiquement. L’objectif était simple: conserver un maximum d’énergie pour la demi-finale du lendemain.

En soirée, l’ensemble de la délégation Tahitienne se retrouva dans une salle de l’hôtel pour suivre l’autre demi-finale du tournoi. Sur le papier, l’affiche semblait déséquilibrée. D’un côté, la Nouvelle-Zélande, grande favorite de la compétition. De l’autre, la sensation du tournoi: les Samoa.

Le simple fait de voir les Samoans à ce niveau de la compétition relevait déjà de l’exploit. Aucun de leurs joueurs n’évoluait à l’étranger et leur championnat figurait parmi les plus modestes de la planète. Pourtant, ils étaient là, à quatre-vingt-dix minutes d’une finale continentale.

Dès le coup d’envoi, ils assumèrent pleinement leur statut d’outsider. Tous les joueurs défendaient derrière le ballon. Les Néo-Zélandais monopolisaient la possession tandis que les Samoans attendaient patiemment leur chance.

Et cette chance arriva à la 18e minute. Sur un contre parfaitement mené, un attaquant Samoan s’infiltra dans la surface avant d’être déséquilibré: penalty.

Dans la salle, plusieurs Tahitiens se redressèrent brusquement. Les Samoans avaient l’occasion rêvée de créer un séisme.

Mais le tireur envoya sa tentative à côté.

La Nouvelle-Zélande ne tarda pas à réagir. À la 24e minute, les All Whites ouvrirent le score sur une action collective parfaitement construite.

Pourtant, les Samoa continuaient d’impressionner. Leur discipline défensive et leur courage forçaient le respect. Juste avant la pause, ils passèrent même tout près de l’égalisation sur une occasion énorme qui fit se lever tout le banc tahitien.

À la mi-temps, le score n’était que de 1-0.
La seconde période reprit sur le même scénario. La Nouvelle-Zélande contrôlait le ballon, mais les Samoa continuaient à défendre avec une détermination admirable.

Puis, à la 59e minute, ils passèrent à nouveau tout près de l’exploit.
Sur une contre-attaque éclair, l’attaquant Samoan élimina son vis-à-vis et plaça une frappe qui battit complètement le gardien néo-zélandais. Le ballon termina sa course sur le poteau.

Dans la salle, plusieurs Tahitiens se prirent la tête entre les mains. Trois minutes plus tard, le football se montra cruel.

À la 62e minute, la Nouvelle-Zélande inscrivit le but du 2-0.
Cette fois, la montagne semblait devenue trop haute à gravir.

Pourtant, les Samoa refusèrent d’abandonner. Ils continuèrent à attaquer, à courir, à presser, à se battre sur chaque ballon. Ils ne cherchaient plus forcément la qualification. Ils voulaient simplement marquer, être récompensés leurs efforts, offrir une dernière joie à leurs supporters.

Mais le but ne vint jamais.
Lorsque l’arbitre siffla la fin du match, les Néo-Zélandais s’imposèrent 2-0 et validèrent leur place en finale.

Dans la salle de l’hôtel, les Tahitiens applaudirent spontanément, pas pour les vainqueurs, pour les Samoa.

À l’écran, les joueurs Néo-Zélandais formaient une haie d’honneur pour leurs adversaires du soir. Les Samoans quittaient la pelouse la tête haute malgré l’élimination.

Mark se leva.
« Ils ont perdu… Mais il se sont battus pour leur patrie. Dans l’esprit, c’est exactement ce qu’on doit faire demain. »

Personne ne répondit. Les joueurs acquiescèrent simplement.

Les Samoa venaient de leur rappeler qu’une équipe pouvait être battue au score sans jamais perdre son honneur.

Demain, ce serait au tour de Tahiti d’entrer sur la pelouse.

Et personne dans la salle n’avait l’intention de quitter la compétition sans se battre jusqu’au dernier souffle.

NDLR: Grosse pensée à @Wasyl quand j’ai écris le nom de Nabil Begg :joy: Et si le nom de Malakai Love-Semira dit quelque chose à certains d’entre vous, c’est que je l’ai entraîné dans ma story « un pari autour du Monde »!

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maintenant , faut faire les guerriers

oui, tu l’as marié à mon entraineuse de ma story

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Il faut s’inspirer des Samoa MAIS concrétiser les occasions chaudes !! A ce niveau, rater un pénalty ne pardonne pas ! C’est cruel pour eux…

Oui je m’en rappelle de Malakai et sa grosse b…barbe ! :joy:

Le choc arrive !!!

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J’aurais tellement aimé le recruter à nouveau mais il était trop cher quand il avait le niveau et trop faible quand j’avais de quoi le recruter :joy:

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Dommage pour les Samoans, mais ils ont fait un très beau parcours.
Par contre, Teanuanua va avoir beaucoup de pression, car il va devoir faire plier une doublette très forte :smiley:

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Tenuanua, la pression, il la boit !

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