:storygreen: :s1: đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż :crewe_alexandra: Le gamin des trois frontiĂšres

Réponses aux lecteurs

@Rhino ComplĂštement d’accord avec toi, il nous manque la petite Ă©tincelle qui transforme les nuls en victoires


@CaptainAmericka Le 21 est le dernier qui tourne sur mon ordinateur sans le faire exploser :sac: Le peu de profondeur dans me effectif ne me permet pas de garder autant de qualitĂ© que je le voudrais, mĂȘme s’il faut rendre hommage aux joueurs de rotation qui se donnent Ă  fond ! Quant au fait de jouer tous les trois jours, on va en parler
 :slight_smile:

@alexgavi :rofl: Pas de vidĂ©o de ma rĂ©action, elle serait censurĂ©e Ă  cause d’un excĂšs de violence
mais j’essaierai de vous sortir la vidĂ©o de ce but oui ! Quant aux rĂ©sultats, on prouve qu’on est au niveau de la division malgrĂ© notre statut de promus, mais je sens qu’on peut faire mieux.

@Wasyl On est solides, jamais dĂ©passĂ©s, et je dois avoir un cĂŽtĂ© un peu Belge qui veut qu’on ait la possession quoiqu’il arrive
 :smiley:

@toopil Non effectivement ! Mais trop irrégulier, et on sent que la moindre erreur se paie cash.

@Dubois On ne s’en sortira que si on tire dans le mĂȘme sens d’un point de vue collectif. Ce qu’on arrive Ă  faire pour le moment ! À moi de conserver cette dynamique, voire de l’amĂ©liorer




ÉPISODE 14
“Tous les trois jours”

Octobre 2020

La saison vient Ă  peine de commencer que j’ai dĂ©jĂ  l’impression d’avoir pris dix ans. Le calendrier n’a aucune pitiĂ© : championnat, coupes, dĂ©placements, rĂ©cupĂ©ration express
 Tous les trois jours, ou presque, il faut remettre le bleu de chauffe. Merci le Covid, merci les reprises tardives, merci les agendas compressĂ©s. Le football moderne adore tester la rĂ©sistance des organismes.

TrĂšs vite, une Ă©vidence s’impose : impossible de tenir avec un onze figĂ©, mĂȘme si j’en rĂȘve, mĂȘme en y croyant trĂšs fort. Les tĂȘtes voudraient bien, les jambes nous font comprendre qu’elles ne suivront pas le rythme, les corps s’usent plus vite que je ne le pensais. Il faut faire tourner, adapter, bricoler parfois. Dans ce contexte, la polyvalence devient une arme, presque une nĂ©cessitĂ© vitale.

Certains joueurs prennent une dimension particuliĂšre. Ceux capables de jouer Ă  deux, parfois trois postes sans perdre leur football. Ceux qui comprennent vite, qui encaissent les consignes, qui acceptent de sortir de leur zone de confort sans rechigner. Ce ne sont pas toujours les plus visibles, mais ce sont souvent les plus prĂ©cieux quand le calendrier s’emballe. Et j’ai heureusement Ă  ma disposition quelques joueurs de ce type.

Et puis il y a la gestion de l’infirmerie.

Sur les ailes, c’est rapidement devenu un jeu de chaises musicales
 sauf qu’il manque des chaises. Kirk enchaĂźne deux absences, quatre Ă  cinq semaines Ă  chaque fois. À peine revenu, Ă  peine reparti. Powell dĂ©cide de suivre le mouvement et de tester la soliditĂ© de ses chevilles : verdict, cinq semaines d’arrĂȘt. Foutues chevilles. Toujours les chevilles.

RĂ©sultat : il faut recomposer, rééquilibrer, parfois demander Ă  des joueurs de faire des efforts supplĂ©mentaires. Il faut faire confiance Ă  nos jeunes aussi, accepter parfois de lancer dans le grand bain des garçons qui n’ont pas eu le temps de se mouiller la nuque. Et surtout, accepter que certaines semaines, l’objectif ne soit pas de briller mais simplement de rester compĂ©titifs. Prendre des points quand on peut, limiter la casse quand il le faut.

Dans ce chaos organisĂ©, je m’efforce de garder le cap, de pas paniquer. De ne pas surcharger, aussi : avec le staff on essaie d’adapter les sĂ©ances, de gĂ©rer les temps de jeu, d’anticiper plutĂŽt que subir. Ce n’est pas toujours spectaculaire, mais c’est indispensable. Une saison, surtout celle-ci, ne se gagne pas en septembre
 mais elle peut s’y perdre trĂšs vite.

Alors on avance, match aprĂšs match.

Avec un effectif qui bouge, des corps qu’il faut mĂ©nager, des tĂȘtes qu’il faut garder fraĂźches. Ce n’est pas exactement le football romantique dont je rĂȘvais gamin
 mais c’est aussi ça, entraĂźner. Trouver des solutions quand le calendrier te met la tĂȘte sous l’eau, et continuer Ă  croire que, malgrĂ© tout, le jeu finira toujours par refaire surface.

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