:storygreen: :S2: đŸ‡«đŸ‡· :auxerre: L'Ascension

Bon, on voit que ça ne sera pas facile jusqu’au bout !

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Chapitre 6 La voix des tribunes

Ce soir-lĂ , pas de tableau tactique pas de rĂ©flexion jusqu’a pas d’heure dans mon bureau.
Pas de vidéo.
Juste un bar, Ă  deux pas de l’AbbĂ©-Deschamps, le cĂ©lĂšbre CafĂ© des Stades, un bar regroupant les ultras et les passionnĂ©s du club avant les matches.

Les UA90 m’attendaient dĂ©jĂ , ils Ă©taient 6 comme convenu Ă  l’avance.

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Une grande table. Des Ă©charpes. Des rires et surtout beaucoup de biĂšre, c’est ça l’esprit du foot. Le leader du groupe Romain parait froid au premier abord mais quand il a confiance c’est un amour il a d’ailleurs le mĂȘme Ăąge que moi on se comprend, chacun raconte ses meilleurs souvenirs avec l’Aja.
On mange un bout. On trinque.
Trùs vite, je ne suis plus “l’entraüneur" mais un supporter.
Je suis Ludoalors certes je suis supporter du club depuis 24 ans mais je me sens chez moi avec eux.

Ils se racontent les pires moments (le hors jeu de Laslandes en 1997 contre Dortmund en quart de finale aller oĂč encore la terrible descente en Ligue 2 en 2012.
Des années de galÚres en Ligue 2 au renouveau insufflé par MONSIEUR James Zhou.
De leur amour inconditionnel pour l’AJ Auxerre.

Ils ne demandent pas des stars.
Ils demandent une chose :

« Qu’on reconnaisse notre club sur le terrain. »

Alors je leur réponds sans détour.

Je leur dis que je veux m’appuyer sur le centre de formation.
Que les jeunes font partie de l’ADN d’Auxerre.
Que je regarde aussi des profils jeunes Ă  l’étranger, intelligents, accessibles.

Et surtout, je leur dis la vérité :

« Avec la crise des droits tĂ©lĂ©, on doit ĂȘtre malins.
On n’a pas le droit Ă  l’erreur Ă©conomique. »

Ils acquiescent.
Ils comprennent.

On se quitte comme des potes, une poignée de main, un regard franc. Je trouve cela vraiment sympa de rencontrer ceux qui mettent leurs ùmes dans notre stade.

Je sais que ce soir-lĂ , j’ai gagnĂ© quelque chose de prĂ©cieux :
leur confiance.


Décembre, le test

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Le mois de décembre arrive.
Le froid. Les jambes lourdes. La vérité du championnat.

Victoire 1-0 contre US Concarneau.
Match dur. Serré. Mais maßtrisé.

Puis 2-0 contre AC Ajaccio.
Solides. Intenses. Sérieux.

Un nul frustrant contre Quevilly-Rouen Métropole.
On domine, on ne tue pas.

Et la claque Ă  l’extĂ©rieur.
Défaite 1-2 à Stade Lavallois.
Un rappel brutal : que rien n’est acquis.


La Coupe pour respirer

Et puis la Coupe de France.

Déplacement contre Saint-EstÚve Espoirs Perpignan.

Pas de piĂšge.
Pas de relĂąchement.

Victoire 4-1.
Des buts. Du jeu. Des sourires.

Le vestiaire respire.


En rentrant chez moi, je repense au bar.
Aux UA90.
À leurs mots simples.

Décembre ne nous a pas rendus invincibles.
Mais il nous a rendus crédibles.

Et Ă  Auxerre,
quand le terrain et les tribunes commencent Ă  parler le mĂȘme langage

il se passe souvent quelque chose.

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Il y a du mieux dans les résultats ! Un peu de chaleur dans ce froid de Décembre ! :smiley:

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Chapitre 7 Janvier le moment de vérité

Le temps passe trop vite.
On cligne des yeux
 et on est déjà en janvier 2024.

La trĂȘve n’en est pas vraiment une.
Dans ma tĂȘte, ça tourne non-stop :
on progresse, mais il manque encore quelque chose.

Alors je tranche.


Le mercato, sans folie mais avec des idées

Je veux renforcer, pas déséquilibrer.

On fait venir Kylian Corredor, l’attaquant de Rodez AF.
425 000 euros.
Un joueur gĂ©nĂ©reux, mobile, affamĂ©. Exactement ce qu’il nous faut devant.

Puis arrive un coup malin :
le prĂȘt de NoĂ«l Aseko Nkili, milieu dĂ©fensif allemand du Bayern Munich.
De l’impact. De l’intelligence. Du calme.

Mais pour avancer, il faut aussi savoir laisser partir et dĂ©graisser l’équipe.

Maddy s’en va au FC Twente pour 350 000 euros.
Un choix réfléchi, je ne comptais pas sur ce joueur.

Et le jeune Tidiane Diawara rejoint RC Strasbourg Alsace pour 675 000 euros.
Un pincement au cƓur
 mais un deal intelligent pour le club.

On respecte l’équilibre Ă©conomique.
On construit les fondations de notre futur réussite.


La Coupe, notre terrain de jeu

Le 9e tour de Coupe de France.
Derby contre Dijon FCO.

Pas de calcul.
Victoire 4-1.
Autorité. Intensité. Message envoyé.

Puis le 10e tour, face Ă  AngoulĂȘme Charente FC.
Sérieux, propre.
Victoire 3-0.

La Coupe devient un plaisir.
Et une obsession collective.


Un mois de janvier exceptionnel

En championnat, on marche sur l’eau avec un Corredor auteur de 5 buts en 6 rencontres

Trois matches, trois victoires en championnat avec un bon pressing qui est en place.
Le jeu est fluide, le banc répond. Le groupe se construit petit à petit.


Le classement ne ment plus

Fin janvier, je regarde le classement ce que je fais trĂšs rarement.

3e place.

Un championnat trĂšs serrĂ© avec AS Saint-Étienne et Rodez qui ont pris beaucoup d’avance.

Je repense aux doutes.
Aux débuts fragiles.
Aux critiques.

Aujourd’hui, on ne parle plus de pari.

On parle d’outsider sĂ©rieux.

Et dans le vestiaire, une phrase commence Ă  circuler, doucement :

“Et si on rejouait la montĂ©e”

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Le derby :smiling_face_with_sunglasses:

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Ca va beaucoup mieux là ! L’enchainement de victoires fait du bien

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TrÚs bon choix de prendre Corredor, il est vraiment intéressant sur FM24 !

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Le contenu des matchs devient de plus en plus intéressant là

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Chapitre 8 Janvier La régularité

La montée

On n’en parlait pas ouvertement au dĂ©but.
Maintenant, elle est partout.

Dans les mĂ©dias, dans les rĂ©unions, dans les regards dans le moindre commerce d’Auxerre oĂč de la rĂ©gion.

Sportivement, la pression est énorme. Chaque match est décortiqué. Chaque choix est analysé. On ne nous voit plus comme une surprise, mais comme un candidat sérieux.

FinanciĂšrement aussi, tout s’accĂ©lĂšre.
La direction me le rappelle sans dĂ©tour : la montĂ©e changerait tout. Budget, stabilitĂ©, avenir du club dans un contexte marquĂ© par la crise des droits tĂ©lĂ©. L’AJ Auxerre ne peut pas se permettre de se tromper.

Je le sens : mes décisions comptent plus que jamais.


Enfin chez moi

Au milieu de ce tumulte, il s’est passĂ© quelque chose de simple
 mais essentiel.

J’ai quittĂ© l’hĂŽtel, enfin aprĂšs plus de six mois dans un hĂŽtel miteux oĂč je devais me doucher au club car il n’y avait rarement l’eau chaude.

AprĂšs des mois Ă  vivre entre une chambre impersonnelle et le centre d’entraĂźnement, j’ai enfin trouvĂ© une maison, dans la campagne auxerroise.

Le matin, il y a le silence, des routes étroites.
De l’air frais du calme et des sourires complices, les gens savent qui je suis dĂ©sormais et me respecte.

Je me surprends Ă  respirer autrement.
À rĂ©flĂ©chir plus calmement.

Pour la premiÚre fois depuis mon arrivée, je ne fais plus que travailler ici.
Je vis ici.

Je me sens chez moi.


La vérité du terrain

Et sur le terrain, le groupe répond.

Sur 8 rencontres de championnat :
5 victoires.
2 nuls.
1 défaite.

Rien d’extravagant.
Mais une régularité de candidat à la montée.

On sait souffrir.
On sait gérer.
On sait gagner sans ĂȘtre brillants.

C’est peut-ĂȘtre ça, le plus grand progrĂšs.

La Coupe devient folle

Et puis il y a la Coupe de France, ce supplĂ©ment d’ñme, l’ADN de notre club, cette compĂ©tition qui te permet de faire souffler tes cadres et de relancer des joueurs qui se sont blessĂ©s.

11e tour, on élimine le LOSC Lille.
Un exploit.
Un match plein.
Un stade en feu.

Personne ne parle plus de chance.

En quart de finale, c’est encore plus grand :
AS Monaco.

Ils ouvrent le score.
On ne panique pas.

On égalise.
On pousse.

Et on gagne 2-1.

Je regarde mes joueurs courir.
Le public hurler.
Le banc exploser.

À cet instant prĂ©cis, je comprends :

On n’est plus en train de rĂȘver.

On est en train de construire quelque chose
qui dĂ©passe largement ce que j’avais imaginĂ©
le jour oĂč j’ai dĂ©crochĂ© ce premier coup de fil.


La montée est désormais une responsabilité.
La Coupe, une aventure incroyable.
Et moi, pour la premiùre fois depuis longtemps


Je suis exactement lĂ  oĂč je dois ĂȘtre.

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Rodez est en train de caler tandis que tu es sur une dynamique positive ! J’y crois Ă  la montĂ©e directe !!!

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Il y a quelque chose qui se passe sur cette fin de saison. MĂȘme les Ă©quipes de L1 peinent en face ! :smiley:

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Belle dynamique et malgrĂ© tout, les deux autres restent devant toi ! La lutte promet d’ĂȘtre intense jusqu’à la fin !!
Quel parcours en Coupe ! Trophée + montée en vue ?

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Chapitre 9 Au sommet

La pression est totale. Chaque semaine, on nous rappelle l’enjeu.
Chaque point compte.
Chaque détail est amplifié.

La montée est là, juste devant nous, sur les réseaux sociaux, les supporters sont ravis de ma venue au final, ils sont content du rendement de Gaétan Perrin 8 buts et 6 passes décisives ainsi que de Gauthier Hein 12 buts et 12 passes décisives.

Je regarde le groupe : plus tendu, mais plus mature.
On ne joue plus pour surprendre.
On joue pour assumer.


Le sprint final

Sur les 8 derniers matches de championnat :

:backhand_index_pointing_right: 6 victoires
:backhand_index_pointing_right: 1 nul
:backhand_index_pointing_right: 1 défaite

Des matches ouverts.
Des buts. Beaucoup de buts.
Une Ă©quipe qui attaque sans trembler, mĂȘme quand les jambes brĂ»lent.

On marque tĂŽt.
On marque tard.
On marque ensemble.

Le pressing est toujours lĂ .
Mais maintenant, il est maßtrisé.

Et puis le verdict tombe.

2e place.

Derriùre AS Saint-Étienne.

Synonyme de montée directe en Ligue 1.

Je reste figé quelques secondes.
Puis tout explose.


L’AbbĂ© en fusion

Le club organise une grande fĂȘte au Stade de l’AbbĂ©-Deschamps.

Des chants.
Des fumigĂšnes.
Des enfants sur la pelouse.
Des anciens en larmes.
Guy Roux avec large sourire.

Je vois des supporters que j’avais rencontrĂ©s au bar.
Les UA90.
Les familles.
Toute une ville.

Ce soir-lĂ , Auxerre ne dort pas.


La Coupe
 jusqu’au bout

Mais l’histoire n’est pas finie.

Demi-finale de Coupe de France, Ă  domicile, contre RC Strasbourg Alsace.

Match tendu.
Fermé.
1-1.

Tout se joue aux tirs au but.

Je ne regarde presque pas.
Quand le dernier penalty est arrĂȘté 
je tombe Ă  genoux.

Finale.


Le doublé

En face : Olympique de Marseille.
Officiellement relégué en Ligue 2 aprÚs une saison catastrophique.
Mais toujours l’OM.
Toujours dangereux.

Stade plein.
Tension maximale.

À la 44e minute, penalty.

Gaëtan Perrin prend le ballon.

Silence.

Il frappe.

But.

1-0.

On défend.
On souffre.
On tient.

Coup de sifflet final.

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La montĂ©e c’était dĂ©jĂ  fort mais cette victoire en CDF, c’est la cerise sur le gĂąteau. Bravo :clap:

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WOW !!! Bravo pour la montée !!! Excellent ce titre :heart_eyes:
Mais l’OM quoi, la dĂ©gringolade 

Auxerre derriÚre Sainté, ça me rappelle un sacré souvenir en parcage auxerrois à Sainté pour un barrage de montée :sweat_smile:

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Mais quelle fin de saison !!! Une victoire historique en Coupe et une remontée directe en Ligue 2 ! Chapeau.

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Wow quelle saison !! :hot_face: C’est fou dĂšs la S1 de rĂ©ussir Ă  ça !
C’est aussi fou de voir l’OM relĂ©guĂ© :fearful::fearful:
Par contre bien content de voir ces minables de PFC descendre en National :dsk:

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Le mot d’ordre Ă©tait d’assumer ce statut d’équipe en forme. Et le moins que l’on puisse dire, c’est l’équipe a pleinement assumĂ© et assurĂ© !
Et derriùre, prendre la coupe, c’est fort :smiley:

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Oui saison de dingue au dĂ©lĂ  de mes attentes, la descente de l’Om est surprenante, elle commence bien cette partie, mais il va encore se apsser des choses dans les annĂ©es Ă  venir (j’ai beaucoup d’avance)