A voir si le club va vouloir vraiment le conserver ![]()
Quel oiseau de mauvaise augure ! Il a quand mĂȘme rĂ©cupĂ©rĂ© une situation compromise !
On espĂšre que les dirigeants vont laisser lâopportunitĂ© de rebondir la saison prochaine !
Il faut rester et tout reconstruire!
(AppartĂ© : trĂšs sympa ces petites parties courtes Ă lire, ça se mange comme des pâtits pains
)
Câest dommage pour Marvin mais bon, il arrivait dans un bon bordel, ça semblait difficile de sâen sortir.
DĂ©sormais il faut se tourner vers lâavenir car câest lĂ que les vrais travaux commencent !
Réponses aux lecteurs
@alexgavi tout Ă fait mais câĂ©tait trop comme tu dit. On est surement arrivĂ© trop tard, le groupe Ă©tait trop atteint. Malheuresement on en aura pas lâopportunitĂ©.
@volatil Il va surtout devoir trouver un nouveau projet le frérot ![]()
@rhino la réponse est non ![]()
@volatil certes aprĂšs on trouve un ressort scĂ©naristique mais câest surtout que ingame jâai pas la N2 de charger. câest pour ça quâil y a aussi moins de stat dans la prĂ©sentation du club.
@CaptainAmericka oui et puis câest plus rapide Ă Ă©crire aussi. Bon le revers de la mĂ©daille câest que jâai facilement de lâavance dans mes posts
Les vrais travaux en fait non car le coach ne sera plus au club.
@toopil si seulement on avait pu faire ça.
Le maintien avait fini par Ă©chapper Ă Marvin avec une froideur presque mathĂ©matique. Une victoire, deux nuls, cinq dĂ©faites : huit matchs pour comprendre que lâĂ©lectrochoc promis nâavait pas suffi Ă sauver lâAS Cannes. Il y avait eu quelques sursauts, des mi-temps plus cohĂ©rentes, des regards un peu plus vivants dans le vestiaire, mais jamais cette bascule collective quâil Ă©tait venu provoquer. Le National sâĂ©tait refermĂ© sur le club rouge et blanc, et Marvin dĂ©couvrait la solitude brutale du banc professionnel : cette fois, il ne pouvait pas entrer sur le terrain pour rĂ©parer. Il devait seulement assumer.
La discussion avec JoĂŁo Sacramento fut courte, dans un salon discret de son hĂŽtel sur la Croisette. Marvin comprit dĂšs quâil le vit arriver. Le directeur sportif ne chercha pas Ă lâhumilier, mais il fut clair : le club mettait fin Ă son contrat avec effet immĂ©diat. Selon lui, Marvin avait encore du travail avant de manager durablement une Ă©quipe professionnelle, encore des rĂ©flexes Ă acquĂ©rir, encore une vraie distance Ă trouver entre lâancien champion et le jeune entraĂźneur. Marvin aurait pu parler du contexte, du groupe dĂ©jĂ fragile, du temps qui avait manquĂ©. Il ne le fit pas. Le classement avait parlĂ© plus fort que toutes les nuances.
RestĂ© seul dans sa chambre, il regarda la Croisette vivre comme si rien ne sâĂ©tait passĂ©. Les voitures glissaient, les terrasses riaient, Cannes brillait encore, indiffĂ©rente Ă la relĂ©gation de son club et au premier Ă©chec dâun entraĂźneur dĂ©butant. Ă Montpellier, Marvin avait gagnĂ© vite, presque trop vite. Ă Cannes, il venait de tomber tout aussi vite. Peut-ĂȘtre fallait-il cela aussi pour apprendre ce mĂ©tier : la victoire pour croire, lâĂ©chec pour comprendre.
Quelques heures plus tard, JosĂ© Soares lâappela.
« Tu dois aller en Belgique » lui dit-il sans détour. « Genk pense à toi pour son équipe U21. »
Le nom resta suspendu dans la piĂšce. Genk. Le club qui lâavait rĂ©vĂ©lĂ©, celui qui lui avait offert une chance lorsque Lille ne lâavait pas retenu. Marvin nâĂ©tait pas emballĂ©. Repartir avec des jeunes ressemblait dâabord Ă un recul, presque Ă une punition aprĂšs avoir goĂ»tĂ© au banc professionnel.
« Ce nâest pas une punition, Marvin » reprit JosĂ©, comme sâil avait lu dans ses pensĂ©es. « Câest peut-ĂȘtre lâendroit oĂč tu dois reconstruire proprement et puis ils sont en Challenger Pro League. »
Marvin ferma les yeux un instant. Il nâavait pas envie de faire semblant dâĂȘtre enthousiaste, mais il savait reconnaĂźtre les lieux qui comptaient dans une vie.
« Dâaccord » finit-il par rĂ©pondre. « Jâirai discuter avec eux. Rien de plus ».
Genk nâĂ©tait pas encore un nouveau dĂ©part. Mais aprĂšs la chute cannoise, câĂ©tait au moins une porte entrouverte. Et parfois, pour un entraĂźneur blessĂ© dans son orgueil, cela suffisait Ă recommencer Ă avancer.
Pour se relever, il faut bien tomber ! Lâaventure Cannoise restera comme une Ă©tape de lâapprentissage.
Les jeunes de Genk peuvent ĂȘtre une bonne solution, en attendant de trouver mieux ![]()
La Belgique, trĂšs bon endroit pour parfaire sa formation (ou tomber dans lâalcoolisme
)
Bon, une premiere marche de loupĂ©e, faudra pas louper la deuxieme et faire une Thierry Henry. (Quoique son parcours en sĂ©lection soit honorable tout de mĂȘme)
Aïe fait chier.. Bon, ça devrait lui forger le caractÚre en tant que coach..
Je comprends sa rĂ©ticence Ă retourner sur des jeunes mais ça reste le monde pro, du football Ă 11 et non pas des gamins sur petit terrain. Peut-ĂȘtre le meilleur tremplin ?
La Belgique, ça me tente! Bon, pas niveau climat comparé à Cannes ![]()
Réponses aux lecteurs
@alexgavi câest certain. ça peut ĂȘtre pas mal ou pas.
@Rhino trĂšs bon endroit jâavoue mĂȘme si le championnat câest un peu le foutoir ![]()
@volatil pas si immonde le parcours de Titi mdrrr.
@CaptainAmericka il faut bien passer par des Ă©tapes pas folle. On peut pas toujours tout gagner. En vrai câest pas si mal juste le pb des rĂ©serves câest quâa tout moment tu perds tes joueurs.
@toopil il a quoi le climat du nord ![]()
Marvin Ă©tait arrivĂ© en Belgique avec plus de prudence que dâespoir. Genk nâĂ©tait pas un club comme les autres dans sa mĂ©moire : câĂ©tait lâendroit oĂč sa carriĂšre avait cessĂ© dâĂȘtre une hypothĂšse, celui qui lui avait donnĂ© un maillot professionnel quand Lille nâavait pas voulu lui offrir ce premier contrat. En traversant les couloirs du centre dâentraĂźnement, il avait retrouvĂ© des odeurs, des couleurs, des visages vieillis qui semblaient appartenir Ă une autre vie. Le plus touchant fut sans doute sa discussion avec le magasinier, un homme discret qui sâoccupait dĂ©jĂ du groupe pro lorsquâil Ă©tait arrivĂ©, vingt ans plus tĂŽt, avec son sac trop grand et son accent français encore mal posĂ© dans le vestiaire. Ils parlĂšrent des anciens, des matchs de rĂ©serve, des premiĂšres chaussures prĂ©parĂ©es pour lui, de ce gamin qui restait parfois aprĂšs les sĂ©ances pour frapper encore, comme sâil avait dĂ©jĂ compris que le talent ne suffirait jamais. Marvin sourit, presque Ă©mu malgrĂ© lui. Pendant quelques minutes, il ne fut plus lâentraĂźneur renvoyĂ© de Cannes ni lâancien international français. Il redevint simplement le jeune joueur Ă qui Genk avait ouvert la porte.
Mais la nostalgie ne rĂ©sista pas longtemps Ă la rĂ©alitĂ© du rendez-vous. Face Ă Ralf Wrangler, le directeur sportif du club, la discussion tourna court avec une brutalitĂ© presque administrative. Il y avait eu mĂ©prise. Genk ne pensait pas Ă lui pour lâĂ©quipe U21, encore moins pour la rĂ©serve. Le club avait dĂ©jĂ dĂ©cidĂ© de promouvoir un membre du staff en interne pour prendre ce groupe en main. Le poste Ă©voquĂ© concernait en rĂ©alitĂ© les U19, avec un rĂŽle dâencadrement, de formation, presque de transition. Marvin resta dâabord silencieux, cherchant dans le regard de Wrangler une trace de regret ou au moins la conscience du malentendu. Il nây trouva quâune forme de gĂȘne polie. Alors la frustration remonta, vive, sĂšche, plus forte que ce quâil aurait voulu montrer. Il expliqua quâil nâavait pas traversĂ© la Belgique pour dĂ©couvrir autour dâune table que le projet nâĂ©tait pas celui annoncĂ©. Il parla de manque de respect, pas seulement pour son nom ou sa carriĂšre, mais pour le travail quâil essayait de construire depuis Montpellier, pour le chemin difficile quâil empruntait depuis sa retraite forcĂ©e.
Il quitta Genk sans demander son reste. Sur le parking, le ciel belge avait cette couleur basse qui rendait les dĂ©sillusions encore plus grises. JosĂ© Soares tenta de le calmer au tĂ©lĂ©phone, mais Marvin avait la voix dure. Il ne voulait pas redevenir un symbole pratique, ni un ancien joueur que lâon plaçait auprĂšs des jeunes parce que son histoire faisait bien sur une brochure. Il avait dĂ©jĂ acceptĂ© de reconstruire, dâapprendre, de repartir parfois plus bas quâil ne lâaurait imaginĂ©. Mais il voulait un vrai dĂ©fi, une vraie responsabilitĂ©, un endroit oĂč lâon viendrait le chercher pour ce quâil pouvait devenir, pas seulement pour ce quâil avait Ă©tĂ©. Le soir mĂȘme, presque par rĂ©flexe, il ouvrit TransferRoom. Il fit dĂ©filer les opportunitĂ©s sans conviction, jusquâĂ tomber sur une annonce plus modeste, moins brillante, mais Ă©trangement plus honnĂȘte : un petit club belge cherchait un entraĂźneur pour un projet difficile, presque casse-gueule, avec peu de moyens et beaucoup Ă reconstruire.
Marvin resta longtemps devant lâĂ©cran. Le nom du club nâavait pas le poids de Genk, ni la lumiĂšre de Cannes, ni la chaleur affective de Montpellier. Pourtant, quelque chose dans cette offre lui parla immĂ©diatement. Peut-ĂȘtre parce quâelle ne promettait rien de facile. Peut-ĂȘtre parce quâelle ne sâenveloppait pas de nostalgie. Peut-ĂȘtre parce quâaprĂšs Cannes et la fausse porte de Genk, il avait besoin dâun endroit qui ne lui vendrait pas son passĂ©, mais lui proposerait simplement de travailler. Il envoya la capture Ă JosĂ© avec un message bref : « Regarde ça. » Lâagent le rappela quelques minutes plus tard. Cette fois, il ne chercha pas Ă le convaincre. Il comprit seulement que Marvin avait trouvĂ© un dĂ©fi Ă sa mesure, rude, imparfait, mais rĂ©el. Le lendemain matin, JosĂ© arrangea lâentretien. Et pour la premiĂšre fois depuis plusieurs semaines, Marvin sentit que lâĂ©chec ne le poussait plus en arriĂšre. Il lâemmenait peut-ĂȘtre, enfin, vers le bon combat.
mais euh⊠va falloir attendreâŠ

Oh la clim en Belgique⊠![]()
Voyons voir ce que câest que ce projet imparfaitâŠ?
Câest un manque de respect⊠mais Ă la fois comprĂ©hensible⊠qui nâaimerait pas avoir un champion du monde pour encadrer ses jeunes ? Ils Ă©taient dans un rĂȘve, mais Marvin les a fait redescendre sur terre.
Réponses aux lecteurs
@celiavalencia faut bien de temps en temps ![]()
@CaptainAmericka ça fait du bien par ces chaleurs. JâespĂšre que le projet te plaira.
@Manuel99FG Disons que sur un malentendu ![]()
Les mĂ©dias belges avaient dâabord traitĂ© lâinformation avec prudence, comme on approche une rumeur trop sĂ©duisante pour ĂȘtre immĂ©diatement vraie. Marvin Wattiau, ancien international français rĂ©vĂ©lĂ© Ă Genk comme joueur, pouvait devenir le nouvel entraĂźneur de la RAAL La LouviĂšre. Le club, relĂ©guĂ© de Challenger Pro League en National 1, cherchait un visage fort pour accompagner sa reconstruction immĂ©diate, mais pas un simple nom de vitrine. Il voulait un coach jeune, encore cabossĂ© par ses premiers pas dans le mĂ©tier, mais dĂ©jĂ marquĂ© par une vraie culture de formation, par des titres avec les jeunes et par cette exigence du trĂšs haut niveau quâaucune Ă©cole ne pouvait entiĂšrement enseigner.
Lâannonce semblait dâautant plus proche que Marvin avait Ă©tĂ© aperçu au centre dâentraĂźnement du club, silhouette discrĂšte mais impossible Ă confondre pour ceux qui avaient suivi sa carriĂšre. Quelques photos floues circulĂšrent rapidement, prises derriĂšre une grille ou Ă la sortie dâun bĂątiment administratif, et suffirent Ă emballer les discussions. La LouviĂšre, malgrĂ© la descente, conserverait son statut professionnel et proposerait Ă lâancien attaquant un contrat dâun an, assorti dâune annĂ©e supplĂ©mentaire en cas de remontĂ©e ou de projet confirmĂ©. Lâobjectif, lui, nâavait rien dâambigu : retrouver immĂ©diatement la Challenger Pro League. Pas dans trois ans. Pas aprĂšs un cycle de patience confortable. Tout de suite.
Pour Marvin, cette piste avait quelque chose de plus juste que les portes prĂ©cĂ©dentes. Elle ne portait ni la nostalgie compliquĂ©e de Genk, ni lâurgence malade de Cannes, ni la douceur protectrice de Montpellier. Elle ressemblait Ă un vrai dĂ©fi dâentraĂźneur, avec un club blessĂ© mais structurĂ©, un statut Ă assumer, une pression claire et une ambition qui ne se cachait pas derriĂšre de grandes formules. La RAAL avait chutĂ©, mais elle nâavait pas renoncĂ© Ă se penser comme un club professionnel. Elle voulait remonter, se relever vite, et cherchait quelquâun capable de transformer lâĂ©chec en mission collective. Marvin connaissait cette sensation. Il lâavait vĂ©cue comme joueur, puis subie comme coach dĂ©butant. Cette fois, peut-ĂȘtre, il pouvait enfin la travailler avec mĂ©thode.
JosĂ© Soares, lui, avançait avec son calme habituel. Les discussions Ă©taient sĂ©rieuses, les contours du contrat dĂ©jĂ posĂ©s, et les derniers dĂ©tails semblaient davantage relever du calendrier que dâun vrai doute. Dans lâentourage de Marvin, on rĂ©pĂ©tait quâaucune signature nâĂ©tait encore officielle, mais personne ne dĂ©mentait vraiment. Lâannonce paraissait imminente. AprĂšs la fausse piste de Genk et la blessure dâorgueil laissĂ©e par Cannes, la Belgique revenait Ă lui par une porte moins prestigieuse, mais plus nette. Et câĂ©tait peut-ĂȘtre exactement ce dont Marvin avait besoin : un club qui ne lui demandait pas de rĂ©parer son passĂ©, mais de construire sa crĂ©dibilitĂ©.

nooon ! pas ce club !
Ca va pouvoir raaler à La LouviÚre en cas de mauvais résultats ![]()
Un projet intĂ©ressant oĂč il va pouvoir travailler sereinement.
Pas un mauvais choix


