Réponses aux lecteurs
@alexgavi tout à fait mais c’était trop comme tu dit. On est surement arrivé trop tard, le groupe était trop atteint. Malheuresement on en aura pas l’opportunité.
@volatil Il va surtout devoir trouver un nouveau projet le frérot ![]()
@rhino la réponse est non ![]()
@volatil certes après on trouve un ressort scénaristique mais c’est surtout que ingame j’ai pas la N2 de charger. c’est pour ça qu’il y a aussi moins de stat dans la présentation du club.
@CaptainAmericka oui et puis c’est plus rapide à écrire aussi. Bon le revers de la médaille c’est que j’ai facilement de l’avance dans mes posts
Les vrais travaux en fait non car le coach ne sera plus au club.
@toopil si seulement on avait pu faire ça.
Le maintien avait fini par échapper à Marvin avec une froideur presque mathématique. Une victoire, deux nuls, cinq défaites : huit matchs pour comprendre que l’électrochoc promis n’avait pas suffi à sauver l’AS Cannes. Il y avait eu quelques sursauts, des mi-temps plus cohérentes, des regards un peu plus vivants dans le vestiaire, mais jamais cette bascule collective qu’il était venu provoquer. Le National s’était refermé sur le club rouge et blanc, et Marvin découvrait la solitude brutale du banc professionnel : cette fois, il ne pouvait pas entrer sur le terrain pour réparer. Il devait seulement assumer.
La discussion avec João Sacramento fut courte, dans un salon discret de son hôtel sur la Croisette. Marvin comprit dès qu’il le vit arriver. Le directeur sportif ne chercha pas à l’humilier, mais il fut clair : le club mettait fin à son contrat avec effet immédiat. Selon lui, Marvin avait encore du travail avant de manager durablement une équipe professionnelle, encore des réflexes à acquérir, encore une vraie distance à trouver entre l’ancien champion et le jeune entraîneur. Marvin aurait pu parler du contexte, du groupe déjà fragile, du temps qui avait manqué. Il ne le fit pas. Le classement avait parlé plus fort que toutes les nuances.
Resté seul dans sa chambre, il regarda la Croisette vivre comme si rien ne s’était passé. Les voitures glissaient, les terrasses riaient, Cannes brillait encore, indifférente à la relégation de son club et au premier échec d’un entraîneur débutant. À Montpellier, Marvin avait gagné vite, presque trop vite. À Cannes, il venait de tomber tout aussi vite. Peut-être fallait-il cela aussi pour apprendre ce métier : la victoire pour croire, l’échec pour comprendre.
Quelques heures plus tard, José Soares l’appela.
« Tu dois aller en Belgique » lui dit-il sans détour. « Genk pense à toi pour son équipe U21. »
Le nom resta suspendu dans la pièce. Genk. Le club qui l’avait révélé, celui qui lui avait offert une chance lorsque Lille ne l’avait pas retenu. Marvin n’était pas emballé. Repartir avec des jeunes ressemblait d’abord à un recul, presque à une punition après avoir goûté au banc professionnel.
« Ce n’est pas une punition, Marvin » reprit José, comme s’il avait lu dans ses pensées. « C’est peut-être l’endroit où tu dois reconstruire proprement et puis ils sont en Challenger Pro League. »
Marvin ferma les yeux un instant. Il n’avait pas envie de faire semblant d’être enthousiaste, mais il savait reconnaître les lieux qui comptaient dans une vie.
« D’accord » finit-il par répondre. « J’irai discuter avec eux. Rien de plus ».
Genk n’était pas encore un nouveau départ. Mais après la chute cannoise, c’était au moins une porte entrouverte. Et parfois, pour un entraîneur blessé dans son orgueil, cela suffisait à recommencer à avancer.
