Réponses aux lecteurs
@CaptainAmericka ça viendra.
@volatil j’aime bien me dire que mon équipe est mordante même dans la défaite. mais oui le gros point faible c’est cette défense.
@alexgavi on est lĂ pour kiffer non ?
@toopil oui y’a pas mal de beaux noms mais cela reste abordable a priori. Il va falloir être solide.
Après onze journées, la RAAL La Louvière ne se contentait plus de promettre. L’équipe de Marvin s’était installée parmi les candidats sérieux à la montée et donnait enfin l’impression d’avoir digéré la relégation. Le groupe restait encore perfectible, parfois fébrile lorsqu’il devait contrôler un avantage, mais son ambition ne faisait plus de doute. Même l’élimination face à Anderlecht en Croky Cup avait laissé quelques certitudes : la RAAL pouvait regarder une équipe de l’élite dans les yeux sans renier ses principes. Au centre de cette dynamique se trouvait Philippe Ramaekers, arrivé libre du KVK Tienen durant l’été et devenu, en quelques semaines, bien plus qu’un simple meneur de jeu.
Avec 8 buts et 4 passes décisives en douze apparitions toutes compétitions confondues avec la vareuse des loups, le milieu de 26 ans réalisait le meilleur début de saison de sa carrière. Contre Lommel, lors de la onzième journée, il avait encore été l’homme du match, inscrivant un doublé dans une rencontre que La Louvière avait longtemps peiné à maîtriser. Le premier but était venu d’une frappe sèche à l’entrée de la surface, le second, plus tard, d’un appel parfaitement senti derrière la défense. Lorsque le coup de sifflet final avait libéré le stade, Marvin était venu le serrer brièvement dans ses bras. Il savait ce que cette réussite représentait pour un joueur longtemps considéré comme élégant, mais trop irrégulier pour franchir un véritable palier.
« J’ai souvent entendu que j’avais du talent, mais qu’il me manquait toujours quelque chose » confia Ramaekers après la rencontre, encore essoufflé. « De la constance, du caractère, parfois même l’envie de faire mal à l’adversaire. À 26 ans, j’avais besoin de prouver que j’avais enfin le niveau que l’on attendait de moi. Le coach me donne beaucoup de liberté, mais aussi énormément de responsabilités. Ici, je sens que l’équipe compte sur moi, et je ne veux plus me cacher. »
Marvin, lui, refusa de réduire le bon départ louviérois à la seule forme de sa recrue. Il rappela que la saison restait longue, que les équipes attendraient désormais la RAAL avec davantage de prudence et que les premiers mois ne garantissaient rien. Mais en quittant Lommel avec une nouvelle victoire et un Ramaekers rayonnant, il ne pouvait ignorer l’évidence : La Louvière tenait peut-être le joueur capable de transformer une ambition de remontée en véritable campagne de conquête.
