Deuxième Grand Tour pour Vernon.
Max Vernon n’a pas dominé cette Vuelta 2033 de bout en bout. Il l’a contrôlée. Au terme de trois semaines souvent tactiques, le Néo-Zélandais d’INEOS – Global Cycling Network s’impose à Madrid avec 1’48 d’avance sur Giulio Pellizzari et 2’59 sur Ben Tulett. Une victoire construite avec patience avant deux offensives décisives dans la dernière semaine.
INEOS pose les bases
Dès les premiers jours, INEOS montre qu’elle est venue avec un plan clair. La cinquième étape, un contre-la-montre par équipes, voit la formation britannique s’imposer devant UAE Emirates. Sans créer un écart énorme, ce succès collectif place Vernon dans une position idéale au classement général.
La course entre alors dans une phase d’observation. Les favoris restent groupés, chacun attendant les grandes arrivées en altitude pour passer à l’attaque.
L’Angliru, juge de paix de la 13e étape, devait provoquer la première grande bataille. Elle n’a finalement servi qu’aux baroudeurs. Nicolas Prod’homme s’impose après avoir pris l’échappée matinale, tandis que les hommes du général se neutralisent. Vernon, Pellizzari et Tulett franchissent la ligne ensemble, à plus de cinq minutes.
Le lendemain, vers La Farrapona, le scénario se répète. L’Espagnol Jan Castellon lève les bras après une offensive lointaine, pendant que les favoris restent sous contrôle. INEOS verrouille la course, refusant toute attaque dangereuse.
À ce moment-là , Vernon porte toujours le maillot rouge, mais l’écart reste mince.
Vernon choisit son moment
La course bascule dans la troisième semaine.
Sur l’étape 16 vers Mos. Castro de Herville, la formation INEOS hausse brutalement le rythme dans la dernière ascension. Le groupe des favoris explose progressivement, et Vernon place son accélération dans les derniers kilomètres. Seul Tulett parvient à limiter l’écart, à trois secondes sur la ligne. Pellizzari, lui, concède déjà vingt-quatre secondes.
Trois jours plus tard, le Néo-Zélandais frappe une deuxième fois. Sur l’Alto de El Morredero, les attaques se succèdent dans le final, mais Vernon garde son sang-froid avant de produire un démarrage tranchant dans les derniers hectomètres. Tulett termine encore deuxième, à dix secondes, tandis que Pellizzari cède de nouveau quelques secondes.
À ce moment-là , la Vuelta est presque jouée.
Le contre-la-montre sécurise le maillot rouge
Le contre-la-montre de Valladolid (18e étape) vient achever le travail. Vernon, excellent rouleur, s’impose largement dans l’exercice et accroît encore son avance au classement général. Derrière lui, Tulett réalise également un solide chrono, mais Pellizzari perd encore du terrain.
Le Néo-Zélandais aborde alors le dernier week-end avec une avance confortable.
Pellizzari tente le tout pour le tout
L’Italien ne baisse pourtant pas les bras. Sur la redoutable montée de la Bola del Mundo, lors de l’avant-dernière étape, Pellizzari attaque et s’impose au sommet devant Tulett et Blatnik. Vernon, quatrième à 21 secondes, gère parfaitement son effort et conserve largement la tête du classement général.
La dernière étape vers Madrid n’apporte plus aucun bouleversement.
Une victoire construite dans le contrĂ´le
Au classement final, Vernon s’impose donc devant Pellizzari et Tulett. Denis Blatnik et BenjamĂn Noval complètent le top 5, tandis que des coureurs comme Uijtdebroeks ou Vanhuffel ont tentĂ© de remonter au classement dans la dernière semaine sans jamais se rapprocher rĂ©ellement du podium.


