:cdm: Coupe du Monde Féminine 2019

:cdm: Coupe du Monde Féminine 2019

VILLES ET STADES HÔTES

  • Parc Olympique Lyonnais - Décines-Charpieu (69)
    Capacité : 59 186 places
    Club résident : Olympique Lyonnais
    Matchs joués : Les 2 demi-finales et la FINALE

  • Parc des Princes - Paris (75)
    Capacité : 48 583 places
    Club résident : Paris Saint-Germain FC
    Matchs joués : Match d’ouverture (FRANCE - ?), 4 autres matchs de poules, un 1/8ème de finale et un 1/4 de finale.

  • Allianz Riviera - Nice (06)
    Capacité : 35 624 places
    Club résident : OGC Nice
    Matchs joués : 4 matchs de poules (dont un des Bleues), un 1/8ème de finale et le match pour la 3ème place.

  • Stade de la Mosson - Montpellier (34)
    Capacité : 32 950 places
    Club résident : Montpellier HSC
    Matchs joués : 3 matchs de poules et un 1/8ème de finale.

  • Roazhon Park - Rennes (35)
    Capacité : 29 778 places
    Club résident : Stade Rennais FC
    Matchs joués : 4 matchs de poules (dont un des Bleues), un 1/8ème de finale et un 1/4 de finale.

  • Stade Océane - Le Havre (76)
    Capacité : 25 178 places
    Club résident : Le Havre AC
    Matchs joués : 5 matchs de poules et un 1/8ème de finale.

  • Stade du Hainaut - Valenciennes (59)
    Capacité : 25 172 places
    Club résident : Valenciennes FC
    Matchs joués : 4 matchs de poules et un 1/8ème de finale.

  • Stade Auguste-Delaune - Reims (51)
    Capacité : 21 628 places
    Club résident : Stade de Reims
    Matchs joués : 5 matchs de poules et un 1/8ème de finale.

  • Stade des Alpes - Grenoble (38)
    Capacité : 20 068 places
    Club résident : Grenoble Foot 38
    Matchs joués : 4 matchs de poules et un 1/8ème de finale.

PALMARÈS DE LA COMPÉTITION

# NATION TITRE(S) FINALE(S) 1/2 FINALE(S) PARTICIPATION(S)
1 ÉTATS-UNIS 3 (1991/1999/2015) 1 (2011) 3 (1995/2003/2007) 7
2 ALLEMAGNE 2 (2003/2007) 1 (1995) 2 (1991/2015) 8
3 NORVÈGE 1 (1995) 1 (1991) 3 (1999/2003/2007) 8
4 JAPON 1 (2011) 1 (2015) 0 (–) 8
SITE OFFICIEL DE LA COMPÉTITION
SITE OFFICIEL DE LA BILLETTERIE
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:france: :southkorea: :nigeria: :norway: Groupe A

Calendrier
France 5410 07 jui. 21h00 8761 Corée du Sud
Norvège 5411 08 jui. 21h00 6811 Nigeria
Nigeria 6811 12 jui. 15h00 8761 Corée du Sud
France 5410 12 jui. 21h00 5411 Norvège
Nigeria 6811 17 jui. 21h00 5410 France
Corée du Sud 8761 17 jui. 21h00 5411 Norvège

:france: France

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Légende Information
Classement FIFA : 4ème
Participation CDM : 3 (2003,2011,2015)
Meilleur Résultat : 4ème (2011)
Notation : :star: :star: :star: :star:

La liste des 23 Bleues :

Gardiennes : S. Bouhaddi, S. Durand, P. Peyraud-Magnin.
Défenseuses : J. Debever, S. Karchaoui, A. Majri, G. Mbock Bathy, E. Périsset, W. Renard, M. Torrent, A. Tounkara.
Milieux : C. Bilbault, E. Bussaglia, G. Geyoro, A. Henry, M. Clémaron , G. Thiney.
Attaquantes : V. Asseyi, D. Cascarino, K. Diani, V. Gauvin, E. Laurent, E. Le Sommer.

Le statut de perdant magnifique, elles n’en veulent plus. Depuis la Coupe du monde superbe conclue à la 4e place en 2011, l’équipe de France n’a jamais réussi à confirmer les espoirs placés en elle, malgré un talent certain. Une génération s’est arrêtée récemment (Abily, Necib…) mais l’alliage entre les jeunes d’hier (Renard, Henry, Le Sommer), désormais cadres, et les jeunes d’aujourd’hui (Mbock, Cascarino, Diani) donne un mélange très intéressant, un collectif à maturité. Les récentes performances des Bleues laissent évidemment penser qu’elles feront partie des équipes armées pour gagner ce Mondial, qui plus est à domicile, même si ce statut de favori est contesté par le staff et le groupe. L’objectif du dernier carré est fixé par la Fédération mais toutes les joueuses visent la finale, le 7 juillet au Groupama Stadium de Décines, et rien que ça. Il faudra pour cela résister à la pression populaire et compter sur un groupe uni, sublimé par plusieurs des meilleures joueuses de la planète. La Coupe est pour l’instant à la maison et il ne faut pas la laisser repartir.

La joueuse à suivre - Eugénie Le Sommer

Pied droit, pied gauche, jeu de tête, technique, audace, vitesse, coup d’oeil… Eugénie Le Sommer (30 ans) est le prototype de l’attaquante complète. Avec 74 buts en 159 sélections, la Bretonne est la meilleure buteuse des Bleues en activité et pourrait même battre le record absolu de Marinette Pichon pendant la compétition (81 buts). Véritable mordue de son métier, Le Sommer est louée par tous pour son abnégation, son état d’esprit irréprochable. Vice-capitaine, elle sera le facteur X de l’attaque française durant la Coupe du monde. Il ne lui manque qu’un titre en sélection pour sublimer un palmarès énorme bati en club avec Lyon, dont elle détient le record de buts (257, en 9 saisons).

La sélectionneuse - Corinne Diacre

Ancienne capitaine des Bleues (121 sélections entre 1993 et 2005), première femme à entraîner une équipe masculine professionnelle en France, à Clermont (en Ligue 2, 2014-2017), Corinne Diacre a été une pionnière à bien des niveaux, pour devenir l’un des visages essentiels du football français. A la tête de l’équipe de France depuis septembre 2017, après avoir refusé le poste un an plus tot, elle a installé sa méthode, basée sur la rigueur, l’intransigeance et la performance, pour tenter de mettre fin à la disette d’une équipe toujours attendue ces dernières années, mais jamais sacrée.

:southkorea: Corée du Sud

Légende Information
Classement FIFA : 14ème
Participation CDM : 2 (2003,2015)
Meilleur Résultat : 1/8ème (2015)
Notation : :star:

La liste des 23 de la Corée du Sud :

Gardiennes : B. Jung, G. Kang, M. Kim.
Défenseuses : B. Hwang, S. Jang, Y. Jeong, D. Kim, H. Kim, E. Lee, S. Lim, D. Shin.
Milieux : S. Cho, Y. Kang, C. Kang, S. Lee, Y. Lee, M. Lee, M. Moon.
Attaquantes : S. Ji, S. Jung, G. Lee, H. Son, M. Yeo

La Corée du Sud est en progrès constant depuis le début du millénaire, s’approchant petit à petit de la première division mondiale. Si elle n’a plus rien à envier à sa voisine du Nord (qui ne s’est pas qualifiée) ou à la Chine, elle reste cependant en retrait par rapport aux deux gros de la Confédération asiatique, le Japon et l’Australie. Sa seule référence en Coupe du monde reste son huitième de finale face aux Bleues il y a quatre ans au Canada (0-3). Elle n’a jamais participé aux Jeux Olympiques ni atteint la finale de la Coupe d’Asie. Ce ne devrait pas être cette année que les Coréennes, qui évoluent majoritairement dans le faible Championnat local (20 sélectionnées sur 23), vont réussir leur premier gros coup sur la scène internationale. Elles seront toutefois favorites face au Nigeria et une victoire lors de la deuxième journée pourrait leur permettre d’espérer une seconde qualification consécutive pour la phase à élimination directe.

La joueuse à suivre : Ji So-yun

Dans une équipe sans grand génie qui s’esquinte à défendre, elle est la star absolue. La numéro 10 de Chelsea, sélectionnée pour la première fois à l’age de quinze ans, est déjà la meilleure buteuse de l’histoire de son pays, avec 54 réalisations en 115 capes, à seulement vingt-huit ans. Auteure d’un superbe but sur coup franc contre Lyon en demi-finales retour de Ligue des champions (1-1, 1-2 à l’aller), Ji So-yun est surtout une meneuse de jeu complète, aussi à l’aise pour éliminer son adversaire grace à sa très belle première touche que pour distribuer le jeu.

Le sélectionneur : Yoon Deok-yeo

Cet ancien défenseur (31 sélections) a la particularité d’avoir disputé la Coupe du monde sur le terrain et sur le banc. En tant que joueur, il avait participé à l’épreuve italienne en 1990, étant même expulsé face à l’Uruguay (0-1)… sur une touche jouée trop lentement aux yeux de l’arbitre. Devenu entraîneur, il est nommé en 2013 à la tête de la sélection féminine, qu’il mènera pour la première fois en phase à élimination directe lors du Mondial 2015, avant de tomber face à la France de Philippe Bergeroo (0-3).

:nigeria: Nigéria

Légende Information
Classement FIFA : 38ème
Participation CDM : 7 (1991, 1995, 1999, 2003, 2007, 2011, 2015)
Meilleur Résultat : 1/4 Finale (1999)
Notation :

La liste des 23 du Nigeria :

Gardiennes : A. Jonathan, C. Nnadozie, T. Oluehi.
Défenseuses : N. Ebere, O. Ebi, F. Michael, O. Ohale, C. Okeke.
Milieux : H. Ayinde, R. Chikwelu, O. Chukwudi, E. Nwabuoku, N. Okobi-Okeoghene, A. Okoronkwo, R. Ajibade.
Attaquantes : C. Ihezuo, A. Imo, U. Kanu, A. Ogebe, D. Oparanozie, F. Ordega, A. Oshoala, C. Uchendu

Le Nigeria possède, et de très très loin, la meilleure sélection d’Afrique. Depuis la première CAN féminine en 1991, les Super Falcons ont remporté onze des treize éditions, dont les quatre dernières. Elles ont également participé à toutes les Coupes du monde depuis la première en Chine. Mais les Nigérianes ont beaucoup plus de mal à l’échelle intercontinentale, puisqu’elles n’ont passé le premier tour qu’à une seule reprise, il y a vingt ans, atteignant les quarts dans une compétition à seize et donc sans huitième de finale à l’époque. En 2011, en Allemagne, les Bleues avaient toutefois eu beaucoup de mal à se défaire d’un adversaire bien organisé (1-0). Mais la dernière confrontation a tourné à la catastrophe pour les Africaines, battues 8-0 en amical au Mans, il y a un an. Peu de chance qu’il se passe la même chose le 17 juin à Rennes, car l’objectif du Nigeria sera de prendre des points à la Corée du Sud et d’espérer que la France soit déjà qualifiée avant cette troisième journée de groupe pour envisager un résultat et une qualification.

La joueuse à suivre : Asisat Oshoala

Les Français ont repéré Asisat Oshoala lors de la finale de la Ligue des champions, puisque c’est elle qui a marqué le but du Barça face à l’OL (1-4). Arrivée en Catalogne au mercato d’hiver en provenance de la Chine, après des passages à Liverpool et Arsenal, l’attaquante de vingt-quatre ans n’était de tout façon pas une inconnue puisqu’elle avait été élue meilleure joueuse de la Coupe du monde des moins de 20 ans en 2014 (finaliste, 7 buts) avant de recevoir trois fois le Ballon d’Or africain.

Le sélectionneur : Thomas Dennerby

Cet ancien inspecteur de la police criminelle suédoise ne découvre pas la Coupe du monde, puisqu’il y a déjà participé deux fois avec la sélection de son pays, en 2007 (élimination en phase de groupes) et, surtout, en 2011, où il obtient la médaille de bronze en battant en petite finale… la France. Les Bleues prendront leur revanche en quarts de finale des Jeux Olympiques un an plus tard (2-1), marquant ainsi la fin de son mandat de sept ans sur le banc de la Suède. Il a repris le Nigeria l’an passé, décrochant la Coupe d’Afrique des nations 2018.

:norway: Norvège

Légende Information
Classement FIFA : 12ème
Participation CDM : 7 (1991, 1995, 1999, 2003, 2007, 2011, 2015)
Meilleur Résultat : :trophy: (1995)
Notation : :star: :star:

La liste des 23 de la Norvège :

Gardiennes : O. Bogstad, C. Fiskerstrand, I. Hjelmseth.
Défenseuses : S. Hovland, C. Kvamme, F. Maanum, M. Mjelde, M. Thorisdottir, I. Wold.
Milieux : V. Boe Risa, I. Engen, S. Hansen, K. Minde, E. Nautnes, G. Reiten, K. Saevik.
Attaquantes : T. Asland, A. Eikeland, C. Graham Hansen, E. Haavi, I. Lehn Herlovsen, L. Utland, E. Thorsnes.

La Norvège est l’une des nations historiques du jeu chez les femmes. Elle n’a jamais raté une seule Coupe du monde, remportant même le trophée en 1995, après avoir été finaliste lors de la première édition (1991). Dans la foulée, elle obtient l’argent aux Jeux Olympiques d’Atlanta (1996) puis l’or à Sydney (2000). Mais, malgré deux finales à l’Euro (2005, 2013), elle n’apparaît plus, désormais, parmi les favoris des grandes compétitions. D’autant que la Norvège doit faire sans le Ballon d’or France Football , la Lyonnaise Ada Hegerberg (23 ans, 66 sélections), en désaccord avec sa Fédération, dont elle déplore « le fonctionnement amateur » . Ce qui ne doit toutefois pas empêcher ses compatriotes, qui ont a priori de la marge par rapport à la concurrence nigériane et sud-coréenne, de passer la phase de groupes, grace notamment à leurs individualités, les joueuses de Chelsea Maria Thorisdottir et Maren Mjelde, derrière, ou Caroline Graham Hansen (Wolfsburg/Barcelone) et Guro Reiten (Lillestrom), devant.

La joueuse à suivre : Caroline Graham Hansen

Droitière qui joue à droite, plus meneuse excentrée que véritable ailière, Caroline Graham Hansen a un coté un peu désuet dans le football moderne. Ce qui ne l’a pas empêché de convaincre le FC Barcelone, dont elle portera les couleurs à la reprise après cinq saisons passées à Wolfsburg (trois titres de champion, deux finales de Ligue des champions). Si elle ne marque pas énormément, la numéro 10 de l’équipe est une redoutable passeuse, la meilleure du Championnat d’Allemagne cette saison (25).

Le sélectionneur : Martin Sjögren

La Fédération norvégienne est allée débaucher en 2016 le jeune (42 ans) technicien suédois dans son pays, dont il venait de remporter le titre de champion avec Linkoping, après deux titres de champion avec Malmo (2010, 2011). Malgré un Euro 2017 catastrophique (trois défaites en phase de groupes, face aux Pays-Bas, au Danemark et à la modeste Belgique), il a été maintenu mais ne pourra se permettre la même mésaventure en France, avec un effectif largement taillé pour accéder aux huitièmes, malgré l’absence d’Ada Hegerberg.

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:germany: :china: :south_africa: :spain: Groupe B

Calendrier
Allemagne 5413 08 jui. 15h00 7073 Chine
Espagne 8185 08 jui. 18h00 7688 Afrique du Sud
Allemagne 5413 12 jui. 18h00 8185 Espagne
Afrique du Sud 7688 13 jui. 21h00 7073 Chine
Afrique du Sud 7688 17 jui. 18h00 5413 Allemagne
Chine 7073 17 jui. 18h00 8185 Espagne

:germany: Allemagne

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Légende Information
Classement FIFA : 2ème
Participation CDM : 7 (1991, 1995, 1999, 2003, 2007, 2011, 2015)
Meilleur Résultat : :trophy: (2003, 2007)
Notation : :star: :star: :star: :star:

La liste des 23 de l’Allemagne :

Gardiennes : L. Benkarth, M. Frohms, A. Schult.
Défenseuses : S. Doorsoun-Khajeh, J. Elsig, L. Goessling, G. Gwinn, M. Hegering, K. Hendrich, L. Maier, C. Simon.
Milieux : L. Dallmann, S. Dabritz, M. Leupolz, L. Magull, D. Marozsan, L. Oberdorf, V. Schweers
Attaquantes : K. Bühl, S. Huth, T. Knaak, A. Popp, L. Schüller.

L’impressionnante vitrine de trophées du foot allemand est aussi bien remplie par les hommes que par les femmes. Seuls les Etats-Unis présentent un palmarès plus garni que les Allemandes, qui arborent un maillot à deux étoiles, pour leurs succès de 2003 et 2007 en Coupe du monde. Avec aussi huit victoires aux Championnats d’Europe, la Nationalmannschaft peut difficilement échapper au statut de favorite en France, même si les deux dernières années ont été inhabituellement agitées. La nomination de Steffi Jones, en 2016 après le retrait de Silvia Neid, a débouché sur un échec en quarts de finale de l’Euro 2017 face au Danemark (1-2), auquel la sélectionneuse n’a pas résisté. L’Allemagne a mis quelques mois à s’en remettre mais les derniers matches amicaux ont montré que l’esprit de conquête était de retour, avec notamment une victoire contre les Bleues le 28 février à Laval (1-0).

La joueuse à suivre : Dzsenifer Marozsan

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Elle ne porte plus le brassard de capitaine parce qu’il lui est devenu évident qu’elle préférait mener son équipe par le geste que par la parole. Marozsan (27 ans) est une artiste, la joueuse la plus brillante de son pays, qui fait aussi le bonheur de Lyon, son club depuis 2016, avec lequel elle vient d’être élue meilleure joueuse du Championnat de France pour la deuxième année de suite. La meneuse de jeu est entrée dans l’histoire du football allemand en marquant le premier but de la finale des Jeux Olympiques de Rio de Janeiro, en 2016, face à la Suède (2-1). Elle compte bien s’y installer encore davantage lors de cette Coupe du monde, qui doit lui permettre d’utiliser sa technique complète.

La sélectionneuse : Martina Voss-Tecklenburg

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Après six ans passés au poste de sélectionneuse de la Suisse, Martina Voss-Tecklenburg (51 ans) est revenue au pays pour reprendre en main une équipe d’Allemagne qui semblait amorcer son déclin. Un retour aux sources pour cette ancienne milieu de terrain aux 125 sélections, qui a compté parmi les meilleures joueuses du monde dans les années 1990. Nommée fin 2018, après l’intérim de Horst Hrubesch, elle a ramené solidité, avec ses plans de jeu clairs, et sérénité, par sa communication habile. Durant cette Coupe du monde, elle tentera de faire mieux que lors de son aventure de joueuse en 1995, où la Nationalmannschaft s’était inclinée en finale.

:china: Chine

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Légende Information
Classement FIFA : 16ème
Participation CDM : 6 (1991, 1995, 1999, 2003, 2007, 2015)
Meilleur Résultat : Finaliste (1999)
Notation : :star: :star:

La liste des 23 de la Chine :

Gardiennes : X. Bi, S. Peng, H. Xu.
Défenseuses : P. Han, J. Li, Y. Lin, S. Liu, G. Luo, Y. Wang, H. Wu.
Milieux : Y. Li, W. Li, Y. Liu, J. Lou, R. Tan, Y. Wang, W. Yao, R. Zhang.
Attaquantes : Y. Gu, D. Song, S. Wang, S. Wang, L. Yang

La Chine a disputé six des sept éditions de la Coupe du monde féminine. Elle a réalisé son meilleur parcours dans cette compétition en 1999, aux Etats-Unis, cédant seulement en finale face aux Américaines (0-0, 4-5 aux tirs au but). Depuis une dizaine d’années, les « Roses d’acier » (le surnom de la sélection chinoise) sont en retrait sur la scène internationale. Alors qu’elles avaient remporté toutes les Coupes d’Asie entre 1986 et 1999, elles n’en ont remporté qu’une seule depuis 2001 (en 2006). En Coupe du monde, la Chine était absente de l’édition allemande, en 2011, puis a été sortie en quarts au Canada, il y a quatre ans. Elle a obtenu sa place pour le Mondial français en terminant troisième de la dernière Coupe d’Asie. Désormais, elle est devancée par des pays comme le Japon ou la Corée du sud, voire l’Australie. Dans le groupe B, elle se retrouve face à deux adversaires de taille avec l’Allemagne, double vainqueur du Mondial, et l’Espagne, nation montante.

La joueuse à suivre : Wang Shuang

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Immense star dans son pays, élue meilleure joueuse chinoise de l’année en 2017 et 2018, Wang Shuang a rejoint le Paris-SG à l’été 2018. Elle peut évoluer comme attaquante ou ailière mais le poste qu’elle préfère est celui de meneuse de jeu. A seulement vingt-quatre ans, elle s’approche déjà du cap des 100 sélections avec l’équipe nationale, qu’elle fréquente depuis 2013. En France, Wang Shuang va disputer sa deuxième Coupe du monde.

Le sélectionneur : Jia Xiuquan

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Ancien défenseur international (55 sélections, 9 buts), Jia Xiuquan (55 ans) a remplacé Sigurdur Ragnar Eyjolfsson en mai 2018 après que l’Islandais a qualifié l’équipe pour cette Coupe du monde, en terminant 3e de la Coupe d’Asie. Eyjolfsson avait lui-même pris la place du Français Bruno Bini, ancien patron des Bleues, pourtant sous contrat jusqu’en 2020, et dont la mission était de ramener la Chine dans le “top 10” mondial. Jia Xiuquan est un entraîneur réputé en Chine. Il est notamment passé par le Shanghai Shenhua et a effectué deux passages à la tête des Espoirs masculins chinois (2003-2004 puis 2005-2007).

:spain: Espagne

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Légende Information
Classement FIFA : 13ème
Participation CDM : 1 (2015)
Meilleur Résultat : Group Stage
Notation : :star: :star:

La liste des 23 de l’Espagne :

Gardiennes : D. Gallardo, S. Panos, M. Quinones, I. Andres.
Défenseuses : M. Corredera, C. Jimenez, M. Leon, L. Ouahabi, I. Paredes, A. Pereira, M. Torrejon.
Milieux : A. Bonmati, M. Caldentey, P. Guijarro, J. Hermoso, V. Losada, S. Meseguer, A. Putellas, A. Sampedro, V. Torrecilla.
Attaquantes : N. Garcia Perez, L. Garcia, A. Sanchez Falcon

Après avoir tout remporté ou presque chez les jeunes l’année dernière - les moins de 17 ans championnes du monde, les moins de 19 ans championnes d’Europe et les moins de 20 ans finalistes de la Coupe du monde en France - la Roja a forcément d’autres ambitions qu’il y a quatre ans, où elle avait été sortie dès la phase de groupes, pour sa première participation. Les joueuses de Jorge Vilda ont réalisé des qualifications parfaites, avec huit victoires en huit matches, 25 buts marqués et seulement 2 encaissés. La victoire contre le Brésil, le 5 avril (2-1), a montré que les Espagnoles, avec un jeu fait de redoublements de passes similaire à celui de leurs homologues masculins, avaient les moyens de rivaliser désormais avec les équipes du haut du panier. Composée essentiellement de joueuses du FC Barcelone et de l’Atlético de Madrid (le Real ne possède pas d’équipe féminine), la sélection a considérablement progressé ces dernières années, au point d’obtenir son meilleur classement FIFA l’an dernier (12e).

La joueuse à suivre : Jeni Hermoso

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Meilleure buteuse de la Liga cette saison, avec 24 réalisations, la Madrilène (29 ans) a fait ses classes à l’Atlético, s’est exilée en Suède (2013), avant de rejoindre, au bout de quelques mois, l’autre grand club espagnol chez les filles, le FC Barcelone. Après une saison au Paris-SG (2017-2018), où elle ne s’est jamais vraiment acclimatée mais a gagné la Coupe de France, la gauchère au jeu très complet et aux multiples tatouages a retrouvé l’été dernier son club formateur. Avec brio, puisque l’Atlético a terminé champion pour la troisième fois d’affilée, avec 84 points sur 90 possibles.

Le sélectionneur : Jorge Vilda

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A trente-sept ans, il a déjà été nommé deux fois pour le titre d’entraîneur de l’année dans le monde. Arrivé à la Fédération espagnole en 2010 pour coacher les moins de 17 ans, alors que son papa, Angel, ancien préparateur physique ayant travaillé avec Luis Aragonés ou Johan Cruyff, s’occupait des moins de 19 ans, il a progressivement gravi les échelons, jusqu’à prendre en main la sélection après la Coupe du monde 2015. Il connaît donc bien la talentueuse nouvelle génération espagnole. Sous sa coupe, la Roja a déjà gagné une Coupe de l’Algarve (2017) et un tournoi de Chypre (2018).

:south_africa: Afrique du Sud

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Légende Information
Classement FIFA : 49ème
Participation CDM : 0
Meilleur Résultat : /
Notation : /

La liste des 23 de l’Afrique du Sud :

Gardiennes : A. Dlamini, M. Mpuru, K. Swart.
Défenseuses : B. Gamede, T. Makhubela, N. Matlou, B. Mbane, L. Ramalepe, J. Van Wyk, N. Vilakazi.
Milieux : K. Biyana, K. Dhlamini, S. Holweni, R. Jane, M. Makhabane, L. Motlhalo, B. Ndimeni, L. Smeda.
Attaquants : O. Fulutudilu, T. Kgatlana, A. Mthandi, R. Mulaudzi, J. Seoposenwe.

Grace à une victoire sur le Mali (2-0) le 27 novembre dernier en demi-finales de la Coupe d’Afrique des nations 2018, les Banyana Banyana, butant seulement sur le Nigeria en finale (0-0, 3-4 aux tirs au but), ont réussi à obtenir leur première qualification pour une Coupe du monde. Les ambitions seront limitées et une place en huitièmes de finale serait déjà un exploit dans ce groupe très relevé. L’Afrique du Sud est pourtant une des nations du continent qui monte et la Fédération a même promis l’instauration d’une Ligue professionnelle après la Coupe du monde. Présente aux Jeux Olympiques en 2012 et 2016, elle n’avait pas passé la phase de groupes, mais avait accroché le Japon (0-0) en Grande-Bretagne puis le Brésil (0-0) chez lui, quatre ans plus tard. L’Afrique du Sud n’a plus gagné un match depuis sa victoire face au Mali (4 nuls, 5 défaites) mais a résisté devant les Pays-Bas (1-2), tenu la Suède en échec (0-0) et n’a pas été ridicule aux Etats-Unis (0-3). La défenseuse Janine van Wyk (32 ans), première Sud-Africaine à avoir évolué dans le Championnat pro américain NWSL (2017-2018, à Houston), est le pilier de cette équipe, qui sera en France surtout pour apprendre.

La joueuse à suivre : Thembi Kgatlana

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Petit gabarit (1,56 m), l’attaquante de vingt-trois ans brille par sa vitesse et sa capacité à gagner ses face-à-face avec les gardiennes. Elue joueuse africaine 2018, meilleure joueuse de la Coupe d’Afrique des nations, elle a aussi remporté le trophée du but de l’année sur le continent africain (hommes et femmes confondus) pour sa frappe dans la lucarne face au Nigeria, en phase de groupes de la CAN. C’est la star montante du continent. Recrutée par le Dash de Houston en 2018, elle ne s’est pas imposée dans le prestigieux Championnat américain (2 buts en 16 matches). Elle joue actuellement en Chine.

La sélectionneuse : Desiree Ellis

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Desiree Ellis (56 ans) est une pionnière. Joueuse, elle a participé au premier match de l’histoire de l’équipe féminine d’Afrique du sud, le 30 mai 1993, face au Swaziland (14-0). Très engagée dans le développement du football féminin dans son pays, elle a aussi travaillé comme iconographe dans une agence de photos, avant de devenir l’assistante de Vera Pauw aux Jeux Olympiques 2016. Elle a pris la suite de la Néerlandaise après les JO, d’abord en intérim puis à plein temps depuis le mois de février.

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:australia: :italy: :brazil: :jamaica: Groupe C

Calendrier
Australie 6820 09 jui. 13h00 5417 Italie
Brésil 6819 09 jui. 15h30 9778 Jamaïque
Australie 6820 13 jui. 18h00 6819 Brésil
Jamaïque 9778 14 jui. 18h00 5417 Italie
Italie 5417 18 jui. 21h00 6819 Brésil
Jamaïque 9778 18 jui. 21h00 6820 Australie

:australia: Australie

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Légende Information
Classement FIFA : 6ème
Participation CDM : 6 (1995, 1999, 2003, 2007, 2011, 2015)
Meilleur Résultat : 1/4 Finale (2007, 2011, 2015)
Notation : :star: :star: :star:

La liste des 23 de l’Australie:

Gardiennes : M. Arnold, T. Micah, L. Williams
Défenseuses : T. Allen, L. Alleway, E. Carpenter, S. Catley, A. Kennedy, C. Polkinghorne, G. Simon
Milieux : K. Gorry, A. Harrison, E. Kellond-Knight, C. Logarzo, A. Luik, E. Van Egmond, T. Yallop
Attaquantes : L. De Vanna, C. Foord, M. Fowler, E. Gielnik, S. Kerr, H. Raso

Le favori du groupe C a effectué l’essentiel de sa préparation en Turquie, où le staff a d’abord cherché à remettre d’aplomb des joueuses qui sortent, pour certaines, d’une saison harassante. Entre celles qui ont trop joué et celles qui reviennent de blessure, le nouveau sélectionneur, Ante Milicic, a aussi travaillé à la cohésion de son groupe. Le secteur offensif résume le travail en cours : il y a un immense écart d’age entre Lisa De Vanna (34 ans) ou Samantha Kerr (25 ans) et l’appelée surprise des 23, Mary Fowler (16 ans). Si l’équipe d’Australie présente de solides garanties, la compétition dira comment elle a digéré l’éviction, en janvier, d’Alen Stajcic, son sélectionneur depuis quatre saisons. Adepte de méthodes directes, il a été mis de coté par sa Fédération après une enquête interne qui aurait révélé de mystérieux « comportements inappropriés » envers la « culture des genres » et le « bien-être » des joueuses. Il a été remplacé, un mois plus tard, par Ante Milicic.

La joueuse à suivre : Samantha Kerr

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La nouvelle star des « Matildas » (le surnom des joueuses australiennes) est un véritable phénomène. Samantha Kerr (25 ans, 76 sélections, 31 buts) a débuté à 15 ans en équipe nationale. Depuis, elle a acquis, dans son pays, une notoriété peu imaginable en France : elle a été « le jeune Australien » de l’année 2017, tous domaines confondus. Elle est déjà recordwoman des buts marqués dans la Ligue professionnelle aussie et la première joueuse à dépasser le million de dollars annuel de revenus. L’équipementier Nike a même créé une ligne de vêtements à son nom.

Le sélectionneur : Ante Milicic

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Il a évoqué « l’honneur d’être nommé sélectionneur des Matildas » lorsque sa Fédération l’a fait bifurquer du poste d’assistant avec les garçons à celui d’entraîneur en chef avec les filles. Depuis, Ante Milicic (45 ans) a ramené suffisamment de sérénité pour que son intérim soit officiellement prolongé jusqu’aux JO de Tokyo, en 2020. « J’en ai assez d’être un outsider, dit celui qui veut un jeu ambitieux. La manière dont jouent les équipes que je coache est claire, je joue pour l’attaque et la gagne. » Avec lui, l’Australie a, en effet, marqué : une défaite (3-5) contre les Etats-Unis et un succès (3-0) contre l’Argentine. En revanche, le 1er juin, l’Australie a été impuissante face aux Pays-Bas (0-3) en préparation.

:italy: Italie

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Légende Information
Classement FIFA : 15ème
Participation CDM : 2 (1991, 1999)
Meilleur Résultat : 1/4 Finale (1991)
Notation : :star:

La liste des 23 de l’Italie :

Gardiennes : L. Giuliani, C. Marchitelli, R. Pipitone.
Défenseuses : E. Bartoli, L. Boattin, L. Fusetti, S. Gama, A. Guagni, E. Linari, L. Tucceri Cimini.
Milieux : V. Bergamaschi, B. Bonansea, V. Cernoia, A. Galli, M. Giugliano, A. Parisi, M. Rosucci, A. Serturini.
Attaquantes : V. Giacinti, C. Girelli, I. Mauro, D. Sabatino, S. Tarenzi.

Un vent nouveau semble souffler sur le football féminin italien. Et la qualification pour cette édition est un signe fort. Vingt ans d’absence et un retour tonitruant grace à une campagne de qualification quasi parfaite : sept victoires et une seule défaite en Belgique (1-2) alors qu’elle était déjà qualifiée. La Nazionale commence juste à tirer les fruits de la politique de la Fédération italienne qui, en 2015, avait fortement encouragé les grands clubs historiques à créer et soutenir des équipes féminines professionnelles. La Fiorentina, pionnière en la matière, a vu ses grands rivaux suivre ses traces comme la Juventus Turin, l’AC Milan, l’AS Rome ou l’Inter. L’intérêt des télés est grandissant et le record d’affluence a été établi pour un match de football féminin en Italie avec près de 40 000 spectateurs lors du choc au sommet de Serie A, en mars, entre la Juventus et la Fiorentina (1-0). Toutefois, le chemin est encore long pour les Italiennes et leur capitaine Sara Gama. En raison de la présence du Brésil et surtout de l’Australie, il sera compliqué de sortir de ce groupe C. La troisième place devrait se jouer avec la Jamaique, et pourrait déboucher sur un huitième de finale face à la France.

La joueuse à suivre : Barbara Bonansea

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Après la retraite internationale de Melania Gabbiadini en 2017, Barbara Bonansea (27 ans) a pris le relais comme la joueuse vedette de la Nazionale. La native de Pinerolo, dans le Piémont, est devenue un élément incontournable de la sélection italienne, participant activement à la qualification historique pour la phase finale de la Coupe du monde en France. Championne d’Italie les deux dernières saisons avec la Juventus, qu’elle a rejoint en 2017, Barbara Bonansea (58 sélections, 19 buts) poursuit également de très hautes études en économie. Attaquante, sur le coté gauche ou en pointe, c’est une dribbleuse qui adore partir lancée. Mais sa grande spécialité est le coup franc, qu’elle frappe avec une trajectoire feuille morte, comme à son époque le brésilien de l’OL, Juninho.

La sélectionneuse : Milena Bertolini

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Nommée à la tête de la sélection italienne en 2017, Milena Bertolini, 52 ans, a une longue expérience de joueuse derrière elle. Défenseuse centrale, elle a tout gagné dans son pays, dont trois titres de championne avec Reggiana puis Modène (1991, 1997, 1998). Deuxième femme italienne à obtenir la licence UEFA, elle va réussir également en tant qu’entraîneure en décrochant trois Scudetto à la tête de Foroni Vérone (2003) et Brescia (2015, 2016). Un parcours qui l’a amenée, comme une évidence, à la tête de l’équipe nationale. Avec réussite. L’Italie va participer à la phase finale de la Coupe du monde après vingt ans d’absence.

:brazil: Brésil

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Légende Information
Classement FIFA : 10ème
Participation CDM : 7 (1991, 1995, 1999, 2003, 2007, 2011, 2015)
Meilleur Résultat : Finale (2007)
Notation : :star:

La liste des 23 du Brésil :

Gardiennes : Aline, Barbara, Leticia.
Défenseuses : Camila, Erika, Fabiana, Kathellen, Monica, L. Santos, Tamires, Tayla.
Milieux : A. Cavalari, Formiga, Luana, Thaisa.
Attaquantes : A. Alves, Cristiane, Debinha, Geyse, Ludmila, Marta, Raquel, B. Zaneratto.

Contrairement à son homologue masculin, la Seleçao féminine n’arrive pas avec l’obligation de gagner l’épreuve. Pour elle, gagner un match serait déjà un bon début : la formation de Vadao, le sélectionneur brésilien, reste sur neuf défaites d’affilée avant cette Coupe du monde. Composé aux deux tiers d’éléments évoluant dans des clubs étrangers, le groupe des 23 ne symbolise pas le renouvellement : outre l’inusable Formiga (41 ans, PSG) y figurent l’incontournable Marta (Orlando) ou l’ex-Parisienne Cristiane, revenue récemment au pays (Sao Paulo). « Nous avons la chance de posséder des joueuses différentes, qui sont capables de faire la différence sur des actions individuelles, nous serons mieux préparés après nos quinze jours en commun, ce qui n’était pas le cas lors des amicaux », a voulu positiver le sélectionneur. Le Brésil a suivi un stage d’une semaine en Algarve (Portugal) avant d’arriver en France.

La joueuse : Marta

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Elue six fois meilleure joueuse du monde, meilleure buteuse de l’histoire de la sélection brésilienne, ambassadrice de bonne volonté auprès de l’ONU, Marta est la référence absolue du football brésilien (133 sélections, 110 buts). Avec son équipe nationale, il lui manque deux titres : la médaille d’or olympique et la Coupe du monde. La compétition organisée en France ressemble à une dernière chance pour la joueuse d’Orlando Pride (33 ans), qui peine ces derniers temps, à l’image de la Seleçao. Blessée, elle manquera le début de la compétition.

Le sélectionneur : Vadao

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A 62 ans, Vadao effectue son deuxième mandat à la tête de l’équipe brésilienne. Le précédent s’était achevé en demi-finales des Jeux de Rio, où son équipe avait échoué au pied du podium. Il a repris en main le Brésil en 2017, avec des résultats plus que mitigés (neuf défaites lors des neuf derniers matches). Sur la forme aussi, il suscite de plus en plus de réserves. Lors de la divulgation de sa liste, le 16 mai, l’ancien entraîneur du Corinthians ou de Sao Paulo chez les hommes s’est lancé dans des comparaisons hasardeuses entre les hommes et les femmes (« elles sont plus difficiles à calmer que les hommes »).

:jamaica: Jamaique

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Légende Information
Classement FIFA : 53ème
Participation CDM : /
Meilleur Résultat : /
Notation : /

La liste des 23 de la Jamaique :

Gardiennes : Y. Jamieson, N. McClure, S. Schneider.
Défenseuses : D. Blackwood, D. Bond-Flasza, T. Patterson, K. Plummer, L. Silver, A. Swaby, C. Swaby.
Milieux : O. Adamolekun, C. Asher, S. Campbell, H. Solaun, M. Sweatman.
Attaquantes : J. Brown, T. Cameron, T. Carter, C. Hudson-Marks, C. Matthews, K. McCoy, K. Shaw, A. Shim.

A l’instant précis où, le 17 octobre 2018, Dominique Bond Flasza, défenseuse de la sélection jamaicaine, convertit son penalty face au Panama, (2-2, 4-2 aux t.a.b.), elle ne réalise pas encore qu’elle vient de qualifier les Reggae Girlz pour le Mondial 2019, le tout premier de leur histoire. Coincidence : cette qualification historique est survenue vingt et un ans après celle des Reggae Boyz pour la Coupe du monde 1998 en France… La Jamaique n’a pas de référence et son match amical face à l’Ecosse le 28 mai fut le premier face à une nation européenne (2-3). Lors de la Gold Cup, elle a perdu largement face aux Etats-Unis (0-6), mais a résisté au Canada (0-2). Parmi les 24 pays qualifiés, la Jamaique est la plus mal placée au classement FIFA. Elle fera donc figure de Petit poucet de la compétition en France.

La joueuse : Khadija Shaw

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Si Dominique Bond Flasza, auteure du fameux but de la victoire face au Panama, Nicole McClure, gardienne ayant réalisé deux arrêts lors de la même séance de tirs au but, ou encore Jody Brown, nommée meilleure joueuse du tournoi, furent les héroines de la qualification de la Jamaique, la star de l’équipe reste l’attaquante Khadija Monifa « Bunny » Shaw, 22 ans. Native du pays de Bob Marley, c’est aux Etats-Unis qu’elle vit depuis 2015, évoluant aujourd’hui au sein des Tennessee Lady Volunteers (Université du Tennessee). En 2018, la Reggae Girl a été nommée parmi les onze meilleures athlètes féminines de la CONCACAF, et élue « footballeur de l’année » par le Guardian, récompense décernée à un(e) joueur(se) ayant accompli quelque chose de remarquable.

Le sélectionneur : Hue Menzies

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Hue Menzies est né à Londres et a grandi en Jamaique, avant de s’installer en Floride dès 1980, où il deviendra un entraîneur universitaire reconnu. Nommé coach de la sélection en 2015, juste après l’échec de la qualification pour le Mondial au Canada, il est à l’origine du renouveau du football féminin jamaicain. Alors que, fin 2015, son équipe ne parvient pas à se qualifier pour les Jeux Olympiques 2016 - « le pire échec de ma carrière », dira-il -, le coach, déçu par le comportement dilettante de certaines joueuses et par l’environnement fédéral peu propice à la performance, décide de tout révolutionner du sol au plafond (la sélection sera même dissoute pendant deux ans, tout comme le Championnat féminin), notamment en plaçant de nombreuses filles dans des clubs européens et américains. La qualification pour le Mondial récompense cette stratégie.

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:england: :scotland: :japan: :argentina: Groupe D

Calendrier
Angleterre5415 09 jui. 18h00 7070 Ecosse
Argentine 9777 10 jui. 18h00 6813 Japon
Japon 6813 14 jui. 15h00 7070 Ecosse
Angleterre 5415 14 jui. 21h00 9777 Argentine
Japon 6813 19 jui. 21h00 5415 Angleterre
Ecosse 7070 19 jui. 21h00 9777 Argentine

:england: Angleterre

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Légende Information
Classement FIFA : 3ème
Participation CDM : 4 (1995, 2007, 2011, 2015)
Meilleur Résultat : 3ème (2015)
Notation : :star: :star: :star: :star:

La liste des 23 de l’Angleterre :

Gardiennes : K. Bardsley, M. Earps, C. Telford.
Défenseuses : M. Bright, L. Bronze, R. Daly, A. Greenwood, S. Houghton, A. McManus, D. Stokes, L. Williamson.
Milieux : K. Carney, J. Moore, J. Scott, L. Staniforth, G. Stanway, K. Walsh.
Attaquantes : T. Duggan, F. Kirby, B. Mead, N. Parris, J. Taylor, E. White.

Les « Three Lionesses » donnent l’impression d’avoir suivi une évolution proche de leurs équivalents masculins. Dans le sens où, malgré d’évidentes qualités individuelles, elles ont longtemps failli lors de grandes compétitions, notamment sur le plan mental. Mais, alors que les Anglais ont enfin brillé en tournoi l’été dernier, en terminant quatrièmes du Mondial russe, voilà que les joueuses de Phil Neville semblent elles aussi avoir franchi un cap ces dernières années, en obtenant une série de résultats probants (troisième place à la Coupe du monde 2015, demi-finales de l’Euro 2017, victoire à la SheBelievesCup en mars). Au point que l’Angleterre aborde cette Coupe du monde en France avec un statut de (presque) favorite.

La joueuse à suivre : Fran Kirby

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Même si, en raison notamment d’une blessure à un genou, elle n’a été en mesure de conserver cette année son titre de meilleure joueuse du Championnat anglais, Fran Kirby (25 ans, Chelsea) demeure incontournable. Parce que les médias outre-Manche adorent cette meneuse de poche (1,57m), au point de la surnommer la « Mini Messi ». Mais aussi, et surtout, parce que Phil Neville explique à qui veut l’entendre qu’elle est la meilleure du monde à son poste, grace à sa vision du jeu et sa capacité à inscrire des buts décisifs. A l’image du joli coup de tête qui a offert la victoire en match amical aux « Three Lionesses » face au Brésil (1-0), le 6 octobre à Nottingham.

Le sélectionneur : Phil Neville

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L’affaire avait bien mal commencé. Nommé le 23 janvier 2018 à la tête de la sélection anglaise jusqu’en 2021, Phil Neville avait du présenter des excuses publiques dès le lendemain, en raison de tweets sexistes qu’il avait publiés en 2012. Son communiqué se terminait par ces mots : « Je travaillerai sans relache pour aider l’équipe à décrocher des victoires ». L’ancien latéral de Manchester United (42 ans) a tenu parole, puisqu’il a remporté 11 de ses 18 matches depuis sa nomination, ne concédant que 3 défaites. En s’appuyant sur le talent protéiforme de ses joueuses offensives, telle la meneuse expérimentée Fran Kirby ou la fougueuse milieu offensive Georgia Stanway (20 ans, Manchester City), Neville tient un discours ambitieux : en France, il vise ouvertement le titre mondial.

:scotland: Ecosse

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Légende Information
Classement FIFA : 20ème
Participation CDM : /
Meilleur Résultat : /
Notation : :star:

La liste des 23 de l’Ecosse

Gardiennes : L. Alexander, J. Fife, S. Lynn.
Défenseuses : C. Arthur, J. Beattie, R. Corsie, N. Docherty, S. Howard, H. Lauder, J. Murray, K. Smith.
Milieux : L. Arnot, L. Crichton, K. Little, J. Love, C. Murray, C. Weir.
Attaquantes : F. Brown, L. Clelland, E. Cuthbert, C. Emslie, L. Evans, J. Ross.

Il y a deux ans, pour leurs premiers pas dans une grande compétition, à l’occasion de l’Euro organisé aux Pays-Bas, les Ecossaises avaient affiché leurs limites à ce niveau, avec une élimination dès la phase de groupes. Aujourd’hui, à l’heure d’aborder leur première Coupe du monde, les joueuses de Shelley Kerr affichent une certaine confiance depuis qu’elles ont obtenu une victoire miraculeuse en Pologne, le 12 juin 2018 lors des qualifications : menées (0-2) à 12 minutes de la fin, les Ecossaises avaient fini par s’imposer 3-2. Ensuite, l’équipe au chardon a décroché un succès de prestige face au Brésil en amical (1-0), le 8 avril. Pourtant, en France, cette formation va avant tout chercher à emmagasiner de l’expérience, car, une fois encore, la concurrence sera rude dès le premier tour.

La joueuse à suivre : Kim Little

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Elle n’a de petit que le nom et la taille (1,62m). Car, pour le reste, Kim Little (28 ans) a toujours vu les choses en grand, que ce soit dans ses choix de carrière (elle a joué à Seattle, aux Etats-Unis, et à Melbourne, en Australie) ou dans sa capacité à aligner les buts : cette milieu offensive en est à 53 en 133 sélections, dont celui qui a permis à l’Ecosse de battre le Brésil en avril (1-0). Après avoir subi des blessures sérieuses (dont une rupture d’un ligament croisé en 2017 et une fracture d’un péroné en octobre), Little est revenue récemment au premier plan : avec 8 réalisations et 6 passes décisives cette saison en Championnat, elle a grandement contribué au titre de champion d’Angleterre obtenu par son club, Arsenal.

La sélectionneuse : Shelley Kerr

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Lorsqu’elle a été nommée sélectionneuse de son pays, en aout 2017, l’Ecossaise Shelley Kerr (49 ans) a confié être fascinée par l’évolution rapide du football féminin. Il faut dire que, lorsqu’elle était elle-même joueuse, cette défenseuse rugueuse, qui avait glané 59 capes, travaillait dans une usine Mitsubishi pour gagner sa vie. Après avoir raccroché les crampons en 2008, Kerr a obtenu la licence UEFA Pro en 2013, puis entraîné l’équipe féminine d’Arsenal et les étudiants de Stirling, qui évoluent au cinquième niveau écossais. Depuis sa nomination à la tête de la sélection au chardon, celle-ci ne cesse de surprendre, parvenant à se qualifier la première fois de son histoire pour un Mondial. La preuve que le foot féminin se transforme à une allure folle.

:argentina: Argentine

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Légende Information
Classement FIFA : 37ème
Participation CDM : 2 (2003, 2007)
Meilleur Résultat : Group Stage (2003, 2007)
Notation : /

La liste des 23 de l’Argentine :

Gardiennes : V. Correa, G. Garton, S. Pereyra.
Défenseuses : A. Barroso, G. Chavez, A. Cometti, V. Gomez, N. Juncos, A. Sachs, E. Stábile.
Milieux : E. Banini, L. Benitez, R. Bravo, M. Coronel, D. Ippolito, M. Mayorga, V. Santana.
Attaquantes : F. Bonsegundo, S. Jaimes, M. Larroquette, M. Menendez, Y. Oviedo, M. Potassa.

Cela paraît fou, dans un pays aussi dingue de foot, mais la présence de l’Argentine dans cette Coupe du monde tient plus ou moins du miracle. C’est l’histoire d’un groupe de joueuses qui sont allées disputer la Copa America 2018 au Chili lestées de quatre jours d’entraînement en tout et pour tout. Elles ont malgré tout arraché une troisième place qui leur a permis de disputer un barrage intercontinental contre le Panama (4-0, 1-1). Les Argentines manquent cruellement de moyens et d’automatismes. Certaines ont déjà dormi dans un car à la veille d’un match amical car la Fédération n’avait pas réservé d’hotel. Elles tenteront de compenser par leur rage de vaincre et une volonté de profiter de l’exposition offerte par la compétition. Mais les voir passer la phase de groupes serait déjà un exploit.

La joueuse à suivre : Estefania Banini

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La meneuse originaire de Mendoza (28 ans) a commencé par le futsal, auquel elle a joué jusqu’à ses quinze ans avec les garçons. Repérée grace aux sélections de jeunes, Estefania Banini s’est exilée dès l’age de dix-neuf ans à Colo Colo (Chili), ce qui lui a permis de découvrir un club pro et de gagner une Copa Libertadores. Celle qui était surnommé Chucky, comme la poupée maléfique, pour ses facéties pendant les mises au vert durant son adolescence a ensuite fait des allers-retours entre la MLS (Washington) et la Liga espagnole (Valence puis Levante). Cette saison, elle a terminé troisième avec Levante, derrière les mastodontes que sont l’Atlético et le Barça. Avec son style de jeu, sa nationalité et son numéro 10, elle a même été surnommée « la Messi » par la presse équatorienne lorsqu’elle y a disputé une Copa America des moins de 20 ans, il y a quelques années.

Le sélectionneur : Carlos Borrello

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Homme fort de la sélection entre 2003 et 2012, il est le seul technicien à avoir qualifié les Argentines pour une Coupe du monde (2003 et 2007) et les a même conduites à une victoire en Copa America (2006). Il est de retour aux affaires depuis 2017 et a de nouveau réussi son pari. Le technicien agé de 63 ans a entre temps entraîné l’UAI Urquiza, d’où est originaire la majorité des joueuses composant la sélection actuelle et avec qui il a gagné deux titres de champion d’Argentine.

:japan: Japon

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Légende Information
Classement FIFA : 7ème
Participation CDM : 7 (1991, 1995, 1999, 2003, 2007, 2011, 2015)
Meilleur Résultat : :trophy: (2011)
Notation : :star: :star: :star:

La liste des 23 du Japon :

Gardiennes : C. Hirao, S. Ikeda, A. Yamashita.
Défenseuses : N. Ichise, S. Kumagai, M. Minami, A. Miyagawa, S. Miyake, A. Sameshima, R. Shimizu, R. Utsugi.
Milieux : Y. Hasegawa, N. Miura, Y. Momiki, E. Nakajima, M. Sakaguchi, H. Sugita.
Attaquantes : J. Endo, M. Iwabuchi, R. Kobayashi, Y. Sugasawa, R. Ueki, K. Yokoyama.

Incontestablement, le Japon s’apparente à une nation majeure du football féminin. Surnommées les « Nadeshiko » (terme signifiant les « oeillets »), les joueuses nippones ont disputé toutes les Coupes du monde depuis la création de la compétition, remportant le titre mondial en 2011 avant d’atteindre la finale en 2015. Pour autant, elles ne figurent aujourd’hui plus parmi les toutes meilleures sélections, ce que confirment leurs défaites concédées depuis un an face au Brésil (1-2), à l’Australie (0-2), à l’Angleterre (0-3) et à la France (1-3). Un recul qui s’explique en partie par la jeunesse du groupe actuel et par le fait que les Japonaises s’exilent de moins en moins pour glaner de l’expérience. Ainsi, au sein des joueuses retenues pour le Mondial 2015, elles étaient assez six à évoluer à l’étranger. Quatre ans plus tard, elles ne sont plus que deux.

La joueuse à suivre : Saki Kumagai

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L’humilité forcenée qu’elle affiche hors des terrains est trompeuse. Capitaine du Japon, Saki Kumagai (28 ans), qui peut évoluer en défense ou comme sentinelle, est guidée par une soif de vaincre contagieuse, illustrée par un palmarès hors norme. Avec la sélection, elle a ainsi décroché la Coupe du monde 2011 et la Coupe d’Asie 2018. Tandis qu’avec Lyon, où elle est confrontée à une concurrence de plus en plus féroce, la Japonaise vient de remporter sa quatrième Ligue des champions d’affilée. Au-delà de son abattage et de sa vista, Kumagai a marqué les esprits par le sang-froid qu’elle a démontré lors des séances de tirs au but qui ont conclu les finales du Mondial en 2011 et de la C1 en 2016 : à chaque fois, c’est elle qui a inscrit le penalty décisif. Mais, sans surprise, elle déteste qu’on le lui rappelle, préférant insister sur le caractère collectif de ces victoires.

La sélectionneuse : Asako Takakura

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Ancienne milieu de terrain internationale, Asako Takakura (51 ans) a été nommée à la tête des Nadeshiko en avril 2016, alors que celles-ci venaient de rater leur qualification pour les Jeux de Rio. En trois ans, la technicienne, qui s’était auparavant illustrée avec les sélections de jeunes de l’archipel, a remporté la Coupe d’Asie en 2018, mais elle s’est surtout attachée à conserver les qualités traditionnelles des Nippones (jeu de passes, rapidité, cohésion), tout en veillant à rajeunir son groupe. Ainsi, parmi les vingt-trois joueuses retenues pour le Mondial français, onze sont agées de 19 à 22 ans. Car Takakura n’a jamais caché que son objectif principal demeure les JO de 2020, que les Japonaises disputeront à domicile à Tokyo.

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:canada: :cameroon: :new_zealand: :netherlands: Groupe E

Calendrier
Canada 6812 10 jui. 21h00 7687 Cameroun
Nouvelle-Zélande 6815 11 jui. 15h00 5418 Pays-Bas
Pays-Bas 5418 15 jui. 15h00 7687 Cameroun
Canada 6812 15 jui. 21h00 6815 Nouvelle-Zélande
Pays-Bas 5418 20 jui. 18h00 6812 Canada
Cameroun 7687 20 jui. 18h00 6815 Nouvelle-Zélande

:canada: Canada

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Légende Information
Classement FIFA : 5ème
Participation CDM : 6 (1995, 1999, 2003, 2007, 2011, 2015)
Meilleur Résultat : 4ème (2003)
Notation : :star: :star: :star:

La liste des 23 du Canada :

Gardiennes : S. D’Angelo, S. Labbé, K. Sheridan.
Défenseuses : L. Agnew, K. Buchanan, A. Chapman, J. Hellstrom, J. Riviere, S. Woeller, S. Zadorsky.
Milieux : G. Carle, J. Fleming, J. Grosso, A. Lawrence, R. Quinn, S. Schmidt, D. Scott.
Attaquantes : J. Beckie, J. Huitema, A. Leon, N. Prince, D. Rose, C. Sinclair.

Pour cette édition, le Canada se trouve à la croisée des générations, entre une Christine Sinclair (35 ans) au crépuscule de sa carrière, les nouvelles taulières comme Kadeisha Buchanan (23 ans) et les futures stars comme Jordyn Huitema (18 ans), annoncée comme la nouvelle bombe du soccer chez les Canucks et qui évoluera au PSG la saison prochaine. La sélection dirigée par Kenneth Heiner-Moller est dans le top 5 mondial depuis 2016, elle a été médaillée de bronze lors des deux derniers JO et elle a battu en avril les redoutables Anglaises (1-0) en match amical. Elle est donc un outsider logique. Le hic ? Son incapacité à se transcender dans les Coupes du monde. Elle n’a plus atteint le dernier carré depuis 2003 (4e) et la déception fut grande en 2015, avec une élimination à domicile dès les quarts de finale contre les Anglaises. Cette fois peut-elle être enfin la bonne ? Avec quatre joueuses ayant évolué en France cette saison, les Canucks se sentiront en tout cas peut-être de nouveau à la maison.

La joueuse à suivre : Christine Sinclair

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A presque 36 ans, elle va entrer dans la légende en disputant sa cinquième Coupe du monde. La joueuse de Portland pourrait aussi en profiter pour détroner Abby Wambach et devenir la meilleure buteuse de l’histoire, toutes sélections confondues. Elle n’est plus qu’à quatre longueurs de l’Américaine (184 buts). Promu officier de l’ordre du Canada l’an dernier, cette ambassadrice de la lutte contre la sclérose en plaques reste un danger pour toutes les défenses, même si ses meilleures années sont derrière elle.

Le sélectionneur : Kenneth Heiner-Moller

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Cet ancien attaquant (48 ans) a passé l’essentiel de sa carrière de joueur dans son pays natal, le Danemark, avec juste un petit détour par la Hongrie (Ferencvaros). Il a dirigé les Danoises de 2006 à 2013 et les a menées jusqu’au Mondial 2007 et en demies de l’Euro 2013. Il a pris les rênes du Canada en janvier 2018 mais figurait déjà dans le staff de son prédécesseur, John Herdman, aux JO 2016. Depuis qu’il dirige la sélection, le Canada a remporté 65 % de ses matches.

:cameroon: Cameroun

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Légende Information
Classement FIFA : 46ème
Participation CDM : 1 (2015)
Meilleur Résultat : 1/8 de Finale (2015)
Notation : /

La liste des 23 du Cameroun :

Gardiennes : I. Mambingo, A. Ngo Ndom, M. Omgmaham. .
Défenseuses : M. Awona, A. Ejangue Siliki, E. Johnson, Y. Leuko, C. Manie, C. Meffometou, Y. Sonkeng.
Milieux : N. Abena, R. Feudjio, C. Meyong Menene, G. Ngo Mbeleck, M. Ngo Ndoumbouck, J. Ngock Yango.
Attaquantes : M. Abam, H. Akaba Edoa, G. Enganamouit, A. Nchout Njoya, M. Ngono Mani , G. Onguéné, A. Takounda

Il y a quatre ans, le Cameroun disputait sa première phase finale de Coupe du monde. Alors dirigées par Enow Ngachu, les Lionnes indomptables avaient réussi l’exploit de se qualifier pour les huitièmes de finale en finissant deuxièmes de leur groupe derrière le Japon mais devant la Suisse et l’Equateur. En huitièmes, valeureuses, elles avaient cédé face à la Chine (0-1). Le Cameroun s’est qualifié pour sa deuxième phase finale mondiale en terminant troisième de la CAN, aux dépens du Mali. En demi-finales, il avait été éliminé par le futur vainqueur, le Nigeria (0-0, 2-4 aux t.a.b.). Sur le continent africain, il s’agit de l’une des meilleures équipes (quatre fois finaliste de la CAN), mais elle est régulièrement devancée par les Nigérianes.

La joueuse à suivre : Claudine Falone Meffometou

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A 28 ans, la latérale droite Claudine Falone Meffometou va disputer cet été sa deuxième Coupe du monde avec le Cameroun. Depuis quatre ans, la carrière de la défenseuse (28 ans) a beaucoup évolué. Après un passage à Arras entre 2015 et 2017, elle a signé à Guingamp et découvert la D1 française. « C’est une défenseuse très dure au contact qui ne lache jamais, décrit sa partenaire Charlotte Lorgeré. Elle est très physique et puissante, elle possède une bonne endurance. Techniquement, elle est au point mais peut encore progresser au niveau des centres et du jeu long. » Charlotte Lorgeré la résume comme « une guerrière généreuse ».

Le sélectionneur : Alain Defrasne

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Fin janvier, Alain Defrasne (46 ans) a été nommé sélectionneur des Lionnes Indomptables. Il a succédé à Jospesh Ndoko, qui avait pourtant qualifié l’équipe pour la Coupe du monde. « Nous voulons faire mieux qu’en 2015, nous avons les qualités pour cela », a d’emblée déclaré le nouveau patron de la sélection camerounaise, auparavant préparateur physique de l’équipe. Pour ses débuts, lors d’un tournoi amical en Chine, en avril, Defrasne a hissé les Camerounaises en finale, où elles ont été battues par le pays hote (0-1).

:new_zealand: Nouvelle-Zélande

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Légende Information
Classement FIFA : 19ème
Participation CDM : 4 (1991, 2007, 2011, 2015)
Meilleur Résultat : Group Phase
Notation : :star:

La liste des 23 de la Nouvelle-Zélande :

Gardiennes : V.Esson, E.Nayler, N. Olla.
Défenseuses : C. Bott, A. Erceg, A.Green, M. Moore, S. Morton, A. Riley, S. Skilton, R.Stott.
Milieux : K.Bowen, O.Chance, D.Cleverley, K.Duncan, B.Hassett, A.Longo, R.Percival.
Attaquantes : S.Gregorius, E.Kete, P. Satchell, R.White, H.Wilkinson.

Les « Ferns » n’ont pas encore trop fait parler d’elles sur le terrain, mais elles possèdent déjà un titre : celui de la première équipe nationale féminine à avoir l’égalité des primes et des conditions matérielles avec l’équipe masculine. Et, comme ces filles ont du caractère, elles ont aussi obtenu en juillet 2018 la démission du sélectionneur autrichien Andreas Heraf, accusé de harcèlement moral et qui faisait régner la terreur dans son groupe, imposant un jeu ultra défensif. Une affaire qui a conduit aussi à la démission du président de la Fédération. Sur le terrain, les Néo-Zélandaises ne cessent de progresser. Elles n’ont toujours pas gagné un match de Coupe du monde, mais, en 2015, elles avaient accroché le Canada (0-0) et la Chine (2-2). Avec des joueuses qui évoluent pour la plupart en Europe, dont la gardienne de Bordeaux Erin Nayler, ou qui ont décidé, comme l’attaquante Rosie White, de rester ces derniers mois au pays pour préparer la Coupe du monde, les Ferns développent un jeu direct. Leur objectif est de devenir la première équipe néo-zélandaise à passer le premier tour d’une Coupe du monde.

La joueuse à suivre : Abby Erceg

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Grande (1,77m), élancée, très forte dans le jeu de tête et habile à la relance, Abby Erceg (29 ans) joue aux Etats-Unis, où son club de North Carolina Courage a remporté le titre la saison passée. Elle a été élue meilleure défenseuse du Championnat. D’origine maorie, elle est la joueuse la plus sélectionnée de l’histoire de la Nouvelle-Zélande (136 sélections) et elle a déjà participé à trois Coupes du monde et à trois Jeux Olympiques. Fachée avec l’ancien sélectionneur, elle avait arrêté l’équipe nationale en 2018. Elle est revenue en janvier et elle stabilise la défense centrale des « Ferns ».

Le sélectionneur : Tom Sermanni

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Appelé à la rescousse pour remplacer Andreas Heraf, l’Ecossais Tom Sermanni est, à 64 ans, un vieux routier du football féminin. Passé notamment par Blackpool ou Dunfermline, il avait terminé sa carrière de joueur en 1989 à Canberra en Australie, où il est resté. Sélectionneur de l’équipe nationale féminine australienne (1994-1996 puis 2005-2012), il a fait éclore une génération de jeunes joueuses brillantes (quarts de finale aux Coupes du monde 2007 et 2011). Il a ensuite dirigé l’équipe des Etats-Unis (2013-2014). Passé par le Orlando Pride dans le Championnat US, il a pour mission d’apaiser le climat dans l’équipe néo-zélandaise pour enfin traduire les progrès par des victoires.

:netherlands: Pays Bas

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Légende Information
Classement FIFA : 8ème
Participation CDM : 1 (2015)
Meilleur Résultat : 1/8 de Finale (2015)
Notation : :star: :star: :star:

La liste des 23 des Pays-Bas :

Gardiennes : L. Geurts, L. Kop, S. Van Veenendaal.
Défenseuses : D. Bloodworth, D. Kerkdijk, M. Van Dongen, K. Van Es, S. Van der Gragt, L. Van der Most.
Milieux : J. Groenen, I. Kaagman, V. Pelova, J. Roord, S. Spitse, D. Van Lunteren, D. Van de Donk.
Attaquantes : L. Beerensteyn, A. Dekker, E. Jansen, R. Jansen, L. Martens, V. Miedema, S. Van de Sanden.

La victoire à l’Euro 2017 a profondément transformé la perception du foot féminin aux Pays-Bas, qui avaient organisé la compétition. Les stades sont désormais pleins, même si le Championnat est loin du niveau de certains voisins européens, des joueuses jouissent d’une notoriété dépassant le cadre de leur sport et les Lionnes ont revu leurs ambitions à la hausse. Elles ont néanmoins du passer par les barrages pour décrocher leur ticket pour la France, devancées dans leur groupe par la Norvège. Avec leur 4-3-3 typique, où les deux relayeuses Danielle Van de Donk et Jackie Groenen jouent un role clé, avec la meilleure buteuse du Championnat anglais (Vivianne Miedema) et l’une des meilleures joueuses du monde (la Barcelonaise Lieke Martens), les Néerlandaises constituent un sérieux outsider.

La joueuse à suivre : Lieke Martens

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La vie de la discrète ailière a radicalement changé à l’été 2017. Le 12 juillet, elle signait au Barça, et, moins d’un mois plus tard, elle était élue meilleure joueuse d’un Euro remporté à domicile par les Lionnes. Lieke Martens (26 ans) est devenue l’idole des jeunes néerlandaises, elle a partagé l’affiche avec Cristiano Ronaldo à Monaco lorsqu’elle a reçu son trophée de meilleure joueuse du monde 2017 et une marque de beurre de cacahuètes a même utilisé son personnage dans un spot publicitaire. Avant de se poser en Catalogne, où elle vient de disputer la finale de la Ligue des champions (perdue contre Lyon, 1-4), cette dribbleuse hors pair a évolué en Belgique, en Allemagne et en Suède.

La sélectionneuse : Sarina Wiegman

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Adjointe de Roger Reijners puis d’Arjan Van der Laan de 2014 à décembre 2016, cette ancienne milieu puis défenseuse (49 ans), première Néerlandaise de l’histoire à avoir compté 100 sélections, a pris les rênes des Lionnes six mois avant l’Euro organisé au pays. L’équipe venait de perdre quatre de ses cinq derniers matches amicaux et le moral n’était pas au beau fixe. Les Pays-Bas ont pourtant survolé la compétition (elles n’ont été menées que durant quatre minutes en six rencontres) et Sarina Wiegman a été élue entraîneure de l’année. Elle a été la première à donner sa liste des 23, près d’un mois avant celle des Bleues.

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reservé Groupe F

Et où est Alex Morgan sapristi ?

Quel laisser-aller dans la présentation @Groot, inadmissible !

Ben non je rigole… Super présentation, tu as pris le temps de rendre hommage aux dames, c’est bien. Si on veut que le Soccer féminin progresse, il faut commencer par s’y intéresser…

Pour le moment, ce sont surtout les pleurnicheries sur les salaires et les primes qui ont retenu l’attention, ce qui me donnent juste envie de ne pas regarder. Marre de se faire donner des leçons de tolérance par des gens qui veulent des privilèges indus ! Ils nuisent à leur sport, en sont la honte même. Le temps de la reconnaissance viendra par le travail, pas par la victimisation.

Go Canucks !!! Christine Sinclair va botter des culs, et Stéphanie Labbé va tout arrêter !!!

Malheureusement, quand je vois ça, j’ai juste envie de scorer moi… :wink:

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J’ai juste repris à ma sauce le guide de l’Equipe :sac:

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J’ai le guide de so foot si besoin

Je regardais ca sur RMCStory … qu’est ce qu’il est con ce Fred Hermel !
Il n’a pas que la tete du beauf …

@Mark

J’ai eu la chance de voir le Canada, il y a près de 2 ans. Elles jouaient contre la France, à Rennes. :stuck_out_tongue:
Par contre, je ne les verrais pas en juin… :confused:

Sinon @Groot, j’avais déjà créer un sujet sur le Mondial, il me semble. Tu pourrais peut-être les fusionner, non ? Ou t’inspirer de l’intro que j’avais fait, non ?

Cadeau !

Et moi j’ai celui de FF. :wink:

putain je l’avais même aps vu :sob: Enfin j’y avais pas pensé :sob:

Etant rennais, j’ai acheté vendredi, le “Pack Ville” pour le Roazhon Park de Rennes. En gros, je suis sûr et certain d’assister à tous les matchs qui auront lieu à Rennes, dont le match de poules des Bleues ! :sunglasses:

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Pour celles et ceux que ça intéresse, le tirage au sort des groupes de ce Mondial a lieu MAINTENANT sur TMC ( canal 10 de la TNT) en direct!

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T’as oublié de cité qu’il y a la chatte a DD .

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