Hier soir se jouait la finale de la Coupe du District (Vienne - 86). Mon club, Chasseneuil/St George (on descend en D2) affrontait la Pallu (D2).
J’ai joué la 1/2 finale alors que j’étais censé être OUT pour le reste de la saison (une déchirure à chaque mollet en Mars à force de tirer dessus comme un con). J’ai alors commencé une course contre la montre pour revenir à temps et assez en forme pour aspirer à une place dans les 16 de la 1/2 finale puis les 16 de la finale.
Initialement, je n’ai pas été retenu dans le groupe pour la finale (selon le coach, manque de rythme encore. Bon, d’accord.) J’ai graaaaave les boules, j’suis frustré à mort.
Du coup, hier matin je décide de me buter à aller courir à 7h34 du matin (merci Tiago de nous réveiller tous les matins à 6h
) puis je décide de tondre chez moi l’aprem alors qu’il fait une chaleur à faire fondre un porc…
A 16h, j’apprends sur le groupe WhatsApp qu’il y a eu une erreur dans la liste envoyée au District des joueurs inscrits pour la finale. La dernière liste qu’ils ont est celle de la 1/2 finale (où j’y apparais). Du coup, après 1h30 de négociation entre toutes les parties, on m’appelle à 17h30 pour me dire que les 2 joueurs qui ont pris ma place et celle d’un pote, ne peuvent pas jouer. Et on me demande si je peux venir au pied levé.
Logiquement, j’aime trop le football pour laisser ma frustration prendre le dessus et j’accepte ! (Pour être honnête, j’attendais l’appel depuis 16h
).
Je commence remplaçant, logique. J’entre à 25 minute de la fin, je marque le 4ème but. J’offre la Coupe au club et je fais fermer des bouches à ceux qui ne me pensaient pas prêt pour cet évènement (alors que je passe mes soirées d’entrainement à me défoncer sur le terrain parce que, après ma femme et mon p’tiot, le foot est toute ma vie).
Le coach m’a dit avant de me faire rentrer : « Tu vas en avoir une seule, tu vas la mettre au fond » et je lui ai répondu : « Et je viendrais te voir en te disant, tu vois, fallait me prendre dès le départ. »
Je suis allé le voir et je lui ai dit.
Et au coup de sifflet final, il m’a pris dans ses bras et m’a remercié (cf. photo ci-dessus).
Le destin dans le football écrit de drôle d’histoire par moment…

