Qui remportera la Bundesliga?

15 Septembre 2025

Bastian Keldermann
Alors que l’exercice 2025-2026 a désormais bien débuté, tout le monde s’interroge sur l’identité du futur vainqueur de Bundesliga. Qui est en capacité d’aller chercher le titre? Voyons cela tout de suite.
La valeur sûre : Bayern München
Lorsqu’on envisage un potentiel club vainqueur en Bundesliga, on ne peut pas passer à côté du Bayern München. La dernière fois que les bavarois ont été battu, c’était lors de la saison 2011-2012. Depuis, la formation munichoise roule sur tout le monde. Jusqu’à présent, personne n’a pu les faire tomber. Tout n’a pas été non plus simple. Lors de la saison passée par exemple, l’équipe de Julian Nagelsmann a particulièrement douté tout au long de l’exercice, étant devancé tour à tour par le Hansa Rostock et le RB Leipzig. Mais comme à chaque fois, les bavarois s’en sortent. Jusqu’à quand?
Le Bayern est en tout cas bien équipé pour aller chercher un nouveau titre. Avec un Joshua Kimmich dans la fleur de l’âge, un Jamal Musiala carrure patron et un Sadio Mané toujours aussi tranchant malgré ses 33 ans, Nagelsmann a de quoi faire. Les arrivées de Wesley Fofana pour solidifier la charnière centrale, de l’ailier Pedro Neto et de Callum Hudson-Odoi, sont des signaux positifs pour le club. Finalement, la seule faiblesse de l’effectif actuel est ce qui a été par le passé un de ses gros points forts, à savoir le poste de gardien. En effet, le technicien allemand ne peut compter que sur deux joueurs à ce poste. Manuel Neuer, 39 ans, est toujours là. S’il affiche un niveau plus que correct, il n’est évidemment plus aussi tranchant qu’auparavant. Sa doublure, Alexander Nübel, ne semble pas en position de vraiment le concurrencer. Ce poste sera sans aucun doute un axe de travail majeur pour la direction sportive. Mais pour l’instant, il faudra faire avec.
L’éternel outsider : Dortmund
Le Borussia Dortmund est certainement né pour être un outsider. Depuis son dernier titre, lors de la saison 2011-2012, le BVB est annoncé à chaque exercice comme étant le club élu, celui qui ferait tomber le Bayern. Jusque maintenant, le succès est limité. En effet, et malgré un effectif globalement toujours très intéressant, Dortmund peine à faire preuve de régularité et oscille finalement toujours entre la 2e et la 7e place. Depuis juillet 2023, c’est l’ancien de la maison, Nuri Şahin, qui est à la tête des jaunes et noirs. Mais même si l’équipe progresse, la concurrence grandissante rend la tâche du technicien turc peu évidente.
Porté par le Youssoufa Moukoko, Dortmund présente aujourd’hui un effectif assez fort et concurentiel. Nico Schlotterbeck continue d’enchainer les bons matchs, Giovanni Reyna explose dans un rôle de meneur de jeu, et Ousmane Dembélé, de retour en prêt, meurt d’envie de prouver que malgré ses blessures, il en a encore dans les jambes. Reste à voir désormais si cela suffira à faire tomber les bavarois.
L’ennemi public : RB Leipzig
Depuis sa première saison de Bundesliga, l’exercice 2016-2017, le RB Leipzig fait preuve d’une grande régularité. Depuis trois saisons, le RBL échoue systématiquement à la place de dauphin. Par sa politique de transfert et son jeu offensif, les Roten Bullen font mal en Allemagne, et défraient toujours autant la chronique, la faute à son riche mécène. Pour autant, les avis semblent s’apaiser doucement mais surement depuis quelques années. Un titre viendrait certainement apaiser un peu plus les relations et serait une belle manière de couronner un travail finalement particulièrement bien réalisé. D’autant plus que la saison passée, la formation dirigée par Marco Rose n’était vraiment pas loin d’y parvenir, perdant la tête de la course à l’avant dernière rencontre. Une fin cruelle pour une équipe méritante.
Cet été, les dirigeants ont en tout cas utilisé leur chéquier pour renforcer qualitativement et quantativement l’équipe. Le défenseur central, Trevoh Chalobah, a posé ses valises à Leipzig, tout comme le transfuge de Manchester United, Steven Bergwijn, ou la pépite norvégienne, Andreas Schjelderup. A voir si cela sera suffisant.
Le petit poucet : Hansa Rostock
A côté de ses concurrents, le Hansa Rostock apparait vraiment comme un petit poucet. Il faut dire qu’il s’agit seulement de la troisième saison en Bundesliga pour les pensionnaires de l’Osteestation depuis bien longtemps. Avec l’arrivée de Leon Hartmann sur le banc et de Felix Krüger à la direction sportive, tout ou presque a changé. Pratiquant un jeu offensif séduisant, les Hanseaten n’ont peur de rien et font jeu égal voir surclassent de nombreux adversaires du championnat. Surtout, depuis son retour au sein de l’élite allemand, le club ne fait que progresser. Après une première saison marquée par une 6e place (et une DFB-Pokal), la seconde fut celle de la confirmation. Les Hanseaten occupant la tête pendant de nombreuses semaines avant de glisser à une 4e place finale.
Si les Hanseaten ont, sur papier, un effectif plus faible que ses rivaux, certains joueurs sortent clairement du lot. Mené Jérémy Doku et Jonathan Burkardt, l’effectif a tout de même fier allure. D’autant plus que cet été, le club s’est plutôt bien renforcé avec les arrivées d’Evan N’Dicka, de Perr Schuurs ou d’encore Sander Berge. Sur papier, c’est séduisant. Reste à voir la mise en musique et l’accumulation des matchs. Car entre le championnat, la DFB-Pokal et la Champions League, les Hanseaten auront fort à faire.
« Aujourd’hui, il est difficile d’imaginer un club détrôner le Bayern München en Bundesliga. L’équipe de Julian Nagalsmann est trop au-dessus du lot en terme de qualité de joueurs, en terme d’expérience, de maturité, pour se faire avoir ainsi. Loin de moi l’idée de dénigrer Dortmund, Leipzig ou Rostock. Mais je ne vois pas comment ces clubs pourraient l’emporter. La saison passée apparait plus comme une anomalie. Les bavarois n’avaient pas spécialement bien commencé la saison. Cette fois-ci, ce n’est pas le cas. Nous voyons chaque week-end un rouleau compresseur s’abattre sur ses concurrents. La tâche n’est pas impossible. Mais aujourd’hui, il faudra pour ces différents concurrents une bonne dose de chance. »
- Ann-Christin Fischer, journaliste -