:storyred: Voyage en sandales de Sparte

fm18

#81

La 6ème journée avec un match intéressant contre le 3ème, Barakaldo. La ville se situe au nord ouest de Bilbao, quasiment dans sa grande banlieue. C’est une équipe qui joue plutôt en contre et qui n’est pas forcément très à l’aise avec le ballon. On va donc lui laisser…

Pour ce qui est de laisser le ballon, c’est raté… :joy: Il semblerait que l’on a un peu de mal avec cela… Néanmoins, on a joué un match solide, quai parfait. Au moins la moitié de tirs de nos adversaires provient de leur milieu, Marcos, qui a reçu tous les ballons sur corners à l’entrée de la surface: un peu de pressing et 0 tir cadré pour les coups de pied arrêtés… Etrange… En ce qui nous concerne, c’est Arriaga sur un centre de Pereda et Itturaspe sur une passe intelligente d’Arriaga qui ont su concrétiser nos temps forts.

Analyse: Selon Mourinho, moins on a le ballon, moins on sera amené à faire d’erreur. Barakaldo ne partagera pas cette opinion à mon avis car, même sevrés de ballon, nos adversaires ont multiplié les mauvais choix, bien aidés par notre présence défensive dans les 35 derniers mètres. On a beaucoup fait tourner au milieu où nos adversaires, en 4-4-1-1, ont souvent eu du mal à venir perturber le triangle Itturaspe - Martin - Setti.

La minute culturelle: Il y a peu, ma benjamine est venue me voir:

  • Papa, c’est quoi l’Axoa (on prononce Achoa)?
    -La Shoah? Vois tu ma fille, même si papa a une culture phénoménale (:expressionless:), il y a des sujets dont je ne préfère pas parler avec un enfant de 4 ans et demi…
    -Je te parle du plat…
    -Ahhhhhh!!! L’axoa… Et ben vois tu ma fille, c’est assez simple: on tue un veau, le petit de la vache, de façon probablement cruelle, on le cuisine avec de l’oignon, de l’ail, du jambon, des poivrons et du piment d’espelette et…
    -Du piment des belettes?
    -Non, du piment d’Espelette, concentre toi un peu… Espelette, c’est un village dans le pays basque où l’on cultive le piment.
    -Pourquoi?
    -Parce que c’est plus joli aux fenêtres que les géraniums…
    -C’est quoi des géraniums?
    -Ce sont des fleurs.
    -Le piment c’est comme des fleurs alors??
    -Bon, va jouer dans ta chambre… Papa a du travail…

#82

Déjà le 7ème match et la réception de Tafalla qui est actuellement 18ème. La ville de Tafalla a la particularité de, bien qu’étant située en Navarre à une trentaine de km au sud de Pampelune, se trouver dans la zone non bascophone de la Navarre.
Dans l’esprit, c’est un peu le même système que Barakaldo mais avec moins de talent à priori.

Encore un match très fermé face à une équipe limitée mais très accrocheuse. On marque sur un coup-franc repris par Juan Martin sur la barre et bien suivi par Galarza. Nos visiteurs n’ont quasiment pas eu d’occasions mais ont eu beaucoup de coups-francs et de corner qui nous ont mouillé le slip à chaque fois, étant donné notre grande sérénité sur ce type d’exercice.

On a essayé de jouer à gauche, côté où j’avais identifié une faiblesse de leur part. Mais, le mauvais match d’Itturaspe a souvent annihilé nos ébauches d’offensives. L’entrée de Luengo a amené plus de créativité mais Arriaga était aussi dans un petit jour.

La minute culturelle: Il est intéressant de savoir que, dans des temps reculés, Tafalla ne faisait qu’une avec une ville limitrophe du nom d’Olite. Il se murmure que, initialement, la principale activité de la ville était la fréquentation des bodegas et que les hommes rentraient souvent le soir avec un gramme dans chaque poche plus un derrière l’oreille. Forcément, le matin, ils ne se souvenaient plus de rien…
-Femme, qu’est ce que j’ai fait en rentrant hier au soir?
Sa femme levait les yeux au ciel et répondait en basque:
-Oh, Tafalla Olite

Bien sûr… Il fait un bon match et se cogne la tête en sautant partout au Pacha Nicha Nonplu, la seule boîte de nuit d’Amorebieta.


#83

Une bonne série !:wink:


#84

excellent la discussion coach fille :smiley:


#85

Merci. On a quelques matchs à priori plus faciles, pour être honnête…


#86

Et dire que j’en ai 2 autres comme celle-ci…


#87

:smile: :smile: :smile:


#88

La 8ème journée voit quasiment notre plus long dépacement, car Tudelano, club de la ville de Tudela, évolue à 60km au sud de Tafalla, sur la route en Logrono et Saragosse. L’enchaînement des matchs et les blessures me font changer quelques joueurs: retour de Morgado, Larrinaga, De Eguino et Luengo.

Cela commence à prendre forme: une grosse possession, une grosse défense, un réalisme froid. Arriaga, bien trouvé entre deux défenseurs par Eguino, ouvre le score et on gère ensuite notre avantage en ne tremblant que sur quelques corners (dont une grosse parade de Zabal). Pas flamboyant mais efficace.

Analyse: d’autres joueurs mais même résultat. De Eguino et Luengo se trouvent les yeux fermés. Pereda cavale sur son aile mais il est peu aidé par un Mujika capable de fulgurances mais qui accuse son âge. Devant, Arriaga ne rate pas grand-chose même s’il n’est pas d’une mobilité exceptionnelle.

La minute culturelle: Imaginez vous une ville pas très jolie, en plein milieu des terres, écrasée par le soleil et surplombée par une gigantesque croix en pierre… C’est là que, un jour, Pablo Métrérich décida de ramener sa petite amie, le mannequin suédois mondialement connu, Cindy Seksevrai, afin de lui présenter sa famille, un concentré habile de travailleurs des champs, femme en noir et ferveur religieuse que n’aurait pas renié Torqemada.
La pauvre Cindy ne parlait pas un traître mot d’espagnol mais avait vite compris que le seul palace de l’endroit serait la Pension Malenpaciensse dont la literie n’avait pas été changée depuis le moyen-âge. Il faut dire que les deux “tourtereaux” s’étaient rencontrés à Saint Barth où le gros portefeuille de Pablo avait fait beaucoup d’effet à Cindy.
Elle le regarda interloquée et lui dit dans un espagnol très pauvre qui ressemblait à du français:

-Tu, dé là?

Je tiens à préciser que ce moment d’histoire n’a pas été sponsorisé par la ville de Tudela

C’est plutôt vrai et assez révélateur de notre jeu: deux défenseurs et un buteur d’expérience


#89

Nouveau déplacement pour la 9ème journée: Izarra. Tout d’abord, la ville d’Izarra n’a rien à voir avec l’alcool d’Izarra qui provient d’Hendaye initialement. Izarra signifie “étoile” en basque, tout simplement, et cette ville se trouve au sud de Bilbao, pas très loin de Vitoria. Côté football, On ne change pas une équipe qui gagne, même mal.

On continue de faire ce que l’on sait faire: grosse défense, conservation du ballon et but de la tête de Luengo sur un débordement de Pereda. Mujika a marqué de la tête mais était hors-jeu. Côté locaux, beaucoup de tirs de loin et une parade réflexe de Zabal. Un match assez tranquille mais que l’on gagnerait à se rendre plus facile avec un peu plus de marge au tableau d’affichage.

Analyse: Le tandem De Eguino - Luengo est notre plaque tournante avec peu de déchets et une utilisation intelligente du ballon. Seul Juan Martin me déçoit un peu car pas assez tranchant à mon goût. Nos deux vieux de devant peinent à enchaîner les matchs et c’est regrettable car les Pereda et Larrinaga sont très actifs et tranchants mais vont un peu trop vite pour le reste de l’escouade offensive.

La minute culturelle: Il y a bien longtemps, la péninsule ibérique était dirigée par les Musulmans (c’est sûrement le seul véritable fait historique de cette minute culturelle :grin:), Pays basque compris. A quelques encablures de la ville de Vitoria, un homme du nom de Joseba Ouelé fut pris à partie par des brigands Wisigoths qui l’avait pris pour un noble Musulman. Ils le dépouillèrent entièrement.
Le pauvre homme étant roux et blanc comme une merde de laitier, il se dit que, décidément, ses agresseurs n’étaient pas très malins: “Wisigoths Wizigher” dit il en basque (les Wisigoths ne voient pas grand-chose)
Bref, le voici entrant complètement nu dans une petite ville cachant seulement ses parties intimes de quelques branches de houx (personne n’a dit qu’il était intelligent). il avisa un homme enrubanné et lui demanda s’il y avait un endroit susceptible de lui fournir des vêtements:
L’homme réfléchit quelques minutes:
-Y’a pas li Celio, y’a pas li H&M mais y’a li Zara… - Une ville était née.


#90

mdr la minute culturel


#91

C’est le fruit de recherches historiques intenses… :man_student:


#92

Ordinairement, je n’aime pas trop ce genre de comportement mais, là, je reconnais qu’il a un peu raison car c’est un bon gardien et il n’a pas vraiment eu sa chance. D’un autre côté, Zabal fait de bons matchs et reste sur 4 clean sheets. Néanmoins, je vais titulariser Tena au prochain match face à un gros, la Réserve de l’Athletic Bilbao, et s’il n’est pas bon, je le flingue… :smiling_imp:

Cela va un peu mieux pour Zarrabeita et Ferreras fait de bons matchs. Je les ai à l’oeil car ils me semblent prometteurs.

10ème journée et la venue de la Réserve du monument footballistique basque, l’Athletic Bilbao: 8 championnats nationaux, 23 coupes d’Espagne et de nombreuses participations européennes, uniquement des joueurs basques… En plus, la A est actuellement deuxième de la Liga derrière le Barca. Bref, on ne va pas rigoler, d’autant plus que leur avant-centre semble tout droit sorti de la lignée des Nando LLorente et Aduriz avec un jeu de tête assez phénoménal…

On a continué sur notre lancée avec une grosse possession de balle, une bonne défense et, en plus, le digne héritier d’Aduriz a, certes, une excellente détente et un bon jeu de tête mais il ne sait pas cadrer… Tena a été très bon et a sorti une parade décisive. Il alternera donc avec Zabal.
Un bon point car on n’a pas franchement eu d’occasion si ce n’est une frappe trop parfaite d’Itturaspe directement sur le gardien.

Analyse: Une possession stérile et axiale car on a rarement réussi à trouver les ailes. Dommage car, encore une fois, Larrinaga et Pereda ont été dangereux quand ils ont été servis mais on pâtit vraiment du manque de mobilité d’Arriaga et Murijka dont le jeu est trop prévisible.

La minute culturelle:
-d’abord une réflexion quasi philosophique: sachant que la Plaza Nueva de Bilbao a été construite il y a près de 250 ans, ne serait-il pas temps de la rebaptiser?

-Le stade de Bilbao a enfin accueilli un spectateur du nom de Mamès en son sein. Du coup, un nouveau stade va être construit, il s’appellera San Mamès Barria. J’invite toute personne qui s’appelle Mamès Barria à assister au premier match dans le nouveau stade de l’Athletic pour voir s’il va être rebaptisé.

Côté classement, à un quart du championnat:

:sunglasses: C’est inespéré mais j’attends les confrontations avec les deux grosses armadas du Real Irun et de Burgos avant de tirer des plans sur la comète sachant que, sur dix matchs, on en a joué 4 contre des relégables ou barragistes de relégation.


#93

ça commence bien ! :slight_smile:


#94

Un début de championnat quasi parfait ! :+1:

GG ! :sunglasses:


#95

Merci @Antoine78 et @tutur87 . Mon seul regret est au niveau du jeu, je voulais faire du Pep Guardiola et je fais du Diego Simeone :joy:


#96

Comme j’ai pris un peu de retard, je vais arrêter l’analyse et le la minute culturelle pendant quelques matchs :grinning:

Nous affrontons une ville des Asturies, Mieres qui est actuellement 5ème. Match pas forcément anodin donc.

Un gros match de notre part mais que de maladresses… C’est Itturaspe qui débloque le match sur une jolie frappe à l’entrée de la surface mais combien d’occasions vendangées… Arriaga a été inexistant, Alvaro pas à son aise, on a un peu joué sur une jambe.

Ils sont incontournables ou presque… Je flingue ma masse salariale mais je solidifie l’avenir.






Les blessures entre la 11ème et la 15ème journée… dont 4 titulaires… Seguin, à peine revenu, se blesse en mettant juste le pied sur le terrain d’entraînement, ce con…


#97

On enchaîne en recevant la réserve de Pampelune. Pas la plus brillante mais méfiance car ce genre d’équipe peut changer d’une journée à l’autre par le biais des ascenseurs avec l’équipe A.

C’est un peu un hold-up quand même. Certes, ils n’ont pas eu beaucoup d’occasions mais nous n’en avons pas eu du tout… Mujika profite juste d’une hésitation adverse pour faire un centre-tir qui trompe le gardien… Pour le reste, notre jeu est remboursé par la sécurité sociale espagnole (si elle existe) en tant que somnifère (à ne pas utiliser en conduisant).

Puis vient le choc face à Irun, la “grande ville” de la frontière avec la France… On va vraiment se jauger face à la meilleure équipe du championnat, selon moi.

De rage, je n’ai même pas enregistré l’analyse du match :joy: . Clairement, il n’y a pas photo. Nos faiblesses sont ressorties au grand jour même si le score n’est pas écrasant. Notre réussite est basée sur un équilibre fragile qu’Irun a fait vaciller. La blessure d’Itturaspe nous a fragilisé. Son remplaçant rate la balle d’égalisation seul au point de penalty. Le but est consécutif à un double oubli de marquage sur un ballon anodin. Ce sont tous ces points de détail que l’on ne sait pas encore gérer d’où un jeu minimaliste qui réussit face à des équipes moins “intelligentes”.


#98

Malgré cette défaite tu fais un bon début de saison


#99

Merci @Tilo82. Je dois t’avouer que je suis assez surpris car, selon moi, l’équipe est en sur-régime par rapport à ses capacités réelles. De plus, les autres équipes adoptent des schémas de jeu assez identiques et; deux ou trois équipes mises à part, sont assez faciles à lire tactiquement. On surfe sur une bonne vague mais je crains la deuxième partie de saison lorsque les équipes se seront adaptées à notre jeu.


#100

On se retrouve non loin de Bilbao pour affronter Leioa, une ville qui se trouve quasiment en face de Barakaldo, de l’autre côté du fleuve.


On a failli être pris à notre propre piège…Leioa a joué collée à son but et l’a plutôt bien fait. Le but de Luengo d’une frappe sèche n’a pas détourné nos adversaires de leur plan ou si peu. Mais, sur une attaque anodine et un centre san danger, Juariste et Galarza ne se comprennent pas et la tête de ce dernier part dans l’axe. Villar contrôle aux 20 mètres et égalise d’une jolie frappe. On se rapproche d’un match nul frustrant lorsque le gardien adverse, décisif deux ou trois fois, relance court vers son défenseur central qui était en train de faire coucou à sa copine Hortensia, celles qui a des seins comme de six, et qui, surpris (ou mauvais), se fait subtiliser le ballon par Mujika qui ne se prive pas de nous donner une victoire méritée dans les arrêts de jeu…