:storygreen: :s1: 🇯🇵 :matsumoto_yamaga: Vert Et Contre Tous

Réponses aux lecteurs

@CaptainAmericka C’est une situation que je subis, j’espère que ça ne remette pas en cause mon avenir !

@alexgavi oui absolument ! je commence Ă  me sentir un peu plus chez moi !

@toopil oh oui qu’il est malin ^^

— Épisode 13 —

je sens la faille

Les victoires rassurent.
Mais certaines questions ne disparaissent jamais.

Le terrain reprend vite sa place.

Mais je sais aussi que si le club change de mains, rien ne garantit que je ferai encore partie du décor.

L’autre jour au café, les supporters avaient déjà leur porte-parole.
Il m’a posé les questions que beaucoup n’osent pas formuler.

Tsubasa Ando n’est toujours pas rétabli pour la réception d’Osaka.

Le jeune numéro 10 Kikui apparaît pour la première fois dans le groupe. Lucas Rian, récompensé de sa dernière entrée, débutera lui aussi.

Suzuki sera titulaire une nouvelle fois.
Tanaka est revenu à l’entraînement.
Watanabe, lui, n’est pas convoqué.

Le coup d’envoi vient à peine d’être donné que le match bascule déjà.

Moins de deux minutes.

Kikui presse haut. Il récupère un ballon. Il ne réfléchit pas. Il joue vers l’avant. Suzuki conclut.

Le stade s’enflamme vite.
Mais l’équipe reste calme.

Le match devient rapidement à sens unique. Osaka ne parvient jamais à installer son jeu. Nous contrôlons. Nous avançons. Nous patientons.

Puis vient le moment de Kikui.

Son premier but.

Un geste simple. Une frappe nette. Rien d’exagéré. Juste la confirmation qu’il appartient déjà à ce niveau.

Victoire 2–0.

Deuxième clean sheet consécutif.

Noguchi est irréprochable. La défense centrale répond présente. Kiyama s’impose comme un patron naturel. Okumura est plus discret, mais reste essentiel dans l’équilibre collectif.

Peut-être que la saison de Suzuki commence enfin. Seulement son deuxième match depuis le début de saison, et autant de buts marqués.

Dans le même temps, Kagoshima s’impose face à Kitakyushu.
Le classement reste serré.
Rien n’est donné.

Dix jours de repos s’annoncent avant la double confrontation face à notre ennemi juré.

Nagano.

Un match à l’extérieur en championnat.
Puis la coupe, Ă  domicile.

L’entraînement reprend avec intensité.

Peut-ĂŞtre trop.

Les séances sont bonnes. Engagées. Concentrées. Le groupe vit bien. L’envie est là. L’énergie aussi.

Puis le corps rappelle ses limites.

Suzuki se blesse à l’entraînement.
Deux jours avant le déplacement à Nagano.

Lucas Rian aussi.
Deux semaines d’absence après un choc.

Je reste seul quelques instants au bord du terrain.

Je repense Ă  la charge de travail.
À l’intensité imposée avant le derby.

Je comprends que certaines tensions ne se voient pas tout de suite.
Elles s’accumulent.
Elles attendent leur moment.

Le travail reste.
L’équilibre, moins.

Et Nagano approche.

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