Résumé
Salut tous le monde ! Je ne pensais pas acheter FM27 mais la version gratuit m’a eu. Je ne joue qu’avec des updates crée par Timo, mais là le temps qu’elles sortent je ne me voyais pas attendre. Du coup, j’ai crée une save sur football manager 2024, j’ai lancé une cinquantaine de championnats (de tous les continents) sans expérience, j’ai postulé à tout ce que je trouvais et j’ai eu une proposition d’un club beaucoup joué sur football manager mais que perso je n’ai jamais pris. Vous allez me dire mais tu n’auras pas les derniers transferts et vrais clubs dans leurs divisions, ce n’est pas grave, j’aime beaucoup les regens et faire de longue partie. Cette histoire débute donc le 29 Février 2025.
Chapitre 1 : L’homme qui connaît tout le monde
Le bureau de David Kessler se trouvait au troisième étage d’un immeuble de l’avenue d’Italie sur Paris 13, entre un cabinet de kinésithérapie et une agence d’intérim qui avait fermé deux ans plus tôt sans jamais retirer sa plaque. Sur la porte vitrée, en lettres dorées légèrement décollées dans le coin : KESSLER SPORTS MANAGEMENT. Votre carrière mérite mieux.
À l’intérieur, tout était une question de mise en scène. Un tapis aux couleurs d’un club qui n’existait pas. Un fauteuil en cuir trop grand pour la pièce. Des photos encadrées de Kessler serrant la main de joueurs que personne ne reconnaissait vraiment, mais qui, sous le bon éclairage, auraient pu passer pour des internationaux. Et derrière le bureau, une réplique de trophée achetée sur un site chinois, que Kessler appelait « la Coupe » sans jamais préciser laquelle.
Ce mardi matin, il portait un costume bleu électrique, une cravate jaune moutarde, et parlait au téléphone avec l’aisance d’un homme qui ment pour vivre et qui le fait bien.
— Non, non, non, Rodrigue, écoute-moi. Écoute-moi. Le club de Laval te propose deux ans ? C’est une insulte. Une insulte. Tu sais ce que tu vaux, toi ? Moi je sais ce que tu vaux. Tu vaux trois ans, une prime à la signature et un logement de fonction avec balcon. Tu raccroches, tu ne réponds à personne, et tu me laisses faire. C’est mon métier de faire ça. Voilà. Bisous à Maman.
Il raccrocha, se cala dans son fauteuil et souffla. Rodrigue valait deux ans. Peut-être un an et demi. Mais un joueur qui doute est un joueur qui signe ailleurs, et un joueur qui signe ailleurs ne paie pas de commission.
L’interphone grésilla.
— Monsieur Kessler ? fit la voix de Sonia, sa secrétaire, dont le vernis à ongles s’entendait presque à travers le haut-parleur. J’ai un appel pour vous sur la ligne deux. Un numéro italien. Un certain monsieur Emiliano. Il dit qu’il est président d’un club.
Kessler fronça les sourcils. Emiliano. Il fit défiler mentalement son carnet d’adresses, un carnet très épais, rempli de gens qui lui devaient un service ou à qui il en devait un. Est-ce que c’est la mafia italienne qui veut le retrouver? Aucun Emiliano ne lui parle.
Mais un président de club qui appelle de lui-même, sans intermédiaire, ça ne se refuse pas.
Il se redressa, réajusta sa cravate, passa une main dans ses cheveux, comme si l’homme pouvait le voir à travers le combiné, et décrocha.
— Monsieur le Président ! David Kessler. Quel honneur. Buongiorno, buongiorno. Que puis-je faire pour vous ?
La voix à l’autre bout du fil était grave, posée, avec un accent italien chantant mais un français étonnamment précis. La voix d’un homme d’une soixantaine d’années, de ceux qui ont construit des choses avant de les diriger.
— Buongiorno, monsieur Kessler. Emiliano Montanari. Je préside un club de football en Italie. Je vais être direct, je n’aime pas les longues conversations téléphoniques. On m’a dit que vous connaissiez tout le monde.
— On vous a bien renseigné. Je connais tout le monde. Et ceux que je ne connais pas encore, je les connaîtrai d’ici vendredi.
— J’ai besoin d’un entraîneur. Pour l’équipe première.
Kessler cala le combiné contre son épaule, attrapa un stylo, et ouvrit un bloc-notes sur lequel il écrivit en grosses lettres : ITALIE. ENTRAÎNEUR. Puis il souligna deux fois.
— Monsieur le Président, vous avez composé le bon numéro. Laissez-moi vous dire une chose : un entraîneur, ce n’est pas un employé. C’est une âme. C’est la colonne vertébrale d’un club. Vous voulez un homme qui fait vibrer un vestiaire, qui inspire, qui gagne.
— Hm.
— Et j’ai justement ce qu’il vous faut.
Il ouvrit un tiroir avec un geste théâtral, que personne ne voyait, et en sortit une chemise cartonnée rouge.
— Trois noms. Trois entraîneurs français, actuellement libres, et je les ai tous les trois au bout du fil. Des hommes qui rêvent de l’Italie, croyez-moi. Le Calcio, ça fait rêver tout le monde.
Il ouvrit la première fiche.
— Christophe Pélissier. Le roi des montées. Il a emmené Amiens du National à la Ligue 1 en deux saisons, il a été champion de Ligue 2 avec Lorient, puis avec Auxerre. Un bâtisseur. Vous lui donnez un groupe, il vous rend une équipe.
Deuxième fiche.
— Habib Beye. L’homme qui monte. Il a fait remonter le Red Star en Ligue 2, il a eu sa chance en Ligue 1 ensuite. Ancien capitaine de l’OM, une présence, une voix. Quand il parle dans un vestiaire, même les murs écoutent.
Troisième fiche, qu’il garda un instant sous sa paume, comme une carte maîtresse.
— Et Patrick Vieira. Champion du monde 98. Capitaine d’Arsenal. Il a entraîné en MLS, à Nice, en Premier League, et il connaît déjà l’Italie. Un nom qui ouvre des portes, qui attire des sponsors, qui fait venir des joueurs qui n’auraient jamais signé chez vous autrement. Avec lui, votre club passe au journal de vingt heures. À la RAI, même.
Il se renversa dans son fauteuil, satisfait, et attendit.
Il y eut un long silence sur la ligne. Si long que Kessler crut un instant que l’appel avait coupé.
— Monsieur le Président ? Vous êtes toujours là ?
— Monsieur Kessler, vous savez dans quelle division nous jouons ?
Kessler ouvrit la bouche, la referma.
— Je… dans une belle division, j’imagine.
— La quatrième.
Kessler arrêta de sourire.
— La quatrième, répéta Casadei. Pas la Serie A. Pas la Serie B. Pas la Serie C. Mais la Serie D. Une division où l’on joue devant quelques centaines de personnes, quand il fait beau. Et dans cette division, nous avons le plus petit budget. Le plus petit. Pas l’un des plus petits. Il più piccolo.
— Je vois.
— Non. Vous ne voyez pas. Notre solde générale annuelle, c’est à peu près le tier de ce que monsieur Vieira demande pour un mois. Avec monsieur Pélissier, je ferme le centre de formation. Avec monsieur Beye, je vend mon stade et le reste de mes infrastructures.
Sa voix se fit plus dure, plus lente.
— Je ne vous appelle pas pour chercher un nom. Les noms, ça ne m’intéresse pas. Je veux le moins cher du marché. Mais je veux quelqu’un de talentueux. Quelqu’un que personne n’a encore repéré. Quelqu’un qui a faim.
Le silence s’installa à nouveau. Dans le bureau, on n’entendait plus que le ronronnement de l’ordinateur et, dehors, un bus qui klaxonnait sur l’avenue d’Italie. Le nom de l’avenue sembla soudain à Kessler d’une ironie un peu cruelle.
Il regarda les trois fiches posées devant lui, puis la Coupe, puis le combiné dans sa main. Il comprit qu’il venait de se tromper de pièce de théâtre. Cet homme-là ne voulait pas être ébloui. Il voulait être servi.
Lentement, il rangea la chemise rouge dans le tiroir. Puis il ouvrit le tiroir du dessous, celui qu’il ouvrait rarement, et en sortit un vieux carnet à spirale, couvert de notes au stylo, de numéros barrés et de noms que personne d’autre que lui n’aurait reconnus.
— Le moins cher, répéta-t-il doucement. Mais talentueux.
— Esatto.
— Et il doit parler italien ?
— Il apprendra. Les meilleurs apprennent vite.
Kessler sourit. Pas le sourire commercial. L’autre. Celui qu’il réservait aux affaires qui l’amusaient vraiment.
— Monsieur le Président, dit-il en ouvrant le carnet, vous venez de me poser la seule question intéressante de ma semaine. Donnez-moi jusqu’à vendredi.
— Vendredi, dit Emiliano. Non un giorno di più.
Et il raccrocha.
bon sang une story sur ma vie de coach IRL !!! ![]()
Je suis !

