:storygold: :s26: 🇵🇹 :vianense_dark: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes

@Rhino il faut bien et puis les jeunes faut qu’ils se développent.

@CaptainAmericka il faut bien.

- un premier accroc… -

AnĂ­bal voulait que le premier signal soit clair. Fort. Symbolique.

Pas un recrutement de circonstance, pas une réponse paniquée à l’exode estival, mais un geste de sens. Une déclaration d’intention. Revenir à l’essentiel. À la famille.

Son choix s’était imposé presque naturellement : Ganso.

Ce n’était pas un nom parmi d’autres. C’était un lien. Une histoire tissée bien avant Viana, bien avant l’Europe. Aníbal l’avait connu enfant, à Palmeiras, quand il n’était encore qu’un gamin maigrelet qui traînait derrière son père Saldanha, les yeux grands ouverts, fasciné par tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un terrain. Il l’avait vu grandir, douter, exploser. Il l’avait accueilli chez lui, à Viana, quand il avait fallu l’arracher au confort brésilien pour l’immerger dans la rigueur européenne. Ganso avait mangé à sa table, dormi sous son toit, partagé la vie de Victor comme un frère.

Alors, en cet été lourd de cendres et de silences, Aníbal s’était dit que ce retour-là avait du sens. Plus que jamais.

Il n’avait pas appelé un agent. Il avait appelé le père. Saldanha n’avait pas hésité une seconde. Pour lui aussi, l’idée était belle. Nécessaire. Ganso voulait revenir. Il voulait être là. Pour le club. Pour Aníbal. Pour Victor. Pour ce que Vianense représentait désormais bien au-delà du football.

Mais le football moderne ne se nourrit pas de symboles.

Leipzig, qui avait investi cinquante-cinq millions un an plus tôt pour arracher Ganso au Championship, ne voulait rien entendre. Le club allemand traversait une période instable, accroché de justesse à une qualification européenne. Perdre son maestro n’était pas une option. Pas maintenant. Pas même pour un prêt.

Ganso tenta. Il parla au vestiaire. Il parla à son entraîneur. Il parla au président.

Même Roberto De Zerbi, soixante-neuf ans, marqué par la perte de sa femme quelques années plus tôt, tenta d’intercéder. Il comprenait. Peut-être mieux que quiconque. Il savait ce que signifiait revenir vers les siens quand tout vacille. Mais lui aussi se heurta à un mur froid, rationnel, financier. Le propriétaire fut inflexible.

Pas de départ. Pas de prêt. Pas d’exception.

Quand la réponse arriva à Viana, Aníbal resta longtemps silencieux. Pas de colère. Pas d’amertume. Seulement cette fatigue sourde, celle de comprendre que même les liens les plus forts peuvent être suspendus par des contrats.

Il appela Ganso. Ils parlèrent peu. Comme souvent entre eux. Il n’y eut ni reproches ni promesses en l’air. Juste des mots simples.

« Travaille Â» lui dit AnĂ­bal. « Encore plus. Deviens incontournable. Notre chemin se recroisera. Â»

Il n’en doutait pas. Pas vraiment. Ce retour raté n’était pas un échec. C’était un rendez-vous repoussé. Et dans cette saison qui s’annonçait comme la dernière, Aníbal savait désormais une chose : tout ne pouvait pas être réparé tout de suite. Mais tout n’était pas perdu.

Pas encore.

- Chapitre 1014 -
- de l’importance d’un choix -
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Coming SOON - 05/04
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