:storygold: :s26: 🇵🇹 :vianense: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes

@Rhino oui logique. C’est dommage aussi en vrai car il a un vrai potentiel. Meilleur buteur de 2.Bundesliga, meilleur buteur de Liga Meu Super avec Estoril. Je pense y’avais quelque chose à faire avec.

- De l’importance d’un choix -

Le mercato avançait à pas lourds, saturé de rumeurs, d’offres indécentes et de conversations hachées par la méfiance ambiante. Pendant que Vianense travaillait en coulisses sur les dossiers destinés à renforcer l’équipe première, Aníbal avait demandé un point précis. Un point qu’il jugeait plus important que tous les autres.

Les jeunes. Il avait convoqué Ilaix Moriba en fin d’après-midi, dans ce bureau qu’il connaissait par cœur, où chaque trophée semblait désormais le regarder autrement. Moins comme un hommage, plus comme un rappel. Aníbal ne s’attarda pas sur les chiffres ni sur les options d’achat. Il voulait comprendre, sentir, anticiper.

« Je veux ĂŞtre dedans Â» avait-il dit calmement. « Pas juste signer des accords. Â»

Ilaix acquiesça sans discuter. Il savait que ce sujet-là touchait quelque chose de profond chez Aníbal. Vianense n’était pas devenu ce qu’il était par hasard. Le club avait bâti sa légende sur des trajectoires humaines avant de bâtir des palmarès.

João Infante les rejoignit rapidement. Comme toujours, il entra sans frapper. Comme toujours, il comprit sans qu’on ait besoin de lui expliquer. Les prêts, à Viana, n’étaient jamais des solutions par défaut. C’étaient des choix structurants. Des carrefours.

Aníbal insista. Chaque jeune devait choisir un projet. Pas un salaire. Pas un nom. Un endroit où l’on jouerait. Où l’on échouerait parfois. Où l’on apprendrait surtout.

« Un prĂŞt ratĂ© peut briser une carrière Â» rappela-t-il. « Un bon prĂŞt peut la sauver Â»

Alors ils prirent le temps. Un par un.

Tiago Domingos d’abord, encore tiraillé entre la fierté de porter ce maillot et la frustration de ne pas avoir sa chance. Mamadou Yao ensuite, trop talentueux pour stagner, trop brut encore pour le très haut niveau. Ruben Maurício, partagé entre l’ambition et la peur de disparaître. Ebenezer Anane, sérieux, silencieux, conscient que son avenir dépendrait des mois à venir. James Gabriel, enfin, encore un peu perdu dans ce monde devenu brutal.

Les discussions se faisaient sans micros. Sans agents. Sans promesses irréalistes. Aníbal parlait peu, mais quand il le faisait, chaque mot pesait.

Il racontait ses propres débuts. Les erreurs. Les mauvais choix. Les moments où un simple entraîneur avait changé une trajectoire. João complétait. Ilaix sécurisait. Ensemble, ils dessinaient des chemins possibles.

Certains jeunes repartirent soulagés. D’autres troublés. Tous repartirent respectés. Ce soir-là, Aníbal resta longtemps seul dans le bureau après leur départ. Il regarda les dossiers empilés. Des noms. Des visages. Des futurs. Il se dit que, malgré tout, malgré le feu, malgré la perte, malgré le doute…

Il y avait encore quelque chose à protéger. Former. Transmettre. Préparer l’après. Parce que le football, quand tout s’effondre, ne sert peut-être plus à gagner.

Mais il sert encore Ă  donner une direction.

- Chapitre 1013 -
- Anselmo rejoint blueCo aussi ! -
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