Réponses aux lecteurs
@celiavalencia C’est la campagne d’Adidas, mine de rien le visage principal du projet pour le coup demeure le coach.
@Rhino t’as vu ça ça rends bien non ? ![]()
@Tiien et c’est pas fini ![]()
@toopil mais non mais non justement.
@alexgavi le club dépense rien depuis 10 ans on peut y aller ![]()
La trĂŞve internationale de mars 2048 avait offert Ă AnĂbal GuimarĂŁes ce qu’il recherchait de plus en plus : du temps sans bruit. Pas de projecteurs, pas de micros, pas d’agenda saturĂ©. Juste des rendez-vous choisis. Celui-ci se dĂ©roulait Ă Naples, dans un quartier discret, loin des regards. Une table en terrasse, un cafĂ© serrĂ©, et un visage familier qui arrivait sans escorte : Gabriel.
Ă€ 26 ans, le dĂ©fenseur central brĂ©silien s’était imposĂ© depuis quatre saisons au Napoli. Plus mĂ»r, plus dense, plus sĂ»r de lui. FormĂ© au Sporting CP, il avait vĂ©ritablement lancĂ© sa carrière Ă Vianense, sous les ordres d’AnĂbal, oĂą il avait passĂ© six saisons fondatrices. Mais l’histoire s’était arrĂŞtĂ©e trop tĂ´t. Gabriel Ă©tait parti avant l’apogĂ©e, avant les grandes nuits, avant les titres en cascade. Il avait grandi ailleurs. GagnĂ© en statut. Pas en palmarès.
AnĂbal ne tourna pas autour du sujet. Il ne le faisait jamais avec ceux qui avaient comptĂ©.
Il parla d’abord du passé. De ce qu’ils avaient construit ensemble. Des erreurs aussi. Puis il glissa vers le présent, doucement. Vianense était au sommet depuis près de trois ans. Tout avait été gagné. Presque trop. Et c’est précisément pour cela qu’il voulait faire revenir les anciens. Ceux qui avaient aidé à bâtir sans récolter. Leur offrir ce qu’ils n’avaient pas eu. Non pas comme une réparation, mais comme un accomplissement.
Gabriel écouta sans interrompre. Il dit qu’il était heureux à Naples. Qu’il s’y sentait respecté. Qu’il aimait la ville, le club, la vie. Mais il ne ferma pas totalement la porte. Il expliqua qu’un retour à Vianense ne serait pas une question d’argent. Que tant qu’il pouvait être titulaire, le reste se discuterait. Naples, de toute façon, ne semblait pas pressé. Il lui restait deux ans de contrat, les discussions pour prolonger étaient au point mort, et les défaites européennes avaient laissé des traces.
AnĂbal sourit alors**. C’était le moment.**
Il parla de l’invincibilité. Presque trois ans sans défaite en championnat et en Ligue des Champions. Il rappela les finales. Celle de 2046, perdue par Naples contre Vianense. La demi-finale de 2047, encore Vianense. Il ne provoquait pas. Il constatait. Puis il lança, presque comme une évidence :
Gabi rentre Ă la maison, viens gagner la Ligue des Champions avec nous.
Il ajouta que le numéro 25 était toujours libre. Qu’il n’avait jamais été réattribué. Et que s’il était à son niveau, sa place sur le terrain serait garantie. Pas de promesse en l’air. Une projection claire.
Gabriel baissa les yeux un instant. Il dit qu’il devait en parler à sa femme. Maintenant il avait deux enfants en bas âge et une vraie napolitaine à la maison. Qu’il voulait faire les choses correctement. Mais il avoua aussi qu’il était excité mais mesuré. Il attendait de voir ce qui se passerait l’été venu. Quoiqu’il arrive, il ne pouvait donner son accord si tôt sans tout étudier. Sans voir le mercato que ferait Viana. Et surtout il avait besoin d’être rassuré, les affaires autour de Viana et autour d’Ani étaient bien sûr arriver en Italie.
« Ani, le projet est beau, il donne envie. Mais avec ma famille, mes enfants, je ne veux prendre aucun risque. On entends beaucoup de bruits autout du club, de toi. Je ne sais pas si je suis prêt à prendre le risque. »
Ils se quittèrent sans poignĂ©e de main appuyĂ©e, sans photo. Juste un regard. AnĂbal repartit convaincu que ce dernier run qu’il imaginait prenait forme, pièce après pièce. Et Gabriel, en regagnant Naples, savait dĂ©sormais qu’une porte l’attendait. Une porte vers ce qu’il n’avait jamais gagnĂ©. Pas encore. Mais Ă©tait il prĂŞt Ă la franchir. Rien n’était moins sĂ»r.
