:storygold: :s26: 🇵🇹 :vianense: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes

@celiavalencia :hoho: l’alcool c’est mal :sac:

@Rhino bah oui faut qu’il construise sa carrière le petit Victor. Bientôt sera venu le temps pour lui de prendre son envol.

@CaptainAmericka oui, je pense qu’il fallait éclaircir le sujet. Façon il a jamais voulu répondre au Portugal. De base il représentait la Géorgie en revanche.

@alexgavi ça pourrait être pas mal pour son indépendance.

- Le pacte avec le diable -

La maison était pleine de vie, de rires maladroits et de papier froissé. Noël avait cette manière bien à lui d’étirer le temps, de suspendre les urgences. Aníbal observait la scène depuis le canapé, un sourire discret figé sur le visage. Isabella, désormais adolescente, déballait ses cadeaux avec cette fausse nonchalance qu’elle croyait maîtriser. Victor, son grand frère, jouait les protecteurs amusés, tandis que les jumeaux s’agitaient autour du sapin, incapables de tenir en place. Tout était là. Tout ce qui comptait.

Et pourtant, Aníbal n’était pas vraiment présent.

Il regardait, mais voyait autre chose. Des visages absents. Des silences trop longs. Des souvenirs qui refusaient de se ranger avec les décorations de saison. Yessica le remarqua immédiatement. Elle le connaissait trop bien pour ne pas sentir cette distance, cette tension imperceptible qui raidissait ses épaules.

« AnĂ­bal… Â» appela-t-elle doucement depuis la cuisine. « Tu peux venir deux minutes ? Â»

Il se leva sans un mot, traversa le couloir, laissant derrière lui les rires étouffés. Yessica lui tendit son téléphone.

« Quelqu’un veut te parler. Il dit que c’est Ă  propos du club. Â»

Elle haussa les épaules, presque rassurée. Le mercato approchait. Chaque année, c’était la même chose. Un appel de la direction, un dossier à valider, une urgence déguisée en banalité.

AnĂ­bal prit le portable.

La voix qui répondit n’avait rien d’humain.

Métallique. Déformée. Calculée.

« Tu te souviens Â» dit-elle sans prĂ©ambule, « des deux dernières annĂ©es ? Â»

Aníbal sentit son cœur se contracter.

« Keito. Â»
« Afonso. Â»
« L’accident sur le tournage de ta grognasse. Â»
« Sofia Felix et Coco Cruz. Â»
« Ichiban. Â»

Chaque nom tombait avec précision, comme une balle tirée à bout portant. Aucun tremblement. Aucun doute. Ce n’était pas une menace improvisée. C’était un inventaire.

« Tu as posĂ© trop de questions Â» poursuivit la voix. « Tu as regardĂ© lĂ  oĂą tu n’aurais jamais dĂ» regarder. Â»

AnĂ­bal resta silencieux. Dans la cuisine, Yessica observait son visage se vider de ses couleurs, sans comprendre.

« Alors voilĂ  ta chance Â» reprit la voix. « Tu te tais. Tu oublies. Tu cesses de chercher. Tu prends ta retraite avant la Coupe du monde des clubs en fin de saison, tu ne vas pas Ă  l’Euro, ne commet pas cette erreur. Â»

Un léger souffle, presque un rire étouffé.

« Tu t’avoues vaincu… ou tu perds tout ce qui compte pour toi. Â»

AnĂ­bal ouvrit la bouche. Aucun son ne sortit.

L’appel se coupa.

Le silence revint brutalement, plus violent que la voix elle-même. Aníbal resta immobile, le téléphone toujours à l’oreille. Puis il baissa lentement le bras. Yessica s’approcha, inquiète.

« C’était qui ? Â»

Il la regarda. Longuement. Derrière elle, la maison vibrait encore de la joie des enfants. Noël continuait, ignorant tout de ce qui venait de se jouer dans cette cuisine.

« Personne Â» rĂ©pondit-il enfin.

Mais au fond de lui, Aníbal le savait déjà. Ce n’était pas un appel. C’était un ultimatum. Et pour la première fois depuis longtemps, il comprit que le football, les trophées, même la dynastie… tout cela pouvait devenir secondaire face à une question bien plus cruelle : jusqu’où était-il prêt à aller pour protéger ceux qu’il aimait ?

- Chapitre 977 -
- « Jouer avec la Roja, mon rĂŞve Â»-
- Chapitre 979 -
Coming SOON - 04/03
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