:storygold: :s26: 🇵🇹 :vianense: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes

@CaptainAmericka Cela reste une bonne nouvelle, mais c’est sûr qu’en ce moment c’est compliqué.

@Rhino C’est une certitude c’est tout l’objet de la prolongation d’ailleurs.

-ZOOM-
5 choses à savoir sur Carlos Simões

- - - Carlos
Simões - - -
Âge
24
Nationalité :angola: :portugal:
Apparitions 353
Buts 29
Assists 25
ANNEES CLUB :groot_played: :groot_scored: :groot_assist:
:portugal: 37/38 [U19] :vianense: SC Vianense 7 0 0
:portugal: 37/38 [B] :vianense: SC Vianense B 15 4 0
:portugal: 38/39 :ligaportugal2: [PRO] :vianense: SC Vianense 35 2 1
:portugal: 39/40 :ligaportugal2: [PRO] :vianense: SC Vianense 35 0 6
:portugal: 40/41 :ligaportugal: [PRO] :vianense: SC Vianense 38 6 4
:portugal: 41/42 :ligaportugal: [PRO] :vianense: SC Vianense 33 3 3
:portugal: 42/43 :ligaportugal: [PRO] :vianense: SC Vianense 42 2 3
:portugal: 43/44 :ligaportugal: [PRO] :vianense: SC Vianense 43 5 5
:portugal: 44/45 :ligaportugal: [PRO] :vianense: SC Vianense 57 6 1
:portugal: 45/46 :ligaportugal: [PRO] :vianense: SC Vianense 55 5 2
:portugal: 45/46 :ligaportugal: [PRO] :vianense: SC Vianense 15 0 0
:angola: 39/45 :caf: [A] :grootangola: Angola 54 4 1
37-45 TOTAL - - - - - 353 29 25

Membre clé et capitaine de Vianense depuis quelques saisons il s’est imposé petit à petit comme un grand défenseurs central, l’un des meilleurs libéro du Portugal. Retour en cinq anecdotes sur le parcours de ce jeune prodige.

L’enfant du club

À Viana do Castelo, certains joueurs passent, d’autres marquent une époque. Carlos Simões, lui, avait fini par devenir une ligne de temps à lui seul. À vingt-quatre ans, le brassard solidement noué autour du bras, il l’avait déjà portait à plus de 350 reprises sur les épaules, comme on porte une mémoire collective. On disait parfois qu’il avait grandi avec les pierres du centre de formation, que ses premiers pas avaient laissé des traces invisibles dans les couloirs du club. À 15 ans à peine, le regard encore trop large pour un corps d’adolescent, il avait fait ses débuts chez les professionnels. Depuis, il n’était jamais parti. Neuf saisons pleines, traversées sans rupture, sans fuite, ponctuées de titres empilés comme des chapitres : 2 Liga Betclic, une Liga Meu Super, 3 Allianz Cup, 4 Taça do Portugal, 4 Supertaça, une Europa League, une Champions League, 2 Supercoupes d’Europe, un Challenge UEFA–CONMEBOL. Un palmarès dément pour un joueur qui, pourtant, n’avait jamais semblé courir après les trophées. Carlos jouait pour Vianense comme on respire, avec une évidence presque désarmante. Et il le répétait sans emphase : il finirait sa carrière là où elle avait commencé, au même endroit, sur la même terre battue par l’Atlantique.

Les rĂŞves internationaux

Son identité, pourtant, ne s’était jamais limitée aux frontières du Minho. Bien avant que les projecteurs ne s’intéressent à lui, Carlos avait fait un choix intime, presque silencieux, qui en disait long sur sa manière de voir le monde. Il avait décliné le Portugal pour représenter l’Angola, le pays de ses parents, le pays où il était né, à Luena, loin des stades modernes et des académies vitrifiées. 51 sélections plus tard, il portait ce maillot avec une ferveur grave, sans folklore ni posture. Son rêve n’avait rien de clinquant : gagner la CAN, offrir à l’Angola une nuit d’histoire, puis emmener tout un peuple à la Coupe du Monde. Quand il en parlait, sa voix se faisait plus lente, presque retenue, comme si chaque mot devait respecter la promesse faite à l’enfant qu’il avait été.

Fans de défenseur racés

Sur sa jambe droite, deux visages tatoués racontaient ce que les interviews ne disaient jamais vraiment. Sergio Ramos, d’abord, symbole d’un leadership sans compromis, d’un courage parfois brutal mais toujours assumé. Puis Javi Sánchez, légende de Valladolid, incarnation d’un football loyal et exigeant, celui qui forge les hommes autant que les joueurs. Carlos n’avait jamais cherché à cacher ces hommages. Il les portait comme des talismans, comme un rappel constant de ce que signifiait être un capitaine : tenir debout quand tout vacille, parler peu mais agir juste.

Le bienfaiteur de Luena

Loin des projecteurs, ses premiers salaires avaient servi à régler une dette ancienne, presque honteuse. En Angola, l’entreprise de pêche qui exploitait sa famille et son village appartenait à d’autres, imposant des conditions indignes. Carlos l’avait rachetée sans bruit, sans communiqué, sans photo. Il avait simplement rendu la mer à ceux qui en vivaient. Depuis, tout un village respirait un peu mieux, travaillait sans peur, mangeait sans attendre des lendemains incertains. À Viana, peu de gens connaissaient cette histoire. Lui ne la racontait jamais. Il estimait que certaines victoires n’avaient pas vocation à être applaudies.

Le batman de l’humanitaire

Chaque année, dans l’ombre, il continuait. Des dons anonymes. Des factures d’hôpital réglées pour des enfants malades qu’il ne rencontrerait peut-être jamais. Des dettes effacées pour des familles au bord du gouffre. Des billets, des dossiers, des démarches facilitées pour permettre à des expatriés issus des anciennes colonies lusitaniennes de rejoindre le Portugal et d’y recommencer une vie. Carlos refusait toute reconnaissance publique. Il disait simplement que le football lui avait tout donné trop vite pour qu’il n’en rende rien.

Sur le terrain, quand il avançait d’un pas calme, le regard fixé droit devant, Vianense suivait. Il n’était pas le plus bruyant, ni le plus spectaculaire. Mais quand le doute s’installait, quand le match devenait lourd, quand les jambes tremblaient, c’était vers lui que les regards se tournaient. Carlos Simões n’était pas seulement le capitaine de Vianense. Il en était la conscience. Une preuve vivante que l’on pouvait tout gagner sans jamais se perdre, rester immense sans cesser d’être profondément humain.

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- Patermeu pour mieux partir ? -
- Chapitre 921 -
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