Réponses aux lecteurs
@Rhino en effet sa carriĂšre a pris un sacrĂ© tournant mine de rien. Probablement lâun des joueurs de sa gĂ©nĂ©ration.
@toopil
tu me diras ce quâil te rĂ©pondra ![]()
@CaptainAmericka on dĂ©marre fort et lâhĂ©ritage dâAnibal perdure. Jâai encore quelques saisons de jouĂ© prĂȘte Ă ĂȘtre publiĂ© ou rĂ©digĂ©. En toute honnĂȘtetĂ© je profite du fait que FM26 soit pas encore au top pour finir ce rĂ©cit tranquille et jouer Ă Pokemon. Jâai jouĂ© un peu avec Lille mais pas longtemps ![]()
Et puis bon yâa eux certains remous cĂŽtĂ© modĂ©ration SI que jâai pas digĂ©rĂ© encore donc je prĂ©fĂ©re rester un peu loin de FM26.
Le tirage au sort de la Champions League tomba comme un couperet sur Viana do Castelo. Dans la salle de confĂ©rence improvisĂ©e au sein de la citadelle des anges entre le bourdonnement des tĂ©lĂ©phones et les murmures incrĂ©dules les journalistes levĂšrent les yeux au ciel, certains lĂąchant un bref rire nerveux. Pour la premiĂšre fois de son histoire, Vianense, tout juste aurĂ©olĂ© de son titre en Europa League, entrait dans la plus grande compĂ©tition europĂ©enne en tant que tĂȘte de sĂ©rie. Et pourtant⊠le destin avait dĂ©cidĂ© de leur rappeler quâil nây avait aucun privilĂšge en Ligue des Champions.
Sparta Prague. PSV Eindhoven. Newcastle. Inter Milan. Dundee United. Celje. Borussia Dortmund. FC Barcelone.
Un groupe qui tenait plus du champ de mines que dâun tirage « protĂ©gĂ© ». Une anomalie statistique. Un cadeau piĂ©gĂ©.
Les rĂ©actions, elles, ne tardĂšrent pas. Certains commentateurs anglais parlĂšrent dâun « groupe de la mort prolongĂ© ». Les Espagnols Ă©voquĂšrent un « baptĂȘme du feu pour les champions dâEuropa ». Les Portugais, eux, oscillĂšrent entre fiertĂ© et angoisse : fiertĂ© de voir Vianense si haut, angoisse de le voir peut-ĂȘtre sây brĂ»ler.
Car les adversaires nâĂ©taient pas nâimporte lesquels.
Newcastle, finaliste malheureux de la derniĂšre Ă©dition contre la Juventus, Ă©quipĂ© dâun effectif monstrueux, traĂźnant toujours son aura nouvelle de gĂ©ant surgissant de nulle part.
Le FC Barcelone, seule Ă©quipe du groupe Ă avoir dĂ©passĂ© les huitiĂšmes ces deux derniĂšres annĂ©es, encore en reconstruction mais capable dâun soir dâexcellence qui ferait vaciller nâimporte qui.
Le Borussia Dortmund, machine offensive parfaitement rodée, drivée par la nouvelle génération allemande, toujours dangereux dans une double confrontation.
LâInter, rugueux, imprĂ©visible, toujours lĂ au moment oĂč on lâattend le moins.
Le PSV, champion des Pays-Bas, habitué des joutes européennes.
Le Sparta Prague et
Celje, deux équipes sous-estimées, mais capables de punir celui qui se croit arrivé.
Bref : lâenfer.
Lorsque AnĂbal GuimarĂŁes entra dans la salle de presse, on aurait pu sâattendre Ă un sourire crispĂ©, Ă un froncement de sourcils, Ă un soupir fataliste. Mais non. Il posa son dossier, tapota le micro, regarda lâassistance et lĂącha :
« Vous savez⊠parfois, jâai lâimpression que lâUEFA nous aime beaucoup. Ou pas assez. Je nâai pas encore tranchĂ©. »
Rires dans la salle. Puis il reprit, plus sérieux, avec ce calme brûlant qui le caractérisait depuis ses années à Valladolid :
« On est Vianense. On nâest pas lĂ pour se plaindre du tirage. On est lĂ pour apprendre, pour grandir, pour se battre. On affrontait dĂ©jĂ Manchester United, le Bayern ou Benfica il y a quelques mois, alors que personne ne nous prenait au sĂ©rieux. On a gagnĂ© lâEuropa League, on a gagnĂ© la Supercoupe contre la Juventus. Ce groupe est difficile, oui. TrĂšs difficile. Mais ce nâest pas une condamnation. Câest une opportunitĂ©. Et je veux que mes joueurs le vivent comme ça. »
Puis, en guise de conclusion, un trait dâhumour sec :
« Et puis, au moins, on ne sâennuiera pas le mardi et le mercredi soir. »
Hugo Viana, le directeur sportif, intervint depuis les bureaux administratifs du club dans une interview donnée à RTP3. Son ton était plus posé, plus analytique, plus⊠institutionnel.
« Câest un tirage trĂšs compliquĂ©, personne ne peut dire le contraire. Mais câest la Champions League. On veut y ĂȘtre, on doit accepter de jouer contre les meilleurs. Notre objectif est simple : ĂȘtre compĂ©titifs, continuer de progresser et montrer que le titre en Europa League nâĂ©tait pas un accident. »
Puis, dans un second souffle, il laissa percer un brin dâambition assumĂ©e :
« Ce groupe va faire grandir ce club plus vite que prĂ©vu. Et si on sort de ces huit matchs en Ă©tant encore en course, alors je pense que toute lâEurope comprendra que Vianense est une rĂ©alitĂ©. »
Un message clair : pas dâexcuse, pas de peur. Juste du travail.
Ă Viana, les terrasses bruissaient dĂ©jĂ de discussions passionnĂ©es. Certains imaginaient lâexploit. Dâautres craignaient le naufrage. Les plus vieux du quartier Ribeira se rappelaient des annĂ©es oĂč le club croupissait en Liga 3, incapable dâimaginer quâun jour â un seul jour â Vianense affronterait Barcelone ou Dortmund en Ligue des Champions.
Un frisson parcourait la ville comme avant un orage. Lâexcitation, la peur, la fiertĂ©. Tout se mĂȘlait. Ce groupe-lĂ , câĂ©tait lâhistoire en marche. Et comme toujours avec AnĂbal GuimarĂŁes, une certitude persistait : Quelque chose allait se passer. Et ce ne serait pas banal.
