:storygold: :s25: 🇵🇹 :fpf: :vianense: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@celiavalencia en effet mais ça va surement pas durer. C’est devenu un peu une habitude pour eux de partir au ralenti.

@Rhino certes mais un peu décevant pour le champion en titre vu les adversaires affrontés.

@Tilo82 c’est la sensation oui pour ce mois d’Aout surtout en se focalisant le championnat et non sur les finales à côté.

@CaptainAmericka on verra bien la suite.

@alexgavi Quand tu fais un quadruplé fatalement les attentes montent aussi. On verra comment on est capable de répondre pour la suite.

- Déjà le triplé pour Vianense -

Sous le ciel tiède et constellé d’étoiles d’Istanbul, l’air vibrait d’une tension électrique, comme si les murailles mêmes du stade Ataturk sentaient l’approche d’un moment d’histoire. Vianense, ce petit colosse devenu géant, foulait la pelouse pour la première fois dans l’écrin d’une Supercoupe de l’UEFA. Face à eux, la Juventus Turin, machine italienne auréolée d’une Champions League conquise avec méthode et froid réalisme. Une affiche inattendue, presque insolente. Un choc des dynamiques, un duel d’ambitions, un parfum d’Europe qui, pour une fois, avait les reflets profonds du Minho.

Sur le banc, Aníbal Guimarães, chemise blanche froissée et regard perçant, observait le terrain avec ce mélange de calme tendu et de confiance intime qui le caractérisait. À ses côtés, João Infante griffonnait nerveusement sur son calepin, tandis que sur la pelouse, ses hommes se préparaient à affronter la tempête turinoise. Mais ce que la Juventus ignorait encore, c’est que Vianense n’était pas venu pour saluer, ni pour apprendre. Ils étaient venus pour gagner.

Et ils frappèrent les premiers. 43e minute. Gilson Silva, dans une inspiration pure, crocheta son vis-à-vis dans l’axe avant de glisser un amour de passe dans l’espace. Mamadu, lancé comme une flèche, contrôla sans ralentir et ajusta Di Salvio d’un plat du pied chirurgical. 1-0. Le coin bleu du stade explosa. Mais l’euphorie fut de courte durée. Dans les secondes qui suivièrent, Engagement rapide, une-deux fulgurant entre Casillas et Kraaibeek. Le danois, profil tout droit sorti des laboratoires d’Amsterdam, surgit entre les centraux lusitanien et décocha un tir croisé qui surprit Santana. 1-1. Une réponse immédiate, presque cruelle.

Mais Vianense n’était pas venu pour se plier au tempo des grandes puissances. Ils dictaient le leur. 46e minute +1. Eli Patermeu, jusque-là discret, réalisa l’impensable. Parti de la ligne médiane, il effaça successivement Pinelli, Farioli, Laimler et Gatti dans une course où tout n’était que déséquilibre maîtrisé. Entré dans la surface, il plaça une frappe sèche entre les jambes du portier italien. 2-1. Les tribunes portugaises sombraient dans l’extase. Et Aníbal, impassible, esquissa un sourire. Un de ceux qui disent “je vous l’avais dit”.

Au retour des vestiaires, Vianense continua de dérouler sa partition.

57e minute. Faute sur Luis Almeida aux vingt-cinq mètres. Francisco Maior plaça le ballon, souffla lentement, puis enroula du gauche. Une caresse de velours, pleine lucarne. 3-1. Le capitaine d’un soir montrait la voie, le peuple chantait plus fort.

Mais la Juventus, touchée dans son orgueil, se rebiffa. A l’heure de jeu, sur un centre venu de Cambiaso, Jorge Casillas surgit au second poteau. Tête décroisée, filet opposé. 3-2. Puis vint le moment de la folie. 71e minute. Victor, le latéral virevoltant, déborda sur la droite. Son centre fuyant, à mi-chemin entre une offrande et une tentative avortée, surprit tout le monde… sauf Luvanor. Le ballon heurta le poteau, ricocha sur le mollet du défenseur, avant de franchir la ligne. CSC, mais explosion. 4-2. On pensait Vianense à l’abri.

Erreur. 5 minutes plus tard à peine. Entré à peine deux minutes plus tôt, Klavs Andersen mystifia la défense portugaise sur son premier ballon. Dribble intérieur, frappe enroulée. 4-3. Puis il remis ça à la 81e, sur un ballon anodin perdu au milieu, Andersen récupéra, s’enfonça dans la défense trop naïve, et égalisa. 4-4. Le chaos. L’intenable suspense. La nuit devenait volcanique.

Mais Vianense avait encore une cartouche. La plus belle.

89e minute. Antonio Carlos, gamin insolent au dribble envoûtant, effaça deux joueurs sur le côté droit. Petit pont sur Cambiaso, feinte de frappe, crochet intérieur. Il entra dans la surface et frappa… Parade du gardien. Rebond. Mamadu, comme un renard, surgit. Plat du pied. 5-4. Le peuple bleu exulta. Sur le banc, Aníbal, cette fois, se leva, poing serré. Le chef de meute.

Le score n’évolua plus. Vianense venait de remporter la Supercoupe de l’UEFA pour sa toute première participation. Un nouveau sommet. Un troisième trophée en quelques semaines pour Guimarães et ses hommes.

Et dans les couloirs du stade, alors que les flashs crépitaient et que les chants résonnaient, Aníbal serra fort la main de Maior. Puis il glissa quelques mots à l’oreille de Mamadu :

On n’est pas censés être là. Et pourtant, regarde ce qu’on fait.

L’histoire s’écrivait en lettres d’or. Et Vianense, saison après saison, s’imposait comme un empire du football nouveau.

Club
:grootsc: Finale :grootsc:
Estádio
Ataturk
4 - 5
Juventus
Vianense
Sporting Club
T.Kraaibeek (44’) :but: :but: Mamadu (43’)
J.Casillas (62’) :but: :but: E.Patermeu (45+1’)
K.Andersen (76’) :but: F.Maior (57’)
K.Andersen (81’) :but: V.Guimarães (71’)
:but: Mamadu (89’)
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Coming SOON - 16/11
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