:storygold: :s24: 🇵🇹 :fpf: :vianense: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes

@Manthyz Poke.

@CaptainAmericka Les adversaires sont forts en effet et on espére faite une belle phase finale. Surtout que pour certains ce sera leur dernier tournoi avec la sélection.

- Le dernier homme debout -

La nouvelle s’était répandue comme une traînée de poudre, à la vitesse d’un contre éclair lancé par Mamadú : Aníbal Guimarães, l’homme au bomber roi, avait été arrêté. L’arène footballistique en fut secouée dans ses fondations. À cinq jours seulement de la grande finale d’Europa League contre le FC Porto, celle que toute la ville de Viana attendait depuis des générations, le mentor des Cavaleiros do Norte se retrouvait menotté, escorté hors du centre d’entraînement sous le regard hébété de ses joueurs.

Silencieux, le club se retrancha derrière un communiqué sec, sans fioritures, annonçant que João Infante prendrait le relais temporairement. Ni démenti, ni cri d’indignation. Juste le silence des grandes institutions qui ploient sans rompre. Dans les rues de Viana, les banderoles aux couleurs bleu marine tremblaient dans le vent, et dans les cafés du centre historique, les conversations se taisaient au passage du journal télévisé.

Les chefs d’accusation pesaient lourds. Corruption, diffamation, enlèvement, séquestration et tentative de meurtre. Une liste longue comme un CV d’avocat pénaliste, dressée au terme de 72 heures de garde à vue à Lisbonne, à la suite d’une déposition glaçante de Lamar Jackson, le technicien sulfureux de Wrexham. Ce dernier, d’abord présenté comme la cible d’une machination ourdie par Aníbal, s’était finalement glissé dans le costume de la victime. Mais l’habit semblait trop large pour lui.

Alors que tout semblait plier, un nom surgit du néant médiatique et changea la donne. Un nom qu’on avait presque oublié, camouflé dans les sables du Qatar : Vitoriano Pignatelli.

L’ancien milieu défensif de Vianense, transféré à Wrexham quelques années plus tôt dans une opération jugée opaque, avait demandé à témoigner. Selon les premières fuites de l’enquête, son récit ne laissait guère de place au doute : manipulations mentales, pressions psychologiques, mensonges contractuels, menaces, montages vidéos falsifiés… tout pointait vers un Lamar prêt à tout pour éliminer Aníbal de l’échiquier mondial. Pire encore, Vitoriano aurait affirmé avoir été utilisé comme pion dans ce vaste jeu de dupe, destiné à brouiller les pistes et salir le nom de celui qu’il appelait encore “Mister”.

Quelques heures après ce coup de théâtre, le procureur général ordonna la libération d’Aníbal Guimarães, à la surprise générale. L’entraîneur fut assigné à résidence sous bracelet électronique, avec interdiction formelle d’approcher Lamar, ni même de s’exprimer publiquement. Mais l’essentiel était ailleurs : il serait sur le banc pour la finale.

Ce fut dans ce contexte brûlant qu’eut lieu un échange discret, à l’abri des regards et des micros indiscrets. Tard dans la nuit, alors que les joueurs dormaient au camp d’entraînement sous la surveillance bienveillante d’Infante, le téléphone d’Aníbal vibra faiblement. L’écran affichait un numéro inconnu, avec l’indicatif qatari.

“Mister ?”

La voix était hésitante, chargée de tension, presque coupable. Mais Aníbal sourit.

“Vitoriano. Tu ne sais pas à quel point j’attendais cet appel.”

Un soupir traversa la ligne. Le genre de soupir qu’on pousse après des semaines à porter un secret plus lourd que soi.

“Je… j’aurais dû parler plus tôt. J’ai eu peur. Ils m’avaient promis tellement de choses, Mister. Et ils m’ont mis dans la merde aussi vite qu’ils m’en avaient sorti. Mais j’ai pas pu vous laisser tomber.”

“Tu as parlé au bon moment. C’est tout ce qui compte. Tu m’as sauvé. Et tu t’es sauvé aussi, fils.”

Un silence s’installa. Pas pesant, non. Un de ces silences d’homme à homme, où les mots ne sont plus nécessaires.

“Ils vont tout faire pour me salir maintenant. J’en suis conscient. Je suis grillé en Europe. Déjà qu’ils m’ont exfiltré rapidement au Qatar. Mais au moins je joue.”

“Alors viens à Viana. Le jour où tu veux redevenir footballeur, tu sais où est la maison. T’as été un Cavalheiro. Tu le resteras toujours. La porte te sera toujours ouverte.”

Un reniflement, discret. Puis une larme. Et une promesse.

“Regardez-les dans les yeux, samedi soir. Et faites-les tomber. Pour nous tous.”

Aníbal raccrocha. Les poings serrés. Le regard fixé sur l’horizon.

Dans le vestiaire de l’Emirates Arena, pendant que l’UEFA vérifiait les installations avant la finale, les regards de ses joueurs croisèrent le sien avant l’entrainement. Aucun mot ne fut prononcé. Pas besoin. Le Roi était de retour.

Et le monde du football allait comprendre, une fois encore, que tant qu’Aníbal Guimarães se tiendrait debout, Vianense ne tomberait jamais.

- Chapitre 845 -
- Primeiro tĂ­tulo para Anibal ? -
- Chapitre 847 -
Coming SOON - 21/10
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