:storygold: :s26: 🇵🇹 :vianense: O Leão de Lisboa

Réponses aux lecteurs

@FC_Guimaraes

Poke @Manthyz

@Rhino ah ça on verra si y’a une offre. En l’état j’ai pas forcément de préférence sur quel gardien je vais garder.

@CaptainAmericka J’ai tendance a pas bloquer un joueur tant que j’ai une solution B qui me va. Chez les gardiens partir avec Vieitas ou Santana est largement acceptable donc un départ est possible pour l’un des deux. A voir lequel.

- L’ombre derrière le rideau -

Le ciel de Viana do Castelo s’était chargé d’un ton gris perle ce jour-là, lourd et silencieux, comme si la ville elle-même retenait son souffle. Sur la pelouse synthétique parfaitement entretenue du centre d’entraînement, Emmanuel Adjei venait de terminer une énième course diagonale, frappant avec une précision chirurgicale dans le petit filet opposé, sous l’œil exigeant d’un Aníbal Guimarães concentré, le regard plissé, les bras croisés dans une attitude quasi paternelle.

Le jeune buteur, tout juste 17 ans, luisait de sueur et de fierté. Il savait qu’il progressait. Et Aníbal savait que lui, le gamin venu d’un barrio ghanéen, n’était plus si loin de la Seleção. Il s’était battu pour s’extraire de la masse. Et cela, Aníbal ne le perdait jamais de vue. C’était ce qui le rendait si différent des autres. Il ne cherchait pas la lumière, il la méritait.

« Continue comme ça, Manu… Tu ne t’en rends pas encore compte, mais t’es déjà dans le viseur de la fédé. Reste toi-même. Garde cette humilité, ce feu dans les jambes. Le reste viendra. »

Mais alors qu’il s’apprêtait à lui taper sur l’épaule, une sonnerie retentit dans sa poche.

C’était une sonnerie qu’il avait lui-même assignée, un air de shamisen électronique mêlé à un gong sourd. Ichiban.

Sans un mot de plus, il s’éloigna, décrocha, et glissa d’un geste le téléphone à son oreille. Son visage changea presque immédiatement. Fermé. Inquiet. Concentré.

« Ani… Ce n’est pas Lamar. »

La voix était grave, presque rauque, comme si elle sortait d’une cave humide.

Aníbal s’arrêta net dans l’allée qui menait aux vestiaires, son regard fixant le vide au loin.

« Je croyais que tout concordait. Les mercenaires japonais, les liens avec la Colombie, les pressions sur les jeunes, les menaces sur ma famille… Tu m’as dit que tout pointait vers lui. »

Ichiban soupira longuement. Un silence s’installa. Puis la vérité tomba, froide et précise, comme un sabre de maître.

« J’ai retrouvé des documents. Des échanges codés, des virements dissimulés via des sociétés-écrans, des photos de réunions secrètes. Tout a été remis à Interpol. Et tout mène à une seule conclusion. Lamar n’est qu’un pion. Le véritable cerveau, c’est Andrew McHale. »

Le nom claqua comme une gifle. McHale. Le directeur sportif de Wrexham que Ryan Reynolds avait voulu placer fut un temps Ă  Viana.

L’homme qui avait jadis posé la première pierre de la résurrection du club… mais aussi celui qui l’avait abandonné dans l’indifférence générale (au plus grand plaisir d’Anibal) pour se concentrer sur Wrexham, sa “nouvelle histoire à raconter”.

« Et il n’est pas seul. Il travaille main dans la main avec Glenn Williamson. »

Le cœur d’Aníbal se serra. Glenn Williamson Un joueur historique de Wrexham. Symbole vivant d’un football gallois qui avait conquis l’Europe et divisé les consciences.

Il avait été une idole… mais aussi un mystère. Ses prises de position ambiguës, sa loyauté indéfectible à Wrexham, son aura presque messianique.

« Je te le dis, Ani. Tout ce qui s’est passé depuis un an, les pressions sur Ganso, les embuscades contre ton staff, les tentatives de déstabilisation à l’UEFA, les affaires autour de Postobon, les manipulations de Lamar… tout a été orchestré par eux. Williamson et McHale. Je n’ai jamais rien vu d’aussi méticuleux. Et Interpol commence enfin à comprendre l’ampleur du réseau. »

Aníbal resta silencieux, les yeux rivés sur l’horizon. Une nuée d’étourneaux passait dans le ciel de Viana, traçant des arabesques désordonnées.

Son monde vacillait une fois encore. Quelques instants plus tard, dans le silence de son bureau, il s’assit. Il sortit son carnet de cuir noir, celui dans lequel il griffonnait ses pensées, ses doutes, ses plans.

Il écrivit simplement :

“L’ennemi est un fantôme aux multiples visages. Mais cette fois, je sais qui je chasse.”

Il referma le carnet, le posa sur le bureau, et se leva. Il avait une saison à finir. Un club à mener au titre. Une Seleção à bâtir.

Mais désormais, il avait aussi une guerre à préparer. Une guerre contre un empire de faux-semblants, de sourires hollywoodiens, et de ballon d’or tachés de sang.

Et comme toujours, il allait le faire à sa manière . Froidement. Lentement. Mais inéluctablement.

- Chapitre 840 -
- Piège de cristal pour Viana -
- Chapitre 842 -
Coming SOON - 16/10
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