Réponses aux lecteurs
@alexgavi En effet on est encore un peu tendre mais on se rapproche de la 1ere place, on bat notre record de points, on fait un doublé de trophées. C’est prometteur. Pour Ichiban c’est un autre sujet encore.
@RedM1nd faut bien qu’il y ai un peu d’agitation de temps en temps. C’est vrai qu’Anibal parrain j’y avais pas pensé tiens.
@Rhino Un grand match et un nouveau trophée c’est parfait en effet.
@CaptainAmericka On y est déjà je pense avec les titres qu’on commence à accumuler. La vengeance c’est toujours un met délicieux quand ça prends un peu de temps ![]()
Lorsque le calendrier international reprenait ses droits après une saison de clubs haletante, c’était souvent l’occasion de redéfinir les équilibres, de remettre à plat les hiérarchies, d’ouvrir des fenêtres inattendues sur les promesses tenues. Le Portugal, auréolé de son rang de nation majeure sur le Vieux Continent, abordait l’Euro 2044 avec ambition. Et cette fois, les regards s’étaient instinctivement tournés vers un bastion autrefois ignoré : Viana do Castelo.
Sous la houlette d’Angel Gomes, la Seleção avait connu un lĂ©ger rajeunissement, un recentrage tactique, et surtout, une ouverture plus grande aux clubs Ă©mergents. Et personne ne pouvait nier que le travail de fond menĂ© par AnĂbal GuimarĂŁes depuis presque une dĂ©cennie Ă la tĂŞte de Vianense avait fini par contaminer les sphères de la sĂ©lection. Ce 23 mai 2044, en fin d’après-midi, lorsque la convocation officielle avait Ă©tĂ© publiĂ©e par la FPF, le poids de Vianense dans le paysage national avait pris une dimension historique.
Diogo Vieitas, inoxydable capitaine de la défense et mémoire vive du club, faisait figure d’évidence. À 23 ans, sa régularité et sa polyvalence avaient fini par forcer la main du sélectionneur. Sa première grande compétition internationale en senior tombait presque comme une récompense naturelle.
À ses côtés, Gilson Silva, le roc cap-verdien devenu portugais d’adoption, formait la caution défensive de l’appel. Son année majuscule en Liga Betclic, ponctuée de performances de patron face aux cadors nationaux et continentaux, n’avait laissé personne insensible.
Mais les vraies surprises étaient ailleurs.
Sérgio Mata, électron libre du couloir gauche, auteur d’une saison exceptionnelle dans les enchaînements et les déséquilibres, incarnait cette nouvelle vague lusitanienne, créative, effervescente, imprévisible. Longtemps vu comme un frisson plus qu’un pilier, il avait finalement convaincu par sa constance dans les grands rendez-vous.
Et puis il y eut les nouveaux visages. Francisco Maior, joyau de la formation de Vianense, avait crevé l’écran dans toutes les compétitions cette année. Son intelligence de jeu, son pied gauche soyeux et ses coups de pied arrêtés avaient fait de lui l’une des sensations de la saison. L’Euro serait son baptême du feu.
Mais l’histoire ne fut pas totalement rose.
Ganso, autre prodige de Vianense, venait lui aussi de recevoir sa première convocation. Le staff portugais, conscient de la dualité de son identité, avait tenté une opération séduction de dernière minute. Mais le jeune homme déclina l’invitation. Respectueux mais ferme, il fit savoir à Angel Gomes et à la fédération qu’il ne souhaitait pas compromettre ses espoirs de représenter un jour le Brésil, pays de son père et de ses premières émotions de footballeur. Une décision rare, courageuse, presque romantique dans un monde où les opportunités dictaient souvent les engagements.
Dans les travĂ©es du centre d’entraĂ®nement de Vianense, l’ambiance Ă©tait feutrĂ©e mais fière. AnĂbal, en retrait, n’avait pas commentĂ© publiquement. Mais ceux qui le connaissaient bien savaient combien il avait pesĂ©, dans l’ombre, sur cette petite rĂ©volution silencieuse. Vianense n’était plus une anomalie au sommet, il devenait un vivier. Une rĂ©fĂ©rence. Une fiertĂ© nationale.
