Réponses aux lecteurs
@celiavalencia j’avoue j’en connais quelques uns ici qui aurait craqué et pas que leurs caleçons. ![]()
@Rhino c’est compliqué après vu les perfs s’il fait pas son fdp sur la demande salariale c’est faisable je pense.
@CaptainAmericka ah bah j’en connais un qui a faim
C’est le manque de sexe pendant la grossesse de madame qui te « tends » comme ça ? Si Gestifute c’est bye bye.
@alexgavi
ah bah dans tous les cas on est pas le LOSC il partira pas gratos ![]()
Les jours s’allongeaient, les feuilles d’agenda se raréfiaient, et le parfum du sprint final commençait à imprégner chaque recoin de Darque. Mais tandis que Vianense préparait, dans une concentration presque monacale, sa dernière ligne droite de la saison, c’est à plus de deux mille kilomètres de là que l’écho d’un possible séisme se fit entendre. À Dortmund, au détour d’une entrevue accordée au Kicker, le directeur sportif du Borussia glissa un nom, un seul, mais il suffisait à embraser les gazettes sportives : Mamadu Mané.
Le compliment était à peine voilé.
“Un profil rare, complet, qui collerait parfaitement à notre projet sportif.”
Une phrase comme une estafilade, fine mais tranchante, dont les répercussions se firent sentir dès le lendemain à Viana do Castelo. Car si l’Europe du football connaissait déjà Mamadu, buteur incandescent et lauréat du dernier Golden Boy, jamais un club aussi stratégiquement structuré que Dortmund ne s’était avancé aussi frontalement. L’intérêt n’était plus officieux. Il devenait officiel.
Et comment leur en vouloir ? Mamadu ManĂ©, vingt-deux ans, entamait sa quatrième saison professionnelle avec Vianense, et l’on avait cette Ă©trange sensation qu’il n’avait toujours pas atteint son plafond. L’an passĂ©, avec ses 36 buts toutes compĂ©titions confondues, il avait hissĂ© le club jusqu’à des hauteurs que personne, pas mĂŞme AnĂbal GuimarĂŁes dans ses songes les plus fiĂ©vreux, n’avait anticipĂ©es. Et pourtant, cette saison encore, le feu follet bissau-guinĂ©en remettait ça. Vingt-quatre rĂ©alisations, toutes empreintes de cette mĂŞme voracitĂ© tranquille, presque chirurgicale.
Mais cette fois, le murmure prenait une tournure d’enchère. Dans les salons de l’Arena do Viana, le nom de Mamadu n’était plus seulement prononcé avec admiration, mais aussi avec nervosité. On savait que l’été à venir serait le plus périlleux depuis la montée du club en Liga Betclic. La direction sportive, lucide, n’avait jamais caché qu’un départ serait possible, à condition que les chiffres suivent. Et les chiffres, justement, donnaient le vertige : plus de 50 millions d’euros exigés, dans un marché en perpétuelle inflation, pour un joueur encore sous contrat long.
AnĂbal, fidèle Ă sa ligne, ne soufflait mot malgrĂ© sa suspension. Mais ses regards parlaient pour lui. Il savait que Mamadu Ă©tait le baromètre de son attaque, mais aussi un homme lucide, ambitieux, et mĂ»r pour l’exil. Dortmund, avec sa culture du dĂ©veloppement, sa passion pour les jeunes Ă polir jusqu’à les rendre flamboyants, avait les arguments. Restaient Ă savoir si Mamadu choisirait la Ruhr comme tremplin, ou si d’autres gĂ©ants, tapis dans l’ombre, surgiraient au dernier moment.
À Vianense, on savourait chaque but de Mamadu comme un chef-d’œuvre. Car on savait aussi que chacun d’eux rapprochait un peu plus le club d’un été incandescent. Et qu’il serait peut-être temps, bientôt, de dire adieu à l’un des joyaux les plus éclatants jamais façonnés à Viana.
