Réponses aux lecteurs
@Manthyz là au moins je suis sur que tu copieras pas en gagnant le SuperTaça ![]()
@CaptainAmericka Les anglais aiment trop nous copier.
Dans la moiteur d’un mois d’aoĂ»t Ă©lectrique, l’Arena do Viana sonnait comme une forteresse prĂŞte Ă dĂ©fier un empire. Le rideau s’ouvrait sur la nouvelle saison, et pour la première fois de son histoire, le SC Vianense s’apprĂŞtait Ă disputer la Supertaça Cândido de Oliveira. Face Ă eux, le Sporting Clube de Portugal, tenant du titre national, et adversaire tout dĂ©signĂ© pour juger de la maturitĂ© acquise par les hommes d’AnĂbal GuimarĂŁes. Un parfum de revanche flottait dans l’air, doublĂ© d’une tension singulière : Gonçalo Inácio, l’ancien bras droit du technicien de Viana, occupait dĂ©sormais le banc lisboète.
Le match débuta sur un faux rythme. Les vingt premières minutes furent une guerre de tranchées tactique, une succession de fautes stratégiques, de duels aériens hargneux, de regards noirs et de claquements de crampons sur la pelouse. Le Sporting imposait sa densité, Vianense sa patience. Les équipes se jaugeaient, comme deux fauves en cercle, griffes rentrées mais muscles tendus.
C’est en seconde période que le verrou sauta. À la 55ème minute, alors que le Sporting tentait de faire reculer la ligne médiane adverse, Francisco Maior grattait un ballon précieux à la récupération et alertait immédiatement Leandro Sendão sur le couloir droit. L’ailier accéléra, crochetant son vis-à -vis avant de déposer un centre tendu au premier poteau. Luis Almeida, surgissant dans l’intervalle, ajusta un plat du pied droit chirurgical. Un but tout en justesse, une ouverture du score méritée.
Le Sporting chancela, Vianense enfonça. Moins de dix minutes plus tard, un corner bien frappé par Maior, tendu au second poteau, trouva la tête de João Carvalho, monté plus haut que tout le monde. Sa reprise, sèche et sans opposition, heurta la transversale avant de franchir la ligne dans un fracas symbolique : 2-0, et le coup de massue mental.
À la 68ème, le Sporting tenta de réagir. Mais c’est un nouveau contre assassin qui mit fin aux derniers espoirs lisboètes. Francisco Maior, encore lui, intercepta une relance trop molle au cœur du terrain. Il dribbla un, puis deux adversaires, et fila seul sur trente mètres avant d’ouvrir son pied gauche à l’entrée de la surface. Un but d’artiste, d’homme en état de grâce.
Le 3-0 fut définitif. Le Sporting avait été dominé dans l’engagement, étouffé dans les transitions, puni dans les duels. Sur le banc, Gonçalo Inácio restait figé, témoin impuissant de la démonstration de celui qui fut jadis son mentor.
AnĂbal GuimarĂŁes, de son cĂ´tĂ©, levait les bras au ciel, les traits tendus mais le regard apaisĂ©. Après le doublĂ© Taça-Allianz Cup de la saison passĂ©e, il ajoutait une nouvelle ligne au palmarès naissant du club. Vianense n’était plus un invitĂ© surprise. Il Ă©tait dĂ©sormais un habituĂ© des grands soirs.


