:storyred: :intro: đŸ‡«đŸ‡· :bordeaux: L'interminable crĂ©puscule d'un gĂ©ant

Girondins : 10 500 abonnĂ©s en National 2, la rĂ©ponse cinglante d’un peuple qui refuse de mourir
Par Paul Position – Correspondant pour L’Équipe





C’est une anomalie statistique autant qu’une dĂ©claration d’amour. Alors que les Girondins de Bordeaux s’apprĂȘtent Ă  dĂ©buter leur saison dans les trĂ©fonds du football amateur, le club vient d’officialiser la barre des 10 500 abonnĂ©s. Un chiffre ahurissant pour la quatriĂšme division, qui tĂ©moigne de l’immense vague d’espoir suscitĂ©e par l’arrivĂ©e de Christophe Dugarry et la promesse d’un renouveau identitaire. Le « FCGB Â» est peut-ĂȘtre Ă  terre sportivement, mais son cƓur bat plus fort que celui de bien des Ă©curies de l’élite.

Dans n’importe quel autre club, la double relĂ©gation et la perte du statut professionnel auraient vidĂ© les tribunes. À Bordeaux, c’est l’inverse qui se produit. Comme une rĂ©action immunitaire face au virus de la disparition, le peuple Marine et Blanc a dĂ©cidĂ© de faire bloc. Ce matin, la billetterie du club a confirmĂ© l’impensable : 10 500 supporters ont dĂ©jĂ  leur carte pour la saison 2025-2026 de National 2.

Pour donner une Ă©chelle Ă  cet exploit populaire : c’est plus que la moyenne de spectateurs de la moitiĂ© des clubs de Ligue 2, et cela rivalise avec certaines affluences de bas de tableau de Ligue 1. Pour du quatriĂšme niveau national, c’est tout simplement du jamais-vu dans l’histoire moderne du football français.

Le « miracle » de l’union sacrĂ©e

Comment expliquer un tel raz-de-marĂ©e pour aller voir des matchs contre des Ă©quipes amateurs le samedi soir ? La rĂ©ponse tient en un nom : Christophe Dugarry. L’effet de sa nomination a Ă©tĂ© immĂ©diat. En prĂŽnant la fin du « foot business Â» et le retour aux valeurs du terroir et de la formation, le nouveau coach a touchĂ© la corde sensible d’un public qui se sentait trahi depuis des annĂ©es.

Ces 10 500 abonnĂ©s ne paient pas pour voir des stars ou du jeu lĂ©chĂ©. Ils paient pour adhĂ©rer Ă  une idĂ©e : celle de la reconquĂȘte. C’est un vote de confiance envers la nouvelle direction sportive, mais c’est surtout un formidable bras d’honneur au fatalisme. « On nous a enterrĂ©s, alors on va faire plus de bruit que jamais Â», rĂ©sume un membre influent des Ultramarines.

Le Matmut Atlantique, citadelle imprenable ?

Si l’enceinte de 42 000 places paraĂźtra toujours trop grande pour le National 2, la configuration change la donne. Avec plus de 10 000 fidĂšles assurĂ©s Ă  chaque rencontre, sans compter la vente au match, le « Virage Sud Â» promet d’ĂȘtre incandescent.

Cette affluence va créer un décalage monstrueux pour les équipes adverses. La plupart des clubs de N2 sont habitués à jouer devant 500 à 1 000 personnes. Venir défier Bordeaux dans une arÚne chauffée à blanc par plus de 10 000 passionnés constituera le défi de leur saison, mais aussi un piÚge pour les Girondins qui devront gérer cette pression positive.

Une manne financiĂšre et symbolique

Au-delĂ  de la symbolique, c’est une bouffĂ©e d’oxygĂšne financiĂšre vitale. Dans un budget contraint par la dette, cette rentrĂ©e d’argent « fraiche Â» issue de la billetterie offre une marge de manƓuvre inespĂ©rĂ©e au board bordelais. Elle valide la stratĂ©gie de transparence Ă©conomique prĂŽnĂ©e par Dugarry.

C’est aussi un message envoyĂ© aux instances et aux mĂ©dias nationaux : Bordeaux reste une place forte. Un club capable de mobiliser une telle armĂ©e en quatriĂšme division ne peut pas ĂȘtre traitĂ© comme un club amateur ordinaire.

La saison de la passion
Le chiffre de 10 500 n’est sans doute qu’un palier. L’engouement pourrait encore grimper si les premiers rĂ©sultats suivent. En attendant le coup d’envoi du championnat, les Girondins de Bordeaux ont dĂ©jĂ  gagnĂ© le match le plus important : celui de la fidĂ©litĂ©. Les joueurs savent dĂ©sormais qu’ils ne marcheront jamais seuls. Reste Ă  ĂȘtre Ă  la hauteur de cette ferveur irrationnelle et magnifique.

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Girondins : La mĂ©thode Dugarry ou l’artillerie lourde (34 buts en 5 matchs)
Par Pierre Pointu - Correspondant pour L’Équipe





La prĂ©-saison des Girondins de Bordeaux ne s’est pas apparentĂ©e Ă  une simple montĂ©e en rĂ©gime, mais Ă  une vĂ©ritable dĂ©monstration de force brute. Avec cinq victoires en cinq matchs et un total hallucinant de 34 buts inscrits, la troupe de Christophe Dugarry a transformĂ© ses matchs de prĂ©paration en scĂšnes de crime sportives. Si l’opposition Ă©tait modeste (clubs rĂ©gionaux), l’intensitĂ© et la voracitĂ© offensive affichĂ©es racontent dĂ©jĂ  l’histoire d’une Ă©quipe qui refuse de calculer.

On appelle cela marquer son territoire. Ou terrifier la concurrence. Alors que le National 2 s’apprĂȘte Ă  ouvrir ses portes, les futurs adversaires des Girondins ont sans doute Ă©pluchĂ© les comptes-rendus des matchs amicaux de l’étĂ© avec une goutte de sueur sur le front. Le bilan comptable est effrayant : 5 matchs, 5 cartons, 34 buts pour (6,8 buts par match en moyenne) et 7 encaissĂ©s. Christophe Dugarry avait promis du jeu et de l’attaque ; il a livrĂ© une guerre de mouvement perpĂ©tuelle.

Une puissance de feu disproportionnée

Le premier enseignement de cet Ă©tĂ©, c’est le volume de jeu ahurissant produit par les Marine et Blanc. Les statistiques de tirs donnent le vertige et tĂ©moignent d’un harcĂšlement constant des dĂ©fenses adverses : 42 tirs contre La BrĂšde (9-0), 33 contre Saint-MĂ©dard (6-1), et un pic paroxystique Ă  49 tentatives contre Portes Entre Deux Mers (8-2).

Bordeaux ne se contente pas de dominer, Bordeaux écrase. Que ce soit face à Mérignac-Arlac (5-1) ou lors du set de tennis infligé à la Jeunesse Villenavaise (6-3), le schéma est immuable : une possession haute (souvent au-delà de 60%, voire 72% contre Villenavaise) et une verticalité létale dÚs la récupération.

MannaĂŻ, Etonde et Villette : Le trident de la terreur

Si le danger vient de partout, trois noms ressortent de ce mois de fureur. FaĂŻssal MannaĂŻ s’impose comme le patron technique et le finisseur clinique de cette Ă©quipe (notĂ© 9,90 contre La BrĂšde, 9,5 d’estimation globale). Il est le symbole de cette Ă©quipe : insaisissable.

À ses cĂŽtĂ©s, L. Etonde a fait parler la poudre avec une rĂ©gularitĂ© de mĂ©tronome, tandis que Matthieu Villette s’est affirmĂ© comme le « tueur Â» des fins de match, marquant souvent quand les dĂ©fenses adverses sont Ă  l’agonie physique. N’oublions pas l’apport de Royce Openda, vĂ©ritable plaque tournante (notĂ© 9,70 contre Villenavaise), qui semble avoir les clĂ©s du camion dans l’entrejeu.

Le seul bĂ©mol : L’ivresse offensive expose l’arriĂšre-garde

Si le tableau d’affichage clignote vert, le staff de Dugarry devra toutefois surveiller l’équilibre dĂ©fensif. Le match contre la Jeunesse Villenavaise (6-3) a servi de piqĂ»re de rappel. Avec 72% de possession mais 3 buts encaissĂ©s sur peu d’occasions concĂ©dĂ©es, Bordeaux a montrĂ© les failles de son systĂšme ultra-offensif : une tendance Ă  se faire prendre dans le dos quand le bloc joue trĂšs haut.

Mais ne boudons pas notre plaisir. En acceptant d’encaisser quelques buts pour en marquer six ou huit, Dugarry propose un pacte faustien que le public du Matmut Atlantique est prĂȘt Ă  signer les yeux fermĂ©s.

PrĂȘts pour le combat

La rĂ©crĂ©ation est terminĂ©e. Les Girondins ont massacrĂ© leurs voisins rĂ©gionaux, accumulant un capital confiance maximal. Mais le National 2 sera un autre animal, plus rugueux, plus vicieux tactiquement. Cependant, une chose est sĂ»re : Bordeaux arrive dans l’arĂšne avec le couteau entre les dents et une force de frappe qui n’a rien Ă  faire Ă  cet Ă©chelon. Le message envoyĂ© cet Ă©tĂ© est limpide : les Girondins ne viennent pas pour participer, ils viennent pour tout raser.

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Aventure intéressante ! On va suivre ça.
Qu’un ancien de la maison reprenne, c’est toujours spĂ©cial.

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Bon courage pour cette game, hĂąte de revoir Bordeaux en Ligue 1 :victory_hand: @Urgences78

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Duga parle et agi. La pré-saison a posé les bases. Hùte de voir en championnat ! Les fans répondent présents et ça fait plaisir !