:storygreen: :s2: đŸ‡«đŸ‡· :nimes: L'enfant du Gard qui refuse d'oublier.

La degringolada :sac:

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On sait qui est le patron des Crocos.

Bon, maintenant Adrien, faut se bouger et avoir des résultats !

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@toopil c’est la degringolada complùte !

@volatil ok. On va voir comment va se dérouler ce mois de compétition.

- PERSONNE NE VIENDRA NOUS SAUVER -

Lorsque la porte du bureau prĂ©sidentiel se referma derriĂšre lui, Adrien Valette resta quelques secondes immobile dans le couloir dĂ©sert du Stade des Antonins. Le bruit de ses pas solitaires rĂ©sonnait contre les murs blancs comme le tic-tac d’une horloge invisible. UN MOIS. QUATRE SEMAINES. TROIS MATCHS. C’était tout ce qui le sĂ©parait dĂ©sormais d’un licenciement sec. Pourtant, au lieu de la peur, il ressentait une Ă©trange sĂ©rĂ©nitĂ©. Les masques Ă©taient tombĂ©s, les cartes Ă©taient enfin sur la table. SĂ©bastien Larcier n’était plus lĂ , les dĂ©bats en coulisses Ă©taient terminĂ©s : le projet appartenait dĂ©sormais entiĂšrement Ă  Adrien Valette. En descendant les escaliers menant aux vestiaires, il aperçut Ă  travers les vitres les terrains de la Bastide noyĂ©s sous une pluie fine. Au loin, des silhouettes en survĂȘtements rouges continuaient de courir et de travailler malgrĂ© le dĂ©luge. SES JOUEURS. SES JEUNES. SON AVENIR.

Le lendemain matin, Ă  huit heures prĂ©cises, tout l’effectif Ă©tait rĂ©uni dans le vestiaire principal, plongĂ© dans un mutisme inhabituel. Les rumeurs de la nuit avaient dĂ©jĂ  circulĂ© et tout le monde savait qu’une rĂ©union explosive avait eu lieu au sommet du club. Adrien entra sans un mot, posa fermement un dossier sur la table centrale, puis fixa un Ă  un ses hommes. David Mvondo, Abdelkrim Kadri, Gabriel Lopes : tous ces gamins que les experts jugeaient trop tendres pour le professionnalisme Ă©taient lĂ , suspendus Ă  ses lĂšvres. Il inspira profondĂ©ment avant de briser le silence : « Je vais ĂȘtre honnĂȘte avec vous. Le prĂ©sident m’a donnĂ© un mois. Un mois pour redresser la barre. Si les rĂ©sultats ne changent pas
 je saute. »

Le choc fut immĂ©diat, frontal. Personne ne s’attendait Ă  une telle franchise de la part du coach. Plusieurs tĂȘtes se baissĂšrent instantanĂ©ment, accusant le coup, avant que Paul Wade ne rompe la tension d’une voix blanche : « SĂ©rieusement, coach ? » Adrien opina du chef avant de poursuivre, le regard brĂ»lant : « SĂ©rieusement. Maintenant, Ă©coutez-moi bien. Je pourrais me protĂ©ger. Je pourrais courber l’échine et demander des recrues d’expĂ©rience pour sauver ma place. Mais je ne l’ai pas fait. JE NE L’AI PAS FAIT PARCE QUE JE CROIS EN VOUS ET PARCE QUE SI ON S’EN SORT, CE SERA ENSEMBLE, AVEC NOTRE IDENTITÉ ET NOTRE CORDE AU COU. Alors je vous pose une question simple : est-ce que vous ĂȘtes prĂȘts Ă  vous battre ? » David Mvondo se leva le premier, suivi comme un seul homme par DoucourĂ©, Lopes, puis par l’intĂ©gralitĂ© du vestiaire. Debout, les poings serrĂ©s, le groupe venait de sceller son union sacrĂ©e.

Les jours suivants furent d’une intensitĂ© folle Ă  la Bastide. Les sĂ©ances vidĂ©o se multipliĂšrent jusqu’à point d’heure, les entraĂźnements devinrent plus exigeants, plus agressifs, plus compĂ©titifs. La menace pesant sur leur entraĂźneur avait rĂ©veillĂ© chez ces jeunes Crocos un orgueil fĂ©roce et une rage insoupçonnĂ©e. Sur le tableau blanc du vestiaire, une phrase au feutre noir rĂ©sumait dĂ©sormais l’état d’esprit gĂ©nĂ©ral : « Personne ne viendra nous sauver. »

Pendant ce temps, l’étincelle gagnait les tribunes des Antonins et les rĂ©seaux sociaux oĂč les supporters, sĂ©duits par la bravoure de cette Ă©quipe qui refusait d’abandonner, lançaient le mouvement #TeamValette.

Le mois d’octobre pointait enfin son nez avec trois finales au programme : Laval, le Paris FC et Dijon. Tard dans la nuit, seul dans son bureau, Adrien Valette prit un feutre rouge, entoura les trois Ă©chĂ©ances sur son calendrier et Ă©crivit ces mots : « NOTRE HISTOIRE COMMENCE MAINTENANT. » Le compte Ă  rebours avait commencĂ©.

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Quel charisme !

Bien sur de lui le coach ! Va falloir assumer maintenant :smiling_face_with_sunglasses:

Un Ă©tat d’esprit qui peut permettre au groupe de franchir des montagnes ou de se casser la gueule en beautĂ© :sac:

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@volatil tu as vu
 !
@Alexmilano je crois qu’il a assumer.
@Rhino pour le moment on a franchi deux montagnes


- LA RÉVOLTE DES ANTONINS -
« Un homme peut perdre des matchs. Mais il ne peut jamais perdre ses convictions. »

Le mois d’octobre dĂ©buta dans une atmosphĂšre Ă©lectrique. Quelques jours plus tĂŽt, Adrien Valette avait quittĂ© le bureau prĂ©sidentiel avec une certitude et une menace : le NĂźmes Olympique continuerait Ă  construire avec ses jeunes, mais il n’avait que quatre semaines pour prouver qu’il avait raison, sans quoi son aventure s’arrĂȘterait brutalement. Dans les mĂ©dias, les critiques pleuvaient, les experts annonçaient dĂ©jĂ  la relĂ©gation et le fantĂŽme de SĂ©bastien Larcier planait sur la Bastide. Le football français n’attend pas les bĂątisseurs, il dĂ©vore les idĂ©alistes. Valette le savait, mais il n’avait aucune intention de cĂ©der.

Le premier rendez-vous du mois contre le Stade Lavallois ressemblait dĂ©jĂ  Ă  une finale pour la survie, et la tension Ă©tait palpable dans les travĂ©es des Antonins. Sur la pelouse, minĂ©s par le doute, les Crocodiles essayĂšrent tant bien que mal de crĂ©er le danger, mais la sentence tomba Ă  la trente-huitiĂšme minute. SUR UNE HÉSITATION DÉFENSIVE CRUELLE, BALLA SANGARÉ SURGIT ET S’EN ALLA METTRE LE BALLON AU FOND DES FILETS, CLIMATISANT NETTEMENTS LES SUPPORTERS COMPACTS. MalgrĂ© les courses folles de Lopes et l’énergie de Mvondo en seconde pĂ©riode, le score n’évolua plus. Au coup de sifflet final, quelques sifflets nourris par la peur descendirent des gradins. Dans le vestiaire, face Ă  des joueurs prostrĂ©s, la patience de Valette s’évapora pour laisser place Ă  une colĂšre froide. Pointant du doigt le classement, il martela d’une voix coupante : « Ils disent que nous n’avons pas le niveau. Ils disent que nous allons redescendre. TrĂšs bien. Alors allons leur prouver qu’ils se trompent. »

La rĂ©ponse d’orgueil Ă©clata une semaine plus tard face au Paris FC, alors que tous les journaux annonçaient l’exĂ©cution des Gardois. DĂšs le coup d’envoi, l’agressivitĂ© et la dalle nĂźmoise crevĂšrent les yeux. À la demi-heure de jeu, le stade explosa de soulagement : SUR UNE RÉCUPÉRATION HAUTE ET UN CENTRE TENDU, MAHAMADOU DOUCOURÉ PROBABLEMENT AU SOMMET DE SON ART PROPULSA LE BALLON DANS LA CAGE, INSCRIVANT LE BUT DE LA DÉLIVRANCE. La suite fut une guerre de tranchĂ©es oĂč chaque tacle fut applaudi comme un but. Dans les cages, Abdelkrim Kadri, sortit le match le plus important de sa jeune carriĂšre pour prĂ©server ce prĂ©cieux un but Ă  zĂ©ro. « On avait besoin de se rappeler qui nous Ă©tions », souffla Simon Burger au milieu d’un public en transe.

Le dĂ©placement Ă  Dijon devait dĂ©terminer si l’exploit parisien n’était qu’un feu de paille ou un vĂ©ritable nouveau dĂ©part. La rĂ©ponse fut d’une violence inouĂŻe pour les Bourguignons. DĂšs la treiziĂšme minute, Simon Burger ouvrit le score, libĂ©rant un banc nĂźmois en fusion. À LA TRENTE-ET-UNIÈME MINUTE, DOUCOURÉ TRANSFORMA UN PENALTY AVEC UN CALME IMPRESSIONNANT, AVANT QUE KELYAN GUESSOUM N’ÉLÈVE SA CARCASSE SUR CORNER POUR PLANTER LE TROISIÈME BUT JUSTE AVANT LA PAUSE. La seconde pĂ©riode se transforma en une dĂ©monstration de maĂźtrise collective oĂč Kadri, Burger et Lopes dictĂšrent leur loi. Au coup de sifflet final, devant la centaine de fidĂšles ayant fait le dĂ©placement, Adrien Valette laissa enfin Ă©chapper un sourire rare, mais profondĂ©ment sincĂšre.

Trois semaines, trois matchs, et un pari magistralement gagnĂ©. En signant deux victoires consĂ©cutives, Adrien Valette venait de sauver sa tĂȘte et de valider sa politique de la jeunesse face Ă  Rani Assaf. Dans les couloirs de la Bastide, le tĂ©lĂ©phone du coach restait dĂ©sormais silencieux, dĂ©barrassĂ© des menaces prĂ©sidentielles. Le vestiaire croyait Ă  nouveau, les supporters reprenaient leur marche, et le slogan #TeamValette inondait les rĂ©seaux.

AprÚs avoir traversé le premier grand orage de la saison, une certitude habitait désormais les Crocodiles : leur histoire ne faisait que commencer.


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T’es mignon t’as relancĂ© les derniers :joy:

Beau redressement mais ça ne servira Ă  rien si tu ne confirmes pas derriĂšre et vu le calendrier, ça va pas ĂȘtre simple !

Oiseau de mauvaise augure. Step by step !