:storygreen: :s2: đŸ‡«đŸ‡· :nimes: L'enfant du Gard qui refuse d'oublier.

La degringolada :sac:

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On sait qui est le patron des Crocos.

Bon, maintenant Adrien, faut se bouger et avoir des résultats !

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@toopil c’est la degringolada complùte !

@volatil ok. On va voir comment va se dérouler ce mois de compétition.

- PERSONNE NE VIENDRA NOUS SAUVER -

Lorsque la porte du bureau prĂ©sidentiel se referma derriĂšre lui, Adrien Valette resta quelques secondes immobile dans le couloir dĂ©sert du Stade des Antonins. Le bruit de ses pas solitaires rĂ©sonnait contre les murs blancs comme le tic-tac d’une horloge invisible. UN MOIS. QUATRE SEMAINES. TROIS MATCHS. C’était tout ce qui le sĂ©parait dĂ©sormais d’un licenciement sec. Pourtant, au lieu de la peur, il ressentait une Ă©trange sĂ©rĂ©nitĂ©. Les masques Ă©taient tombĂ©s, les cartes Ă©taient enfin sur la table. SĂ©bastien Larcier n’était plus lĂ , les dĂ©bats en coulisses Ă©taient terminĂ©s : le projet appartenait dĂ©sormais entiĂšrement Ă  Adrien Valette. En descendant les escaliers menant aux vestiaires, il aperçut Ă  travers les vitres les terrains de la Bastide noyĂ©s sous une pluie fine. Au loin, des silhouettes en survĂȘtements rouges continuaient de courir et de travailler malgrĂ© le dĂ©luge. SES JOUEURS. SES JEUNES. SON AVENIR.

Le lendemain matin, Ă  huit heures prĂ©cises, tout l’effectif Ă©tait rĂ©uni dans le vestiaire principal, plongĂ© dans un mutisme inhabituel. Les rumeurs de la nuit avaient dĂ©jĂ  circulĂ© et tout le monde savait qu’une rĂ©union explosive avait eu lieu au sommet du club. Adrien entra sans un mot, posa fermement un dossier sur la table centrale, puis fixa un Ă  un ses hommes. David Mvondo, Abdelkrim Kadri, Gabriel Lopes : tous ces gamins que les experts jugeaient trop tendres pour le professionnalisme Ă©taient lĂ , suspendus Ă  ses lĂšvres. Il inspira profondĂ©ment avant de briser le silence : « Je vais ĂȘtre honnĂȘte avec vous. Le prĂ©sident m’a donnĂ© un mois. Un mois pour redresser la barre. Si les rĂ©sultats ne changent pas
 je saute. »

Le choc fut immĂ©diat, frontal. Personne ne s’attendait Ă  une telle franchise de la part du coach. Plusieurs tĂȘtes se baissĂšrent instantanĂ©ment, accusant le coup, avant que Paul Wade ne rompe la tension d’une voix blanche : « SĂ©rieusement, coach ? » Adrien opina du chef avant de poursuivre, le regard brĂ»lant : « SĂ©rieusement. Maintenant, Ă©coutez-moi bien. Je pourrais me protĂ©ger. Je pourrais courber l’échine et demander des recrues d’expĂ©rience pour sauver ma place. Mais je ne l’ai pas fait. JE NE L’AI PAS FAIT PARCE QUE JE CROIS EN VOUS ET PARCE QUE SI ON S’EN SORT, CE SERA ENSEMBLE, AVEC NOTRE IDENTITÉ ET NOTRE CORDE AU COU. Alors je vous pose une question simple : est-ce que vous ĂȘtes prĂȘts Ă  vous battre ? » David Mvondo se leva le premier, suivi comme un seul homme par DoucourĂ©, Lopes, puis par l’intĂ©gralitĂ© du vestiaire. Debout, les poings serrĂ©s, le groupe venait de sceller son union sacrĂ©e.

Les jours suivants furent d’une intensitĂ© folle Ă  la Bastide. Les sĂ©ances vidĂ©o se multipliĂšrent jusqu’à point d’heure, les entraĂźnements devinrent plus exigeants, plus agressifs, plus compĂ©titifs. La menace pesant sur leur entraĂźneur avait rĂ©veillĂ© chez ces jeunes Crocos un orgueil fĂ©roce et une rage insoupçonnĂ©e. Sur le tableau blanc du vestiaire, une phrase au feutre noir rĂ©sumait dĂ©sormais l’état d’esprit gĂ©nĂ©ral : « Personne ne viendra nous sauver. »

Pendant ce temps, l’étincelle gagnait les tribunes des Antonins et les rĂ©seaux sociaux oĂč les supporters, sĂ©duits par la bravoure de cette Ă©quipe qui refusait d’abandonner, lançaient le mouvement #TeamValette.

Le mois d’octobre pointait enfin son nez avec trois finales au programme : Laval, le Paris FC et Dijon. Tard dans la nuit, seul dans son bureau, Adrien Valette prit un feutre rouge, entoura les trois Ă©chĂ©ances sur son calendrier et Ă©crivit ces mots : « NOTRE HISTOIRE COMMENCE MAINTENANT. » Le compte Ă  rebours avait commencĂ©.

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Quel charisme !

Bien sur de lui le coach ! Va falloir assumer maintenant :smiling_face_with_sunglasses:

Un Ă©tat d’esprit qui peut permettre au groupe de franchir des montagnes ou de se casser la gueule en beautĂ© :sac:

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@volatil tu as vu
 !
@Alexmilano je crois qu’il a assumer.
@Rhino pour le moment on a franchi deux montagnes


- LA RÉVOLTE DES ANTONINS -
« Un homme peut perdre des matchs. Mais il ne peut jamais perdre ses convictions. »

Le mois d’octobre dĂ©buta dans une atmosphĂšre Ă©lectrique. Quelques jours plus tĂŽt, Adrien Valette avait quittĂ© le bureau prĂ©sidentiel avec une certitude et une menace : le NĂźmes Olympique continuerait Ă  construire avec ses jeunes, mais il n’avait que quatre semaines pour prouver qu’il avait raison, sans quoi son aventure s’arrĂȘterait brutalement. Dans les mĂ©dias, les critiques pleuvaient, les experts annonçaient dĂ©jĂ  la relĂ©gation et le fantĂŽme de SĂ©bastien Larcier planait sur la Bastide. Le football français n’attend pas les bĂątisseurs, il dĂ©vore les idĂ©alistes. Valette le savait, mais il n’avait aucune intention de cĂ©der.

Le premier rendez-vous du mois contre le Stade Lavallois ressemblait dĂ©jĂ  Ă  une finale pour la survie, et la tension Ă©tait palpable dans les travĂ©es des Antonins. Sur la pelouse, minĂ©s par le doute, les Crocodiles essayĂšrent tant bien que mal de crĂ©er le danger, mais la sentence tomba Ă  la trente-huitiĂšme minute. SUR UNE HÉSITATION DÉFENSIVE CRUELLE, BALLA SANGARÉ SURGIT ET S’EN ALLA METTRE LE BALLON AU FOND DES FILETS, CLIMATISANT NETTEMENTS LES SUPPORTERS COMPACTS. MalgrĂ© les courses folles de Lopes et l’énergie de Mvondo en seconde pĂ©riode, le score n’évolua plus. Au coup de sifflet final, quelques sifflets nourris par la peur descendirent des gradins. Dans le vestiaire, face Ă  des joueurs prostrĂ©s, la patience de Valette s’évapora pour laisser place Ă  une colĂšre froide. Pointant du doigt le classement, il martela d’une voix coupante : « Ils disent que nous n’avons pas le niveau. Ils disent que nous allons redescendre. TrĂšs bien. Alors allons leur prouver qu’ils se trompent. »

La rĂ©ponse d’orgueil Ă©clata une semaine plus tard face au Paris FC, alors que tous les journaux annonçaient l’exĂ©cution des Gardois. DĂšs le coup d’envoi, l’agressivitĂ© et la dalle nĂźmoise crevĂšrent les yeux. À la demi-heure de jeu, le stade explosa de soulagement : SUR UNE RÉCUPÉRATION HAUTE ET UN CENTRE TENDU, MAHAMADOU DOUCOURÉ PROBABLEMENT AU SOMMET DE SON ART PROPULSA LE BALLON DANS LA CAGE, INSCRIVANT LE BUT DE LA DÉLIVRANCE. La suite fut une guerre de tranchĂ©es oĂč chaque tacle fut applaudi comme un but. Dans les cages, Abdelkrim Kadri, sortit le match le plus important de sa jeune carriĂšre pour prĂ©server ce prĂ©cieux un but Ă  zĂ©ro. « On avait besoin de se rappeler qui nous Ă©tions », souffla Simon Burger au milieu d’un public en transe.

Le dĂ©placement Ă  Dijon devait dĂ©terminer si l’exploit parisien n’était qu’un feu de paille ou un vĂ©ritable nouveau dĂ©part. La rĂ©ponse fut d’une violence inouĂŻe pour les Bourguignons. DĂšs la treiziĂšme minute, Simon Burger ouvrit le score, libĂ©rant un banc nĂźmois en fusion. À LA TRENTE-ET-UNIÈME MINUTE, DOUCOURÉ TRANSFORMA UN PENALTY AVEC UN CALME IMPRESSIONNANT, AVANT QUE KELYAN GUESSOUM N’ÉLÈVE SA CARCASSE SUR CORNER POUR PLANTER LE TROISIÈME BUT JUSTE AVANT LA PAUSE. La seconde pĂ©riode se transforma en une dĂ©monstration de maĂźtrise collective oĂč Kadri, Burger et Lopes dictĂšrent leur loi. Au coup de sifflet final, devant la centaine de fidĂšles ayant fait le dĂ©placement, Adrien Valette laissa enfin Ă©chapper un sourire rare, mais profondĂ©ment sincĂšre.

Trois semaines, trois matchs, et un pari magistralement gagnĂ©. En signant deux victoires consĂ©cutives, Adrien Valette venait de sauver sa tĂȘte et de valider sa politique de la jeunesse face Ă  Rani Assaf. Dans les couloirs de la Bastide, le tĂ©lĂ©phone du coach restait dĂ©sormais silencieux, dĂ©barrassĂ© des menaces prĂ©sidentielles. Le vestiaire croyait Ă  nouveau, les supporters reprenaient leur marche, et le slogan #TeamValette inondait les rĂ©seaux.

AprÚs avoir traversé le premier grand orage de la saison, une certitude habitait désormais les Crocodiles : leur histoire ne faisait que commencer.


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T’es mignon t’as relancĂ© les derniers :joy:

Beau redressement mais ça ne servira Ă  rien si tu ne confirmes pas derriĂšre et vu le calendrier, ça va pas ĂȘtre simple !

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Oiseau de mauvaise augure. Step by step !

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@CaptainAmericka faut ĂȘtre sympa dans la vie

@volatil yep step by step !

- LE MOIS DE TOUS LES CONTRASTES -

« Certaines Ă©quipes avancent en ligne droite. D’autres progressent dans la douleur. En novembre, NĂźmes a choisi la deuxiĂšme voie. »

L’automne s’était dĂ©finitivement installĂ© sur le Gard, balayant de ses rafales glaciales les travĂ©es des Antonins. AprĂšs le superbe sursaut d’octobre, l’espoir et la confiance Ă©taient revenus dans les cƓurs gardois, mais ce nouveau mois allait se charger de rappeler une vĂ©ritĂ© immuable : EN LIGUE 2, RIEN N’EST JAMAIS ACQUIS. Les Crocodiles s’apprĂȘtaient Ă  vivre un vĂ©ritable grand huit Ă©motionnel, oscillant sans cesse entre le miracle et la correction.

La rĂ©ception de Troyes, prĂ©tendant dĂ©clarĂ© Ă  la montĂ©e, mit d’ailleurs immĂ©diatement les nerfs du public Ă  rude Ă©preuve. Trop friables, les NĂźmois coulĂšrent en moins d’une heure face au rĂ©alisme de Filip MarchwiƄski, auteur d’un doublĂ© clinique. ALORS QUE LES TRAVÉES COMMENÇAIENT À SE VIDER DEVANT CE DEUX BUTS À ZÉRO EN FAVEUR DE L’ESTAC, LA JEUNE GARDE SUT RE SUSSITER : SIMON BURGER RÉDUISIT LE SCORE À LA SOIXANTE-TREIZIÈME MINUTE AVANT QUE YOHAN CASSUBIE N’ARRRACHE UN NUL MIRACULEUX À LA QUATRE-VINGT-SIXIÈME MINUTE DANS UN STADE EN FUSION. Malheureusement, cette force de caractĂšre s’évapora une semaine plus tard au Stade Michel-d’Ornano. Pourtant transfigurĂ©s et devant de deux buts grĂące Ă  Mahamadou DoucourĂ© et Paul Wade, les Crocos subirent un foudroyant retour de flamme du SM Caen. Tidiam Gomis par deux fois et Ali Abdi renversĂšrent totalement la vapeur pour sceller un cruel trois buts Ă  deux, plongeant le vestiaire nĂźmois dans un silence lourd de regrets et de frustrations.

La parenthĂšse de la Coupe de France faillit elle aussi tourner au cauchemar national lors du septiĂšme tour. Face aux amateurs de l’AS Illzach-Modenheim, recroquevillĂ©s hĂ©roĂŻquement sur leur pelouse, les professionnels gardois se cassĂšrent les dents pendant quatre-vingt-dix minutes face Ă  un gardien en Ă©tat de grĂące. 0-0 SCORE FINAL, ET C’EST AU BOUT D’UNE SÉANCE DE TIRS AU BUT IRRESPIRABLE QUE LE SOUFFLE RE VINT : JONATHAN ELLEMAUNDA ENVOYA LA DERNIÈRE TENTATIVE ALSACIENNE DANS LES NUAGES, QUALIFIANT LES CROCOS PAR SIX TIRS AU BUT À CINQ.

Cette survie miraculeuse fut cependant suivie d’un violent retour sur terre aux Antonins. Le leader bordelais, emmenĂ© par ses stars Barbet et Ndiaye, donna une vĂ©ritable leçon de football professionnel au promu. MalgrĂ© la rĂ©duction du score de Paul Wade juste avant la pause, la seconde pĂ©riode fut une dĂ©monstration de force des Girondins, qui s’imposĂšrent largement quatre buts Ă  un.

C’est dans ce climat de doute persistant que NĂźmes s’envola pour la Corse afin d’y dĂ©fier l’AC Ajaccio, sans se douter que le Stade François-Coty allait ĂȘtre le théùtre du match le plus fou de l’annĂ©e. MalgrĂ© l’ouverture du score prĂ©coce de DoucourĂ©, les Corses dictĂšrent leur loi et menaient confortablement trois buts Ă  un Ă  l’heure de jeu. Ce que les Ajacciens ignoraient, c’est que cette Ă©quipe de minots ne savait pas abandonner. EN L’ESPACE DE CINQ MINUTES, LE JOKER RAFIKI SAÏD CLAQUA UN DOUBLÉ STRATOSPHÉRIQUE POUR RECOLLER AU SCORE, AVANT QUE PAUL WADE NE SURGISSE À LA QUATRE-VINGT-QUINZE-SEPTIÈME MINUTE POUR OFFRIR UNE VICTOIRE QUATRE BUTS À TROIS AU BOUT DE LA NUIT. Le banc de touche traversa la pelouse, Valette leva les bras au ciel, et le parcage explosa de joie.

Au terme de ce mois de novembre Ă©reintant, les lacunes dĂ©fensives demeuraient Ă©videntes avec de lourds scores encaissĂ©s, mais les certitudes tactiques d’Adrien Valette tenaient bon. PortĂ© par un Paul Wade en Ă©tat de grĂące, un DoucourĂ© toujours aussi indispensable et l’impact dĂ©cisif de Rafiki SaĂŻd, le groupe venait de s’offrir une Ăąme. Face aux camĂ©ras, le coach nĂźmois ne put masquer son immense fiertĂ© en glissant un regard vers ses joueurs : « Nous sommes encore loin d’ĂȘtre parfaits, mais je commence enfin Ă  voir une vraie Ă©quipe. » Les Crocodiles avaient appris Ă  souffrir ensemble, et leur marche vers l’avant reprenait de plus belle.

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Tu as quand mĂȘme bien suĂ© du cul en coupe :joy:

Sinon, une dĂ©fense qui prend un peu l’eau et c’est dommage. La seule victoire fut in extremis!

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Un petit coup de mou chez les Crocos !! Tu vas finir en sac à main Lacoste si tu continues comme ça :joy:

Nan en vrai tu sembles Ă  ta place et mĂȘme si t’es encore tout proche de la zone rouge, je pense que tu vas t’en sortir.

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Le projet « formation Â», c’est fascinant : tu fabriques des pĂ©pites, mais tu oublies systĂ©matiquement de former des dĂ©fenseurs.

Ce mois rĂ©sume parfaitement NĂźmes : capable de ressusciter contre Troyes, de saborder un 2-0 Ă  Caen, puis d’aller braquer Ajaccio comme si de rien n’était. Une Ă©quipe qui joue chaque match comme si elle lançait un dĂ© Ă  vingt faces.

Le plus agaçant, c’est que Valette est en train de rĂ©ussir son pari. Ce n’est pas toujours du beau football, c’est parfois du survival horror, mais le maintien qui semblait relever de la science-fiction commence sĂ©rieusement Ă  sentir la rĂ©alitĂ©.

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@toopil tous les matchs sont durs
 et oui la dĂ©fense prend l’eau

@CaptainAmericka il y aura toujours le crocos au moins
, j’espĂšre m’en sortir
 compliquĂ© avec ce prĂ©sident
 hahaha !
@volatil je ne sais pas comment dois-je prendre ton commentaire
 Encourageant mais alarmant Ă  la fois
 haha ! mais pourtant j’ai deux pĂ©pites qui sont des dĂ©fenseurs
 sauf que pas assez bon encore pour la Ligue 2
 du coup c’est un peu compliquĂ©.

- LE PRIX DE L’AVENIR -

La claque reçue Ă  domicile contre le leader bordelais n’avait pas arrangĂ© les affaires du club, mais elle n’avait en rien entamĂ© les convictions d’Adrien Valette. Moins de quarante-huit heures aprĂšs ce lourd revers aux Antonins, et malgrĂ© les montagnes russes d’un mois de novembre Ă©reintant, le jeune entraĂźneur franchissait de nouveau le seuil du bureau prĂ©sidentiel. Cette fois, ce n’était pas pour sauver sa tĂȘte, mais pour rĂ©clamer les armes qu’on lui avait promises. DerriĂšre son bureau, Rani Assaf l’attendait, une ligne de statistiques financiĂšres ouverte sur son Ă©cran.

Valette ne prit mĂȘme pas la peine de s’asseoir. Il posa ses deux mains Ă  plat sur la table, le regard braquĂ© sur son dirigeant :

Rani, il nous faut une rallonge budgétaire immédiate. Je veux restructurer entiÚrement le centre de formation et doubler la voilure sur le recrutement des jeunes de la région. On doit verrouiller les meilleurs profils du Gard avant que Montpellier ou Marseille ne nous les piquent.

Le prĂ©sident se cabra immĂ©diatement dans son fauteuil, les sourcils froncĂ©s, rejetant la demande d’un geste sec de la main :

Tu planes complĂštement, Adrien ! On vient de s’en prendre quatre Ă  la maison contre Bordeaux, les comptes sont dans le rouge, et toi, tu me demandes de jeter de l’argent par les fenĂȘtres pour des gamins qui ne joueront peut-ĂȘtre jamais en pro ? La rĂ©ponse est non. Le budget est verrouillĂ©.

La colÚre, contenue depuis des semaines, explosa alors chez Valette. Frappant du poing sur le bureau, il haussa le ton, la voix tremblante de rage face à la frilosité de son président :

Jeter de l’argent par les fenĂȘtres ? Mais ouvrez les yeux, Rani ! OĂč sont passĂ©es vos promesses de l’étĂ© dernier ? Quand vous ĂȘtes venu me chercher dans mon bureau, vous m’avez dit : « Adrien, on va tout changer, on va rebĂątir sur du solide, la Bastide va redevenir le cƓur battant du NĂźmes Olympique ». Ce sont vos mots ! C’est sur cette base qu’on a signĂ© ! Burger a dix-huit ans, Kadri en a dix-sept, et ce sont eux qui sauvent vos fesses aujourd’hui !.

Rani Assaf se leva à son tour, le visage injecté de sang, pointant un doigt menaçant :

Baisse d’un ton, Adrien ! C’est mon fric et c’est ma boĂźte ! À l’époque, on n’était pas en plein doute Ă  enchaĂźner le chaud et le froid chaque week-end ! Les promesses de juillet ne tiennent plus quand la rĂ©alitĂ© du portefeuille nous rattrape. Je ne mettrai pas un centime de plus dans la Bastide tant que le maintien ne sera pas validĂ©. Tu te dĂ©merdes avec ce que tu as !.

Travailler avec ce que j’ai, c’est ce que je fais depuis le premier jour ! rĂ©pliqua Valette, les dents serrĂ©es, s’approchant au plus prĂšs du bureau. Mais sans structures dĂ©centes, vos pĂ©pites vont se barrer gratuitement. Vous avez virĂ© Larcier pour me donner les pleins pouvoirs sportifs, alors tenez votre parole et donnez-moi les moyens de travailler, putain !

Les pleins pouvoirs sur le terrain, pas sur mes comptes bancaires ! hurla Assaf, hors de lui, la glotte dĂ©ployĂ©e. Tu as gagnĂ© deux matchs le mois dernier, tu as fait un miracle en Corse, mais tu n’es pas le roi ici ! Les infrastructures n’ont jamais rapportĂ© le moindre point en Ligue 2 !

Parce que vous n’y comprenez rien ! Vous ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez ! explosa le coach, la voix brisĂ©e par l’intensitĂ© de ses cris.

C’est alors que le prĂ©sident franchit la ligne rouge, rĂ©vĂ©lant la vĂ©ritable nature de son blocage dans un hurlement viscĂ©ral qui fit trembler les murs du bureau :

Tu veux que je te dise la vĂ©ritĂ©, Adrien ?! Tu veux savoir pourquoi je bloque tout, y compris ton inscription au diplĂŽme supĂ©rieur d’entraĂźneur ?! Parce que si je finance tes projets, si je paye ta formation de coach et que tu rĂ©ussis, tu vas te barrer au premier club huppĂ© qui va t’appeler ! Je ne vais pas dĂ©penser un centime pour te voir briller et te faire la malle en me laissant une coquille vide ! C’est pour ça que je refuse ! Tu restes dans ton cadre, et tu fermes ta gueule !

La piĂšce devint soudainement d’un calme effrayant, l’écho de cette derniĂšre confession Ă©goĂŻste vibrant encore dans l’air. C’EST À CE MOMENT PRÉCIS QU’ADRIEN VALETTE FIXA LE PRÉSIDENT AVEC UNE COLÈRE GLACIALE ET ARTICULA CHAQUE MOT COMME UNE MENACE : « SI VOUS ATTENDEZ MAI POUR RESPECTER VOTRE PAROLE ET CONSTRUIRE, IL SERA TROP TARD ET LE CLUB REDESCENDRA. J’AI TENU MA PART DU CONTRAT EN SAUVANT L’ÉQUIPE SUR LE TERRAIN, TENEZ LA VÔTRE OU LE PROJET S’ARRÊTE ICI. » Les deux hommes se dĂ©fiĂšrent du regard, la mĂąchoire serrĂ©e, conscients que la fracture entre la gestion financiĂšre paranoĂŻaque du prĂ©sident et l’idĂ©alisme acharnĂ© du coach venait d’atteindre un point de non-retour.

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Le meilleur tacle il ne vient mĂȘme pas d’un dĂ©fenseur : « je ne finance pas ta progression parce que tu pourrais rĂ©ussir ailleurs Â». LĂ , on a atteint un niveau de gestion oĂč El Presidente refuse d’arroser son jardin parce que le voisin pourrait admirer les fleurs. C’est lunaire.

C’est le genre de logique qui ferait passer un pare-brise pour un mur porteur. Aprùs, je peux comprendre la peur de voir partir un bon entraüneur
 encore faut-il commencer par en avoir un.

Et malgré tout ce cirque, Valette garde une ligne directrice cohérente. Quand un coach pense à dans trois ans pendant que son patron ne voit pas plus loin que le prochain relevé bancaire, on sait déjà lequel des deux construit vraiment quelque chose.

Au vu de ce qu’on a pu entendre dans les vidĂ©os de Romain Molina, s’il y a bien UN endroit oĂč on ne voit jamais Assaf, c’est sur son lieu de travail :kappa:

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Rani qui montre son vrai visage, comme c’est drîle :sac:

Ne compte pas sur lui, IRL comme dans le jeu c’est une burne sans nom, une couille molle !

Continue à te débrouiller seul, va décrocher ce maintien et si tes meilleurs joueurs se barrent, tant pis pour lui
 et pour toi :cold_face:

Un coach seul facebook au diable