:storygreen: :s6: Le génie de Ma’areva 🇵🇫 🇦🇺

J’aime bien voir ce Tehe là!

Le coach Papas était exactement ce qui lui fallait à ce stade de sa carrière!

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Il devrait déjà arrêter de jouer comme une bite la moitié de la saison :sac:

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On avait peur du coach lors de son arrivée mais finalement c’est le genre de brasseur de côtes qu’il lui fallait. Même s’il en manque un peu encore pour notre Tea ! C’est bien, mais peut mieux faire !

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Le début de la phrase partait bien je suis limite déçue par la fin. Le coach a un langage fleuri depuis le début et là il sort dans « l’anus » pourquoi coach ? Pourquoi ? :rofl::rofl:

Sinon, Tea a énormément besoin qu’on le remette en place pour performer. Il va se forcer et devenir titulaire indiscutable, et puis au pire il reste la Moldavie :wink:

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Responses to Readers

@celiavalencia C’est comme un enfant, il faut toujours lui rappeler certaines choses :joy:

@volatil Totalement! On pouvait penser au départ que ça allait être un enfer pour lui avec ce coach mais en fait, c’était ce qu’il pouvait lui arriver de mieux.

@gwendil35 Il ne dirait pas non :sac:

@alexgavi Oui, Godwin également. Mais Teanuanua reste bloqué dans cette partie du globe :sweat_smile:

@Julian-m Le coach peut être le tremplin dont Teanuanua avait besoin.

@Rhino Il ne faut pas trop lui en demander :sac:

@CaptainAmericka En progression et efforts à poursuivre :stuck_out_tongue:

@Lincoln6Echo La Moldavie, ce pourrait être drôle :joy: Ou pas :sarko:

Chapitre 128: Blessures en cascade

Teanuanua posa le pied sur le tarmac de l’aéroport de Papeete avec une sensation étrange de soulagement.
Il était revenu un jour plus tôt que prévu. Cette fois, il n’avait pas envie de courir immédiatement au centre d’entraînement. Il voulait profiter de ces quelques heures pour retrouver Tevava et Moeata. Il en avait besoin.
Après les derniers mois, entre le football, la pression de Perth Glory, l’éloignement de ses proches, retrouver sa famille représentait une véritable bouffée d’air frais.
Il passa une excellente soirée avec eux. Pas de football, pas de discussions compliquées, simplement des rires, des souvenirs et cette impression agréable d’être à nouveau chez lui.

Le lendemain matin, il prit la direction du centre d’entraînement de la sélection Tahitienne.
Dès son arrivée, Teanuanua retrouva cette ambiance si particulière des rassemblements internationaux, des joueurs qui se retrouvaient après plusieurs mois, des plaisanteries dans les couloirs, des discussions sur les clubs, les résultats et les voyages… Pour lui, revenir ici avait toujours quelque chose de spécial.

Mais il remarqua rapidement plusieurs nouvelles têtes.
La première était Stéphane Melaye, défenseur central de l’AS Pueu. Il sortait, paraît-il, d’une excellente saison dans le championnat local et avait suffisamment impressionné le sélectionneur pour décrocher sa première convocation.
Il y avait également Jason Malakai, que Teanuanua connaissait déjà pour l’avoir côtoyé avec les U19.
Et puis, surtout, il découvrit le nouveau troisième gardien: Jimmy Hotuarii Tavaerii.
À 25 ans, le portier de l’AS Piraé s’était imposé comme l’un des gardiens les plus en vue du championnat Tahitien. Ses performances avaient fini par attirer l’attention de Samuel Garcia, qui avait décidé de lui donner sa chance.

Mais Teanuanua remarqua surtout les absences. Et celles-ci faisaient mal… François Hapipi, de Fréjus Saint-Raphaël, n’était pas là. Djanny Diarra, du FC Borgo et ambianceur du groupe Tahitien, non plus. Kavai’ei Morgant, qui évoluait à Bayonne, manquait également à l’appel.
Trois joueurs importants, trois cadres de la sélection, trois blessés qui ne pourraient pas participer aux rencontres décisives des éliminatoires de la Coupe du Monde.
Teanuanua connaissait suffisamment l’équipe pour mesurer l’importance de ces absences. Il fallait maintenant composer sans eux.

Une autre tête familière fit toutefois son retour dans le groupe: Maxime Vial, jeune défenseur de 19 ans de l’AS Central, retrouvait la sélection après une période d’absence.
Pour le reste, Teanuanua retrouvait une bonne partie de ses compagnons habituels: Nino était là, Vatea aussi, Mark, Steve, Hirinai, Louis, Temehani, Franck, Nicolas, Eddy, Marwane et Manuarii étaient également présents.

Teanuanua eut à peine le temps de poser son sac qu’une voix l’interpella. Il se retourna. Samuel Garcia venait à sa rencontre avec un grand sourire: « Bienvenue, mon Tea. Ça va? »
« Très bien, coach. Ça fait plaisir d’être là. »

Garcia lui donna une tape amicale sur l’épaule.
« Va poser tes affaires. Tu connais la maison. »

Teanuanua sourit. Il connaissait effectivement les lieux par cœur. Il récupéra ses affaires et se dirigea vers sa chambre.
Lorsqu’il ouvrit la porte, il retrouva immédiatement ses marques et surtout, son binôme.
Vatea était déjà installé: « Ah! Enfin! Tu es le dernier arrivé! » lança celui-ci.
Teanuanua éclata de rire.

Après trois jours d’entraînement particulièrement intenses, le groupe Tahitien s’envola enfin pour les Samoa.

Deux rencontres les attendaient: la première face aux Samoa, la seconde, beaucoup plus importante, contre les Fidji. Ce serait le match décisif, celui qui pourrait déterminer si Tahiti poursuivrait ou non son rêve de Coupe du Monde.

À leur arrivée, les joueurs retrouvèrent un environnement qu’ils connaissaient déjà. Le même hôtel que lors de leur précédente venue aux Samoa, le même terrain d’entraînement, les mêmes repères.

Cette fois encore, le groupe vivait particulièrement bien.
Les anciens avaient rapidement pris les nouveaux sous leur aile et l’intégration se faisait dans la bonne humeur. Comme toujours dans les rassemblements de la sélection, les nouveaux n’échappèrent évidemment pas au traditionnel bizutage.
Chacun eut droit à son moment de gloire. Debout sur une chaise, face à tout le groupe, il fallait chanter une chanson devant des coéquipiers dont le seul objectif était de faire perdre ses moyens au pauvre joueur désigné. Entre les rires, les fausses notes et les commentaires lancés depuis le fond de la pièce, l’ambiance était rapidement devenue électrique.

Teanuanua, lui, profitait pleinement de ce rassemblement. Il se sentait en pleine forme.
Physiquement, il avait de bonnes sensations et, surtout, il était performant aux entraînements. Ses accélérations passaient bien, ses contrôles étaient propres et il retrouvait cette confiance qui lui permettait de jouer instinctivement, sans réfléchir à chaque geste.
Il voulait être titulaire. Il voulait jouer.

Un soir, après une séance d’entraînement, le coach Samuel Garcia réunit les joueurs pour leur expliquer ses intentions.
« Écoutez-moi bien. Presque tout le monde aura du temps de jeu pendant ce rassemblement. Face aux Samoa, je vais aligner une équipe avec plusieurs changements. Certains d’entre vous auront leur chance. Mais contre les Fidji, ce sera différent. Les meilleurs joueront. »

Le sélectionneur regarda ses joueurs les uns après les autres: « Alors profitez des entraînements. Donnez tout. Je veux voir qui mérite sa place pour le match le plus important. »

Ces quelques mots eurent un effet immédiat.
Dès le lendemain, l’intensité monta encore d’un cran. Les duels étaient plus engagés. Les courses plus rapides. Les joueurs se battaient pour chaque ballon comme s’il s’agissait déjà d’une rencontre officielle. Personne ne voulait laisser sa place.

Les nouveaux voulaient prouver qu’ils avaient leur place dans cette sélection. Les anciens voulaient montrer qu’ils étaient toujours indispensables. Et ceux qui étaient en concurrence pour un poste savaient qu’une bonne séance pouvait faire toute la différence.

Teanuanua, lui, ne lâchait rien. Il savait qu’il avait une carte à jouer.
Tout le monde avait compris le message de Garcia: le match contre les Samoa permettrait de faire tourner, mais celui contre les Fidji réunirait les meilleurs.
Alors chacun se donna à fond. Tous avaient le même objectif: être sur le terrain face aux Fidji.

Tahiti rêvait de poursuivre son aventure vers la Coupe du Monde.
Les joueurs le savaient. Le staff le savait. Tout le pays le savait. Mais pour continuer à rêver, il n’y avait pas de secret: il fallait gagner, être les meilleurs.

Et chacun, désormais, était prêt à tout donner pour avoir la chance de participer à ce match qui pouvait changer leur histoire.

La sélection Tahitienne

NOM POSTE ÂGE CLUB
PAAMA Nino GB 23 ans Cliftonville :nir:
DEBRUYNE Anapa GB 25 ans AS Vénus :french_polynesia:
HOTUARII TAVAERII Jimmy GB 25 ans AS Piraé :french_polynesia:
TERIIEROOITERAI Vatea D (D) 22 ans Auckland City :new_zealand:
MORALES Olivier D (D) 21 ans AS Tefana :french_polynesia:
TEHIO Mark D (C) 32 ans AS Tefana :french_polynesia:
DUMONT Yoan D (C) 22 ans AS Piraé :french_polynesia:
MELAYE Stéphane D (C) 21 ans AS Pueu :french_polynesia:
VIAL Maxime D (C) 19 ans AS Central :french_polynesia:
TANETOA Haumau D (G) 24 ans AS Piraé :french_polynesia:
TERIITEMATAUA Tahiarii D (G) 23 ans AS Central :french_polynesia:
LEMAITRE Steve MD 17 ans AS Tefana :french_polynesia:
DOUEPERE Raihiti MD 26 ans AS Dragon :french_polynesia:
VAHIRUA Hirinai MC 22 ans SC Toulon :france:
GITTON Louis MC / MOC 26 ans Napier City Rovers :new_zealand:
VAHIMENA Temehani MC / MOC / MOD 21 ans Celtic :scotland:
MALAKAI Jason MC 23 ans AS Vénus :french_polynesia:
PAPAURA Franck MOD 23 ans Halswell United :new_zealand:
MOUGIN Nicolas MOC / MOD 20 ans AS Tefana :french_polynesia:
KASPARD Eddy MOD / MOG 27 ans Rumilly-Vallières :france:
LAFARGE Marwane MOG 18 ans Le Havre AC :france:
SHAN Manuarii MOG / BT 25 ans AS Tefana :french_polynesia:
TEHAHA Teanuanua BT 21 ans Perth Glory :australia:
GARCIA Samuel Entraîneur 53 ans
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il faut passer le tour !
le véritable objectif , c’est la nouvelle zelande !

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Teanuanua ressent la pression tout de même. Avec son club déjà, où il doit réussir s’il veut poursuivre son rêve, mais aussi avec la sélection, avec l’espoir de la Coupe du Monde. Il est attendu le bonhomme !

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Oui mais maintenant il pose ses couilles comme dirait son maître à penser Papas

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It’s tiiiiiime !!! C’est maintenant ou jamais qu’il faut sortir sa grosse paire de balloches et les coller sur le front des adversaires !!

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Responses to Readers

@celiavalencia Pour ça, il faudra rouler sur les Fidji…

@alexgavi Surtout en sélection où son statut est bien plus important qu’en club

@volatil A lui de montrer la même chose sur la pelouse!

@CaptainAmericka J’ai des images bizarres plein la tête maintenant :sac:

Chapitre 129: L’obstacle Samoan

Le match contre les Samoa allait débuter.
Comme prévu, le coach Samuel Garcia avait décidé de faire tourner son effectif. Il avait néanmoins choisi de conserver quelques cadres sur le terrain, notamment Nino dans les cages, Mark, le capitaine, ainsi que Temehani au milieu de terrain.
L’équipe alignée était donc composée de Nino dans les buts, puis d’Olivier, Mark, Maxime et Tahiarii, de droite à gauche en défense, Raihiti, Louis et Temehani occupaient le milieu, tandis que Nicolas, Eddy et Manuarii étaient chargés de l’attaque.
Teanuanua, lui, prenait place sur le banc.

Tahiti entra très fort dans la rencontre. Les joueurs monopolisaient le ballon, enchaînaient les passes et repoussaient les Samoa dans leur moitié de terrain. Les duels étaient remportés avec autorité et les occasions commençaient à se multiplier.
Avant le match, Garcia avait insisté sur un point: « Attention à cette équipe. Elle n’a pas terminé demi-finaliste de la Coupe d’Océanie par hasard. »
Mais aujourd’hui, devant près de huit mille supporters Samoans venus encourager leur équipe, Tahiti semblait tout simplement trop fort. Les tribunes donnaient de la voix, les drapeaux s’agitaient et chaque intervention défensive des locaux était saluée comme une victoire. Malgré cela, les Tahitiens semblaient maîtriser la rencontre.

Jusqu’à ce qu’un fait de jeu vienne tout bouleverser… Tahiti obtint un corner. Temehani s’avança pour le tirer. Il plaça le ballon dans la surface, mais la défense Samoane parvint à repousser le danger. Le ballon fut immédiatement récupéré par un joueur local, qui lança une contre-attaque fulgurante.
En quelques secondes, les Samoans traversèrent leur moitié de terrain et dépassèrent le rond central. La défense Tahitienne fut prise de vitesse.
Olivier, dernier défenseur, se retrouva face à l’attaquant adverse. Il tenta de couper sa course avec un tacle, mais le Samoan venait d’accélérer brutalement. Le défenseur Tahitien ne toucha finalement que ses jambes.
L’attaquant s’écroula. L’arbitre siffla immédiatement. Puis il sortit le carton rouge.
Olivier resta figé quelques instants avant de porter les mains à sa tête, incrédule. Mark, en sa qualité de capitaine, se précipita vers l’arbitre pour tenter de discuter avec lui. Mais l’arbitre ne revint pas sur sa décision: Olivier était expulsé. Tahiti allait devoir jouer à dix pendant près d’une heure.

Sur le banc, Garcia réagit immédiatement: « Vatea, va t’échauffer! Tu vas rentrer! »
Vatea se leva d’un bond et partit effectuer un échauffement express. Le coach n’avait pas le temps de réfléchir davantage. Il fallait réorganiser l’équipe et combler au plus vite le vide laissé par Olivier.
Quelques instants plus tard, Vatea entra sur le terrain à la place de Raihiti, sacrifié pour permettre à la défense de retrouver son équilibre.

Tahiti devait désormais résister. Toujours 0-0, mais à dix contre onze… Les Samoa, jusque-là dominées, prirent davantage confiance. Tahiti conservait une certaine maîtrise du ballon, mais les espaces étaient moins nombreux et les occasions se faisaient plus rares.

Chaque montée offensive devait désormais être calculée. Chaque perte de balle pouvait devenir dangereuse.
Les joueurs Tahitiens se dépensaient sans compter pour compenser leur infériorité numérique. Mark multipliait les consignes, Temehani redescendait aider ses partenaires et Vatea s’efforçait de tenir son couloir tout en participant aux rares offensives.

Les Samoa commençaient à croire qu’elles pouvaient profiter de cette situation.
Mais Tahiti n’avait pas dit son dernier mot.

À la 44e minute, les Tahitiens obtinrent une nouvelle possibilité de se projeter vers l’avant. Vatea récupéra le ballon sur son côté. Il leva la tête, aperçut Temehani dans la surface et adressa un centre précis vers le second poteau.
Temehani avait parfaitement anticipé la trajectoire. Il s’éleva au-dessus de son défenseur et reprit le ballon de la tête. La frappe fut puissante et parfaitement placée. Le gardien Samoan ne put rien faire. Le ballon termina sa course au fond des filets. 1-0 pour Tahiti.

Le banc Tahitien explosa de joie. Les remplaçants se levèrent d’un seul mouvement, certains courant jusqu’au bord du terrain pour célébrer le but avec Vatea et Temehani. Garcia, lui, serra les poings avant de pousser un cri de satisfaction. À dix contre onze, Tahiti venait de prendre l’avantage.

Les joueurs se regroupèrent rapidement au milieu du terrain. Ils savaient qu’il restait encore quelques minutes à tenir avant la pause, mais ce but leur offrait un immense soulagement.
Les Samoa tentèrent de réagir immédiatement, poussées par leur public.
Tahiti recula légèrement, resserra ses lignes et défendit avec détermination. Chaque dégagement fut accueilli par les cris du banc et les encouragements des coéquipiers.
Lorsque l’arbitre siffla la mi-temps, le score était toujours de 1-0. Malgré l’expulsion d’Olivier, Tahiti avait réussi à prendre l’avantage. Et il allait maintenant falloir tenir.

Il restait encore quarante-cinq minutes à disputer en infériorité numérique, et Garcia voulait que ses joueurs fassent preuve de davantage de maîtrise: « On prend moins de risques », demanda-t-il fermement. « On garde le pied sur le ballon. On tient le match avec cette ouverture du score. Ne le laissons pas filer. »

Les joueurs acquiescèrent. Ils savaient que les Samoa allaient revenir avec de nouvelles intentions. Le public local n’avait cessé de pousser son équipe et, à onze contre dix, les Samoans pouvaient encore espérer renverser la rencontre.

Dans les tribunes, Olivier avait pris place à l’écart. Honteux après son expulsion, il n’avait pas souhaité rejoindre le vestiaire pour ce moment. Il préférait rester seul, la tête basse, à regarder ses coéquipiers tenter de conserver leur avantage.

Pendant ce temps, Garcia se tourna vers les joueurs offensifs présents sur le banc: « Tous à l’échauffement! En cas d’égalisation, vous rentrerez! »

Teanuanua se leva immédiatement avec les autres remplaçants.
À la reprise, il se retrouva donc sur le bord du terrain, en train de s’échauffer tout en gardant un œil attentif sur la rencontre. Il effectuait ses accélérations, ses étirements et ses exercices avec sérieux, mais son regard revenait sans cesse vers la pelouse.

Les Samoa étaient revenues avec une énergie impressionnante. Dès les premières secondes de la seconde période, elles imposèrent un pressing intense. Les attaquants Samoans couraient sur chaque défenseur, les milieux se projetaient rapidement et Tahiti peinait à ressortir proprement le ballon. Ils étaient acculés.
Ils subissaient vague après vague, incapables de développer leur jeu habituel. Chaque récupération était suivie d’une perte de balle presque immédiate. Le ballon semblait ne plus quitter la moitié de terrain Tahitienne.

Tahiti était dans les cordes, groggy, tel un boxeur qui encaisse les coups sans tomber, le groupe résistait pourtant.
Nino dut intervenir à plusieurs reprises.
Sur le banc, Garcia restait debout. Il observait chaque mouvement, prêt à intervenir au moindre signe de faiblesse.

Mais après un quart d’heure de pression continue, le pressing Samoan commença à s’essouffler. Les courses étaient moins tranchantes. Les lignes se distendaient. Les joueurs locaux, qui avaient dépensé énormément d’énergie pour tenter de revenir au score, commençaient à laisser des espaces.

Tahiti comprit immédiatement qu’il y avait une possibilité à saisir.
À la 62e minute, Temehani récupéra le ballon au milieu de terrain. Il se débarrassa d’un premier adversaire, puis d’un deuxième, grâce à une série de crochets et de changements de direction. Son festival permit à Tahiti de sortir de la pression et de se projeter rapidement vers l’avant.
Le joueur du Celtic transmit alors le ballon à Louis. Le milieu Tahitien accéléra immédiatement et porta le ballon vers le camp Samoan avant de lancer Nicolas en profondeur. Ce dernier prit la défense de vitesse. Il contrôla le ballon dans la surface, se mit en position de frappe et déclencha un tir puissant. Le gardien adverse repoussa le ballon, mais celui-ci revint dangereusement dans l’axe.
Eddy avait parfaitement suivi l’action. Il se trouvait sur la trajectoire et frappa à son tour, sans laisser le temps au gardien de se relever complètement.
Cette fois, le portier ne put rien faire. Le ballon termina sa course au fond des filets. 2-0 pour Tahiti.

Eddy resta quelques secondes immobile, submergé par l’émotion. Puis il leva les doigts vers le ciel, en hommage à sa grand-mère, décédée récemment. Un à un, ses coéquipiers firent le même geste.
Le but était important, mais ce moment l’était encore davantage pour Eddy. Ses partenaires l’entourèrent rapidement, partageant avec lui cette célébration silencieuse et pleine de respect.
Sur le bord du terrain, Teanuanua applaudit avec force.

Ce deuxième but avait porté un coup terrible aux espoirs Samoans. À dix contre onze, Tahiti venait de prendre une avance de deux buts. Les locaux allaient devoir inscrire trois buts pour renverser la rencontre, et leur énergie semblait désormais largement entamée.

Garcia effectua plusieurs changements avant la fin du match en faisant rentrer Hirinai, Marwane, Teanuanua et Haumau à la place de Louis, Eddy, Manuarii et Tahiarii.

Teanuanua disposait donc d’un peu plus de huit minutes pour participer à la fin de la rencontre.
Il toucha finalement assez peu de ballons. Avec deux buts d’avance, Tahiti cherchait surtout à conserver la maîtrise du match et à éviter toute mauvaise surprise. Teanuanua se contenta de respecter les consignes, de presser lorsque cela était nécessaire et de garder son équipe bien organisée. L’essentiel était acquis.

Lorsque l’arbitre siffla la fin de la rencontre, Tahiti s’imposa 2-0 face aux Samoa.
Les joueurs se regroupèrent au centre du terrain, soulagés et heureux. Ils avaient remporté ce premier match malgré l’infériorité numérique et une seconde période particulièrement difficile.
Dans les tribunes, Olivier applaudit ses coéquipiers. Mark lui adressa un signe de la main, comme pour lui rappeler que la victoire appartenait à tout le groupe.

Tahiti pouvait désormais se tourner vers la rencontre suivante: le match contre les Fidji. Une rencontre attendue depuis le début du rassemblement, une rencontre qui ressemblait déjà à une finale de groupe.

Et cette fois, Garcia n’aurait plus besoin de rappeler à ses joueurs l’importance de l’enjeu. Tout le monde le savait. Pour poursuivre leur route vers la Coupe du Monde, il faudrait gagner.



Date Compétition Match Stade Adversaire Score Perf’ de Teanuanua Note de Teanuanua
24/03/2029 Qualifications OFC Coupe du Monde 2030 Journée 03 du GB du 3e tour Apia Stadium Samoa 2-0 Rentré en jeu à la 82e minute /

NDLR: Le premier de chaque groupe s’affronte en finale de qualifications de la zone Océanie. Le vainqueur de cette finale va en Coupe du Monde 2030 en Espagne. Le perdant jouera les barrages contre les barragistes des zones CONCACAF, Amérique du Sud, Afrique et Asie.

Position
Club
Matchs Joués Victoires Nuls Défaites Différence de buts Points
1 er Fidji 2 1 1 0 +3 4 pts
2 ème Tahiti 2 1 1 0 +2 4 Pts
3 ème Samoa 2 0 0 2 -5 0 Pt
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Bravo a Tahiti de gagner en marquant à 10
:clap:

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Bien belle victoire ça !! Pour le moment l’équipe reste à portée du graal, faut continuer mais pas tous les matchs comme ça, on survivra pas nous :joy:

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Ce fut un match compliqué ! L’expulsion a changé la dynamique du match, mais Tahiti a tenu bon, et a profité de chaque occasion.
Belle victoire :smiley:

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@celiavalencia C’est le genre de match où FM aime te faire transpirer :hot_face:

@CaptainAmericka Je te rassure, moi non plus :joy:

@alexgavi Une belle victoire contre une toute petite équipe mais bien chiante à jouer.

Chapitre 130: Après la pluie…

Les quelques jours séparant le match contre les Samoa de celui contre les Fidji passèrent à une vitesse folle.

Et soudain, ils y étaient. Dans le vestiaire visiteurs de l’Apia Stadium, les joueurs Tahitiens se préparaient pour le match le plus important de leur rassemblement, celui qu’ils attendaient depuis leur arrivée aux Samoa.

La veille, Samuel Garcia avait annoncé son onze de départ. Nino garderait les cages. Devant lui, Vatea, Mark, Yoan et Haumau formeraient la défense. Steve, Hirinai et Temehani occuperaient le milieu de terrain. Et en attaque, Franck, Marwane et Teanuanua seraient chargés de faire trembler la défense fidjienne.

Cette fois, personne ne parlait vraiment. L’ambiance n’avait rien à voir avec celle du match contre les Samoa. Les plaisanteries avaient disparu. Même les joueurs habituellement les plus bavards semblaient concentrés sur leur tâche. Depuis le vestiaire, on entendait la pluie tomber sur la pelouse.
L’échauffement se fit sous cette fine pluie. La tension était palpable.

Dans le couloir menant à la pelouse, les deux équipes se retrouvèrent côte à côte avant leur entrée sur le terrain. Le silence était pesant.
Les joueurs se regardaient sans véritablement se parler. Chacun semblait enfermé dans sa bulle, conscient de l’enjeu qui les attendait.

Puis les portes s’ouvrirent. Il avait cessé de pleuvoir. Les deux équipes pénétrèrent sur la pelouse détrempée de l’Apia Stadium.

Les hymnes retentirent. La pression monta encore d’un cran.
Près de 7 000 spectateurs avaient fait le déplacement pour assister à ce choc. Quelques drapeaux Tahitiens flottaient dans les tribunes, mais les couleurs Fidjiennes étaient largement majoritaires.

Teanuanua regarda autour de lui. Il savait exactement ce qui était en jeu: une victoire et Tahiti pouvait continuer à rêver.

Pendant les salutations d’avant-match, Teanuanua croisa Dan Hall. Le défenseur Fidjien était également titulaire. Les deux hommes se serrèrent chaleureusement la main. Ils se connaissaient par cœur.
À force de s’affronter quotidiennement à l’entraînement avec Perth Glory, chacun connaissait les qualités et les habitudes de l’autre. Dan savait comment Teanuanua évoluait. Teanuanua savait comment Dan intervenait dans les duels et anticipait les appels. Mais cette fois, ils n’étaient pas coéquipiers: ils étaient adversaires. Et pendant quatre-vingt-dix minutes, leur amitié devrait être mise de côté.

L’arbitre vérifia une dernière fois les positions. Puis il siffla.
Le coup d’envoi fut donné par les Fidjiens.
Quelques secondes plus tard, Teanuanua entendit encore la voix de Garcia dans sa tête, lors de sa prise de parole dans le vestiaire: « On essaie de contrôler le ballon. C’est une équipe qui déteste courir après. Ils ne savent pas faire. »
Le message était clair: ne pas subir, ne pas se précipiter, faire courir les Fidjiens.

Dès les premières secondes, Temehani prit les commandes du milieu de terrain dans son rôle de faux numéro 10. Il décrocha, demanda le ballon, orienta le jeu et imposa progressivement le rythme de la rencontre.

Tahiti ne voulait pas jouer dans la précipitation. Les joueurs multiplièrent les passes courtes, firent circuler le ballon d’un côté à l’autre et cherchèrent à déplacer le bloc Fidjien.
Comme Garcia l’avait demandé, Tahiti posa immédiatement le pied sur le ballon. Et, dans les premières minutes, le plan fonctionnait. Les Fidjiens commençaient à courir. Tahiti, lui, maîtrisait le rythme.

Tahiti se créa rapidement les premières occasions.
Teanuanua tenta d’abord sa chance de loin, mais sa frappe, trop centrale, fut facilement captée par le gardien Fidjien. Quelques instants plus tard, Temehani adressa un centre parfaitement dosé dans la surface, mais la défense fidjienne s’imposa dans les airs et repoussa le danger, un peu dans la panique.
Tahiti était bien entré dans son match. Les joueurs continuaient de faire circuler le ballon et empêchaient les Fidjiens de développer leur jeu.

Puis arriva la 6e minute. Devant la surface, Temehani reçut le ballon et aperçut Teanuanua qui levait le bras. Il lui transmit le ballon. Teanuanua se décala légèrement, se mit sur son pied droit et frappa. Le tir était puissant, le gardien était battu. Mais le ballon heurta le poteau… Pendant une fraction de seconde, tout le monde pensa que l’occasion était passée.
Mais le ballon, qui fusait sur cette pelouse mouillée, revint directement vers Teanuanua, comme attiré par lui. Le Mangarévien ne se posa aucune question et frappa. Cette fois, le ballon termina sa course dans le but vide. 1-0 pour Tahiti!

Les Fidjiens levèrent immédiatement les bras. Plusieurs joueurs entourèrent l’arbitre assistant, réclamant une position illicite de Teanuanua. Mais l’arbitre ne broncha pas. Le but était validé.

Teanuanua, lui, avait déjà quitté la surface.
Il courut vers son banc et sauta dans les bras de ses coéquipiers. Les remplaçants se précipitèrent vers lui tandis que Garcia fou de joie, enlaçait son staff.

Tahiti venait de frapper en premier. Et pendant plusieurs minutes, les joueurs Tahitiens ne relâchèrent pas leur étreinte. Au contraire, ils continuèrent de presser haut, récupérèrent plusieurs ballons dangereux et se procurèrent encore des occasions. Temehani donnait le rythme, Steve sécurisait le milieu et Teanuanua faisait constamment peser une menace dans le dos de la défense Fidjienne.

Tout semblait aller dans le sens de Tahiti.
Mais à la 21e minute, une action allait complètement changer l’atmosphère de la rencontre.
Tahiti obtint un corner. Temehani se chargea de le tirer. Il était mal tiré… Le ballon arriva dans la surface, au delà du 2e poteau… Dan Hall fut le premier sur la trajectoire et dégagea du pied.
Le ballon partit très loin, très, très loin. Mais Vatea était là, dans le rond central, pour couvrir. Il pouvait tranquillement récupérer le ballon et relancer son équipe. Il voulut jouer de la tête. Mais son geste fut complètement raté. Le ballon partit en arrière.
Vatea resta figé. Haumau, lui aussi surpris par cette erreur, ne put intervenir à temps. Malakai Love-Semira avait tout compris. L’attaquant Fidjien récupéra le ballon et se retrouva lancé vers le but.
D’un seul coup, les Fidjiens avaient transformé une situation défensive en énorme occasion. Love-Semira avançait. Haumau tentait de revenir. Mais il était trop tard…
Nino sortit de sa cage. Le gardien Tahitien se plaça sur ses appuis et attendit le dernier moment. Il savait que sur une telle pelouse, les appuis d’un attaquant n’était pas forcément stables et pouvaient jouer en la faveur du gardien.
Love-Semira arma sa frappe et tira. Nino plongea et détourna le ballon!
Le gardien Tahitien venait de sauver son équipe.

Love-Semira resta quelques secondes les mains sur la tête, incapable de croire qu’il venait de manquer une telle occasion. À l’inverse, Nino se releva en hurlant de joie, les poings serrés. Ses coéquipiers vinrent immédiatement le féliciter.
Le corner qui suivit ne donna rien.

Mais quelque chose avait changé. Sur la pelouse, l’atmosphère n’était plus la même. Quelques minutes auparavant, Tahiti jouait avec confiance. Désormais, les joueurs semblaient avoir peur.
L’erreur de Vatea avait réveillé les Fidjiens et, surtout, avait installé le doute dans les esprits Tahitiens.
Tahiti recula. Les Fidjiens, eux, avaient retrouvé confiance et prenaient progressivement le contrôle du match.
Ils faisaient circuler le ballon plus rapidement et cherchaient systématiquement à attaquer le côté droit de la défense Tahitienne. Vatea, encore marqué par sa bévue, semblait fébrile. Son adversaire direct le mettait constamment sous pression et parvenait à plusieurs reprises à prendre le dessus.

Depuis sa ligne de touche, Garcia criait des consignes à l’encontre de son défenseur: « Vatea! Relève la tête! Tu es bien meilleur que ce ça! »
Mais le joueur d’Auckland City avait du mal à retrouver sa sérénité et semblait écrasé par la pression.

Heureusement pour Tahiti, Nino était dans un grand soir.
À plusieurs reprises, le gardien intervint avec autorité pour repousser les tentatives Fidjiennes et préserver cet avantage si précieux.
Chaque arrêt redonnait quelques secondes de répit à ses partenaires.
Mais les minutes devenaient longues, très longues.

Tahiti ne parvenait plus à ressortir proprement le ballon. Les Fidjiens poussaient et le public donnait de la voix à chaque offensive.
Puis, enfin, l’arbitre regarda sa montre. Il porta le sifflet à sa bouche et siffla la mi-temps.

Un immense soulagement parcourut le camp Tahitien. Les joueurs rejoignirent rapidement le vestiaire alors que la pluie reprenait.

Ils menaient toujours 1-0. Mais personne ne faisait le fier.
Dans le couloir, les visages étaient fermés. Les joueurs savaient qu’ils avaient perdu le contrôle de la rencontre après avoir pourtant parfaitement commencé.

Nino avait empêché les Fidjiens d’égaliser. Et désormais, il fallait trouver une solution. Car si le score était favorable à Tahiti, sur le terrain, les Fidjiens avaient pris le dessus.

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Super début de match tout en contrôle. Mais le momentum du match a changé en quelques secondes. Malgré le but de Tea, l’homme de cette première mi-temps est Nino !
Il faut espérer que les Tahitiens, et surtout Vatea, se remettent la tête à l’endroit !

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Le suspens est à son comble

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une petite avance qu’il faut garder

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Nino a permis de laisser passer l’orage. Il faut profiter de la pause pour se remettre la tête à l’endroit et reprendre la deuxième mi-temps de la même manière que Tahiti avait commencé le match!

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Pas trop dur à mettre ce but après le retour du ballon dans ses pieds :smiley:
Mais maintenant, on change la couche, on boit un coup, on pète un coup, on souffle un bon coup et on remet UN COUP de collier !!

Faut pas lâcher bande de couilles molles ! Sortez vos couilles, posez votre teu… sur la table et giflez les avec ! Montrez leur comment on joue au football à Tahiti ! Les Fidji ça joue au foot avec un ballon ovale, pas rond !

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