Manava a bien raison de partir au Kenya, elle va bien progresser là bas.
Quant à Tea va falloir se reprendre sinon ça va retourner en réserve
On va peut-être faire un focus sur la carrière de Manava et laisser le cireur de banc ? ![]()
Eh bah voilà…Ce qui devait arriver arriva !
Maintenant Tea, tu peux prendre les lacets de tes chaussures de foot et te pendre. Sers bien fort le nœud hein ![]()
N’allons pas jusque là quand même, il ne mérite pas ça non plus
Responses to Readers
@celiavalencia Il fait toujours tout à l’envers ce Teanuanua. Vivement qu’il devienne adulte!
@Tiien Je ne vais pas écrire ce passage car @Groot va me ban ![]()
@alexgavi Tu ne lui souhaites que du malheur ![]()
@Lincoln6Echo Oui, ce n’est que le début de saison, mais il doit se reprendre!
@volatil Running Manager ![]()
@CaptainAmericka Ha ouais t’es hard, là ![]()
La fin du mois de septembre approchait. Ce matin-là, Teanuanua avait rendez-vous au siège de Perth Glory. À ses côtés se trouvaient ses deux agents, Avaro et Alessio, toujours en apprentissage.
Ce dernier avait passé plusieurs semaines à négocier avec la direction du club sous l’œil expérimenté d’Avaro. L’essentiel avait déjà été bouclé. Il ne restait plus qu’à régler quelques détails et obtenir l’accord définitif du joueur.
Tous trois furent conduits jusqu’au bureau du président. En entrant, Teanuanua fut surpris d’y trouver également Arthur Papas.
Le coach, fidèle à lui-même, était adossé contre une fenêtre, une tasse de café à la main: « Salut, ma couille », lança-t-il avec son habituel franc-parler.
Teanuanua esquissa un sourire.
Après les salutations d’usage, Robert Brij, le président, invita tout le monde à s’asseoir. Il ouvrit un dossier posé devant lui et entra immédiatement dans le vif du sujet: « Teanuanua, ton contrat arrive à échéance en juin prochain. Au club, nous croyons toujours en ton potentiel. Tu n’as pas encore eu beaucoup de temps de jeu, mais nous sommes convaincus que tu peux avoir un rôle important dans les années à venir. »
Il fit glisser le contrat vers le joueur.
« Nous te proposons donc une prolongation de deux saisons supplémentaires. Si tu signes aujourd’hui, tu seras lié au club jusqu’en juin 2031. Avec une option d’une année supplémentaire que le club pourra activer s’il le juge nécessaire. »
Alessio prit alors la parole.
« Nous avons une question concernant un éventuel transfert. Que se passe-t-il si un autre club formule une offre pendant la durée du contrat? »
Robert Brij répondit sans la moindre hésitation.
« Si cette offre provient d’un club d’A-League, quel-qu’il soit, ce sera non. »
Sa réponse était catégorique.
« Nous n’avons aucune envie de renforcer un concurrent direct. »
Il nuança toutefois ses propos.
« Sauf si Teanuanua ne parvient pas à s’imposer ici et que nous estimons qu’il vaut mieux nous séparer de lui. »
Puis il poursuivit.
« En revanche, si une offre arrive de l’étranger, nous l’étudierons avec sérieux. Notre objectif n’est pas d’empêcher nos joueurs de progresser. Mais nous devons également défendre les intérêts du club. Si nous investissons sur un joueur, il est normal d’obtenir une indemnité de transfert cohérente. Nous devons y retrouver notre compte financièrement. »
Arthur Papas intervint alors.
« Soyons honnêtes… Perth Glory est un tremplin. Pour beaucoup de jeunes Australiens, mais encore plus pour les joueurs étrangers comme toi. Notre boulot, ce n’est pas d’enfermer vos petits culs ici. »
Il pointa successivement le président.
« Si le boss est satisfait du montant proposé et que, de mon côté, j’estime avoir suffisamment de solutions pour remplacer un départ, je ne vois aucune raison de bloquer un joueur. »
Son regard se posa sur Teanuanua.
« On sait que ton rêve, c’est l’Europe. »
Il esquissa un léger sourire.
« Si une offre sérieuse arrive et qu’elle convient au club, je pense pouvoir parler au nom du boss en disant qu’on ne t’empêchera pas de partir. »
Robert Brij acquiesça.
« Exactement. Mon objectif est de faire grandir Perth Glory. Et, dans notre modèle économique, les ventes de joueurs constituent l’un des principaux leviers de développement. »
Il regarda Teanuanua droit dans les yeux.
« Tu découvriras que c’est le fonctionnement de beaucoup de clubs. Je sais que cela donne parfois l’impression que les joueurs ne sont que des marchandises… Et, malheureusement… Cette impression est souvent assez proche de la réalité. »
Arthur Papas éclata alors de rire.
« Et c’est pareil pour les entraîneurs, bordel! »
Toute la pièce sourit. Même Robert Brij ne put retenir un léger rire. L’atmosphère, jusque-là très formelle, venait soudainement de se détendre.
Le président reprit la parole.
« Bien entendu, cette prolongation s’accompagne d’une revalorisation salariale. »
Il fit glisser une nouvelle page du contrat vers Teanuanua.
« Elle reste modérée, mais elle récompense la confiance que nous avons en toi. »
Il tourna une autre feuille.
« Nous avons également ajouté une prime de but. On espère que tu nous coûteras très cher de ce côté-là. »
Quelques rires détendirent l’atmosphère.
Robert Brij laissa ensuite le contrat ouvert devant le joueur.
« Prenez le temps de le relire. Si vous souhaitez modifier ou ajouter quelque chose, c’est le moment. »
Avaro fut la première à intervenir.
« Nous aimerions discuter d’une éventuelle clause libératoire. »
Le président secoua immédiatement la tête.
« Non. Je refuse d’en intégrer une. »
Il prit quelques secondes pour expliquer son raisonnement.
« Aujourd’hui, la valeur marchande de Teanuanua est encore relativement basse. Si je fixe une clause maintenant, je serai obligé de la placer au-dessus de sa valeur actuelle. C’est logique! Mais imaginons qu’il explose dans un an. Sa valeur peut doubler… voire tripler. »
Il tapota le dossier du doigt.
« Dans ce cas, cette clause deviendrait un cadeau fait au club acheteur. Ce n’est pas dans l’intérêt de Perth Glory. »
Puis il conclut d’un ton plus conciliant: « Je préfère rester fidèle à ce que j’ai dit tout à l’heure. Toute offre sérieuse sera étudiée avec honnêteté. »
Alessio acquiesça. Il jeta un regard vers Teanuanua avant de sourire.
« De toute façon, nous parlons d’un éventuel transfert… Mais pour le moment, Tea ne joue quasiment pas. Les offres ne risquent pas de pleuvoir. »
Arthur Papas ne tarda pas à réagir.
« Exactement! Mon con, on voit que tu connais le monde du foot! »
Il pointa son index vers son attaquant.
« À toi de changer ça, ma couille. Donne-moi une bonne raison de te faire jouer. Si tu t’imposes sur le terrain, les offres arriveront toutes seules. Pas besoin de clause ou de promesses. »
Teanuanua acquiesça en silence. Il savait que le coach disait vrai.
La discussion se poursuivit encore une vingtaine de minutes.
Les échanges portèrent sur des détails juridiques, des modalités de primes, des assurances, les droits à l’image ou encore diverses clauses administratives.
Très vite, Teanuanua cessa d’essayer de tout suivre, débordé par sa méconnaissance de ces aspects juridiques.
Il laissa Alessio et Avaro échanger avec les dirigeants, conscients que ces aspects faisaient partie de leur métier.
Lorsque tout fut enfin validé, Robert Brij referma le dossier et tendit un stylo.
« Si tout le monde est d’accord… »
Teanuanua prit le stylo. Il relut une dernière fois la première page et signa.
Quelques signatures plus tard, Robert Brij lui serra chaleureusement la main. Arthur Papas fit de même: « Maintenant, plus d’excuses. Tu as du pognon, tu dois courir, mon con. »
Le jeune attaquant esquissa un sourire.
À peine la réunion terminée, quelqu’un frappa à la porte. Le community manager du club venait d’arriver.
« Tea, si tu veux bien me suivre. On va faire les photos officielles. »
Quelques minutes plus tard, Teanuanua se retrouvait sur la pelouse du HBF Park, vêtu du maillot de Perth Glory.
Le photographe lui demanda plusieurs poses: ballon sous le bras, regard vers les tribunes, bras croisés, puis une dernière avec le maillot entre les mains floqué de la date de fin de contrat.
Les flashs crépitèrent. Le club préparait déjà son annonce sur les réseaux sociaux. C’était désormais officiel. Teanuanua venait de prolonger son aventure avec Perth Glory jusqu’en 2031.
| Contrat | |
|---|---|
| Club | Perth Glory |
| Type de contrat | professionnel |
| Fin de contrat | 30/06/2031 |
| Salaire | 2 800€ mensuel |
| Numéro | 17 |
Maintenant, il va devoir se bouger pour prouver qu’il mérite la confiance du club
Peut-être ce qu’il fallait pour remettre Tehe dans le droit chemin!
Qu’il joue pas au con le Tehe. Sinon Papas va lui faire bouffer ses couilles…
Alors voilà, Tenuanua a dû jouer l’équivalent de deux mi-temps en cumulé, mais on lui colle un contrat jusqu’en 2031. À ce rythme-là, il sera amorti avant d’avoir trouvé où est le vestiaire. Et la clause libératoire refusée parce que « sa valeur peut tripler »… les dirigeants vivent vraiment avec l’espoir secret d’avoir découvert le prochain Ballon d’Or en réserve ? On comprend pourquoi le football australien ne décolle pas !
En revanche, Papas, c’est exactement le genre de coach qu’on aimerait avoir. Pas de promesses à la noix, pas de « je te donnerai plus de temps de jeu ». « Joue bien et les offres viendront. » C’est brutal, mais c’est aussi la première phrase vraiment crédible de toute la négociation. Et ça, il faut lui reconnaître entre deux couilles !
Allez Tea bouge toi le cul désormais
faut ne plus jouer la victime !
Joli récompense pour avoir été un quetard sans nom
Ca paye de laisser trainer sa bite partout ![]()
Allez, maintenant on en attend + de lui !
Très bien la revalorisation de salaire, ça va permettre de payer une plus grosse pension à son ex…
J’aime la façon dont tu as décrit les tractations !
Il s’en sort bien Tea ! Il a un contrat qui lui garantit un revenu intéressant. Si le club mise sur lui, c’est qu’il a du potentiel. Maintenant, c’est à lui de l’exploiter au mieux ![]()
Responses to Readers
@Rhino Espérons que ça le mette en confiance!
@Julian-m Oui et qu’il ait enfin confiance en son football en Australie!
@gwendil35 Au petit dej’, c’est pas mauvais il paraît ![]()
@volatil Je l’aime bien ce Papas
Il a son style, sa façon de parler, mais il semble droit et honnête!
@celiavalencia Connaissant Tea, ce sera toujours la victime de quelqu’un ![]()
@CaptainAmericka Tu attends plus de lui niveau queutard? ![]()
@Tiien Pas bête ![]()
@alexgavi Il a du potentiel, c’est sûr. Maintenant…
L’annonce fit l’effet d’une véritable déflagration en Polynésie Française. Les chaînes locales interrompirent leurs programmes habituels, les radios ouvrirent leurs journaux sur cette information, les réseaux sociaux s’enflammèrent.
Temehani venait d’entrer dans l’histoire. Le jeune prodige de Mangareva figurait parmi les trente nommés au Ballon d’Or 2028. Jamais un joueur Polynésien n’avait atteint un tel niveau de reconnaissance.
Pour beaucoup, il n’était plus seulement le phénomène de Mangareva ou le héros de la sélection Tahitienne. Il était devenu une fierté nationale. Son nom apparaissait aux côtés de ceux qui faisaient rêver la planète football: Bernardo Silva, Kylian Mbappé, Erling Haaland, Rodrigo, João Félix, etc, etc… Et, au milieu de ces immenses stars: Temehani Vahimena.
Le simple fait de voir son nom dans cette liste paraissait irréel. L’information fit rapidement l’Océanie, puis du Monde.
Elle arriva également jusqu’en Thaïlande, où Perth Glory préparait une rencontre capitale de Champions League Asiatique face à Buriram United.
Pour Arthur Papas, cette rencontre avait une saveur particulière. Quelques mois plus tôt, c’était lui qui dirigeait encore le club Thaïlandais.
Pour Teanuanua aussi, ce déplacement avait une importance particulière. Depuis sa rupture avec Manava, il retrouvait peu à peu le sourire, en partie grâce à sa prolongation de contrat. Le football redevenait son refuge.
Avant de quitter l’hôtel pour rejoindre le stade, il envoya un simple message à son meilleur ami.
Aujourd’hui, je marque en ton honneur, monsieur le nommé au Ballon d’Or!!!
La réponse ne tarda pas.
Fais-toi plaisir, mon frère.
Le soir venu, devant un stade entièrement acquis à la cause de Buriram, Perth Glory réalisa un match particulièrement solide.
Les Australiens ouvrirent le score peu avant l’heure de jeu et résistèrent ensuite aux nombreuses offensives locales.
À la 78e minute, Arthur Papas se retourna vers les joueurs qui s’échauffaient.
« Tea! Tu rentres! »
Teanuanua retira sa chasuble et entra sur la pelouse.
Il n’avait qu’une douzaine de minutes pour se montrer.
Le temps réglementaire touchait à sa fin lorsque Perth récupéra un ballon dans son propre camp. Une contre-attaque éclair se mit en place.
Pit-Boy trouva Richard Evans, qui fixa la défense avant de glisser le ballon dans l’espace. Teanuanua avait parfaitement attaqué la profondeur.
Il contrôla en pleine course. Le gardien sortit à sa rencontre. Sans paniquer, l’attaquant ouvrit son pied droit et plaça le ballon dans le petit filet opposé.
2-0. Cette fois, le match était plié. Teanuanua serra les poings avant de lever les yeux vers le ciel.
Il pensa immédiatement à Temehani. Ses coéquipiers se jetèrent sur lui.
Pour son tout premier match officiel sous les couleurs de Perth Glory, il venait d’inscrire son premier but. Un début rêvé!
Quelques jours plus tard eut lieu la cérémonie du Ballon d’Or. Sans surprise, c’est Erling Haaland qui remporta le trophée.
Le Norvégien succédait ainsi aux plus grands noms du football mondial. Temehani ne pouvait évidemment pas rivaliser pour la victoire finale.
Mais sa simple présence parmi les trente nommés constituait déjà un exploit. Mieux encore: son nom apparut à plusieurs reprises.
Les journalistes de Chine, d’Écosse et de Nouvelle-Zélande l’avaient chacun classé cinquième de leur bulletin, lui offrant trois précieux points au classement final.
Ce total ne lui permettait pas de terminer dans les premières places. En revanche, il suffisait à inscrire officiellement son nom dans l’histoire du Ballon d’Or. Pour un joueur venu de Mangareva, c’était déjà immense.
Pendant ce temps, la saison poursuivait son cours en Australie.
Lors de la première journée d’A-League face à Melbourne City, Arthur Papas décida de ne pas convoquer Teanuanua.
Depuis les tribunes, il assista à la défaite des siens, battus 2-1.
Une frustration de plus… Mais aussi une motivation supplémentaire pour gagner sa place lors des prochaines échéances.
Le calendrier s’accélérait.
À peine le temps de savourer la victoire en Thaïlande que Perth Glory reprenait déjà l’avion, cette fois en direction du Japon pour y affronter Kawasaki Frontale, grand favori du groupe en Champions League Asiatique.
Arthur Papas avait prévenu ses joueurs.
« Si on veut exister dans cette compétition, c’est ce genre de match qu’il faut savoir jouer. »
Au moment de dévoiler son onze de départ, Teanuanua vit qu’il débuterait sur le banc, au contraire de Pit-Boy qui enchaînait les titularisations.
Le jeune Mangarévien encaissa la décision sans broncher.
Il savait que la concurrence était rude et que le coach récompensait avant tout les performances à l’entraînement.
Dans un Kawasaki Todoroki Stadium presque plein, les Japonais prirent rapidement le contrôle du ballon.
Leur jeu, précis et rapide, obligeait Perth à défendre très bas.
Après plusieurs alertes, la logique fut respectée. À la 26e minute, Kawasaki ouvrit le score d’une frappe croisée imparable.
Les Australiens ne paniquèrent pourtant pas. Ils continuèrent d’attendre leur moment.
Et il arriva dix minutes plus tard. Sur une récupération dans leur moitié de terrain, Kristian Trajceski lança immédiatement Richard Evans dans la profondeur.
L’attaquant Australien traversa tout le terrain avant de tromper le gardien d’un tir parfaitement placé. 1-1.
Le banc de Perth explosa. Teanuanua fut l’un des premiers à sauter pour féliciter son coéquipier.
En seconde période, le scénario continua de surprendre. À la 64e minute, après une longue phase de possession Australienne, Perth Glory trouva enfin la faille
Un centre venu de la droite traversa la surface avant d’être repris victorieusement au second poteau. Contre toute attente, les Australiens prenaient l’avantage.
Arthur Papas ne célébra presque pas. Il se contenta d’ordonner à ses joueurs de rester concentrés.
Quatre minutes plus tard, ses craintes se confirmèrent. Kawasaki Frontale réagit immédiatement et égalisa après une superbe action collective. 2-2.
Le score ne bougea plus jusqu’au coup de sifflet final. Face au principal favori du groupe, ce match nul avait presque le goût d’une victoire.
Teanuanua, en revanche, resta sur le banc pendant toute la rencontre. Il aurait aimé entrer, mais il comprenait les choix de son entraîneur.
Quelques jours plus tard, le championnat Australien reprenait ses droits.
Face à Brisbane Roar, Arthur Papas conserva la même logique.
Teanuanua débutait une nouvelle fois parmi les remplaçants.
À la 80e minute, alors qu’il y avait 1-0, le coach lui fit signe.
« Va finir le boulot, ma couille. »
L’attaquant entra avec beaucoup d’énergie. Et, comme lors de son entrée contre Buriram United, il se montra immédiatement décisif.
À la 86e minute, Richard Evans récupéra un ballon dans la moitié de terrain adverse avant de servir Teanuanua à l’entrée de la surface. Le Polynésien contrôla, élimina son défenseur d’un crochet intérieur et enroula une frappe du pied droit.
Le ballon termina sa course au ras du poteau. 2-0. Deuxième entrée, deuxième but. Impossible de rêver meilleur rendement.
Arthur Papas resta fidèle à lui-même. Il applaudit brièvement avant de hurler à ses joueurs de rester concentrés jusqu’au bout avec ses propres termes: « Ne vous ramollissez pas du zboub! »
Cette efficacité de Teanuanua finit tout de même par convaincre le technicien Australien.
Lors de la journée suivante, contre Wellington Phoenix, Teanuanua découvrit son nom parmi les titulaires.
Dans ce système à deux attaquants, il se sentait enfin à sa place, libre de décrocher, d’attaquer les espaces et de combiner avec son partenaire, il retrouvait les sensations qui avaient fait sa force à Tahiti.
Le début de rencontre fut pourtant compliqué. Wellington ouvrit rapidement le score et prit confiance.
Mais Perth ne tarda pas à réagir.
À la 24e minute, Kristian Trajceski leva la tête avant d’adresser une magnifique passe en profondeur. Teanuanua effectua un appel croisé qui emmena avec lui les deux défenseurs centraux. L’espace ainsi libéré permit à Richard Evans de surgir plein axe. L’Australien n’eut plus qu’à conclure.
Même s’il ne figurait pas sur la feuille des statistiques, Teanuanua savait que son déplacement avait été déterminant.
La suite du match fut largement dominée par Perth Glory. Les occasions se multiplièrent. Teanuanua en eut deux immenses. À deux reprises, il se retrouva seul face au gardien. À deux reprises, il échoua…
La frustration se lisait sur son visage lorsqu’Arthur Papas décida de le remplacer à la 69e minute. En rejoignant la touche, il baissa la tête.
Le coach l’arrêta d’une main sur l’épaule.
« Ne fais pas cette tronche. Tu as fait un bon match pour une petite bite comme toi. Les buts viendront plus tard. »
Ces quelques mots suffirent à redonner le sourire au jeune attaquant. Son début de saison était encourageant. Il gagnait progressivement la confiance de son entraîneur.
Mais il connaissait aussi Arthur Papas. Avec lui, rien n’était acquis.
Au moindre relâchement, il retrouverait immédiatement le banc de touche. Alors Teanuanua continua de travailler, plus déterminé que jamais à s’imposer durablement sous les couleurs de Perth Glory.
| Date | Compétition | Match | Stade | Adversaire | Score | Perf’ de Teanuanua | Note de Teanuanua |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 11/10/2028 | AFC Champions League | Journée 02 | Chang Arena | Buriram United (THA) | 2-0 | Entré en jeu à la 78e minute, 1 but | 7.6 |
| 14/10/2028 | A-League | Journée 01 | HBF Park | Melbourne City | 1-0 | Non convoqué | / |
| 18/10/2028 | AFC Champions League | Journée 03 | Kawasaki Stadium | Kawasaki Frontale (JAP) | 2-2 | Non entré en jeu | / |
| 22/10/2028 | A-League | Journée 02 | HBF Park | Brisbane Roar | 2-0 | Entré en jeu à la 80e minute, 1 but | 7.1 |
| 27/10/2028 | A-League | Journée 03 | HBF Park | Wellington Phoenix | 1-1 | Titulaire, 69 minutes de jeu | 6.6 |
NDLR: Fonctionnement du championnat: on commence par la phase régulière. L’équipe terminant 1ere gagne sa place pour la Champions League Asiatiaque (ou le 2e si c’est Wellington Phoenix). Les 3e à 6e s’affrontent en éliminatoires de phase finale. Les vainqueurs rejoignent les 1er et 2e de la phase régulière en demi-finale de phase finale. Les vainqueurs se qualifient en finale dont le vainqueur est déclaré champion et se qualifie en Champions League Asiatique (ou le finaliste si le vainqueur a déjà terminé 1er de la phase régulière ou si ce sont les Wellington Phoenix. Auquel cas, le 2e ou 3e de la phase régulière récupère la place continentale). La dernière place en Champions League Asiatique est accordé au vainqueur de la coupe d’Australie. Les 9e au 12e de la phase régulière terminent leur saison par une finale qualificative. Les deux perdants de ces matchs sont privés de Coupe d’Australie la saison suivante.
| Position | Club |
Matchs Joués | Victoire | Nul | Défaite | Différence de buts | Points |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 er | Wellington Phoenix | 3 | 2 | 1 | 0 | +3 | 7 pts |
| 2 ème |
Sydney FC | 4 | 2 | 1 | 1 | +1 | 7 Pts |
| 3 ème | Adelaide United | 3 | 2 | 0 | 1 | +3 | 6 Pts |
| 4 ème | Western United FC | 3 | 1 | 2 | 0 | +1 | 5 Pts |
| 5 ème | Perth Glory | 3 | 1 | 1 | 1 | +1 | 4 pts |
| 6 ème | Western Sydney Wanderers | 3 | 1 | 1 | 1 | 0 | 4 pts |
| 7 ème | Newcastle Jets | 3 | 1 | 1 | 1 | 0 | 4 pts |
| 8 ème | Melbourne Victory | 4 | 1 | 1 | 2 | -1 | 4 pts |
| 9 ème | Macarthur FC | 3 | 1 | 0 | 2 | -1 | 3 pts |
| 10 ème | Melbourne City | 3 | 1 | 0 | 2 | -2 | 3 pts |
| 11 ème | Central Coast Mariners | 3 | 1 | 0 | 2 | -2 | 3 pts |
| 12 ème | Brisbane Roar | 3 | 1 | 0 | 2 | -3 | 3 pts |
NDLR: Fonctionnement de la Champions League Asiatique: les équipes sont séparés entre zone est et ouest. L’Australie est en zone est. Le premier de chaque groupe est qualifié ainsi que les 3 meilleurs 2e de chaque zone.
| Position | Club |
Matchs Joués | Victoire | Nul | Défaite | Différence de buts | Points |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 er | Perth Glory | 3 | 2 | 1 | 0 | +6 | 7 pts |
| 2 ème | Kawasaki Frontale | 3 | 2 | 1 | 0 | +4 | 7 Pts |
| 3 ème | Buriram United | 3 | 1 | 0 | 2 | -2 | 3 Pts |
| 4 ème | Kitchee SC | 3 | 0 | 0 | 3 | -8 | 0 Pt |
C’est bien, c’est ça qu’on veut!
ça commence à avoir un début de crocs !
Bonne période pour Tea. Il reste encore du boulot pour devenir LE génie de Ma’areva ![]()
Pour faire mieux que Temehani, il va falloir viser le top 5 mondial !
Putain à lire la description de ses buts, on sent qu’il a progressé dans la finition, dans le dernier geste. Ce n’est plus le petit bonhomme maladroit, il devient un vrai buteur plein de sang froid !! Faut continuer comme ça !!
Possible d’avoir les fiches de Temehani et Teanuanua ??? ![]()
Magnifique ! Tenuaua entre, marque, rentre encore, remarque. Puis quand on lui donne enfin les clés de la baraque, il vendange deux face-à-face. Le foot, c’est le seul métier où tu peux passer du statut de sauveur à celui de « ah… dommage » en vingt minutes.
Il continue à faire les bons appels même quand ça ne se voit pas sur la feuille de match. Les buts, ça fait les résumés. Les déplacements intelligents, ça fait gagner les matchs et je crois que Papas derrière ses grosses couilles a l’air d’avoir un peu de jugeote.
« T’as fait un bon match, les buts viendront. » C’est peut-être la meilleure gestion du mois. Un attaquant, c’est comme le ketchup : quand tu secoues trop, il ne sort pas. Et quand il sort… t’en as partout. (désolé pour cet à peu près :D)
Responses to Readers
@Tiien Un Tea dans cette forme-là, j’achète!
@celiavalencia Il faut qu’il poursuive sur cette lancée!
@alexgavi Heu oui, mais il est encore très très loin du top 5 mondial ![]()
@CaptainAmericka J’ai toujours beaucoup d’avance dans mes story donc oui mais pas maintenant
4 ans d’avance sur le pari autour du monde (je décris la coupe du Monde 2042 alors que dans la partie le Mondial 2046 a débuté quand j’ai joué hier soir
), 5 ans sur celle-ci et… rien du tout sur Frankyvincentsson qui est l’exception qui confirme la règle
Après, avec le concept du récit de Frankyvincentsson, je ne peux pas avoir d’avance ![]()
@volatil Alors… La comparaison avec le ketchup, j’ai pas tout compris mais je valide ![]()
Un soir, après l’entraînement, Pit-Boy passa chez Teanuanua.
À l’origine, le Mangarevien avait prévu une soirée console, comme le faisaient parfois les jeunes joueurs de l’effectif. Mais dès son arrivée, Noah balaya l’idée d’un signe de la main: « Non, laisse tomber. Je suis juste venu manger un morceau. Après, je rentre. »
Teanuanua arqua un sourcil.
« Déjà? »
« Il faut que je me couche tôt. J’ai besoin de mon quota de sommeil pour être performant à l’entraînement. »
Teanuanua éclata de rire.
« Putain… Ta vie est d’un chiant! Sérieusement, si un jour tu trouves une copine, je lui souhaite bien du courage. »
Pit-Boy leva les yeux vers lui avec son éternel sérieux.
« Une petite amie ralentirait ma carrière. Je n’ai pas le temps pour ça. »
Il marqua une courte pause avant d’ajouter, comme s’il annonçait la météo.
« Enfin… Cet été, j’ai fait l’amour avec Lea, une fille de Pitcairn. Elle a dix-sept ans, comme moi. »
Teanuanua, qui venait d’avaler une gorgée de limonade, manqua de tout recracher. Il toussa plusieurs fois avant de retrouver sa respiration. Pit-Boy le regardait sans comprendre: « Quoi? »
« Déjà, je ne t’ai rien demandé… Et ensuite, garde ce genre de détails pour toi! »
Le jeune homme haussa simplement les épaules.
« Tu m’as parlé de petite amie. Je répondais. »
Teanuanua leva les yeux au ciel.
« Vis ta vie, mon grand… Mais évite de me raconter ta vie sexuelle autour du dîner. »
Le sujet fut clos aussi vite qu’il avait commencé.
Ils terminèrent tranquillement leur repas en parlant de football, des prochaines séances d’entraînement et des exigences toujours plus élevées d’Arthur Papas.
Lorsque Pit-Boy termina son assiette et son verre de limonade, il se leva immédiatement.
« Bon, j’y vais. Il est vingt et une heures. Si je veux dormir huit heures trente, je ne dois pas traîner. »
Teanuanua secoua la tête en riant.
« Tu es vraiment un extraterrestre. »
Il accompagna son ami jusqu’à la porte. Au moment où il ouvrit la porte, il sursauta presque aussitôt. Sur le palier se trouvait une femme d’une soixantaine d’années, la voisine de palier de Teanuanua. La main levée, elle s’apprêtait manifestement à frapper. Surprise de voir la porte s’ouvrir avant même d’avoir pu toquer, elle recula d’un pas.
« Oh… Excusez-moi, je ne voulais pas vous déranger. »
Teanuanua lui adressa un sourire poli.
« Bonsoir, madame. Winston. »
Elle prit une inspiration, visiblement un peu intimidée.
« Bonsoir, monsieur Tehahe. Est-ce que je pourrais vous parler.. d’un sujet très important pour moi? »
« Heu… oui, bien sûr », répondit Teanuanua. « Vous voulez entrer? »
À peine avait-il terminé sa phrase que sa voisine se glissa rapidement à l’intérieur de l’appartement avant de refermer la porte derrière elle.
Pit-Boy, qui s’apprêtait justement à partir, resta figé sur place. La sexagénaire écarta alors doucement son manteau. Blotti contre elle se trouvait un minuscule chaton noir. Elle le prit délicatement dans ses bras avant de le tendre à Teanuanua, qui le récupéra avec une maladresse évidente. Le petit animal ne pesait presque rien.
« Madame… Qu’est-ce que… »
La voisine prit une profonde inspiration.
« Ma chatte a eu une portée il y a quelques semaines. Celui-ci… Elle l’a rejeté. Elle avait trop de petits à nourrir. »
Sa voix tremblait légèrement.
« Alors je l’ai élevé moi-même, au biberon. Jour et nuit. Aujourd’hui, il est sevré, il mange tout seul et il est en parfaite santé. Et il est très joueur. »
Elle esquissa un sourire triste.
« Tous ses frères et toutes ses sœurs ont trouvé une famille… Sauf lui. »
« Pourquoi? »
« Parce qu’il est noir. »
Elle soupira.
« Les gens disent que les chats noirs portent malheur. Personne n’en veut. »
Teanuanua secoua aussitôt la tête.
« Écoutez, madame Winston… Je ne peux vraiment pas prendre un chat. Vous savez bien que je suis footballeur professionnel. Je suis souvent en déplacement, parfois plusieurs jours d’affilée… »
« Je m’en occuperai pendant vos absences! » le coupa-t-elle immédiatement.
Elle reprit avec empressement:
« Vous m’avez déjà confié les clés de votre appartement en cas de problème. Je pourrai venir le nourrir, changer sa litière, tout faire. Ça ne me dérange absolument pas. »
Teanuanua demeurait hésitant.
« Non… Ce n’est pas raisonnable. Je ne peux pas avoir un animal. »
À ces mots, le visage de madame Winston se décomposa. Ses yeux commencèrent à s’humidifier. Un silence s’installa.
Puis Pit-Boy demanda simplement: « Vous allez en faire quoi, sinon? »
La vieille dame baissa la tête.
« Je… Je ne sais pas… »
Sa voix se brisa.
« Je ne peux pas le garder chez moi, avec sa mère. Elle continue de le repousser. Elle l’attaque. Elle va finir par le tuer. Et personne ne veut l’adopter… »
Le silence retomba. Dans les bras de Teanuanua, le chaton s’était mis à ronronner.
Quelques secondes plus tard, il attrapa l’un de ses doigts entre ses minuscules pattes avant de le mordiller. Teanuanua retira vivement sa main.
« Mais il est complètement fou, ce truc! »
« Il joue », répondit Pit-Boy avec le plus grand sérieux, comme s’il énonçait une évidence scientifique.
Mme Winston sourit timidement.
« Regardez… Il vous a adopté. Je ne l’avais encore jamais entendu ronronner comme ça. »
Teanuanua observa plus attentivement le petit animal. Il tenait presque entièrement dans le creux d’une seule main.
Sa queue, toute fine, ressemblait davantage à celle d’un rat qu’à celle d’un chat.
Son pelage était d’un noir profond, presque brillant, dans lequel apparaissaient, sous certaines lumières, de très discrets reflets roux.
Le jeune homme soupira et se mit à dire en français: « Ébène. »
Mme Winston et Pit-Boy échangèrent un regard.
« Ébène? »
« Oui. »
Teanuanua caressa doucement la tête du chaton.
« Ebony en anglais, l’ébène, en français, c’est un bois extrêmement noir. Je trouve que ça lui va bien. »
Le chaton leva aussitôt les yeux vers lui.
« Alors, ce sera Ébène! »
Il releva la tête vers sa voisine.
« Je le garde. Il est noir mais ce sera mon chat porte-bonheur pour ma carrière. »
Mme Winston porta aussitôt ses mains à sa bouche, incapable de cacher son émotion.
« Merci… Merci infiniment… »
« En revanche, est-ce que je peux vous le confier quelques jours? Le temps d’aller acheter une caisse, une litière, des gamelles… Tout ce qu’il faut. »
Le visage de la vieille dame s’illumina.
« Bien sûr! Avec plaisir! »
Elle reprit délicatement le chaton contre elle, comme si elle lui disait au revoir une dernière fois.
Pendant ce temps, Pit-Boy observait la scène sans la moindre expression. Puis, avec son sérieux habituel, il déclara: « Tu n’es déjà pas capable de t’occuper d’une femme… Alors tu tentes avec un chat? »
Teanuanua le fixa quelques secondes.
« Pit-Boy… »
« Oui? »
« Sors de chez moi avant que je change d’avis sur notre amitié. »
Pit-Boy hocha simplement la tête. Puis il sortit de l’appartement, persuadé de n’avoir rien dit de particulier.
NDLR: Pourquoi ce passage et l’apparition d’un chat dans la vie de Teanuanua. En fait, IRL, notre chat est décédé très récemment et s’appelait Ébène. Mon fils de 11 ans me voit parfois écrire cette story. Très triste de la perte de notre petite boule de poil, il m’a demandé si c’était possible de l’instaurer dans ce récit, en mémoire de notre ptit Ébène, âgé de 14 ans, donc que mon fils a toujours connu. J’ai alors instauré l’idée d’un chat pour Teanuanua. Et quand nous avions adopté Ebène, c’était presque dans les mêmes conditions que Tea. En plus, il était le seul mâle de la portée et… Personne ne voulait de ce tout petit chaton qui tenait dans une seule main! Ma femme m’avait alors demandé et on l’a intégré à notre foyer. Donc voilà pourquoi ce passage, c’était en souvenir de notre chat et sur demande du fiston. Donc Tea n’est plus seul et croyez-moi, il va très bien s’occuper de son chat ![]()


