:storyred: :s1: - La Quête Ultime

Je m’appelle Cameron Clark, j’ai 15 ans et je rêve de devenir un très grands joueurs de soccer.

Mon histoire est assez singulière, je vis à New-York, jusque là rien de bien exceptionnel si ce n’est que je ne me suis pas dirigé vers les sports traditionnels de mon pays, pas de basket, pas de football, ni de baseball donc. Ma mère est française et a rejoint mon père aux États-Unis, d’ailleurs c’est lors de ce vol que je suis née…
Oui, je fais bel et bien partie de cette toute petite population d’enfant née dans un avion. Le comble, quand on sait que ma mère était Kinésithérapeute en France… Avec donc de légères connaissances en médecine. Le risque de prendre l’avion arrivée à une certaine période de grossesse ne l’avait pas effrayé plus que ça ou plutôt qu’elle en avait eu rien à péter comme la majorité des français.

Je vous rassure, je n’ai hélas pas de billet d’avion gratuit à vie dans cette merveilleuse compagnie qu’est Air France. Quid de ma nationalité ? Là aussi rien de bien compliqué étant né dans un avion j’ai la nationalité de mes deux parents. Américain donc du côté de mon père, et français du côté de ma mère. En revanche c’est la nationalité américaine qui prend le pas sur le reste puisqu’à l’heure de ma naissance, l’avion survolait déjà le territoire américain.
Je suis donc né le 20 Octobre 2002 quelques part au dessus de Boston.

L’histoire de ma naissance je l’ai entendu des dizaines et des dizaines de fois, il faut dire que l’histoire de mes parents est elle aussi insolite. Sérieux, qu’elles étaient les chances pour qu’une kiné française originaire de Biarritz rencontre une avocat du barreau de New-York à Nice ?
Vous me direz proche du néant ? Et je serais forcé d’être d’accord avec vous !
Mais ça ne s’arrête pas là, suite à ce coup de foudre, ils ont continué à mener une relation à distance pendant près de 3 ans, se voyant qu’une seule fois pas an lorsque mon père new-yorkais prenait ses congés. D’ailleurs, je vous laisse donc imaginer à quel moment j’ai bien pu être conçu.
C’est l’annonce de ma naissance qui a un peu bouleversé leurs plans, jusqu’à présent la distance avait largement été comblé par leurs carrières respectives, ma mère à l’hôpital, mon père la tête dans ses dossiers… Mais voilà, l’arrivée d’une enfant entraîne des changements.

La question était alors de savoir où allaient-ils vivre ? Les US ? ou bien la France. Cette fois-ci l’aspect financier rentra en ligne de compte. En 2002 ma mère a 30 ans, elle est kiné depuis 9 ans et gagne environ 2300€/mois et a reçu à mettre de l’argent de côté. Mon père a de son côté autant d’année d’expérience en tant qu’avocat à New-York et a déjà gagné plus de 400 000€. Le choix est vite fait, la suite, vous la connaissez.

Ici, c’est la où j’ai grandi, rien de très luxueux étant donné le prix de l’immobilier à New-York mais il y avait un jardin. C’est sur cette cours que j’ai frappé mes premiers ballons de soccers. Des premiers pas concluant pour une passion grandissante.
Le reste de mon enfance n’a rien de bien passionnant, j’ai suivi un cursus scolaire normal, Nursery school de 3 à 5 ans, l’équivalent de l’école maternelle en France, puis, l’école élémentaire, avant d’entrer au collège en 2013.

Les années aux collèges furent géniale, et arquées tout d’abord par un déménagement à Rutherford dans le New Jersey, non loin du collège de West New-York. Marquantes car c’est au collège que commencent les championnats sportifs.

Un jardin, toujours capital afin que je puisse assouvir ma soif de ballon rond, et cette fois-ci la maison avait beaucoup plus de gueule.

Avec le temps, l’ancienne maison avait pris de la valeur ce qui avait contribué au financement de ce nouveau projet. De son côté, mon père avait déjà gagné son premier million, ma mère avait recommencé à travailler depuis mon entrée en Élémentaire et elle touchait un bien meilleur salaire qu’en France. Je grandissais sans connaître le manque d’argent, c’était une chance mais je n’allais tout de même pas m’en plaindre.
Comment est-ce que je savais ça ? Très simple, j’étais un fouineur et les chiffres me passionnait et j’avais très bien capté que mon héritage serait à ce rythme suffisant pour m’épargner les galères que comporte le fait de travailler. Il suffisait de voir mon père, il se tuait à la tâche, il était très peu à la maison, et quand je pensais qu’il avait refusé plusieurs propositions d’emplois dans de grands cabinets d’avocats uniquement pour pouvoir s’assurer quelques instants avec nous… Cela me donnait la nausée… Refuser plus de 500 000€ de salaire annuel uniquement pour avoir la chance de faire un bisous à son rejeton avant d’aller au lit pour trois heure puis repartir pour une journée identique… C’était admirable, même si je ne le comprenais pas trop encore.

Les trois années du collège passèrent vite, trois années durant lesquelles, le numéro 10 de West New-York Middle School fit étalage de ses talents pour guider le collège vers les finales du championnat d’état pendant deux ans. Deux années d’échec avant de s’offrir le titre national lors de la dernière année. Une compétition où j’avais marqué les esprits. Un sacre qui allait absolument tout changer, mais ma famille et moi étions à des années lumière de s’en douter.

Résumé

Helloooo, après un moment d’absence, je suis de retour, et prêt pour un nouveau projet !
Dans cette story pas de gestion, je suis sans emploi, mais je vais suivre avec grande attention et vous conter la vie de Cameron Clark. :slight_smile:
C’était un post d’introduction histoire de vous donner les bases, je vous laisse vous faire votre petite idée pour savoir où la carrière du jeune américain va débuter.
De mon côté je reviens très vite avec la suite ! Pour un décollage immédiat vers de nouvelles aventures

9 J'aimes
80 W Newell Ave, Rutherford, New Jersey,

23 Octobre 2017

J’ai 15 ans depuis trois jours, l’été est passé et je viens d’effectuer mon entrée au lycée à Rutherford High School, je ferais donc partie de l’équipe des Bulldogs.
Une nouvelle journée vient de se terminer et je marche tranquillement pour rentrer chez moi.
10 minutes, c’est le temps qui me sépare de mon lycée.
Arrivée devant chez moi je suis étonné de voir le SUV de mon père, habituellement il rentre que très tard dans la nuit. Je le retrouve dans le salon, une verre de vin rouge à la main, ma mère lui fait face, également avec un verre à la main.

-Salut, j’ai loupé un truc ?
-Sers toi un jus de fruit mon grand, ton père à quelques chose à célébrer ?
-Ah bon ? Il a enfin décidé d’accepter un job à la hauteur de ce qu’il mérite ?
-Tout ne tourne pas qu’autour de l’argent fils, mais on fête aujourd’hui mon deuxième million !

J’avais 15 ans, mon père était fier de son second million atteint à l’âge de 50 ans. Moi je voyais le gâchis, il bossait comme un dingue pour gagner 144 000$ par an, un montant bien inférieure à la moyenne du pays. Alors qu’avec 24 ans d’expérience et un peu d’ambition pour devenir Associé Senior, il pourrait ramener ses deux millions tous les ans… Enfin bref… je me servais un jus de pomme et j’allais les rejoindre.

!! DING DING DONG !!

Foutue sonnette, deux sons n’étaient visiblement pas assez ! Je la détestais, je me payais une de ces hontes à chaque fois que mes potes venaient à la maison. Toujours étant que je me décidais finalement à ouvrir la porte.

Face à moi, deux gars sapé comme mon père, en gros, costard cravate… Je marque un temps d’arrêt, je m’attendais pas à ça.

-Bonjour, je peux vous aider ?
-Cameron Clark ?
-C’est moi.
-Sympa la sonnette plaisanta l’homme blanc de peau, un vrai comique.
-T’es parents sont là ? ajouta le second

Je les laisse donc entrer, je me dis que vu l’accoutrement, c’est sûrement des collègues de mon père. J’ai rapidement capté en voyant la tronche que tirer mon père qu’il en était rien.

-Nous sommes désolé de faire irruption à votre domicile Monsieur et Madame Clark.
-Je suis Marques Baptista des Abreu, et voici Valdir Benedito, Directeur Sportif et Responsable du recrutement du club de l’Atletico Mineiro.

Je suis sonné, à cet instant je ne comprends rien à ce qui m’arrive tandis que les adultes de la pièce échangent quelques poignées de mains. Mes parents sont tout autant surpris que moi et ne savent pas trop sur quel pied danser. Finalement, c’est mon père, en bon avocat qui prend la parole.

-En quoi pouvons-nous vous aider ?
-Nous voulons recruter votre fils Cameron et l’inviter à rejoindre le centre de formation de l’Atletico Mineiro, Monsieur. Sa performance lors du dernier championnat ne nous a pas laissé indifférent, et nous pensons que notre club pourrait faire de lui un exceptionnel footballeur.
-Mais c’est impossible, il n’a que 15 ans, il vient de commencer le lycée… Et puis d’abord, c’est où ce club l’Atletico Mineiro ?
-Au Brésil maman ! La terre du Soccer !

Oui, accessoirement j’étais toujours là et je les voyais parler de mon cas comme si je n’étais pas là.

-Il n’est pas question que mon fils partent seul au Brésil. En plus on est même pas sur qu’il soit réellement capable de devenir professionnel. Il faut qu’il se concentre sur ses études plutôt.
-De notre côté nous en sommes certain Madame, nous avons mené notre enquête et votre histoire ne nous a pas échappé, un petit garçon née dans un avion au plus proche de Dieu et qui en grandissant montre des qualités certaines en football. Chez nous au Brésil, nous appelons cela un enfant de Dieu.

Le bougre avait bien préparé son speech, rien de mieux pour convaincre ma mère que de lui rappeler à quel point ma venue au monde était incroyable.
Mon père lui se base beaucoup plus sur des faits.

-Et concrètement quel est votre proposition ?
-Nous lui proposons un contrat jeune de 5 ans. Durant cette période votre fils percevra un salaire de 725 Real brut par mois, soit environ 190$ américains. Il aura accès à toutes les infrastructures du club afin d’atteindre son plein potentiel. L’hébergement au sein du centre est bien évidement compris. Il jouera pour commencer avec les U20 car nous pensons qu’il a les qualité pour jouer avec des joueurs plus grands que lui et que ça peut le renforcer avant d’entrer dans le grand bain.

Je trouvais que ça faisait pas beaucoup d’argent tout cela… même pas 200$ par mois, 2280$ par an… C’était moins que ce que ma mère gagnait en un mois en France ! Mais je comptais sur mon père pour négocier ce point à la hausse.

-Admettons que nous soyons d’accord pour accepter vos conditions, les études de Cameron qu’en faisons nous ?
-Nous sommes prêt à prendre en charge l’ensemble des frais de scolarité de Cameron. Que cela soit par un précepteur ou via des cours par correspondance si cela peut vous rassurer.

Et mon fric dans tout cela ? Bon et puis zut, on fonce et puis on verra plus tard pour les gros sous !

-Cameron qu’est ce que tu en dis ?
-Je veux y aller, Papa ! Maman, s’il vous plaît !
-Tu penseras également à étudier ?
-Promis !

Le reste ne fut que de simples formalités. Des contrats signées, des accolades de félicitations. Mais j’avais vraiment du mal à m’en remettre. J’allais intégrer un club brésilien, la terre des Pelé, Garrincha, Zico, Socrates, Romario, Cafu, Rivaldo, Ronaldo, Ronaldinho, Kaka, Robinho, Neymar et j’en passe. C’était vraiment incroyable mais mon histoire commençait vraiment à prendre des airs de ce manga japonais, Captain Tsubasa.
Je me souhaitais autant de réussite que ce cher Tsubasa
Je ne pouvais plus attendre, une semaine c’est tout ce qu’il me restait avant mon départ.



Belo Horizonte : Capitale de l’État de Minas Gerais

Altitude : 858m

Population: 2 375 000 habitants
10 J'aimes

27 Novembre 2017,

Belo Horizonte, Brésil

Cidade do Galo - Centre de formation de l’Atlético Mineiro

Cela fait pratiquement un mois que je suis arrivé au Brésil.
Le centre de formation est vraiment exceptionnel, le niveau d’entraînement n’a rien à voir avec celui que nous avions au collège ou même lors de mon éphémère passage au lycée.
Je m’adapte plutôt bien à la vie brésilienne. Les gars des U20 sont super sympa. Etre le seul étranger, le plus jeune de l’équipe et de loin qui plus est aurait pu être un barrière, d’autant plus que je ne pipe pas un mot de portugais. Mais ici, la seule langue c’est le Soccer.
La préparation pour la reprise du championnat le 27 Janvier bat son plein.
Entre temps pas mal de chose ont changé, en effet, mes parents ont décidé de tout plaquer à New-York afin de venir vivre au Brésil.
Tout ceci a été décidé quinze jour après mon départ des Etats-Unis et ce fut lors d’un appel visio sur Whatsapp avec ma mère que cette dernière m’appris la nouvelle:

- Nous avons décidé avec ton père de venir te rejoindre au Brésil.

C’était un point super étonnant d’ailleurs, mon père n’avait jamais manifesté le moindre envie de quitter New-York, bien trop obsédé par son emploi dans un ridicule cabinet d’avocat. Ma mère avait été obligé de quitter la France pour vivre avec lui. L’idée qu’il quitte Big Apple était vraiment un scoop.

-Après avoir discuté, on a conclu que nous avions suffisamment bossé dans notre vie pour pouvoir être auprès de toi et t’observer réaliser ton rêve.
-Mais comment vous allez faire financièrement ?
-Ne t’en fais pas pour cela, en venant au Brésil nous aurons largement de quoi pouvoir vivre toute un vie sans contrainte. Nous avons mis en vente la maison ce qui nous aidera pour la nouvelle maison.

Mon cas était assez simple à appréhender, je restais au centre et j’irais rendre visite à mes parents lorsque je le pourrais. Whatsapp resterait donc notre principal intermédiaire de communication car la saison serait longue et les vacances très courtes. Cela ne me posait pas trop de problème, jusqu’à de ce que je visite pour la première fois la maison à 1 Million de dollars qu’ils s’étaient offert. Une baraque incroyable, 360m2, un jardin avec pelouse, piscine, des baies vitrées partout afin de laisser entrer la lumière brésilienne, bref, un chef d’œuvre d’architecture tout confort dont je ne pouvais pas profiter.

Janvier 2018

La saison approchait à grand pas et le premier match du championnat de l’état de Minas Gerais avec, pour l’occasion nous étions de déplacement à Cruzeiro. Une victoire 2 but à 1 et un premier but pour moi sous les couleurs des U20 de l’ATM.

Le deuxième match arriva dans la foulée, 3 jours à peine et très bien de temps pour récupérer. Cette fois-ci nous étions à domicile à Cidade do Galo, mes parents étaient dans les tribunes. 486 spectateurs, visiblement au Brésil, les matchs juniors n’attire pas plus que ça les foules, à mes coéquipiers et moi même de changer cela. Notre avenir professionnel en dépendait.
Lors de ce deuxième match face à l’América Futbol Club, j’ajoutai deux nouveaux buts à mon compteur personnel.

Les U20 de l’ATM débutait ainsi la saison de la plus belle des manières, quant à moi, j’étais déjà lancé et je promettais de ne pas en rester là.

5 J'aimes

Mars 2018

Cela fait désormais trois mois que la saison a débuté, et cinq mois que je suis ici, au Brésil à la poursuite de mon rêve.
Le Championnat d’état se déroule à la perfection.

Championnat U20 Minas Gerais du Bresil - 2018

Nous sommes invaincu en treize rencontres et l’entente au sein de l’effectif est au beau fixe tant les résultats de l’équipe sont excellent.
En revanche, nous avons été éliminé au mois de Février de la Coupe U20 du Brésil au cours d’une double confrontation nous opposant à Gremio. Deux matchs et deux matchs nuls, cependant Gremio ayant réussit à marquer deux buts chez nous,nous éliminent.
Cela est embêtant, mais cela nous laisse plus de temps et d’énergie our préparer le Championnat National qui commence au mois de Juin et qui sera notre objectif majeur de cette année.

Notre groupe est fort, en atteste nos victoire 9-0 contre Villa Nova, 5-0 contre Tupi lors de laquelle je suis rentré en cours de jeu à la 77’ pour marquer une minute plus tard et ainsi aggraver la marche déjà bien salée. Un autre grosse victoire également face à l’URT U20. Des petits clubs venu nous défier à domicile la tête haute et qui étaient la queue entre les jambes avec presque un but pour chacun dans la musette. Mon seul regret est de ne pas avoir pu prendre part à l’ensemble de ces victoires, car en effet, ma titularisation au sein de l’équipe n’est pas encore systématique et le coach a encore tendance à sélectionner les plus âgés. Pourtant, je suis malgré tout le meilleur buteur de l’équipe et de loin… Mais c’est un fait, sur les quinze matchs disputés par l’équipe j’ai été titularisé sept fois et je suis rentré en cours de jeu trois fois. Mon total de but a pour sa part continué à augmenter depuis fin Janvier puisque je totalise désormais 10 buts marqués.

Néanmoins, je ne panique pas, je ronge mon frein c’est un fait, car j’estime mériter une place de titulaire indiscutable au sein des U20 et lorsque je remarque que le buteur titulaire de la A a marqué seulement 5 buts jusqu’à présent, cela me donne envie de brûler des étapes et d’ouvrir ma bouche. Mais mon père est là pour me ramener à la raison:

-Je sais que c’est dur pour toi et que tu aimerais plus jouer. Mais prends le temps de te former, tu n’as que 15 ans, et Rome ne s’est pas faite en un jour.
-C’est juste que je pense que j’apporterai plus en étant sur le terrain dès le début des matchs.
-Peut-être, mais toujours étant qu’à la vue des résultats de l’équipe, cela ne soit pas vraiment le cas.

La vérité était dure en attendre, mais c’était un fait, je ne pouvais espérer être titulaire chez les U20 ou intégrer le groupe Pro tant que j’aurais pas démontré que je suis capable de tenir la baraque en période creuse.

Les Pros aussi été d’ailleurs bien lancé dans leurs saisons. Ils s’étaient qualifiés en deuxième position pour la phase finale du championnat de l’état, ils s’étaient ensuite qualifiés pour la Demi-finale en battant AMG en quart de finale par 3 buts à 0. Ils étaient également qualifiés pour la quatrième tour de la Coupe du Brésil. Bref, de très bons résultats qui bloquait irrémédiablement toutes perspectives d’intégration et impossible donc je faire un quelconque appel du pied à Levir Culpi le Coach de l’équipe pro.

Un bon point cependant, mon compte en banque se portait bien. J’économise tout ce que je gagne à défaut de pouvoir me faire plaisir tant le rythme des entraînements du Coach Santana est effrayant.

5 J'aimes

Très très fan de ce début. J’étais justement entrain de réfléchir à en écrire une basée sur un joueur, c’est intéressant de confronter mes idées à ce que tu fais :slight_smile:

Moi pareil, vu qu’en j’écris deux en ce moment (patience ça arrive !)

Nous nous étions quittés sur un début d’anné 2018 tonitruant pour les U20 de l’ATM.
Nous étions en tête du Championnat de l’état de Minas Gerais, et bien que remplaçant joker de l’équipe, j’effectuais des statistiques remarquables. 10 buts en 10 matchs joués. Propre, efficace.
Depuis, nous sommes début juillet et les choses ont pas mal évolué.
J’avais commencé le mois d’Avril sur les chapeaux de roues, un doublé face à Caldense, une autre 7 jours plus tard face à Tupi, puis la disette pendant trois matchs tandis que mes coéquipiers atomisés nos adversaires sans mon aide. 5-1,5-0 ,3-0.
Je marquais, mais je n’étais pas forcément hyper régulier, cela avait le don de m’énerver, et mes concurrents directs Lucas Indio et Felipe Sousa ne manquaient pas de me le faire remarquer.

-Et bien alors le ricain ?
-On est en panne ?
-Bouclez là, vous deux.

C’était peut-être risqué de s’adresser de la sorte à des gars de 18 et 19 ans d’autant que mon portugais était encore assez approximatif, mais j’avais pour principe de ne jamais me laisser faire, d’autant plus que malgré mon irrégularité, j’avais quand même inscrit plus de buts que ces deux clowns réunis. Je devais simplement avoir un déclic.
Ce déclic, je l’ai eu le soir du 6 mai 2018, à l’Arena Independencia.

L’équipe première jouait le match aller de la finale du championnat d’état face au rival Cruzeiro et les jeunes du centre de formation avaient été invité pour l’occasion. L’ambiance ici n’avait rien à voir avec celle de nos petits matchs juniors. Le public était déchaîné et les joueurs à domicile portés par cette ferveur.
Très rapidement l’ATM pris les devants du matchs grâce à l’ouverture du score de Yimmi Chara, le colombien.
Puis, le vétéran de 38 ans et buteur titulaire de l’équipe A, Ricardo Oliveira doubla la mise.
La soirée se termina en fanfare, il restait encore le match retour, mais les pros avaient déjà posé une main sur la coupe.

De mon côté, j’avais bien observé ce match professionnel, et j’avais établit un constat. Ricardo Oliveira était le titulaire au post d’attaquant et pourtant je ne lui trouvais rien d’exceptionnel. L’âge l’avait rendu lent, mais son expérience parlait pour lui.
Je devais prendre de l’expérience, me nourrir de tout ce qui m’entourait et détruire mes rivaux…
Le lendemain… Je réalisais mon premier triplé et je marquais les esprits. Je m’impliquais également plus dans la construction du jeu, offrant quelques passes décisives en cours de route.

Puis le championnat national débuta le 5 Juin 2018. Si je restais muet lors de la première journée laissant notamment la gloire à cet imbécile de Lucas Indio pour nous avoir évité la défaite dans les tout derniers instants du match, il n’en fut rien lors de notre déplacement à Vasco de Gama où je réalisa un nouveau coup du chapeau.
Vous auriez du voir la tête d’Indio sur le banc lorsque je lui fit le signe “V” comme Victoire alors que ce dernier remplissait les gourdes. Un moment magique, mais qui m’avait valu d’être attrapé par le col par ce dernier dans les vestiaires.

-Lucas !! C’est pas bientôt fini ?! s’était exclamé le coach Santana.
-Non Coach ! Eu não aguento mais esse americano arrogante

Pauvre enfant, il en avait marre de ce et je cite “putain d’américain arrogant”. Un comble. Toujours étant que le coach n’apprécia pas trop ces propos et qu’il fut mise à pied jusqu’à la fin du mois de Juin. Un boulevard m’était tout tracé et j’allais en profiter pour inscrire cinq buts supplémentaires en l’espace de trois matchs sur cinq disputés… Nous étions toujours invaincu ! Toujours premier du championnat d’état mais Cruzeiro était en embuscade à seulement 1 point de nous. Quant au championnat national nous étions second à 2 points de Fluminense

Championnat U20 Minas Gerais du Bresil - 2018
Championnat national U20 - 2018

L’équipe professionnelle quant à elle avait plus de difficulté en rentrer dans le championnat. Ils étaient actuellement à la septième place. Ce début confirmé ce qui je pensais, malgré Ricardo, ils manquaient de puissance offensive, et je ne pouvais m’empêcher de dresser des comparaisons. Ricardo Oliveira c’était 4 buts en première division en 5 matchs et 12 buts cette saison. De mon côté, j’avais inscrit autant de buts en championnat national U20 en un match de moins, et cette saison j’avais trouvé le chemin des filets à 26 reprises…

15 Août 2018 : La surprise

-Encore Bravo pour ton match d’hier fils, tu as été impressionnant, avec ta mère nous sommes très fier de toi !
-Merci beaucoup Pap’.
-Cela reste encore serré avec Cruzeiro, ils se débrouillent plutôt bien également. Mais je vous vous vois l’emporter lors de la dernière journée à Tombense.
-Quoi qu’il arrive nous serons champion, nous avons encore subi aucune défaite et notre goal average est plus important.

TOC TOC TOC

La porte de ma chambre s’ouvrit laissant alors apparaître Coach Santana.

-Je te laisse Pap’, le coach veut me parler.
-Ok, à plus mon gra…

J’avais déjà raccroché.

-Cameron, je tenais encore à te féliciter pour ton match d’hier et pour la saison que tu réalise de manière générale. Je sais que ce n’est pas toujours facile de s’adapter à une nouvelle vie, mais tu as laissé ton talent s’exprimer et je te remercie pour tous ces efforts fournis… Ceci étant, tu ne seras pas sur la feuille de match lors du prochain match du championnat national contre Flamengo?
-Mais Coach, je ne comprends pas ? Pourquoi ? Le championnat est notre priorité je peux pas me permettre de ne pas jouer.
-Laisses moi finir tu veux ? Tu ne seras pas présent sur la feuille de match, car tu seras inscrit sur la feuille du match du match opposant les U23 à Sao Paulo.
-Vous, vous voulez dire que je change d’équipe ?
-Non, c’est un test que nous te proposons, il s’agit du dernier match de la première phase du championnat brésilien et nous souhaitons te voir à l’oeuvre en prévision de la suite. Cela t’intéresse ?

Et comment que ça m’intéresse. Cela faisait un moment que j’attendais un appel du pied du Staff pour me surclasser. J’avais une occasion rêvé de prouver ma valeur, et je n’allais pas la manquer.

Cidade do Galo 15 Août 2018 Phase 1 Championnat Brésilien U23
1 Buts 0
ATM SPO
Cameron Clark (48)

Pari gagné ? La suite nous le dirait.


18 Août 2018

Nous l’avons fait ! Nous avons résisté à la pression et nous terminons Champion de l’Etat de Minas ! Un bel accomplissement d’autant plus que nous avons réalisé l’exploit de terminé le championnat invaincu ! Je n’ai pas marqué lors de cette ultime journée, j’étais sans doute encore un peu fatigué de mon précédent match avec les U23, fort heureusement j’avais conclu mon championnat en beauté lors de la journée précédente, lors de laquelle j’avais mis Cidade do Galo en feu avec un nouveau triplé, mon quatrième de la saison.

Prix de consolation à mon manque de réalisme lors de cet ultime match de championnat d’état ? Je finissais malgré tout meilleur buteur avec 27 réalisations, un bel accomplissement pour une première saison, encore mieux, des spécialistes dont le métier était d’attribuer des notes aux joueurs avaient évalué ma saison à un très beau 8,36 de moyenne ! Bien loin du jeune Caio, 17 ans et avant-centre des U20 de Cruzeiro avec ses 18 buts inscrits qui finissait donc deuxième avec une note de 7,80.

Mes prestations avaient suffit à calmer définitivement les plus âgés qui étaient bien contraint d’accepter l’inévitable. Le ricain était plus fort qu’eux. Nous étions néanmoins soudés, et déterminés à aller plus loin encore. Il nous fallait remporter le championnat national. C’est ce que le coach nous rappela lorsque le moment d’aller prendre la douche arriva.

-Bravo les gars, c’est très bien ! Nous avons gagné le championnat de Minas, mais n’oubliez pas notre objectif majeur cet saison qui est de gagner le championnat national. Nous sommes actuellement troisième alors je ne veux pas vous voir vous relâcher !
-OUI !! avions nous tous crier en cœur.

20 Août 2018 : Le jour où tout bascule

J’étais en train de me détendre dans ma chambre lorsque Thiago Barbosa et Cristian mes deux plus proches amis du Centre firent irruption dans ma chambre.

-Cameron ! Cameron ! Cameron ! Tu as regardé les news mercato ?!
-Non, pourquoi ? Il y a du lourd qui se prépare en Europe ?
-Tu devrais vraiment regarder ajouta Tiago.

M’exécutant, j’attrapai mon ordi et alla sur le net à la recherche de l’info si exceptionnel qu’elle était capable de mettre mes deux coéquipiers dans tous leurs états.


- Quoi !!!

J’étais à la frontière entre la colère et la joie. La colère, car le club avait refusé cette offre sans me consulter. La joie, car un grand club européen semblait s’intéresser à moi, et tout d’un coup j’envisageais toutes les possibilités. Jouer avec Neymar la superstar brésilienne, jouer avec Mbappé le prodige français récemment sacré champion du monde avec la France…

- Désolé les gars, je dois appeler mes parents.

S’en était suivi une longue conversation avec mes parents. Mon père, ex-avocat, n’entendait pas laisser passer cela, et rapidement, une réunion avec Marques Baptista le Directeur Sportif du club fut organisée.

-Nous avons conscience que nous ne parviendrons pas à garder Cameron ici éternellement, votre fils est bien trop talentueux pour le championnat brésilien. Sa saison, et sa récente performance avec les U23 l’ont démontré. Néanmoins, si nous avons refusé cette offre c’est parce que nous savons qu’elle n’était pas à la hauteur de sa valeur sur le marché. D’autant plus que d’autre grands clubs européen comme Liverpool ou Manchester City ont manifesté leurs intérêts pour Cameron.
-12 Millions de Réal cela ne vous suffit pas ? Vous cherchez à faire du fric sur le dos d’un gamin de 15 ans ? C’est ce que vous êtes en train de me dire Marqués. Et combien pouvez-vous en tirer selon vous ?
-Au moins, 23 millions Pap’, c’est ma valeur actuelle d’après le site français Transfermarkt.

J’avais pris le soin, de me renseigner histoire de pas être complètement à la rue dans cette conversation business.

-23 Millions de Réal ? C’est insensé…
-Est-ce que vous pouvez me promettre d’accepter une offre à la hauteur de vos attentes ?
-Oui, continues sur ta lancé sur le terrain et je peux t’assurer que je ne m’opposerai pas à la poursuite de ton rêve.
-Si c’est ce que mon fils veut alors je l’accepte, néanmoins, nous conviendrons d’un prochain rendez-vous afin de parler de l’augmentation salariale de Cameron. S’il peut réellement vous rapporter 23 Millions de Réal, il est grand temps qu’il commence à un peu mieux gagner sa vie.

Papa, je t’aime. Enfin, je le pensais mais je n’avais pas osé le dire en publique.

24 Aout 2018

Coup de Tonerre au Brésil, le Président Marqués était décidément un AS dans ce milieu.
4 Jours, c’était le temps qu’il avait fallu au PSG pour formuler une nouvelle offre. Cette fois-ci cette dernière était nettement plus à la hauteur des ambitions des dirigeants.
69 Millions de Réal bonus inclus soit un peu plus de 16 millions d’euros et comme il l’avait promis Marqués tenu parole.

- Allô Peter ?

Peter, c’est mon père, je crois pas l’avoir déjà mentionné. Maintenant vous le savez.

-C’est Marqués, comme je vous l’avais promis, le Paris Saint-Germain est revenu à la charge pour Cameron et nous avons décidé d’accepter leur offre. Le Directeur Sportif Parisien Antero Henrique sera à Belo Horizonte dans quelques jours pour toutes les modalités. Cameron signera son contrat parisien à ce moment là.
-Très bien entendu.

31 Août

J’ai les mains moites, j’ai également un peu le stress, c’est aujourd’hui que les choses vont devenir très sérieuse pour moi.
J’étais pourtant beaucoup plus sûr de moi la veille lorsque j’avais eu mes parents au téléphone.

-Comment ça va Champion ? Prêt pour demain ?
-Et comment ! Je suis impatient de rentrer dans le business, d’ailleurs Pap’ ça te dérange pas si j’essaye de mener les débats ? Je voudrais engendrer de l’expérience et je serais moins déstabilisé de savoir si t’es en backup.
-Si tu y tiens je n’y vois aucuns inconvénients.

Mais aujourd’hui, je la ramenais clairement pas, nous étions dans le bureau de Marqués, et nous attendions l’arrivée de Monsieur Henrique, le rendez-vous avait été fixé à 13h30. Il était 13h45, lorsque la secrétaire de Marqués laissa entrer le Directeur sportif parisien.

-Marqués , mon ami comment vas-tu ?
-Antero, tu as fait bon vol ?
-Impeccable, le Brésil est toujours aussi agréable, je ne m’en lasse pas ! Alors, elle est où notre pépite.
-Antero, je te présente Cameron Clark et son père Peter Clark.
-Et bien, bonjour Messieurs, c’est un plaisir de faire avec avec vous.

Nous échangèrent quelques amabilités avant de rentrer dans le vif du sujet.

- Concernant ta venue à Paris Cameron, nous avons des infrastructures derniers cri, tu pourras t’y développer et atteindre ton plein potentiel tout en évoluant avec les U19 jusqu’à ce que tu puisse rejoindre le groupe pro. Le niveau français chez les juniors est d’un très bon niveau et je suis persuadé que tu y trouveras tes marques rapidement. D’autant plus que j’ai cru comprendre que ta mère était française. Elle doit être enchantée de retourner au pays.

A vrai dire, on en avait encore pas vraiment discuté. Je ne vivais pas avec mes parents alors ce genre de discussion ne faisait pas partie des sujets abordés lorsque je les avais au téléphone.

- Oui… à ce sujet, je voudrais rester ici au Brésil pour poursuivre ma formation annonçai-je timidement.

Cette annonce choqua l’ensemble des adultes présents dans la pièce. Mon père le premier, mais ce dernier ne répondit pas, il me laissait mener ma barque, comme nous en avions décidé la veille.

- Je dois avouer que je ne m’attendais pas à ça.
- Je suis désolé, c’est juste que j’estime que les entraînements ici se font dans des conditions plus difficile qu’à Paris, cela ne peut que m’être bénéfique pour plus tard. Et je dois avouer que jouer avec des U19 alors que je joue déjà en U20 ici ne m’enchante pas plus que ça… Alors, si vous me voulez vraiment pouvez-vous attendre que je puisse rejoindre le groupe Pro ?
-Sinon, nous attendrons qu’un autre club se manifeste. Il me semble que Liverpool et Manchester City étaient eux aussi sur le coup.
-C’est difficile à dire, je vais contacter mes dirigeants sur le champ pour vous donner une réponse rapide.

Il s’éclipsa de longue minutes qui restèrent silencieuses. Je pouvais voir dans les yeux de mon père toute la fierté qu’un paternel pouvait éprouver envers son fils.

Enfin, Antero Henrique réapparu et m’annonça que ma proposition avait été acceptée. C’était donc officiel, je rejoindrai le Paris Saint-Germain en Janvier 2021. Le temps de peaufiner ma formation ici, d’en finir également avec mes études afin de pouvoir rejoindre l’Europe avec 100% de mon esprit concentré sur le Soccer.
Mon contrat fut signé dans la foulée, ce n’était pas grand chose, mais je ne pouvais hélas pas avoir le beurre et l’argent du beurre.

Désormais, je n’avais qu’un objectif en tête, finir cette saison et préparer la prochaine ! Nous étions toujours second à 3 petit points de Gremio et il nous restait 5 matchs pour combler l’écart et passer devant.

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Les choses s’étaient drôlement accélérées ne serait ce que lors de deux dernière semaines d’Août. J’avais effectué un match test avec les U23 qui s’était soldé par une victoire et un but.
Par la suite, un engouement médiatique avait entouré ma personne suite aux rumeurs de transferts me concernant et qui m’envoyaient du côté de Paris au PSG. Des rumeurs fondées qui avaient abouti à un accord. Je m’envolerai pour la France en Janvier 2021. Il me restait donc un peu plus de deux ans pour me préparer.

J’avais espéré pouvoir me concentrer sur ma fin de saison en paix, mais un coup de téléphone vint brusquement interrompre mes plans.

-Allô Monsieur Clark ?
-Oui, qui est à l’appareil ?
-Sylvain Ripoll, Sélectionneur de l’équipe de France Espoir.
-C’est un honneur de faire votre connaissance Monsieur Ripoll. En quoi puis-je vous aider ?
-Et bien, j’ai eu vent de vos performances au Brésil, et j’aimerais vous sélectionner en vue de nos deux prochains matchs de Qualification pour l’Euro U21 qui aura lieu l’an prochain en Italie. Seulement voilà, j’ai cru comprendre que vous aviez également la nationalité américaine. Je me devais donc vous parler enfin de vous demandez quelle était les chances pour que vous jouiez pour la Bleus U21.
-Puisque je n’ai pas encore pris de décision, je suis disponible et prêt à relever ce nouveau challenge.
-Parfait dans ce cas, nous vous attendons à Clairefontaine Lundi 3 Septembre à partir de 10h.

Il me restait plus qu’à annoncer la nouvelle aux autres. Mes parents furent enchantés, surtout ma mère qui était née en France et qui y avait grandit jusqu’à ce qu’elle décide de rejoindre mon père aux US. Mon père lui aurait préféré que je défende le maillot américain mais il comprenait ce choix.

Les différents entraîneurs eux, furent un peu moins satisfait. Cette convocation arrivée au pire moment pour eux. La fin de saison, où toutes les équipes étaient encore en lutte pour aller décrocher le titre.
Je décidais malgré tout de m’envoler pour la France pour y découvrir un nouvel aspect de ce sport magnifique qu’est le foot. La ferveur de la sélection nationale.

Mon vol fut long, plus de 15h en content l’escale à Lisbonne. Puis l’arrivée au-dessus de la région parisienne fut magique. C’était la toute première fois que je venais en France. Une fois ma valise récupérée, une fourgonnette aux vitre teintées me récupéra devant l’aéroport d’Orly. 40 minutes de route, c’était le temps qui me séparait de l’Institution française du football.

C’était absolument somptueux, un tel décors réservé aux meilleurs du football français. Je n’en croyais pas mes yeux. A l’intérieur, la déco laissait apparaître des dizaines de photos d’anciennes gloires du ballon rond.Le Sélectionneur Sylvain Ripoll m’attendait dans l’entrée. Il me serra fermement la main et il m’invita à rejoindre ma chambre. Celle d’un certain Paul Pogba…
Puis ce fut l’heure du déjeuner, ce fut l’occasion pour le Coach de me présenter à tous les autres.
Entre temps j’avais enfilé le survêtement des bleus et j’éprouvais une fierté toute particulière.

-Bonjour à tous les gars, j’espère que vous avez passé de bonne vacances et que vous êtes prêt pour la reprise !

C’est vrai qu’en Europe, les joueurs avaient une trêve estivale. Ce qui n’était pas mon cas au Brésil, je partais de ce fait avec un handicap. Tous ici présents étaient reposé et prêt à attaquer. Moi, je venais de jouer un match quelques jours auparavant. Le défi était de taille, mais j’étais prêt à le relever.

-Je vous présente aujourd’hui la venue d’un petit nouveau Cameron Clark, réservez lui un accueil chaleureux et aidez le à s’intégrer.

Une fois n’était pas coutume, j’étais le plus jeune et de loin. J’allais avoir 16 ans le mois prochain, et face à tous ces jeunes joueurs confirmés qui devaient pratiquement tous dans des top clubs européens, je faisais pâle figure. Je fus invité à rejoindre une table, ce que je fis expressément
Je connaissais personne, en revanche ici tout le monde me connaissait suite au transfert que Paris avait réalisé pour s’attacher mes services dans le futur.
Silencieux, je me mettais un petit peu en retrait tandis qu’un véritable festin nous était servi.

-Alors Cameron, ça fait quoi d’avoir été recruté par le PSG ? me demanda un coéquipier noir de peau.
-Et bien, je suis plutôt satisfait, je ne m’attendais pas vraiment à cela, ça fait moins d’un an que je suis arrivé au Brésil, j’étais loin de me douter que cela pourrait m’arriver si rapidement.
Au fait, je suis désolé les gars, vous semblez tous me connaître, mais de mon côté je suis un peu largué.
-Pas de soucis, on comprend. Moi c’est Odsonne, je suis avant-centre pour le Celtic Glasgow.
-Moi c’est Alban, je suis gardien pour la Fiorentina en Italie.
-Houssem, je suis à Lyon, on sera peut-être adversaire lorsque tu rejoindras la France.
-Et pour finir moi c’est Matteo, mais tu peux m’appeler Matt’, et je joue pour Arsenal…

Woooaaah… Trop la classe, c’était comme je l’avais pensé. Ils imposaient le style.

Après ces brèves présentations, la suite du repas fut beaucoup moins stressante pour moi, puis, j’appris à connaître mes autres coéquipiers, puis il fut l’heure d’aller se changer pour la séance de décrassage.
Je tomba alors nez à nez avec mon camarade de chambre, il avait des gants de gardien à la main, et bizarrement sa tête me disait vaguement quelque chose.

-Oh, Cameron, salut ! C’est un plaisir de te rencontrer. Nous n’avons pas eu l’occasion de discuter. Je suis Luca.

Bordel, c’est bon ça me revenait. Mon colloc était Luca Zidane ! Je n’en revenais pas, j’étais un fan de son père. Le plus grand footballeur français de l’histoire. J’étais un peu perturbé je devais bien l’admettre.

-Enchanté Luca, il semblerait que l’on va être camarade de chambre. Tâchons de bien nous amuser.
-Tu as raison ! Je file, je te laisse te préparer on se retrouve sur le terrain.

Décidément, plus les instants passés et plus je m’amusais, cette expérience à Clairefontaine, même si elle n’était que temporaire allait être une expérience inoubliable.
Lors de ce rassemblement il était prévu que nous affrontions l’Islande et la Russie.
Mes débuts furent couronnés de succès, deux matchs et deux buts, Odsonne lui en marqua trois.

-Pas mal le nouveau pour une première expérience, mais n’oublies pas, tant que je serais là, tu ne pourras pas briller.

Quel vantard celui-là, il n’en manquait décidément pas une. Nous échangèrent une brève accolade tandis qu’il quittait le château.
Je saluais également Lucas et lui souhaitait un bon retour à Madrid.

De mon côté, je partais avec des souvenirs plein les yeux, des nouveaux numéro de téléphone, j’allais essayé de garder contact malgré la distance et le décalage horaire entre le Brésil et l’Europe. j’espérais vraiment pouvoir revenir un jour ici, mais cela ne dépendait malheureusement pas que de moi, et peut-être qui me faudrait encore attendre longtemps avant
Le Sélectionneur vint me rejoindre alors que j’étais sur le point de repartir avec la même fourgonnette qui m’avait accompagnée jusqu’ici.

-Tu as fait de l’excellent travail, je compte sur toi le mois prochain pour la fin des qualifs ?
-Avec grand plaisir Coach !

J’allais donc revenir. J’avais hâte d’y être. En revanche, cela allait être délicat d’annoncer cela à mes entraîneurs de l’ATM. Malgré tout, un mois plus tard, face au Monténégro je marquais à nouveau tandis qu’Odsonne enchaînait un nouvelle fois avec trois buts inscrits en deux matchs. Ce type était un machine. Mais je commençais à me faire à ce 4-2-2 avec Odsonne en association à la pointe de l’attaque. Mon heure de gloire viendrait. Même l’hymne nationale le disait. Ou peut-être parlait-elle plutôt de jour. Je ne savais plus.

Malheureusement, durant mes absences en sélection les choses s’étaient pas mal dégradées du côté de l’Atletico Mineiro. Les U23 ne s’étaient pas qualifiés pour la suite du Championnat national, et les U20 avaient été éliminé en Quart de finale contre les Corinthians. C’était la fin de saison des U20, nous nous retrouvions tous une dernière fois dans les vestiaires avant de partir en vacances.

-Vous pouvez être déçu de ce résultat. Souvenez-vous de ce sentiment et servez-vous en l’an prochain pour remporter le titre. Vous avez quoi qu’il en soit réalisé une très belle saison. Profitez de chaque instants pour vous reposer en vue de la saison prochaine.Merci à tous et bonne douche.

Le coach avait quitté le vestiaire, l’humidité avait rapidement envahit la pièce.

-On aurait sans doute pu gagner ce putain de titre si tout le monde avait joué le jeu jusqu’au bout. N’est-ce pas Clark ?

C’était encore Lucas Indio, ce gars commençait vraiment à m’agacer avec ses provocations grossières. Par chance, mes parents m’avaient offert un cerveau à la naissance et je comptais rester en dehors de ses caprices d’ado frustré… Il avait sa petite bande de copain avec lui qui approuvait naturellement ses paroles…
Mon ami Tiago de son côté, tenta de prendre ma défense.

-Ne vas pas trop loin Lucas, c’est bon,on est tous déçu d’avoir perdu, pas la peine d’en rajouter une couche.
-Oh mais si que je vais continuer. Je peux pas supporter ce tr… !
-Tu parles trop, j’ai été absent, je le concède et je m’en excuse auprès de vous tous les gars. Mais le football est un sport d’équipe non ? On est simplement tombé sur meilleur que nous. Ni plus ni moins.
-Peut-être que si tu n’avais pas pris la grosse tête ces derniers temps tu aurais planté plus de buts. Mais non, monsieur signe avec le PSG et va jouer avec Ney’, il joue avec les U23, il se fait convoquer en sélection nationale espoir, comment espérer qu’il puisse prendre les U20 au sérieux, sa route semble déjà toute tracé.
-Si je n’ai pas réussi à marquer… Peut-être que tu aurais pu t’en charger non ? Tu es attaquant toi aussi non ?

La discussion était terminé pour moi, je n’avais rien à ajouter. Je laissé cet imbécile en plan et partait en direction des douches. Quel crétin.
Une fois douché, je rassembla mes affaires, je m’apprêtais à sortir lorsqu’un homme pénétra dans la pièce.

Tout le vestiaire la boucla attendant les instructions de celui qui s’appelait Levir Culpi.

-Salut à tous les jeunes.
-Bonjour Coach Culpi !! nous criâmes tous en cœur.

-Je tenais juste à vous féliciter pour votre belle saison. Continuez à persévérer et vous aurez peut-être votre place chez les pros un jour.

Son regard se posa ensuite sur moi.

-Cameron, va en salle de récupération intensive. J’ai décidé que tu serais du voyage avec l’équipe A pour notre prochain match.

Une annonce qui allait définitivement enterrer ce cher Indio tandis que mes potes Cristian et Tiaso s’étaient jeté sur moi pour me féliciter.

Effectuer son premier match avec l’équipe pro était en soi quelque chose d’incroyable pour un gamin qui venait tout juste de fêter ses 16 ans.
La trajectoire que j’avais emprunté cette saison était spectaculaire, j’avais tardé à prendre mes marques, puis était devenu indiscutable. J’avais fait un test avec les U23, découvert la Sélection nationale, et voilà que maintenant je me retrouvais à jouer avec la A.
On ne pouvait pas rêver d’une meilleure fin de saison.

Là, où ça devenait encore plus exceptionnel, venait du fait que ma première chez les Pros allait peut-être avoir lieu dans le temple du football. Le stade Maracana et Rio de Janeiro face à la très bonne équipe de Fluminense. Peut-être, car j’étais remplaçant, et rien ne garantissait mon entrée en jeu.

De l’extérieur, le stade était impressionnant, mais de l’intérieur c’était encore plus incroyable. C’était ici, dans ces tribunes que toutes ma famille, Père, mère et grands parents seraient installés pour assister à mes premiers pas. Nous avions accuellit tout le monde à la maison récemment en l’honneur de mon anniversaire, et lorsque j’avais annoncé ma sélection avec l’équipe une, ils avaient tous décidé de faire le déplacement pour l’occasion.

L’heure du match approchait, les minutes avançaient à un rythme effréné tandis que pour la première fois de ma vie, je ressentais une pression écrasante sur mes épaules.
A notre retour d’échauffement, les maillots avaient été installé dans nos box respectifs, je pouvais alors voir le mien floqué de mon nom et du numéro 33.

J’avais fière allure avec ça sur le dos, mais il était à présent temps d’enfiler le survêtement et de rejoindre le banc.
La rencontre n’avait pas commencé depuis longtemps lorsque le coach s’adressa à moi:
Sans me faire prier, je m’exécutais. Peu de temps après la demi-heure de jeu, me voilà sur le terrain. Je venais de remplacer Oliveira, vraisemblablement touché.
Ma présence sur le terrain n’apporta malheureusement pas grand chose et la défaite fut inévitable. Score final: 1à 0 pour Fluminense

Le goût de la défaite avait un goût différent chez les pros. Mes jambes étaient lourdes et j’avais du mal à quitter le terrain, ce fut Oliveira, celui que j’avais remplacé qui vint m’aider à quitter l’enceinte de l’estrade, m’accordant quelques mots:

- Parfois on gagne, parfois on perds, l’important c’est la façon dont tu te relèves ensuite.

Des paroles sages d’un vétéran que j’allais noter dans un coin de ma tête. Il ne fallait pas que je baisse les bras, j’aurais ma revanche à un moment ou un autre.
Le plus tôt serait le mieux, je n’aimais pas rester sur un échec.
Pourtant, les résultats de l’équipe n’allaient pas en s’améliorant, puisque nous avions été éliminé de la Copa Sudamericana et que nous avions subi une nouvelle défaite en championnat contre les Corinthians.

Le match suivant contre Vitoria Esporte était également parti du mauvais pied. Nous avions rapidement été mené 1 à 0 après un but d’Eron à la 29’. J’avais égalisé cinq minute plus tard, ouvrant ainsi mon compteur de but avec les Pros. Mon dernier de la saison sur le sol brésilien. Eron encore lui avait enfoncé le clou peu de temps après l’heure de jeu.
Luan, fut notre sauveur, égalisant à la 80’, il évita une déconvenu supplémentaire.

Malheureusement, la déconvenue arriva ensuite et l’ATM enchaîna les contres performances. Une seule victoire en huit matchs dégringolant à la douzième place du championnat. Palmeiras soulevant le trophée cette année contre toute attente.

Comble de cette fin de saison dans le chaos, je n’avais même pas été élu meilleur joueur ou meilleur buteur du championnat national U20, laissant cette honneur à Léo Chu du Gremio. Ma place dans le onze de l’année de cette même compétition ne suffisait pas à me satisfaire.
Par chance, j’avais été appelé avec l’équipe de France Espoir au mois de Novembre. Un bon bol d’air frais qui m’avait donné la chance de sortir de cette spirale négative.

Et lors du dernier match de l’année. Je mettais un terme à mon année par un tout dernier triplé face aux Espoirs finlandais. Le temps pour des vacances bien méritées…

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Hello !!

Voilà pour la première saison ! Je part en congé Vendredi alors je voulais impérativement la terminer :slight_smile:

Comme d’habitude, n’hésitez pas à lâcher vos coms :slight_smile:

Merci à tous ceux qui ont liké et commenté cette première saison.
En espérant que la prochaine soit plus riche en trophées ! :trophy:

4 J'aimes

J’adore ton récit hâte de voir la tournure des événements :slight_smile:

Très belle saison, c’est bien raconté et bien rythmé :slight_smile: