:storygreen: :s9: đŸ‡Ș🇾 :girona_fc: L’Ascension des Enfants du Club

En championnat, l’AtlĂ©tico a mal dĂ©butĂ© mais le plus surprenant c’est en Ligue des Champions oĂč l’on voit des noms comme Barcelone, City, Madrid qui ne sont mĂȘme pas dans les barragistes. Certes il n’y a que 2 matchs mais faut immortaliser ce moment :joy:

Avec l’Espagne, ça dĂ©marre bien !

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J’adore ta nouvelle prĂ©sentation!

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@Rhino yep ! mais je trouve qu’on peut faire mieux !
@CaptainAmericka Lol ! tu as raison mais nous
 on est mal barré en LDC.
@toopil merci !

- LES MONTAGNES RUSSES D’UN MOIS D’OCTOBRE DANTESQUE -

AprĂšs une trĂȘve internationale contrastĂ©e, le retour aux affaires courantes avec Girona promettait d’ĂȘtre intense. Entre derbys catalans, dĂ©placements piĂšges en Europe et chocs monumentaux face aux cadors madrilĂšnes, ce mois d’octobre 2032 nous a fait passer par tous les Ă©tats Ă©motionnels. Une alternance parfaite de gĂ©nie tactique et de sautes de concentration rĂ©currentes.

Le dĂ©placement au Stade CornellĂ -El Prat a bien failli tourner au cauchemar. Totalement amorphes en premiĂšre pĂ©riode, nous subissons la loi de Rodrigo Ribeiro, auteur d’un doublĂ© assassin coup sur coup (44e, 47e). MenĂ©s 2-0 Ă  dix minutes du terme, l’équipe a enfin montrĂ© son visage de champion : Eloi BallestĂ© sonne la rĂ©volte (81e) avant que Pep Vilajosana n’égalise dans la foulĂ©e (83e). Un moindre mal, mais que de regrets sur le contenu.

Quatre jours plus tard nous rencontrions l’AlmerĂ­a au Stade de Girona, il n’y a pas eu de match. Une dĂ©monstration totale de force collective entamĂ©e par Abdou Jagne (30e) et Eloi Gallego (38e). En fin de rencontre, Jhon SolĂ­s s’offre un doublĂ© express (78e sur penalty, 81e) avant que le jeune Joan RamĂłn Pluvins ne vienne clore le festival dans le temps additionnel (90+4e). Le clean sheet qui fait du bien.

Une rencontre piĂ©geuse face au Real Betis oĂč nous avions pourtant pris les devants grĂące Ă  l’inĂ©vitable Eloi Gallego (27e). Mais incapable de tuer le match, Girona s’est fait punir par Martin Baturina Ă  la 63e minute. Alors qu’on se dirigeait vers un nul frustrant, Joan RamĂłn Pluvins dĂ©livre Montilivi au bout du suspense (90+4e). La rĂ©ussite du champion.

La fin du mois d’octobre a vu la machine s’enrayer brutalement Ă  l’extĂ©rieur. Au Portugal, face au FC Porto en Ligue des Champions, nous encaissons un but dĂšs la 3e minute par Kubo avant de sombrer avant la pause sur une rĂ©alisation de Baleba (41e). Score final 2-0, une prestation offensive transparente.

Trois jours plus tard au Civitas Metropolitano, rebelote. Face Ă  un AtlĂ©tico ultra-dĂ©fensif, nous butons sur un mur avant de subir notre propre spĂ©cialitĂ© : un but assassin d’Álvaro RodrĂ­guez dans les arrĂȘts de jeu (90+3e). Deux dĂ©faites consĂ©cutives sans marquer le moindre but, la crise guettait.

Il fallait un match rĂ©fĂ©rence pour chasser les doutes, et le champion en titre a rĂ©pondu prĂ©sent de la plus belle des maniĂšres face au grand Real Madrid. Un triomphe tactique initiĂ© par Jhon SolĂ­s, impĂ©rial pour transformer un penalty Ă  la 39e avant de s’offrir un doublĂ© quatre minutes plus tard (43e). En seconde pĂ©riode, Eloi Gallego vient parachever ce chef-d’Ɠuvre (76e) pour faire exploser le stade. Le Real est au tapis, Girona est bien vivant.

- LE BILAN DU MOIS DE SEPTEMBRE -

AprĂšs un mois de septembre dĂ©jĂ  trĂšs dense, ce mois d’octobre 2032 me confirme que notre saison Ă  Girona est celle de tous les contrastes. Je nous vois capables du meilleur comme du pire. Nous soufflons le chaud et le froid, alternant les dĂ©monstrations de force Ă  la maison et les trous noirs inexplicables dĂšs que nous voyageons.

Voici mon verdict comptable et tactique sur ce bloc de 6 matchs.

Mes TOPS du mois :

  • L’inviolabilitĂ© de notre jardin : Chez nous, Ă  Montilivi, nous restons un monstre sacrĂ©. 3 matchs, 3 victoires, 10 buts marquĂ©s pour seulement 1 encaissĂ©. La fessĂ©e infligĂ©e Ă  AlmerĂ­a (5-0) et mon plan tactique parfait contre le Real Madrid (3-0) prouvent que lorsque nous dictons notre loi, personne ne peut nous rĂ©sister.
  • Jhon SolĂ­s, mon patron : Mon milieu de terrain a Ă©tĂ© tout simplement Ă©tincelant ce mois-ci. S’offrir deux doublĂ©s dĂ©cisifs face Ă  AlmerĂ­a et surtout contre le Real, c’est fort. Il s’impose de plus en plus comme mon mĂ©tronome et mon leader mental sur la pelouse.
  • Ma carte jeune, Joan RamĂłn Pluvins : DĂ©jĂ  buteur face Ă  AlmerĂ­a, il a surtout enfilĂ© le costume de sauveur Ă  la 94e minute contre le Betis. C’est exactement ce que j’attends d’un joueur qui sort du banc : de l’impact, de la dalle, et du rĂ©alisme. Une Ă©closion prĂ©cieuse pour la suite de ma saison.

Mes FLOPS du mois :

  • Le mal du pays Ă  l’extĂ©rieur : C’est mon gros point noir d’octobre, et il va falloir que je rĂšgle ça trĂšs vite. Hors de nos bases, notre bilan est trĂšs insuffisant : un nul miraculeux et deux dĂ©faites consĂ©cutives sans inscrire le moindre but Ă  Porto (2-0) et Ă  l’AtlĂ©tico (1-0). Nous voyageons mal, nous manquons d’idĂ©es et d’agressivitĂ© loin de notre public.
  • Nos entames de match ratĂ©es : Face Ă  l’Espanyol oĂč on se regarde jouer jusqu’à ĂȘtre menĂ©s 2-0, ou face Ă  Porto oĂč l’on prend ce but assassin dĂšs la 3e minute
 On commence trop souvent nos matchs Ă  l’envers, comme si notre statut de triple champion d’Europe allait faire le travail tout seul.
  • La rechute de la « zone de fin de match Â» : Je pensais que nous avions retenu la leçon de septembre, mais ce but encaissĂ© Ă  la 93e minute contre l’AtlĂ©tico Madrid me rend fou. Il nous coĂ»te un point prĂ©cieux. Ce manque de vice et de concentration dans les arrĂȘts de jeu est un virus que je dois absolument Ă©radiquer.

Ce mois d’octobre a agi comme un miroir de nos forces et de nos doutes actuels. Je sais que j’ai entre les mains les armes d’un grand champion, capable d’éteindre le Real Madrid sans trembler. Mais je ne peux pas accepter que nous affichions autant de fragilitĂ©s mentales Ă  l’extĂ©rieur. Le sursaut d’orgueil de mes joueurs en fin de mois face aux Merengues nous remet la tĂȘte Ă  l’endroit.


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Effectivement va falloir se sortir les doigts hors de tes bases !

J’ai toute confiance dans le coach pour trouver une solution

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Je m’attendais à mieux sur ces derniùres sorties

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Tu voyages trĂšs mal Ă  l’extĂ©rieur lĂ  :cold_face:

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@volatil les matchs Ă  l’extĂ©rieur c’est dur
 on y arrive pas
 je ne sais pas pourquoi


@Rhino je pense que moi aussi :sleepy_face:

@CaptainAmericka si on peut appeler ça voyager
 j’ai l’impression qu’en sortant de la catalogne l’équipe devient faible
 on perd tout nos moyens
 c’est incroyable !

La Roja confirme son hégémonie

L’objectif de ce mois d’octobre 2032 Ă©tait clair : capitaliser sur nos 4 points de septembre et faire de nos matchs Ă  domicile une forteresse imprenable. Mission accomplie avec brio.

:spain: Espagne vs Suisse :switzerland:
Le réveil des latéraux


Le premier choc face Ă  la Nati s’annonçait tactique et physique. Mais mes joueurs ont parfaitement appliquĂ© les consignes en pressant haut d’entrĂ©e. DĂšs la 13e minute, mon piston de Girona Arnal Vilajoana ouvre le score et lance idĂ©alement la partie. Les Suisses s’accrochent et recollent par D. Ndoye (29e). Au retour des vestiaires, nous passons la seconde : provoquĂ©e par notre animation offensive, la dĂ©fense helvĂšte craque et offre un penalty que Javi Guerra transforme avec sang-froid Ă  la 50e minute. Solides, nous tenons ce score jusqu’au bout.

:spain: Espagne vs Slovénie :slovenia:
Le festival offensif


Pour la seconde manche face aux SlovĂšnes, j’attendais une victoire nette, sans les sautes de concentration du match aller. Le message est passĂ©. Pedro Porro dĂ©bloque la situation Ă  la 28e minute. Si Ćœ. Vipotnik fait passer un frisson Ă  la 80e en rĂ©duisant l’écart, la fin de match se transforme en vĂ©ritable tornade rouge. En l’espace de treize minutes, nous faisons exploser leur bloc : Eugeni Marcos (72e), Oihan Sancet (74e) et enfin Ansu Fati (85e) parachĂšvent ce succĂšs Ă©clatant.


« Six points sur six possibles, six buts marquĂ©s, le bilan de ce rassemblement est tout simplement parfait. Contre la Suisse, j’ai aimĂ© notre maturitĂ©. On a su gĂ©rer le tempo aprĂšs le but de Javi. Et que dire du match contre la SlovĂ©nie ? Voir un dĂ©fenseur comme Pedro et mon jeune Eugeni marquer montre que le danger vient de partout dans cette Ă©quipe. Nous sommes en train de crĂ©er un groupe hyper solidaire, qui prend du plaisir ensemble et qui commence Ă  avoir un immense vice tactique. On vire en tĂȘte du groupe avant le dernier rassemblement de novembre. Le Final Four de la Nations League nous tend les bras, Ă  nous d’aller chercher la qualification dĂ©finitive le mois prochain ! »

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Perfect.

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Que c’est beau pour la Roja

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@CaptainAmericka merci patron !
@Rhino je sais pas si c’est toujours beau du coup 
! triste nouvelle


Entre l’enfer des Pays-Bas et le paradis de Girona

GĂ©rer de front un club triple champion d’Europe et les destins de la sĂ©lection nationale espagnole est un dĂ©fi de chaque instant. Ce mois de novembre 2032 en a Ă©tĂ© la preuve absolue. Entre la perfection retrouvĂ©e avec Girona et le immense coup de massue reçu avec la Roja, je suis passĂ© par toutes les Ă©motions possibles.


Girona remet la marche avant

Le dĂ©but du mois Ă©tait crucial pour confirmer notre Ă©clatante victoire d’octobre face au Real Madrid. Mes joueurs ont parfaitement rĂ©pondu Ă  mes attentes.

:girona_fc: Girona vs Copenhague :kobenhavn_fc:

Pour cette 4e journĂ©e de Ligue des Champions, nous nous sommes fait peur en encaissant un but de Suzuki dĂšs la 4e minute. Mais mes gars ont de la ressource : Abdou Jagne s’offre un doublĂ© (26e, 49e) pour nous remettre devant, avant que Jan Cunill (83e) et l’inĂ©vitable Joan RamĂłn Pluvins (90+6e) ne scellent le score malgrĂ© un ultime sursaut danois. La machine europĂ©enne est relancĂ©e.

:getafe_cf: Getafe vs Girona :girona_fc:

Face au bloc bas de Getafe, j’attendais du sĂ©rieux Ă  l’extĂ©rieur. Pluvins ouvre le score trĂšs tĂŽt (7e). Bien que Driouech Ă©galise juste avant la pause (45+1e), mes consignes Ă  la mi-temps ont portĂ© leurs fruits. Jhon SolĂ­s (63e) et Eloi Gallego (71e) plient l’affaire en seconde pĂ©riode. Un succĂšs net et sans bavure.


La trĂȘve internationale – Le drame de la Roja

C’est le moment de changer de casquette. Pour ce rassemblement dĂ©cisif de Nations League, j’ai dĂ» composer une liste modifiĂ©e, en appelant notamment mes deux cadres dĂ©fensifs de Girona, Eugeni Marcos et Arnau MartĂ­nez.

:netherlands: Pays-Bas vs Espagne :spain:
Le naufrage qui nous coûte la qualification


Ce match me hantera longtemps. Nous avons coulĂ© dĂšs l’entame en encaissant deux buts coup sur coup (6e, 9e). MalgrĂ© un doublĂ© hĂ©roĂŻque de Pedro Porro (11e, 34e) et un but d’Eloi (57e) pour repasser devant, notre fin de match a Ă©tĂ© catastrophique. Veenbergen (83e) et Van Duiven (90e) crucifient nos espoirs de Final Four dans les derniers instants. Une immense frustration.

:switzerland: Suisse vs Espagne :spain:
On joue pour l’honneur


Abattus par notre Ă©limination, nous n’avons pu faire mieux qu’un match nul en Suisse pour clĂŽturer notre campagne. Yeremy Pino (24e) et Eloi (29e) nous avaient pourtant donnĂ© l’avantage, mais la Nati a recollĂ© en fin de match (66e, 85e). Il faudra retenir les leçons de cette campagne internationale.


Retour Ă  Girona – Le carton plein national et europĂ©en

Le cƓur lourd mais la tĂȘte professionnelle, je suis revenu en Catalogne avec la ferme intention de tout Ă©craser pour oublier la sĂ©lection. Mes joueurs m’ont entendu.

:girona_fc: Girona vs Burgos :burgos:

Une victoire nette et sans bavure à Montilivi au Stade de Girona. Mes pistons ont fait le travail : Pep Vilajosana (14e) et Arnal Vilajoana (33e) nous mettent à l’abri, avant que mon international Eugeni Marcos (82e) ne parachùve son excellent mois personnel.

:girona_fc: Girona vs FC Utrecht :utrecht:

Pour la 5e journée de la phase de ligue, nous avons maßtrisé notre sujet de bout en bout face aux Néerlandais. Le travail a été plié avant la pause grùce à Eugeni Marcos (29e), décidément en pleine confiance, et Eloi Gallego (44e). Un clean sheet précieux.

:real_zaragoza: Zaragoza vs Girona :girona_fc:

Nous terminons ce mois d’novembre dantesque sur une victoire au forceps Ă  La Romareda. Josema (69e) dĂ©bloque la situation, avant qu’un but contre son camp de Batista (85e) ne nous donne de l’air. La rĂ©duction du score tardive de Galazzi (90+3e) n’y changera rien : les trois points sont Ă  nous.


« Si l’élimination avec la Roja me laisse un goĂ»t trĂšs amer Ă  cause de nos largesses dĂ©fensives en fin de match, je ne peux qu’ĂȘtre fier de mon groupe Ă  Girona. 5 matchs, 5 victoires, une attaque de feu et une soliditĂ© retrouvĂ©e Ă  domicile comme Ă  l’extĂ©rieur. Nous abordons les fĂȘtes de fin d’annĂ©e dans une forme de champion. Â»


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On ne s’inquiĂšte mĂȘme plus en Liga, on sait que tu va coiffer le Barça au poteau dans la derniĂšre ligne droite, Ă  en rendre jaloux certains sprinteurs du Tour de France !

Petite clim avec la Roja
 :cold_face: Il était prévu de fortes chaleurs ? :sac:

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Ca reste un parcours solide. Je suis Ă©tonnĂ© de la permissivitĂ© dĂ©fensive de la Roja. Ils n’ont plus l’air de jouer la possession sous les ordres du technicien Ferreira. Une vĂ©ritable rĂ©volution. Que dit la data ?

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Les Pays-Bas étaient dirigés par @Loozar ? :sac:

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@CaptainAmericka t’y crois plus que moi
 je pense que cette saison c’est mort
 trop d’écart
 dommage pour La Roja
 mais ce n’était pas une compĂ©tition importante
 il n’y avait pas de grandes attentes
 c’était un premier test


@volatil Merci. Je suis d’accord avec toi
 on a trop souffert en dĂ©fense. Et ça dĂ©pend des matchs pour la possession
 je suis plus dans l’attaque que dans la possession honnĂȘtement


@toopil probablement ? un petit @Loozar c’est mis dans ma save
 pour me faire du mal :sleepy_face:

L’hiver au cƓur du volcan

Les larmes de l’élimination en Nations League avec la Roja sĂ©chaient Ă  peine sur mes joues que le calendrier me replongeait, sans la moindre transition, dans un tunnel infernal avec Girona. Douze combats d’une intensitĂ© folle Ă  cheval sur deux mois oĂč il a fallu dompter la fatigue, dĂ©fendre avec les dents notre couronne en Supercopa, et survivre Ă  des chocs Ă©lectriques en Liga. Voici le rĂ©cit de notre hiver au cƓur du volcan, une pĂ©riode de doutes et de gloire absolue oĂč mes hommes ont dĂ» puiser au plus profond de leurs ressources pour maintenir notre rĂȘve Ă©veillĂ©.

L’hiver a commencĂ© sous le ciel lourd de Naples, en Ligue des Champions, un piĂšge qui a de quoi faire trembler les plus grands. Quand Lucca a transpercĂ© notre filet dĂšs la dix-septiĂšme minute, j’ai cru que la soirĂ©e tournerait au cauchemar, mais Jhon SolĂ­s a enfilĂ© son costume de gala : d’une frappe chirurgicale avant la pause, il nous a remis Ă  flot, avant de s’offrir un doublĂ© sur penalty au retour des vestiaires pour sceller un exploit retentissant au San Paolo.

Quelques jours plus tard face Ă  Villarreal, le football a su nous punir de notre relĂąchement dans les derniers instants d’une partie pourtant maĂźtrisĂ©e. Abdou Jagne pensait nous offrir la dĂ©livrance en marquant Ă  la quatre-vingt-neuviĂšme minute, mais notre arriĂšre-garde s’est liquĂ©fiĂ©e Ă  la quatre-vingt-quatorziĂšme, concĂ©dant un nul rageant qui m’a laissĂ© un goĂ»t trĂšs amer en bouche.

Le scĂ©nario du partage des points s’est rĂ©pĂ©tĂ© sur la pelouse du Celta de Vigo, oĂč nos sautes d’humeur tactiques m’ont rendu fou. MenĂ©s de deux buts, mes joueurs ont puisĂ© dans leurs rĂ©serves pour refaire notre retard grĂące Ă  l’inĂ©vitable Jhon SolĂ­s, qui a d’abord rĂ©duit l’écart Ă  la quatre-vingt-cinquiĂšme minute avant d’arracher un nul hĂ©roĂŻque d’un ultime coup de gĂ©nie Ă  la quatre-vingt-onziĂšme minute.

[center]

L’annĂ©e nouvelle s’est heureusement levĂ©e avec un parfum de rĂ©demption, et Levante a servi de victime expiatoire idĂ©ale Ă  Montilivi pour balayer les doutes de l’hiver. Joel Roca a ouvert le bal sur penalty dĂšs la dixiĂšme minute, imitĂ© ensuite par Eloi Gallego, le jeune Joan RamĂłn Pluvins et un but contre son camp provoquĂ© par notre pressing Ă©touffant pour un quatre Ă  zĂ©ro net et propre.

C’est animĂ©s de cette faim de loups retrouvĂ©e que nous avons ensuite dĂ©barquĂ© au Spotify Camp Nou pour la demi-finale de la Supercopa de España. Le Real Betis n’a pas pesĂ© bien lourd face Ă  notre maĂźtrise collective et a fini par plier sous les coups de boutoir successifs de Josema Ă  la vingt-septiĂšme minute et d’Eloi Gallego au retour des vestiaires.

En finale nous attendait le grand Real Madrid pour un choc au sommet d’une intensitĂ© folle. MalgrĂ© l’ouverture du score de Rodrygo Ă  la demi-heure de jeu, la seconde pĂ©riode fut un chef-d’Ɠuvre de courage : Eloi BallestĂ© a Ă©galisĂ©, Joel Roca nous a fait passer devant Ă  la quatre-vingt-quatorziĂšme minute, et Pluvins a achevĂ© la bĂȘte d’un troisiĂšme but assassin pour garder la Supercoupe Ă  la maison.

De retour aux affaires courantes en Liga, le dĂ©placement au RamĂłn SĂĄnchez-PizjuĂĄn s’annonçait particuliĂšrement piĂ©geux pour les organismes. Nous avons pourtant gĂ©rĂ© ce match en patrons face Ă  SĂ©ville, gelant les vellĂ©itĂ©s andalouses grĂące Ă  une ouverture du score de Jan Cunill Ă  la soixante-cinquiĂšme minute avant qu’Arnau MartĂ­nez ne vienne sĂ©curiser dĂ©finitivement les trois points.

Quelques jours plus tard, pour notre entrĂ©e en lice en Coupe du Roi face Ă  Salamanque, j’ai choisi de faire souffler les cadres et de donner du temps de jeu. C’est le moment qu’a choisi Pep Vilajosana pour endosser le costume de sauveur, portant l’équipe sur ses Ă©paules et pliant l’affaire Ă  lui tout seul d’un prĂ©cieux doublĂ© inscrit en fin de rencontre.

Mais l’Europe sait vous rappeler Ă  l’ordre dĂšs que vous manquez de tranchant, et contre Chelsea Ă  la maison, nous sommes tombĂ©s sur un os. Un but prĂ©coce de Chris Atherton dĂšs la seiziĂšme minute a permis aux Londoniens de garer un bus hermĂ©tique impossible Ă  contourner, nous infligeant une dĂ©faite frustrante qui est venue doucher notre belle euphorie.

BlessĂ©s dans notre orgueil, il n’y avait pas de meilleur remĂšde que le Derby Catalan face au FC Barcelone pour de nouveau rallumer le feu Ă  Montilivi. Sadogo Diallo a embrasĂ© le stade dĂšs la douziĂšme minute et, malgrĂ© l’égalisation de Dani Olmo, ma causerie de la mi-temps a transcendĂ© les troupes : Pep Vilajosana a redonnĂ© l’avantage d’une frappe rageuse avant que Josema ne dĂ©livre le coup de grĂące Ă  la quatre-vingt-septiĂšme.

La machine Ă©tait relancĂ©e de plus belle, et c’est Lille qui en a fait les frais en Ligue des Champions lors d’une magnifique rĂ©action d’orgueil. Joel Roca nous a mis sur orbite dĂšs la troisiĂšme minute, imitĂ© par SolĂ­s sur penalty juste avant la pause, avant que le jeune Eugeni Marcos ne vienne parachever ce festival Ă  la soixante-dix-huitiĂšme minute pour effacer l’affront subi face Ă  Chelsea.

Pour refermer ce mois de janvier harassant, il a pourtant fallu payer le prix physique de toutes ces batailles face Ă  une accrocheuse Ă©quipe de Mallorca. Cueillis Ă  froid dĂšs la troisiĂšme minute par Carmona, nous avons couru aprĂšs le score avec des jambes de plomb, jusqu’à ce que Ricard Artero nous arrache le point du nul Ă  la quatre-vingt-deuxiĂšme minute au terme d’un match de pur courage.

Si on m’avait dit que nous traverserions ce tunnel hivernal en soulevant la Supercoupe et en terrassant le Real et le Barça, j’aurais signĂ© immĂ©diatement. La fatigue se fait sentir, mais qu’on se le dise : LE ROI D’ESPAGNE S’APPELLE TOUJOURS GIRONA.