Réponses aux commentaires
@CaptainAmericka tây crois plus que moi⊠je pense que cette saison câest mort⊠trop dâĂ©cart⊠dommage pour La Roja⊠mais ce nâĂ©tait pas une compĂ©tition importante⊠il nây avait pas de grandes attentes⊠câĂ©tait un premier testâŠ
@volatil Merci. Je suis dâaccord avec toi⊠on a trop souffert en dĂ©fense. Et ça dĂ©pend des matchs pour la possession⊠je suis plus dans lâattaque que dans la possession honnĂȘtementâŠ
@toopil probablement ? un petit @Loozar câest mis dans ma save⊠pour me faire du mal 
Lâhiver au cĆur du volcan
Les larmes de lâĂ©limination en Nations League avec la Roja sĂ©chaient Ă peine sur mes joues que le calendrier me replongeait, sans la moindre transition, dans un tunnel infernal avec Girona. Douze combats dâune intensitĂ© folle Ă cheval sur deux mois oĂč il a fallu dompter la fatigue, dĂ©fendre avec les dents notre couronne en Supercopa, et survivre Ă des chocs Ă©lectriques en Liga. Voici le rĂ©cit de notre hiver au cĆur du volcan, une pĂ©riode de doutes et de gloire absolue oĂč mes hommes ont dĂ» puiser au plus profond de leurs ressources pour maintenir notre rĂȘve Ă©veillĂ©.
Lâhiver a commencĂ© sous le ciel lourd de Naples, en Ligue des Champions, un piĂšge qui a de quoi faire trembler les plus grands. Quand Lucca a transpercĂ© notre filet dĂšs la dix-septiĂšme minute, jâai cru que la soirĂ©e tournerait au cauchemar, mais Jhon SolĂs a enfilĂ© son costume de gala : dâune frappe chirurgicale avant la pause, il nous a remis Ă flot, avant de sâoffrir un doublĂ© sur penalty au retour des vestiaires pour sceller un exploit retentissant au San Paolo.
Quelques jours plus tard face Ă Villarreal, le football a su nous punir de notre relĂąchement dans les derniers instants dâune partie pourtant maĂźtrisĂ©e. Abdou Jagne pensait nous offrir la dĂ©livrance en marquant Ă la quatre-vingt-neuviĂšme minute, mais notre arriĂšre-garde sâest liquĂ©fiĂ©e Ă la quatre-vingt-quatorziĂšme, concĂ©dant un nul rageant qui mâa laissĂ© un goĂ»t trĂšs amer en bouche.
Le scĂ©nario du partage des points sâest rĂ©pĂ©tĂ© sur la pelouse du Celta de Vigo, oĂč nos sautes dâhumeur tactiques mâont rendu fou. MenĂ©s de deux buts, mes joueurs ont puisĂ© dans leurs rĂ©serves pour refaire notre retard grĂące Ă lâinĂ©vitable Jhon SolĂs, qui a dâabord rĂ©duit lâĂ©cart Ă la quatre-vingt-cinquiĂšme minute avant dâarracher un nul hĂ©roĂŻque dâun ultime coup de gĂ©nie Ă la quatre-vingt-onziĂšme minute.
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LâannĂ©e nouvelle sâest heureusement levĂ©e avec un parfum de rĂ©demption, et Levante a servi de victime expiatoire idĂ©ale Ă Montilivi pour balayer les doutes de lâhiver. Joel Roca a ouvert le bal sur penalty dĂšs la dixiĂšme minute, imitĂ© ensuite par Eloi Gallego, le jeune Joan RamĂłn Pluvins et un but contre son camp provoquĂ© par notre pressing Ă©touffant pour un quatre Ă zĂ©ro net et propre.
Câest animĂ©s de cette faim de loups retrouvĂ©e que nous avons ensuite dĂ©barquĂ© au Spotify Camp Nou pour la demi-finale de la Supercopa de España. Le Real Betis nâa pas pesĂ© bien lourd face Ă notre maĂźtrise collective et a fini par plier sous les coups de boutoir successifs de Josema Ă la vingt-septiĂšme minute et dâEloi Gallego au retour des vestiaires.
En finale nous attendait le grand Real Madrid pour un choc au sommet dâune intensitĂ© folle. MalgrĂ© lâouverture du score de Rodrygo Ă la demi-heure de jeu, la seconde pĂ©riode fut un chef-dâĆuvre de courage : Eloi BallestĂ© a Ă©galisĂ©, Joel Roca nous a fait passer devant Ă la quatre-vingt-quatorziĂšme minute, et Pluvins a achevĂ© la bĂȘte dâun troisiĂšme but assassin pour garder la Supercoupe Ă la maison.
De retour aux affaires courantes en Liga, le dĂ©placement au RamĂłn SĂĄnchez-PizjuĂĄn sâannonçait particuliĂšrement piĂ©geux pour les organismes. Nous avons pourtant gĂ©rĂ© ce match en patrons face Ă SĂ©ville, gelant les vellĂ©itĂ©s andalouses grĂące Ă une ouverture du score de Jan Cunill Ă la soixante-cinquiĂšme minute avant quâArnau MartĂnez ne vienne sĂ©curiser dĂ©finitivement les trois points.
Quelques jours plus tard, pour notre entrĂ©e en lice en Coupe du Roi face Ă Salamanque, jâai choisi de faire souffler les cadres et de donner du temps de jeu. Câest le moment quâa choisi Pep Vilajosana pour endosser le costume de sauveur, portant lâĂ©quipe sur ses Ă©paules et pliant lâaffaire Ă lui tout seul dâun prĂ©cieux doublĂ© inscrit en fin de rencontre.
Mais lâEurope sait vous rappeler Ă lâordre dĂšs que vous manquez de tranchant, et contre Chelsea Ă la maison, nous sommes tombĂ©s sur un os. Un but prĂ©coce de Chris Atherton dĂšs la seiziĂšme minute a permis aux Londoniens de garer un bus hermĂ©tique impossible Ă contourner, nous infligeant une dĂ©faite frustrante qui est venue doucher notre belle euphorie.
BlessĂ©s dans notre orgueil, il nây avait pas de meilleur remĂšde que le Derby Catalan face au FC Barcelone pour de nouveau rallumer le feu Ă Montilivi. Sadogo Diallo a embrasĂ© le stade dĂšs la douziĂšme minute et, malgrĂ© lâĂ©galisation de Dani Olmo, ma causerie de la mi-temps a transcendĂ© les troupes : Pep Vilajosana a redonnĂ© lâavantage dâune frappe rageuse avant que Josema ne dĂ©livre le coup de grĂące Ă la quatre-vingt-septiĂšme.
La machine Ă©tait relancĂ©e de plus belle, et câest Lille qui en a fait les frais en Ligue des Champions lors dâune magnifique rĂ©action dâorgueil. Joel Roca nous a mis sur orbite dĂšs la troisiĂšme minute, imitĂ© par SolĂs sur penalty juste avant la pause, avant que le jeune Eugeni Marcos ne vienne parachever ce festival Ă la soixante-dix-huitiĂšme minute pour effacer lâaffront subi face Ă Chelsea.
Pour refermer ce mois de janvier harassant, il a pourtant fallu payer le prix physique de toutes ces batailles face Ă une accrocheuse Ă©quipe de Mallorca. Cueillis Ă froid dĂšs la troisiĂšme minute par Carmona, nous avons couru aprĂšs le score avec des jambes de plomb, jusquâĂ ce que Ricard Artero nous arrache le point du nul Ă la quatre-vingt-deuxiĂšme minute au terme dâun match de pur courage.
Si on mâavait dit que nous traverserions ce tunnel hivernal en soulevant la Supercoupe et en terrassant le Real et le Barça, jâaurais signĂ© immĂ©diatement. La fatigue se fait sentir, mais quâon se le dise : LE ROI DâESPAGNE SâAPPELLE TOUJOURS GIRONA.

